IMPRESSIONS DE LA HAUTE MONGOLIE, de Salvador Dali et José Montes-Baquer (France-1976) : Ne m'appelez plus jamais Mongolie... Ou plutôt si !

Publié le par Docteur Devo

Photo: "Essai de Méfiance Jubilatoire" par Dr Devo.

Chères Focaliens, Chères Focaliennes,
 
Lors de mon bref passage à l'Etrange Festival, qui se tient pour encore une semaine au forum des images à Paris, je vis le 3e jour le superbe MANDERLAY de Lars Von Trier, qui sortira en novembre prochain, et dont je vous ai déjà parlé. Le même jour, je vis deux autres superbes films que je ne pouvais décemment pas passer sous silence (j'aborderai le deuxième un jour prochain d'ailleurs).
 
Comment ça se passe dans la tête et dans le quotidien d'un artiste ? Bonne question de Constance, 11 ans, dans le Loir-et-Cher. Et bien, chère Constance, permets-moi, si ces questions t'intéressent, de te donner quelques conseils de lecture. D'abord, ne jamais lire une autobiographie d'artiste, ce sont en général d'horribles pensums m'as-tu-vu où tu n'apprendras rien, sinon la composition et le nom de quelques uns des plus appréciés petits fours. Bien. Ensuite, puisque je te soupçonne de t'intéresser au cinéma, il faut que tu lises absolument NOTES SUR LE CINEMATOGRAPHE de Robert Bresson. Tu n'y apprendras rien de ce qui se passe dans la tête d'un artiste, puisque ce n'est pas du tout le propos et que le livre est un ouvrage que beaucoup qualifieraient de théorique, à tort d'ailleurs. Tu n'y apprendras rien non plus sur le quotidien d'un artiste, pour la même raison. Et même si tu détestes Bresson, tu auras entre les mains le plus grand livre jamais écrit sur le cinéma. C'est admirable de bout en bout, ça respire l'intelligence, le style est d'un classieux des plus chics, et en plus, ça te permettra de te poser les vraies questions et de trouver les bonnes réponses, si un jour tu veux faire du cinéma, chose que je ne te souhaite pas vraiment, sauf si tu peux te passer longtemps de nourriture ou si tes parents sont démesurément riches ! Déjà, lis ça. Ensuite, tu peux lire le JOURNAL de Brian Eno. Bon, ce n'est pas un cinéaste, c'est certain, mais c'est très drôle, souvent à la limite du davidnivenisme (cette maladie bien connue des artistes et des autres, qu'on appelle en France le jeanclaudebrialisme) mais sans jamais y tomber vraiment. Il y a même une scène où il rencontre Björk dans un sauna ! C’est très drôle, notamment les pages sur l'horrible Pavarotti que le style poli et pince-sans-rire d’Eno n'épargne pas, enfin ! Continuons par ordre croissant d'intérêt. Il faut que tu lises le JOURNAL DES IDIOTS de Lars Von Trier, qui raconte, comme son nom l'indique, le journal dictaphoné du gentil danois pendant le tournage de ce fameux film. C'est fabuleusement subjectif, et c'est passionnant. Ensuite, tu pourras lire n'importe quel livre de Salvador Dali. Et là, de très loin, c'est le meilleur conseil que je te donne.
 
Aussi bien je trouve la peinture de Dali absolument inintéressante, aussi bien je pense que Dali est un artiste absolument primordial, un maître qu'il faut repenser sans l'image d'Epinal qui lui colle à la peau (le génie du chocolat Lanvin bourré de fric), mais aussi à travers et par delà cette image. Tout ce qu'on t'a dit sur Dali est vrai, sauf en ce qui concerne sa peinture, mais étant absolument incompétent et inculte en la matière, passons. Le Dali écrivain est sublimissime. Et ce à tous les niveaux. D'abord parce que c'est formidablement écrit, dans un style précieux et précis, certes, mais sur le ton d'une formidable jubilation autocentrée. C'est un délice à lire, extravaguant souvent, sincère tout le temps, et surtout, surtout, chose qu'on omet très souvent, c'est d'une drôlerie et d'un humour absolument constants. Quelle chose formidable ! Tu prends un de ses livres au hasard, tu lis et tu pleures devant tant de beauté et d'intelligence. Dali, c'est avant tout un cerveau superbe et original, et n'ayons pas peur des mots, même s'ils confortent la légende, sur le plan artistique, c'est un génie complet, peut-être la plus grande pensée du XXème et de très loin, malgré son horrible peinture, mais qu'importe. Ce type est un bouleversificateur de l'Art, comme Einstein le fut pour la science. Il y a un avant et un après. Et se confronter à ces livres, c'est enfin dépasser et aussi comprendre le personnage public, intransigeant et cohérent du début jusqu'à la fin, hormis sa peinture, mais je crois que ça, je l'ai déjà dit. En tant que cinéaste, ce n’est pas n'importe quoi non plus. Et figure toi, Constance, figurez-vous chers lecteurs, que grâce à l'Etrange Festival, bénis soient-ils ces petits gars-là (ils ne me paient même pas pour dire tout le bien que j'écris ici ! Une honte !), je vis IMPRESSIONS DE LA HAUTE MONGOLIE, film que Dali réalisa pour la télévision !
 
Ben oui, les amis, c'est comme ça : à l'époque, la télé, c'était une heure et dix minutes de carte blanche à Dali, si je veux. À part Michel Drucker, qui peut se payer un luxe pareil de nos jours ? Le service public de maintenant préfère Mireille Dumas ou ENVOYÉ SPECIAL (la seule émission du PAF qui devrait être interdite, tellement c'est affligeant, démagogique et ennuyeux... DES RACINES ET DES AILES aussi d'ailleurs !). Passons. Le film est d'abord et avant tout un hommage respectueux à l'écrivain Raymond Roussel, auquel d'ailleurs il ne sera fait, en 60 minutes, quasiment aucune allusion, et dont pourtant le film dans son ensemble, comme dans ses parties les plus petites, porte la marque indélébile.
On commence par rentrer dans un tableau impressionniste dont je serais bien incapable de dire de qui il est (Renoir peut-être... Je vous avais dit, je suis inculte). Lent travelling sur son lit de petits zooms indécelables, qui petit à petit nous fait rentrer jusqu'à l'abstraction dans les traces de coups de pinceau, puis jusqu'au grain même de la toile. Le décor est planté et on est prévenu : il ne va pas falloir être coincé du micro ou du macrocosme pour voyager avec Salvador, car c'est de cela qu'il s'agit. On n'est pas volé sur le titre, car nous allons effectivement voyager jusqu'en Haute Mongolie. Et vous ressortirez, je vous le promets, si jamais vous avez l'immense et improbable chance de voir le film (parce que bien sûr, la télé ne rediffuse jamais ce genre de choses), vous aurez de la terre mongolienne sur la toile de vos chaussures. Impressionnant.
 
Comment voyager en Haute-Mongolie, et aussi pourquoi ? Dali nous explique que là où il vit, en Espagne, superbe villa donnant sur la crique magnifique et splendueuse (ce mot a été inventé par le mec qui a inventé le terme splendouillet, M. Ferdinand Schultz, également créateur du classement alphabétique schultzien dont j'ai déjà parlé ici) sur un petit port de pêche. Là, Dali peint Gala, sa femme éternelle, dans un superbe sur-sur-cadrage. On voit le Maître peindre la toile, et calculer les perspectives avec une baguette et le manche du pinceau (sur-cadrage sur la toile in progress), on voit Gala poser en face d’un miroir, les deux éléments étant cadrés par le bord droit du plan (re-surcadrage), et enfin on voit la fenêtre qui cadre elle-même la vue sur la baie, le port de pêche et la montagne au loin, sur-cadrage final. Plus tranquillement baroque, tu meurs. [Evidemment, plus loin dans le film, Gala se lèvera pour admirer le tableau en cours, bousculant joyeusement ce cadrage multiple, c’est gourmand !]
Par la suite, Dali nous fait visiter sa maison en caméra subjective (seule concession narrative d’ailleurs). Ce jour-là, explique-t-il en voix-off, il allait tranquillement à son atelier, quand tout à coup il aperçut cette vieille carte postale encadrée dans le vestibule, comme si elle n’avait jamais été là. La carte postale représente la Haute Mongolie. Dali fait lever une expédition scientifique sur le champ, afin d’explorer l’endroit décrit par la carte postale. Il affrète une équipe des meilleurs scientifiques du moment, comme nous le « prouvent » malicieusement les coupures de journaux que nous montre le montage (si c’est dans le journal, c’est donc vrai, d’ailleurs les gros titres montrent bien que les journalistes sont critiques devant cette nouvelle idée de ce fou de Dali, et les piques sont sarcastiques. Réaliste, non ? Donc, c’est une preuve). Sur place, l’équipe trouve un stupéfiant champignon blanc géant (plusieurs mètres de haut) incarnation totale du cerveau de Dali. Macro et micro se rejoignent encore. CQFD. Sans le savoir, nous sommes déjà en Haute Mongolie, à la source du souvenir et, accessoirement, du cerveau du Maître. Sans quitter l’Espagne, on voyage.
La suite est forcément toujours du voyage, car seul le voyage par la pensée existe, avec ou sans déplacement physique, et Dali remplit facilement son contrat, car le dépaysement de cette Mongolie affective (et jamais vécue par Dali, comme de bien entendu) est total. Le voyage est dickien, et roussélien bien sûr.
Pendant tout le film, Dali va nous perdre dans des plans de plus en plus microscopiques sur la toile ou sur la carte postale, déployant son film dans une joyeuse abstraction, totalement logique du reste.
 
Le voyage nous emmènera non seulement en Mongolie, mais aussi dans le Musée personnel de Salvador (son cerveau, bien sûr), voyage fantastique dans tous les sens du terme. Enfin, puisque nous sommes passés par le corps de Dali, le film commence à se clore, si j'ose dire, sur une manifestation incroyable où Dali organise pour les Mongoliens (je cite !) une gigantesque geste plastique. Des toiles géantes sont déployées dans la rue (macro !) et les Mongoliens s’emparent de lances à eau remplies de peintures de différentes couleurs, et ils aspergent  joyeusement en se marrant comme des baleines mongoliennes les toiles géantes, dans un mouvement éjaculatoire stupide, crois-je au premier abord, mais non… Dali va nous montrer qu’il s’agit d’un mouvement urinatoire. J’y viens. Avant de souiller les toiles de gribouillis peinturesques proprement débiles, Dali est sorti d’un hôtel de luxe, acclamé par la foule qui scande son nom et brandit des pancartes où l’on peut lire le nom « boligrafo » (si ma mémoire est bonne), c'est-à-dire stylographe en espagnol, je suppose. La manifestation est donc à la gloire du Maître, mais plus encore à la gloire de ce stylo ! Mouais… Où veut-il venir, me dis-je en regardant les Mongoliens (des madrilènes en fait, car la scène est tournée à Madrid) asperger les toiles en se bidonnant comme les acteurs de VidéoGag se bidonnent en jouant avec le tuyau d’arrosage dans le jardin.
Dali, généreux, se confie. Il montre à la caméra le fameux stylo, stylo promotionnel d’un hôtel, en plastique blanc, mais cerné d’un anneau central en cuivre. Il explique que ce «bolographe» contient tout l’univers, et surtout tout le film que nous venons de voir. Tout les plans de Mongolie, d’Espagne, et tous les plans sur les toiles y sont contenus également. Sacré Dali, me dis-je en rigolant devant cette énième pirouette micro / macro… Et il n’empêche, la démonstration qui suit est hallucinante. On y voit un technicien en train de filmer en vidéo, via un énorme microscope, la plaque de cuivre du stylo. Sur l’écran de contrôle, on retrouve les plans magnifiés, le détail du stylo invisible à l’œil nu, et, émus, nous constatons que ces images « collent » parfaitement avec les micro-plans sur les toiles de peinture ! La démonstration est faite. Toute la peinture tient dans ce stylo, et même tout le film que nous venons de voir.
Outre la beauté plastique générale du film (incrustations, cadrages, montage, et mouvements), nous sommes ébahis, sur les fesses et émus encore, d’avoir été dans la confidence généreuse (et drôle !) du Maître.
Dali explique que s’il n’était pas aussi pudique, il se mettrait nu devant le stylo et déposerait sur la minuscule partie cuivrée une goûte d’urine « sortie de [son] petit sexe ». Le film se conclut en remontant à l’envers le premier plan (la toile que j’attribue à Renoir).
 
Drôle. Sublime. Dali.
 
Généreusement Vôtre,
 
Dr Devo.
 
PS : Je crois qu’on trouve sur le net l’interview de Dali par Jacques Chancel, honteusement remontée d’ailleurs par ce dernier. Allez écouter ça, vous rirez aux larmes (d’émotion, d’humour, et d’intelligence !) et vous verrez clairement la ligne qui distingue le Médiocre Arriviste de l’Esprit Brillant. Edifiant…
 
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Publié dans Corpus Filmi

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Bernard RAPP 19/12/2005 15:41

Ai vu "Le Dernier des Immobiles". Certes ce n'était pas infecte comme le reste de la production hexagonale, mais enfin, ce n'était quand même pas très bon, surtout la fin interminable et cucul. Cette année là, je n'avais sauvé que le film raté mais intéressant de Bruno Dumont "29 Palms", qui, de mon point de vue, est le plus grand et digne metteur en scène sur le territoire.

Dr Devo 18/12/2005 17:44

Cher Repassera-t-il,

Non non je suis très inculte en matière de doc, mais quasiment à chaque fois que j'en vois j'ai envie de me mettre au tricot.


Tiens tiens, toi aussi tu fais du kitschent cinéma! bravo! C'est evidement la meilleure de toutes les solutions!

Sinon quand je parle de mise en scène je parle essentiellment de cadrage, et encore plus de montage. Elle peut donc se faire, nbien sur, en relative independance de ce qui se passe au tournage. Tout cela en tout cas est bigrement ^passionnant.

ce que vous dites sur les intermittents, je suis complétement d'accooooord avec vous! c'est tres rare d'entendre ça et ça me fait bien plaisir. Si notre ami Bernard RAPP passe par là, il va abonder dans votre sens, telle une fontaine!

Dr Devo.

je repasse 18/12/2005 15:53

Menfin, quelle question, bien sur que je l'ai lu, ton article "si j'étais président de la république", il est même encadré dans ma chambre (enfin non, j'ai pas le cadre qu'il mérite, alors il attend un peu). Très bon texte, qu'il faudrait faire circuler et signer, si si, j'insiste, même si en ce qui me concerne j'ajouterai un paragraphe sur la complicité d'un bon paquets des intermittents du spectacle dans le crime commis contre le cinéma (et les petits mozarts qu'on étouffe).

Tiens, à propos de Mozart, est-ce que t'avais vu le film de Nicolas Sornaga, "Le dernier des immobiles", qu'était sorti au printemps 2004, et qui dépassait (de mon point de vue, mais il semblait que j'étais pas le seul) tout ce qui s'était fait en France cette année?

Bon, sur le fond, parce que faut aussi un peu parler technique, je pense que tu es trop influencé par les reportages généralement médiocres que tu peux voir à la télévision et que cela te conduit à un trop grand extrémisme sur les conditions de tournage d'un documentaire.

On peut faire de très belle chose sans mettre en scène, on peut en faire de très laides aussi en mettant en scène, je ne sais même pas si cette distinction peut être caractéristique de différentes familles de documentaire.
D'ailleurs je ne sais pas si tu as vu Libera Me d'Alain Cavalier, le dernier film argentique avant qu'il passe à la vidéo, mais le fait que quelque chose soit mis en scène n'est pas garant du "statut filmique" de la bande en résultant (Libera Me étant au final moins un film que Le filmeur - c'est plus un essai).


Pour avoir été en tournage "Kitchen movie" (je suis seul et indépendant et je vais ce que je veux sans demander l'avis de personne), je crois que beaucoup de chose dépendent de la nature de ce que tu filme, et de ton état d'esprit, que certaines choses ontologiquement doivent être remises en scène pour être captées, et d'autres choses ne peuvent être captées sans mises en scène (qui à ce que cela soit par épuisement du comédien parce que c'est la 25 eme prises et qu'enfin il se lache).

Est-ce que tu connais en documentaristes Van der Keuken et Aztavad Pelechian?

Je repasserai, mais encore merci pour le site.

Dr Devo 17/12/2005 18:11

Cher Je Repasserai,

ha oui, fabuleux MIRROIR! auquel nous avions consacré un article d'ailleurs...

je n'ai pas lu ces livres dont tu parles mais voilà qui a l'air bougrement intéressant. Aussi bien pour Bresson que pour tarkovski... Ca donne envie.

Je suis tout a fait d'accord avec toi pour le documentaire et il n'y a aucune raison que les principes de Bresson ne s'y applique pas. Ceci dit, même sans aller jusque là, je pense que les docs devraient absolument être mis en scène de A à Z, notamment au niveau des eclairages (qui ne devraient JAMAIS etre naturels dans un doc), du montage et du cadrage. Et je ne suis pas contre l'idée de faire refaire des prises à foison, car je suis joueur. a force de ce psseudo-realisme (qui comme dans la ficion cache souvent un absence de mise en scène et un appauvrissement fabuleux du propos et du sens; voir les commentaires et les polémiques dans mes recents articles sur GARDEN STATE, LE PETIT LIEUTENANT et LE VOLEUR DE BICYCLETTE))le doc a fini par fusionner avec le reportage télé, ce qu'il cherchait d'ailleurs à eviter à tout prix. Un travail sur la grammaire cinematogrpahique et donc sur la mise en scène les aurait empéchés, les documentaristes, à tuer ce genre.

Si tu as envies de t'amuser je te conseille d'aller lire l'article SI J'ETAIS PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, article pour ameliorer la qualité du cinéma mondial. Un troisiéme version est toujours en preparation et il faudra que je m'attarde plus sur la question du documentaire.

(pour trouver tous ces articles, la rubrique "rechercher" dans la colonne de droite est ton amie!)

En tout cas merci de ces interessants commentaires, et j'espere à tres bientôt, quand tu repasseras!

Dr Devo

je repasserai 17/12/2005 14:19

Oubli de ma part, mais différent : les deux bouquins de Tarkovski, "Le temps scellé" et "Le journal 72-86 " restent pour moi des trucs assez forts, des essais intellectuels d'une grande puissance, le Martyrologue est un témoignage rare sur les médiocrités des bureaucraties qui produisent les films où que ce soit, sur le courage qu'a eu Tarkovski dans cet environnement, etc. C'est pas mal, parce que cela doit obliger à relativiser les difficultés actuelles de production de truc corrects.

Le temps scellé, oui, c'est riche aussi, les pages sur le temps sont d'une profondeur rare, par ailleur c'est un peu lourd, pompeux, car Tarkovski n'était pas un homme de l'écrit et de la pensée figée, je crois que l'oral lui convenait mieux (voir l'utilisation des poêmes de son père dans Le miroir).