KEANE, de Lodge Kerrigan (USA-2005) : le syndrome de la "Maman du Petit Juju"

Publié le par Docteur Devo

(photo : "Paradis Perdu" par Dr Devo)

Chères Focaliennes, Chers Focaliens,
 
Mais non, ne vous inquiétez pas, on ne va parler ni de théâtre, ni de Jean-Paul Belmondo.
 
Tiens, quand on y pense c'est assez bizarre. Il y a deux réalisateurs américains dont je cherche à voir les films depuis des années, avec un succès mitigé ! Ce n'est pas faute pourtant d'avoir fait des efforts. Et régulièrement, j'entends mes amis faire de nombreuses éloges à ces deux-là sans que je ne puisse rien y  faire, sauf les croire sur parole et être secrètement jaloux !
 
Le premier d'entre eux, c'est Todd Haynes. Impossible, durant toutes ces années, de voir POISON ou SAFE, ou encore cet incroyable (dit la rumeur) moyen métrage tourné avec des poupées Barbie, SUPERSTAR : THE KAREN CARPENTER STORY (qui raconte l'histoire vraie d’une playmate très populaire qui sombra dans la drogue et la déchéance... le tout avec des Barbies, donc). Non, non, non, ces films-là ne veulent pas arriver jusqu’à moi. Heureusement, j'ai réussi à voir le sympathique VELVET GOLDMINE (plongée dans la musique glam-rock des années 70, un remake de CITIZEN KANE en fait, plutôt sympathique). Mais toujours pas le mythique SAFE ! Puis, j'allais en salles découvrir LOIN DU PARADIS (avec la belle Julianne Moore et le splendouillet Dennis Quaid), mais rien à faire, c'était vraiment pas très bon, le compteur sur le régime "gentille feignasse" du moteur, pas de quoi fouetter un chat, me disais-je, avec ce film de festival juste prompt à financer de nouveau des projets destructeurs et iconoclastes, comme au bon vieux temps, disent-ils, ce bon vieux temps de Todd Haynes que j'ignore donc, faute d'accès aux dits films. Grrr... Et pas de chance. Pas de chance pour moi, et pas de chance pour Todd Haynes qui vit avec LOIN DU PARADIS son plus bel accueil public en France, bien que ce fut assez médiocre. [Note : les réalisateurs iconoclastes ont tendance à mal vivre la présente période, qui les "oblige" à tourner du consensuel et à abandonner leurs projets de départ, à moins que tout cela, finalement, ne soit un choix. L'Europe, et sans doute surtout la France, qui ont coproduit dans certains cas, et / ou soutenu ces réalisateurs dans d'autres, doivent sûrement y être pour quelque chose. Le marché du film art et essai français se standardise à grande vitesse, et il faut bien admettre qu'un film comme SAFE ou POISON ne sortirait sans doute plus dans les années 2000. Gardons cela à l'esprit et continuons.]
 
Pour Lodge Kerrigan, c'est à peu près la même histoire, mais en moins catastrophique : le bonhomme ayant fait trois films seulement, j'ai pu quand même, avec KEANE dont on va parler aujourd'hui, en voir deux, mais là aussi, impossible, après des années d'efforts, de voir son premier film, CLEAN SHAVEN ! Boudiou ! Par contre, j'ai eu la chance de voir à la fin du siècle dernier, et en salles s'il vous plaît, le très beau CLAIRE DOLAN, film superbe et risqué habité de toute part par feu Katrin Cartlidge – Katrin, tu nous manques, même si Jennifer Jason Leigh est toujours vivante. Quel deuil ! Bon, passons. Très beau film que ce CLAIRE DOLAN.
 
Et donc, voici KEANE. Je délaisse, fait exceptionnel, ma carte et MON cinéma Pathugmont, ben oui, et je décide, non de nom, de me payer un carnet d'abonnement de cinq places dans chez le concurrent art et essai, alors que la carte illimitée Pathugmont me coûte presque les yeux de la tête. (C'est intéressant, hein ? Ce soir, je mange de la dorade, au fait). Changement d'herbage réjouit les veaux. Cette fois-ci, c'est sûr, décida-t-il, je ne louperai pas le Lodge Kerrigan ! Et donc, en ce bel après-midi de jeudi, je m'enferme dans une salle dépeuplée.
 
William Keane (Damian Lewis) est un type comme vous en avez sûrement déjà croisé. Vous savez, le genre de gars qui marmonne des trucs à lui-même, qui parle tout seul dans la rue et qui erre dans les lieux publics. Keane est de ceux-là. Non pas qu'il ait l'air complètement cinglé. Mais le bonhomme a un drôle de parcours. [Je livre ici le résumé officiel que j'ai lu partout en préparant cet article, bien que je ne sois pas tout à fait d'accord. Mais on verra qu'il vaut mieux, encore une fois, vous laisser vierges de toute interprétation de ma part, ou alors j'essaierai de la glisser en loucedé dans le fil de l'article !] Il y a quelques mois, Keane a vécu un drame terrible. Alors qu'il avait rendez-vous avec la mère de sa petite fille dans une gare routière, la gamine a disparu, sans doute enlevée. Depuis, Kean erre dans la ville, passe, repasse et repasse encore dans la gare routière qui fut le lieu du drame, essaie de se concentrer, de réfléchir, de trouver ne serait-ce qu'un début d'embryon de début d'indice qui lui permettrait de suivre une piste. Avec un article de journal où l'on voit le visage de la petite fille disparue, il aborde même les passants en leur montrant la photo, mais sans succès. Evidemment. Et puis, très vite, Keane se met à chercher des indices de plus en plus absurdes (bouts de papiers chiffonnés laissés par les passants par terre, par exemple), et à perdre un peu pied, à moins que ce ne fût déjà le cas au moment où le film a commencé. Le petit vélo tourne très vite dans la tête du papa perdu, et ses divagations le mènent dans une ville voisine où il est plus ou moins persuadé de faire avancer sa désastreuse enquête. Après une période d'errance, il fait la connaissance de... Non, je vais m'arrêter là !
 
KEANE fait partie de ces films avec un tournage (plus ou moins) léger, fait "à l'arrachée" comme dirait l'autre, en occupant le décor de la ville de manière sauvage, semble-t-il. À la Cassavetes, pour ainsi dire. Système D. C'est le parti-pris esthétique que choisit Lodge Kerrigan, partant du principe, sans doute, que le procédé sied probablement bien au portrait de cet homme à la dérive. Le métrage est donc filmé avec une seule caméra (très bien, c'est toujours une bonne idée, ça !), et à l'épaule. Et Kerrigan ne croit pas si bien dire, en quelque sorte. Puisque c'est non seulement du filmage à l'épaule (avec des plans quelquefois assez longs, et des coupes cut marquées), mais aussi, si vous me permettez, un filmage de l'épaule. On colle littéralement aux basques du personnage, cadré quasiment tout le temps de trois quarts dos (ou approchant) avec quelques profils. Le processus est obsessionnel. Keane déambule, s'agite, cogite, généralement calmement mais frénétiquement (ce n'est pas forcément un paradoxe), et on suit le fil de ses obsessions, non pas en temps réel bien sûr, mais avec un sens assez prononcé du temps en forme de no man’s land. Il marmonne, réfléchit à voix basse et commente sa réflexion.
 
Et c'est bien là le problème, dans un premier temps. Ben oui, on a un peu la désagréable sensation que le monologue de Keane vient un peu expliquer sa démarche (pour nous spectateurs en quelque sorte), Kerrigan ayant choisi de ne pas faire de voix-off intérieure. On est donc dans une espèce d'entre-deux, avec d'un côté un filmage plutôt terre à terre, naturaliste en quelque sorte (mais pas tout le temps, j'y reviens tout de suite), et cette voix en forme de commentaire, très fabriquée. On voit bien le but du réalisateur. Nous perdre, en insufflant une espèce d'errance quasiment fantastique, dans les faits, car la réflexion du personnage est complètement absurde. Par contre, et c'est un paradoxe, le jeu d'acteur semble tendre vers un certain réalisme, pas fantastique du tout. Et surtout, ce sont ces marmonnements qui me dérangent, car trop facilement assimilables à un "truc" facile en quelque sorte pour ne pas ennuyer le spectateur, et surtout pour lui faire comprendre ce qui aurait été très difficile à expliciter si le personnage ne parlait pas à voix basse. Du coup, la réflexion se fait par le monologue, et non pas (ce qui aurait été très difficile à faire, mais carrément passionnant) par la mise en scène. Non pas que le procédé paraisse arrogant. Juste facile, en quelque sorte. Trop lisse peut-être. Ceci dit, certaines choses marchent plutôt bien, notamment cette impression physique très nette (dans la construction du film et non dans l'interprétation, ce qui est assez malin), que le personnage est sorti de sa vie, et surtout vit "au dehors". L'utilisation des toilettes publiques dans le film marche très bien de ce point de vue. Et si je n'aime pas du tout la séquence où il descend du bus (trop symbolique, avec son petit tunnel final, trop attendue de manière générale), celle-ci (cette séquence) a l'avantage de faire passer une très belle idée, pas réaliste pour un rond, et même joliment fantastique : celle de la parka violette (vous verrez). Autre défaut à mes yeux, même si le mot défaut est un peu fort (disons que le procédé me laisse sur la faim, qu'il n'y a pas grand chose à manger point de vue mise en scène), l'absence presque totale d'échelle de plans (puisqu'on est toujours en gros plan ou en plan rapproché) et le cadrage. Les plans de trois-quarts saoulent au plus haut point. Et d'ailleurs, les plans de face, plus construits, même si toujours tournés à l'épaule, sont plus intéressants, en plus d'avoir l'avantage d'aérer la mise en scène de cette première partie (assez longue d'ailleurs). Faut-il vraiment avoir une mise en scène fermée pour décrire l'enfermement ? Faut-il vraiment se passer de spatialisation et de contrechamps (contrechamps qui auraient pu aussi être absurdes, ce qui aurait servi le personnage) ?
 
Première partie claustro donc, sur un ton volontairement monocorde. Ça marche quelquefois, soyons honnêtes. Notamment dans les béances, voire les incohérences du personnage et de son parcours passé (hors-film). [Ces incohérences sont assez belles parfois, et surtout complètement assumées. Voilà pourquoi je ne suis pas du tout d'accord avec la façon dont la presse a résumé l'intrigue du film, comme je vous le disais tout à l'heure !] Dans la deuxième partie, après une transition en forme de légère décadence (car le film joue assez avec une espèce de suspense quant à la condition matérielle de Keane : a-t-il assez d'argent, va-t-il prendre son ex-femme en pleine poire, est-ce un gros drogué, est-il en train de sombrer, etc.), on s'installe dans une seconde partie plus posée et plus découpée, même si elle est toujours légèrement glauque-amère. Évidemment, c'est dans cette partie, dans l'hôtel, que se joue la seconde variation du film, et  c'est là que va se nouer l'enjeu. Le film semble alors légèrement contredire, ou plutôt surprendre, la première partie, ne serait-ce, tout bêtement, que parce que d'autres personnages apparaissent enfin, je dois le dire à mon grand soulagement. Les plans rapprochés sont toujours favorisés, mais avec, je le disais, un montage plus ferme, moins centré sur le travail de l'acteur lui-même, qui frôlait d'ailleurs le dustinhoffmanisme en première partie, et qu'on retrouve là, plus présent, et en quelque sorte plus sobre, moins sur la performance (comme une des plus mauvaises scènes du film : celle du bar, qui aurait mieux fait de rester à l'état de rushes, mais que voulez-vous, il faut toujours une chanson populaire dans un film art et essai !). On comprend vite, dans cette deuxième partie, à quelle sauce on nous mange, et où vont être les pierres d'achoppement sémantiques du film.
 
[Mon Dieu ! Les pierres d'achoppement sémantiques ! Appelez l'ambulance, s'il vous plait !]
 
Au final, curieusement, on se retrouve avec un film assez naïf. Une sorte de belle histoire, logiquement développée. On n'est pas du tout en plein trekking cinématographique, mais sur un sentier de moyenne randonnée, et on sent, tous les cinq cents mètres, ou à chaque fois qu'on va prendre un virage, la petite balise qu'on a tracé à la peinture rouge sur les petits panneaux, à peine masqués par la végétation alentours. Et c'est peut-être là, aussi touchante que soit l'histoire, que le bât blesse. D'abord parce que la mise en scène, même si elle change quelque peu de tonalité au fil du métrage, reste en deçà. D'abord en deçà de l'acteur, dans la première partie, véritable motivation du film. C’est lui le sujet du film (je dis bien du film, pas de l'histoire ! On appréciera la nuance !). La mise en scène ne fait que le suivre, très naïvement. Dans la deuxième partie, cette mise en scène est cette fois inféodée à mon vieil ennemi de toujours : le scénario... qui n'est pas exécrable d'ailleurs, loin de là, notamment parce qu'il joue sur des suspenses rendus fantastiques car mi-allégoriques mi-réels (exemple : la maman est-elle partie ?). Mais c'est le scénario qui mène la barque, quoi qu'il arrive. Et la mise en scène suit, soumise au possible, sans qu'il ne se passe quelque chose (dans le montage par exemple) qui la rende judicieuse ou signifiante pour elle-même.
Aïe ! On est donc assez loin de ce petit vent subjectif (que j'appelais fantastique tout à l'heure) qui semblait souffler de temps à autres. Le couperet est assez lourd : on est en plein Cinéma du Réel ! Oh bien sûr, par la petite bande, par le prisme assez arty, assez rough du cinéma indépendant. Mais ça reste du cinéma du réel, pas le moins bon d'ailleurs, mais avec toutes ces limitations, notamment esthétiques et grammaticales (cinématographiquement parlant s'entend !). On reste dans un nuancier fait de plusieurs couches de la même couleur, mais sans vraiment utiliser toute les possibilités de la palette. Il est évident que Kerrigan en a sous le pied. C'est donc terriblement décevant. Ce n'est certes pas l'incommensurable bêtise de LA CHAMBRE DU FILS, et Kerrigan avance en territoire plus subtil. Mais intrinsèquement, on est peut-être dans le même type de cinéma, un cinéma où l'émotion passe d'abord par le scénario, c'est-à-dire par les idées sémantiques et narratives signifiantes sur le papier, et après seulement, une fois que scénario a été servi à pleine gamelle, quelques miettes pour la mise en scène elle-même, et au sens large (montage, son, cadrage, direction artistique...). Et dans un troisième temps, au bout du compte, on se rend compte, comme disait la poète, que la mise en scène n'est même pas passée au second service (Ohlalala, ça c'est Paris ! De la métaphore dans le filet, s'il vous plait !) : elle a été affamée !
 
Je ne sais pas ce qui est vraiment en train de se passer dans le cinéma indépendant. Mais ça ne va pas bien. Tout le monde, notamment aux USA, et notamment les réalisateurs les plus singuliers, se lancent dans une espèce de processus de simplification et d'épure qui est souvent la marque d'un reniement light de leurs propres talents de mise en scène. Sur le fil, ça peut marcher, à l'exemple de BROKEN FLOWERS qui, ceci dit, est incroyablement plus fainéant et moins abouti que les autres films de Jarmusch.  Mais il semblerait bien que les indépendants (terme que je n'aime pas d'ailleurs, car c'est un critère économique, comme on dit "art et essai"), ou disons les iconoclastes, soient en train de se perdre gentiment (Jarmusch), ou, comme Todd Haynes et son LOIN DU PARADIS, complètement.
 
Finalement, Gus Van Sant, avec LAST DAYS, petite chose certes mais quand même, est celui qui s'en sort le mieux. Rappelons que ce film, comme je l'avais écrit, est une comédie sombre, mais une comédie, et surtout que ce film avait une béance vraiment fantastique pour le coup (pas d'apparence, comme ici). Sa construction était basée, pour le meilleur et pour le moins bon, sur la mise en scène, bon sang de bois, la mise en scène. Et quelques scènes étaient formidables du coup, comme par hasard. Parmi ces béances, citons la scène avec le Velvet Underground (même si c'est toujours un coup gagnant et sans risque, c'était bien vu et bien amené), la scène de "confession" de Lukas Haas, ou celle de la composition des boucles musicales. Au moins, il y avait ça, et au moins Van Sant (ce qui n'est pas toujours le cas chez lui !) domestiquait son scénario, jouait avec et le faisait rentrer dans sa niche.
 
Et aussi, comment ne pas penser à Todd Sollondz qui, cette année, dans son merveilleux PALINDROMES, un des trois ou quatre grands films de l'année rappelons-le, malgré un scénario très présent et sans doute moins de moyens en tant que metteur en scène, arrivait à nous pondre quelque chose de beau et d'inédit.  Et bien, entre les deux, Kerrigan et Sollondz, il y a un gouffre qu'on peut juger sur ces récentes pièces. Il y a quelque chose en train de pourrir, je vous dis. Un type comme Kerrigan, qui se standardise à ce point, après CLAIRE DOLAN quand même, ce n'est pas bon signe. D'ailleurs, KEANE est un film, je cite, "France Inter". CQFD ?
 
On se cotise pour acheter un recueil de Mallarmé à Kerrigan ?
 
Sublimement Vôtre,
 
Dr Devo.
 
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Publié dans Corpus Filmi

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ludo 24/09/2005 13:37

Je me joins à Pierrot pour couvrir de louanges ces deux films formidables que sont "Safe" et "Clean, Shaven". Tu ne les a pas vus mais en fait quelle chance ! J'envie que le choc que tu risques d'éprouver à leur découverte !

Pierrot 23/09/2005 17:22

Je n'ai lu que le début de l'article car le film de Kerrigan n'est pas encore sorti dans ma campagne. Par contre, je suis bien d'accord avec toi pour "Claire Dolan" (splendide film glacial) et j'ai beaucoup aimé "Clean shaven" (un film impressionnant qui rend de manière physique la schizophrénie de son héros. Le travail sur la bande-son est, à ce titre, extraordinaire)
"Safe" est aussi un film merveilleux, avec la non moins merveilleuse Julianne Moore mais je ne suis pas d'accord avec toi sur "loin du paradis" qui me semble une très belle remise à jour des mélos de Sirk et un film très émouvant. Mais c'est peut-être mon côté midinette qui ressort ;-)

Dr Devo 23/09/2005 16:31

Tu viendras dire j'espere que tu en as pensé!

Merci.

Dr Devo.

Alice 23/09/2005 16:11

Bonjour Dr Devo,

je viens de lire ton article sur Keane (qui n'a d'ailleurs rien à voir avec le groupe POP....au passage!)!

J'ai écouté FRANCE INTER samedi ou dimanche justement,il y avait une émission concernant le film...

Je vais me déplacer jusqu'à un cinéma je crois pour le voir... mais dans ma "campagne" quel cinéma va me le diffuser... non j'exagère le REX de Brive fera l'affaire...

En parlant de campagne: "Changement d'herbage réjouit les veaux" me fait bien rire....

Alice qui s'attache à ton site...
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