LA BÊTE AVEUGLE, de Yasuzo Masumura (Japon-1969) : l'insoluble question de l'adaptation littéraire...

Publié le par Docteur Devo

(Photo extraire du clip "Kavaliere" du groupe Die Tödliche Doris, morceau que l'on peut écouter sur l'interface radioblog, sur la droite de l'écran !)

Chères Voyeuses, Chers Voyeurs,
 
D'aussi loin que je me souvienne (fin décembre dernier, date de création de ce blog), je crois que cela ne nous est jamais arrivé. Le 14 février dernier, je vous parlais de LA BÊTE AVEUGLE, le beau roman d’Edogawa Rampo (à qui on a consacré un film, RAMPO, superbe parait-il, mais que je n'ai pas vu !). Et le hasard fait bien les choses, puisque dans la ville où je vis, le cinéma art et essai principal fait une rétrospective "cinéma érotique japonais". Je vois la plaquette sur le comptoir et je ne la prends même pas, pensant que ce serait encore L'EMPIRE DES SENS et sa suite L'EMPIRE DE LA PASSION qui passeraient, comme d'hab, c'est toujours les mêmes films qui passent dans ces rétrospectives, etc. Grave erreur de ma part ! D'abord parce que les films étaient vraiment rares (même si, effectivement, on retrouvait les deux films d'Oshima), et parce que cette absence de curiosité m'a fait louper LA FEMME DES SABLES, le fabuleux film de Teshigahara, adapté du roman du génialissime Abe Kobo. J'ai déjà vu ce film, superbe à tout point de vue, en vidéo il y a quelques années, mais c'était l'occasion sans doute unique de voir la chose sur grand écran. Puni, le Docteur ! Et bien fait pour lui, ajouterai-je !
 
J'ai pu néanmoins, dans cette rétrospective qui en plus, double faute, avait le bon goût de durer 15 jours, voir LA BÊTE AVEUGLE, adaptation du susdit roman par le réalisateur Yasuzo Masumura, réalisateur que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam. Je me suis dit, à raison, que j'avais de la chance dans mon malheur, et que le hasard faisait diaboliquement bien les choses, moi qui avais lu le roman original cette même année ! Donc, pour la première fois dans l'histoire de ce blog, vous allez pouvoir disposer de la chronique concernant le film, en plus de celle, déjà existante, concernant le bouquin. Vous êtes vraiment pourris-gâtés, non ?
 
Autre intérêt de ce film, il va être pour moi l'occasion de parler d'un sujet qui m'est cher, et dont je pense que bien souvent, il véhicule une cohorte d'idées préconçues absolument fausses : la difficile question de l'adaptation littéraire au cinéma.
Je passe sur les insupportables théories apprises au lycée, du genre "Balzac ou Zola ont inventé l'échelle de plans avant la création du cinéma". Ça, bien sûr, c'est n'importe quoi. Ou alors Cro-Magnon avait inventé l'ampoule en découvrant le feu, ou alors Bach faisait déjà du Jazz. Passons sur ces lectures à-rebouristes, intrinsèquement absurdes et absolument sans fondement.
 
Il est intéressant de parler en France de l'adaptation littéraire, genre très pratiqué, parce que c'est le pays du Scénario avec un grand S, c'est-à-dire considéré, dans notre beau pays du moins, non pas comme une nomenclature technique visant à servir de repère à toute l'équipe de fabrication du film (c'est ça le scénario, en principe, et rien de plus), mais plutôt comme la colonne vertébrale et narrative du film. Derrière cette vision, il y a deux fantasmes. D'abord, le scénario serait l'objet ultime de la réalisation d'un film. Fantasme sur lequel vit en symbiose, comme un bernique sur le rocher, la fameuse phrase de ce grand metteur en scène (Hitchcock ?) : "Un bon film, c'est d'abord une bonne histoire, une bonne histoire et une bonne histoire." [Non, ce n’est pas Hitchcock, mais c'est qui, alors ? Si vous le savez, mettez un petit commentaire.]  C'est le scénario du mythe parfait, de l'histoire qui tue, etc. Bien sûr, c'est complètement faux. Par exemple, voici le scénario de l'excellent DUEL de Spielberg (réalisateur dont je ne suis pourtant pas spécialement fan) : "un homme rentre chez lui après une journée travail, mais est poursuivi par un camion, apparemment sans conducteur, qui veut sa mort !" C'est parti pour 90 minutes. Autre exemple avec HALLOWEEN de Carpenter, qui est, peu ou prou, l'histoire d'un mec qui poursuit une fille avec un couteau ! En écrivant petit, le scénario du Spielberg tient sur un timbre-poste ou sur deux feuilles A4. Autre preuve : on est entouré de scénarios parfaits ! Ben oui ! Je n'ai jamais vu autant de scénarios parfaitement développés. STAR WARS III : LA REVANCHE DES SITH est un superbe scénario, rien à dire. Et un très mauvais film. COLLISION, dont nous parlions il y a quelques jours, est un film horrible, avec un scénario parfait. [Note : en fait, les gens qui essaient de nous vendre le mythe du scénario parfait cherchent à nous imposer le schéma aristotélicien de la POETIQUE, schéma qui est loin d'être bon pour tout le monde, et qui, j'en suis sûr, castre encore pas mal de créateurs !] Troisième élément de réponse : JADE de William Friedkin est un film palpitant, sur un scénario complètement nul (une sorte de resucée de BASIC INSTINCT). Et, à l'opposé du spectre, Agnès Varda ne fait-elle pas de films sans utiliser de scénario ?
 
Deuxième mythe : le scénario, c'est la narration du film, son histoire. Ben non, bien sûr. En un mot, le scénario est un outil de communication entre techniciens, et ne contient pas toute la narration du film en lui ! Ben oui ! Pour la bonne et simple raison qu'un film n'est pas une histoire. Un film, c'est de la MISE EN SCENE. Sans mise en scène, on ne fait pas de cinéma. D'ailleurs, on remarque que les papes du scénario font souvent des films (en France du moins) avec quasiment pas de mise en scène : Sautet, Tavernier, par exemple.
 
Ceci dit, s'il vous reste encore quelques crocs, abordons le délicat problème de l'adaptation littéraire. De la même manière (parce que la narration n'est pas contenue dans la simple histoire d'un livre, mais aussi dans son style et sa structure), on constate une chose marrante, qui a des exceptions, Dieu merci, mais très rares. Plus un film est fidèle au bouquin qu'il adapte, plus c'est mauvais ! C'est tellement vrai que c’en est drôle. OUT OF AFRICA, ce grand film nullosse et splendouillet adapté au pied de la lettre, envoie toute la noirceur du bouquin de Karen Blixen à la trappe. Ah ! le GERMINAL de Claude Berri ! Formidable, l'extrême nullité d’AUTANT EN EMPORTE LE VENT ! Magnifiques, les énièmes adaptations de Philip K. Dick dont presque aucune ne contient ne serait-ce qu'un air de ressemblance avec l'univers de l'auteur (sauf CONFESSIONS D'UN BARJO de Jérôme Boivin, sans doute).
Quand je vois une adaptation, je me poile d'avance. Derrière tout ça, il y a encore un mythe : celui de l'adaptation impossible ! Le livre, qui en général a une narration chahutée (et donc un style particulier). Inadaptables, par exemple, VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT de Céline, LA CONSPIRATION DES IMBECILES, MOBY DICK, LES 1001 NUITS, LA BIBLE (héhéhéhé, ça fait du bien de plaisanter...).  Oui, bien sûr. À part les lecteurs de télé 7 Jours, chacun sait bien que c'est faux, ou alors on peut venir à cette conclusion en réfléchissant un peu.
 
Un des romans les plus "inadaptables" a fait l'objet d'un film sublime, qui est aussi une adaptation fidèle. Et son seul exemple envoie tout balader. Il s'agit bien sûr du FESTIN NU de Cronenberg, d'après William Burroughs. Encore plus fort, toujours chez Cronenberg, l'adaptation de CRASH, absolument fidèle au bouquin et rempli de trahisons narratives qui ont fait hurler les fans hardcore du roman culte. On pourrait aussi citer une autre adaptation "impossible", celle d’AMERICAN PSYCHO, dont le film, qui est bien obligé de se démener pour rester un film grand public malgré l'ultra-violence du bouquin, est orfèvre en matière de contournements, de sabrages, et finalement d'extrême précision dans la restitution.
 
On résume : les adaptations impossibles n'existent pas. Et en général, plus on est infidèle au bouquin, plus l'adaptation est intéressante et proche du livre.
 
[Un mot quand même sur BLADE RUNNER, pour dire que c'est un film réussi, mais qui, en matière d'adaptation, est absolument raté, notamment parce que le film est dépourvu du moindre humour et de second degré... Un des films les plus proches de Dick, et même carrément dickien, est la magnifique adaptation de BREAKFAST OF CHAMPIONS, par Alan Rudolph, tiré du bouquin de l'excellentissime Kurt Vonnegut, film extraordinaire avec Nick Nolte survolté et travesti, Albert Finney poignant, Barbara Hershey phénoménale et, tenez vous bien, tenez-vous mieux, un Bruce Willis absolument parfait ! Etonnant, non ?]
 
Maintenant que ces nuances (à la tronçonneuse, je vous l'accorde) sont faites, revenons à LA BÊTE AVEUGLE.
Masumura a fait le choix de l'iconoclaste en adaptant le bouquin de la manière suivante.
L'héroïne est mannequin. Alors qu'elle visite une expo photo qui lui est consacrée (dans un style bondage, version sixties anglaises, donc très slpendouillet), celle-ci surprend un aveugle dans une drôle de posture. En effet, au milieu de l'expo trône une statue du mannequin, et l'aveugle est en train de la caresser de manière ostentatoire et ouvertement "érotique". Notre héroïne en est fortement troublée autant que gênée, et prend la fuite. Quelques jours plus tard, après une épuisante journée, elle fait venir chez elle un masseur. Et ce n'est pas son masseur habituel, mais un aveugle, le même bien sûr, qu'elle ne reconnaît pas tout de suite. Lorsqu'elle identifie l'homme, c'est déjà trop tard : celui-ci l'endort au chloroforme et la kidnappe. Il l'emmène chez lui et l'enferme dans une sorte de grand hangar en pleine pénombre, où sont disposées d'immenses statues monumentales en forme de jambes, de bras, de seins, de bouches, grossis et démultipliés. Au centre de la pièce trônent deux immenses statues représentant le corps d'un homme et celui d'une femme. Drôle d'endroit pour un kidnapping ! Très vite, le sculpteur s'explique. Il a kidnappée la modèle pour faire une statue d'elle. Un terrifiant huis-clos commence, sous l'œil de la mère de l'aveugle, où petit à petit l'atmosphère va changer pour devenir un voyage au bout du plaisir et de l'amour physique le plus fort : celui qui ne fait appel qu'au toucher. Repus de sexe et de volupté, le couple finit par se fatiguer des limites conventionnelles de leurs deux corps, et veulent connaître un type plus ultime de jouissance...
 
La première chose qui frappe en voyant le film, c'est son aspect assez provoquant pour l'époque. Le film est glauque certes, mais également ouvertement érotique, et on imagine bien qu'à l'époque, la chose a dû faire scandale. On se demande même comment ce film a pu sortir. Un parti-pris sûrement courageux dans le Japon de 1969 !
Masumara, le réalisateur, tranche donc dans le vif du livre. Il n'a pas peur, contrairement à ce que je disais plus haut, de se réapproprier le livre d'une manière assez personnelle, et à sabrer dedans beaucoup de choses. Pas grave, me dis-je, c'est aussi le cas de CRASH, et en aucun cas, et même bien au contraire, on ne perd la sève originale (en étant complètement cronenbergien du reste). Dans le livre, l'héroïne était une femme mûre, un peu moins de quarante ans, vedette de music-hall très orgueilleuse. Ici, c'est un jeune mannequin. Bon. Et surtout, le film est un huis clos. Exit donc l'intrigue policière légère mais constante du livre, et bien plus, exit les multiples victimes de l'Aveugle. Ben oui, parce qu'il en tuait un paquet dans le livre, et alors que tous les indices menaient à lui, une chance insolente l'épargnait des enquêtes policières (avec des scènes très drôles de découverte de morceaux de cadavres dans les lieux publics, notamment une tête "volant" parmi les ballons d'hélium qu'on vend aux enfants ! Sacré Rampo !). Et puis, variation assez considérable, le personnage de la mère, dont je ne me souviens absolument pas dans le livre, a ici une place primordiale.
Du courage donc, face à la censure éventuelle, et surtout face au bouquin, ici largement remanié. Voilà qui promet d'être intéressant.
 
Et ce n’est vraiment pas bon, malgré l'excellente réputation du film. On se demande d'ailleurs pourquoi le film se considère comme une adaptation de Rampo, tant cela n'a rien à voir. Masumara est quelqu'un de diaboliquement sérieux, et on peut dire adieu à cet étrange mélange de sentiments profonds, de sensations corporelles dérangeantes mais enivrantes et d'humour à froid mais grotesque de Rampo. Le huis clos est étouffant, mais est parasité par plusieurs choses. D'une part, le personnage de l'aveugle est ici un nouveau personnage. Vivant en vase clos avec sa mère (et toute les suggestions incestueuses que cela implique), sorte de grand dadais puceau et niaiseux, on est carrément à l'opposé du masseur machiavélique et malin du roman. Et plus grave, le masseur aveugle ne conquiert plus sa victime parce que c'est un amant fabuleux que la cécité a rendu expert du toucher. Du coup, c'est elle qui le déniaise, et, contresens complet, c'est elle qui le manipule ! Dans ces conditions, on peut enlever, sans que ce soit un scandale, le nom de Rampo du générique.  Car un des intérêts du roman était justement que la femme succombe à l'aveugle et devient sa maîtresse volontairement, après avoir accepté sa soumission et sa séquestration.
 
Alors, est-on en plein syndrome Blade Runner, c'est-à-dire celui d’une adaptation ratée pour un film réussi ? Pas du tout. Le film est très soigné, en couleur, dans un format 2.35 pas laid. Le péché principal vient du fait que c'est la voix-off (celle de la femme) qui fait évoluer le récit, c'est-à-dire qui explique ses changements de sentiments ou de situation aux spectateurs, sans que ceux-ci ne les sentent du tout dans le film lui-même, par la mise en scène. Ces variations sont donc désagréablement ex-machina. Il n'est pas étonnant alors que le métrage soit très bavard, et nous gave de grandes tartines de dialogues, assez ampoulés d'ailleurs. Très vite, ces choix deviennent nuisibles au film en tant que tel. Si l’on apprend beaucoup de choses au niveau sonore par le dialogue (le son en lui-même, par contre, est assez pauvre), rien ne se passe dans la mise en scène. Le cadrage est sans gourmandise, et surtout le montage très plat, totalement soumis à notre vieil ennemi, cet animal fougueux qu'il faut toujours dompter : le scénario ! Le film, qui prend le parti, et pourquoi pas d'ailleurs, d'être assez lent, voire langoureux, n'est qu'alors qu'un horizon monotone, sans beaucoup de personnalité.
Et le contenu n'est pas non plus à la hauteur. Une fois le deuil de Rampo passé, on est extrêmement déçu du propos. Simple histoire de sadomasochisme et de violence traitée dans un premier degré d'une grande naïveté, le film devient au final quelque chose, c'est curieux, de complètement... cucul ! Ben oui, c'est carrément niais. Évidemment, ça parle de mutilation, d'amour qui tend vers la mort, etc. Evidemment, c'est violent, plein de sexe (pour l'époque !), et le personnage de la mère elle-même est d'une noirceur et d'une méchanceté profondes. Mais intrinsèquement, structurellement, c'est d'une naïveté complète. On a presque l'impression que le film est écrit par un adolescent de 16 ans qui ne serait pas cucul dans une tendance romantique à la Rimbaud, mais tendance plus punk. Romantique cucul à la Masoch ! C'est tellement premier degré que ça en devient presque drôle par moments, chose aggravée de manière conséquente par les rapports du couple avec la mère, qui font passer un vent de psychanalyse mal digérée et guydescarsienne sur le film. Les acteurs, en plus, y vont à fond les ballons, ce qui se comprend, mais surtout ne sont pas très bons et contribuent, avec Masumura, à rendre le film encore plus théâtral.
 
Il ne faut pas alors parler d'une adaptation de Rampo, on l'aura compris. Ce n'est pas grave, même si l’on devine ce que le réalisateur y a trouvé (et c'est confondant de bêtise !). En tant que simple film, LA BÊTE AVEUGLE est répétitif, sans surprise et réalisé de manière grisâtre, là où lui-même annonçait un film provocateur. Or, il ne suffit pas de montrer des seins et des petites culottes pour cela. Le film n'est qu'un objet de plus. C’est encore une fois un film d'intentions, de pré-production, de scénario, en un mot, c'est un film horriblement littéraire.
 
Je ne déconseillerai cependant pas à ceux qui ont lu le livre d'aller y jeter un œil, tant le résultat final est un désastre. C’est un objet d'étude intéressant. Et un film médiocre. Un film dont l'éclatante vérité nous aveugle : le livre était bien plus gonflé et provocateur, plus baroque et fou. N'oublions jamais qu'il faut se méfier des réalisateurs qu n'ont pas d'humour. En fin de compte, le livre est beaucoup plus étonnant et iconoclaste, 38 ans avant, en 1931 !! L'attitude du réalisateur face à l'érotisme revendiqué du film nous parait bien délavée et bien opportuniste, maintenant que le temps a fait son ouvrage.
 
[La conclusion du film, dite par le masseur, fera hurler de rire tous les fans de L'EMPIRE DES SENS.]
 
Drôlement Vôtre,
 
Dr Devo

 
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Publié dans Corpus Filmi

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Commenter cet article

Dr devo 21/02/2006 13:38

Il faudrait faire la part entre: 1) ceux qui etait encensé à l'époque et n'ont rien fait de bon (les baudruches), et 2) ceux que nos amis des cahiers ont abandonné en cours de route malgré leur bon travail!
Dr Devo.

Dr Devo 21/02/2006 13:35

Parmi ces "oubliés", il faudrait faire la parte

le repassant 21/02/2006 12:21

Effectivement, je confondais avec le film de Peter Weir (avec Harrison et Mc Gillis).
Cela dit, j'ai bien le souvenir d'un film d'Alan Rudolph des années 80 que j'aurais vu, et dans sa filmo rien ne me dit quoi que ce soit (shame on me). Faut que je j'arrête le bourbon.
Tout autre sujet, quoique, je me suis choppé deux trois vieux cahiers du cinéma des années 80 chez les bouquinistes au bord de la Seine, 2 euros pièces madeleine incluse, c'est assez impressionnant le turn over chez les metteurs en scène, je veux dire ceux dont ils notent l'importance à l'époque et dont 20 ans après on n'a plus entendu du tout parler.

Le Marquis 17/02/2006 19:16

Un film sur les mormons par Alan Rudolph ? Tu es sûr que tu ne confonds pas avec quelqu'un d'autre ? Je ne vois pas ce film dans sa filmographie... Et il faut en avoir vu, c'est vrai, même si, plutôt que BREAKFAST OF CHAMPIONS, je te conseillerais plutôt TROUBLE IN MIND (WANDA'S CAFE, très facile à trouver en DVD pour pas un rond) ou CHOOSE ME, qui me semblent plus représentatifs de son style.

le repassant 17/02/2006 13:43

Noté, je fouillerai dans les bacs des dévédaires.
 Tiens au fait, j'avais oublié te conseiller de "tester" à ton pathugaumont "13 tazmeti", qui est sorti il y a dix jours. Garçon très très prometteur, certains crient à la "maîtrise bluffante", je crains (au sens fort du terme, c'est à dire que cela m'effraie, ces histoires et ces logiques de clans, de copinage entre critiques et producteurs etc, qu'on connait tous), que cela ne soit qu'une très mauvaise jalousie. Je t'en dis pas plus.