LA MORT EN LIGNE, de Takashi Miike (Japon-2003) et LE PARFUM DE LA DAME EN NOIR, de Bruno Podalydes (France-2005) : L'érotisme trouble de la jeune femme nue dans la morgue vs hommage à Jean Rollin

Publié le par Docteur Devo

(Photo : "C'est Lui-Même..." par Dr Devo)

Chères Scruteuses, Chers Scruteurs,
 
Continuons à rattraper le temps perdu et les  films en retard, comme j'avais commencé à le faire l'autre jour.
 
Allez, et si on revenait au Japon ? Dr Devo est-il en train de se transformer en Yamakasi (en samouraï des temps modernes, quoi !) ? Après APPLESEED et LA BÊTE AVEUGLE, voici le troisième film japonais vu en salles en deux semaines ! Ce n’est pas tous les jours dimanche, et on en profite.
 
LA MORT EN LIGNE est le presque nouveau film de Takashi Miike, le mythique réalisateur d’AUDITION, que je n'avais pas trop apprécié à l'époque, mais dont tout le monde m'assure que c'est effectivement très bien. Du coup, j'aimerais bien y jeter un œil (cliquez sur "Idées-cadeaux pour le Dr Devo"). Dans TROIS EXTREMES, l'inégale compilation de films asiatiques sortie il y a quelques mois, le dernier sketch était également de Miike. Mais, mal placé de toute façon dans le programme (il aurait dû ouvrir le bal), son style semi-sobre et son histoire classique ne m'avait pas non plus convaincu.
Miike ici s'essaie à la commande, en quelque sorte. LA MORT EN LIGNE est... Attendez un peu. LA MORT EN LIGNE ???? Aaah, mes amis, je sens qu'ici se présente une nouvelle fois l'occasion de saluer mes amis les plus proches de la Profession. Les kings du bizenesse... Les King-Kong de la trouvaille et du marketing... Les Pic de la Mirandole du flair et de l'instinct... Saluons encore une fois l'extraordinaire sens du cinéma de nos amis les distributeurs. LA MORT EN LIGNE ! Chapeau, les gars. Plus anonyme, c'est la non-existence assurée. Est-ce un DVD à 1 € avec Chuck Norris ? Est-ce un téléfilm de la défunte série de TF1, Hollywood Night ? Est-ce un film sur l’un des passagers des avions du 11 septembre qui appelle une dernière fois sa femme avant de s'écraser ? Est-ce un film sur la drogue ? Est-ce une série Z réalisée par Robert Englund ? Est-ce une comédie anglaise à base de trois secrétaires-copines qui font leur Bridget Jones ? Est-ce l'adaptation au cinéma de la série URGENCES ? Est-ce un film de guerre dont le héros est un sniper ? [Il aurait mieux valu dans ce cas-là l’appeler LA MORT EN LIGNE DE MIRE !] Bref. Ce titre est anonyme, et bien sûr confère une aura de film naze, voire de nanard, au travail de Miike. Ils sont vraiment très forts, ces distributeurs. J'espère qu'un jour, je lirai un blog rédigé par la femme d'un distributeur. Ça ne doit pas être triste.
Bon, c'est fini la rigolade. LA MORT EN LIGNE (hahahahaha !) est donc, disais-je, ouvertement une commande. Le principe est simplissime. C'est RING 10 ans après, mais avec des téléphones portables. Alors évidemment, dans ce contexte, on y va un peu à reculons. Les japonais, me disais-je il y a un peu moins d'un an, c'est bon, ils commencent à nous gonfler légèrement avec leurs histoires de fantômes avec soupe de cheveux, leur photographie grisouille, etc. Y'en a marre. De toute façon, avec eux, c'est ça ou les films de fantômes dans la coquille cyberpunk. Et c'est vrai, même sans ma mauvaise foi, on est bien obligé de se dire qu'on pédale un peu dans la même semoule depuis de nombreuses années, sans compter ceux, parmi les nippons, qui ont "chédé" leur âme à l'oncle Sam, allant parfois jusqu'à réaliser eux-mêmes leur propre remake, comme ce fut le cas avec le cynique, commercial et surtout ennuyeux, THE GRUDGE.
Donc, tu reçois un coup de fil qui vient de ton propre portable. Ça laisse un message sur la boîte vocale, où tu t'entends toi-même mourir dans trois jours ! Plutôt marrant, non ? Plutôt marrant si on n'avait pas la flemme d'en revoir, du RING 24, le premier était suffisamment réussi merci. Mais, vous le savez, étant abonné à vie à MON cinéma Pathugmont, il est de mon devoir d'aller à votre place voir tous les films. Donc j'y vais.
Et bien les amis, ça démarre plutôt pas mal. Jolie scène dans un restaurant. Le son est ludique (notamment cette disparition des ambiances pour faire passer un dialogue), et nous entraîne facilement dans ce que les japonais savent bien faire : nous baigner dans une atmosphère effrayante, alors que rien encore ne s'est passé, en nous faisant nous demander si c'est du lard ou du cochon, c'est-à-dire : est-ce que nous avons assez d'indices pour nous inquiéter ? Ça marche toujours très bien, et permet une sorte d'identification froide mais prenante aux personnages, toujours extrêmement stéréotypés. Là, ça fonctionne d'entrée de jeu. Les axes sont formellement bien équilibrés, puis bien contrariés dans une espèce de faux rythme anxiogène basé uniquement, donc, sur le montage. Miike, par la suite, essaie de casser au maximum l'enfermement du champ / contrechamp (comme dans cette scène qui s'interrompt pour reprendre plus loin, mais sur la même question, après ellipse donc, sur le pont avec les collégiennes). Bon point. Et puis, après cette très sympathique introduction, assez longue d'ailleurs, on développe tranquillement l'intrigue sans se fatiguer. Il n'y a donc rien d'exceptionnel, c'est presque sans heurts. Les collégiens meurent de manière métronomique, un personnage plus âgé vient aider l'héroïne, comme d'hab. Il y a deux ou trois idées gourmandes ou amusantes. Si l'idée de la contamination de RING a disparu, Miike fait des scènes assez drôles (dont une en plongée très laide) sur la pression sociale exercée sur les jeunes filles par elles-mêmes, de vrais Barbie-girls pétasses qui n'ont qu'une hâte, se faire enlever du répertoire de la prochaine victime. Marrant. Une des héroïnes se fait exorciser à la télé, ce qui est là aussi assez drôle, même si Miike ne se défoule pas vraiment dans cette partie pourtant prometteuse. Bref, c'est de l'ennui léger qui nous est proposé, bien loin de l'atmosphère rigoureuse du premier ¼ d'heure. Arrive la fin, très, très longue, qui n'en finit plus, comme un jour sans pain. Là, on manque de se mettre en colère, mais à la fin de la fin, si j'ose dire, une idée. Des plans noirs viennent s'interposer et le film se termine sur un paradoxe ultra-absurde et très abscons qui a son charme, et qui fait oublier le fait qu'on assiste à la célèbre queue de poisson finale, le tout d'une manière osée. Dommage qu'il n'ait pas cassé, notre Miike à grandes oreilles (bon, ça c'est fait...), son jouet plus tôt, ou qu'il n'ait pas découpé tout le film comme le début. Bref, on est à la limite de l’ennui, et ça n'a pas énormément de personnalité. Mais par contre, un jour où il n'y a rien au ciné, ou si vous avez déjà vu le magnifique REVOLVER, LA MORT EN LIGNE peut être un divertissement au-dessus de la moyenne, appréciable pour un dimanche après-midi sans applaudissements, par exemple. On retiendra deux gourmandises que je n'ai pas encore citées. Le plan sur le cadavre de la première victime, dans la morgue où le mouvement de caméra montre la nudité de la macchabée en ayant l'air de la cacher ! Très joli ! Et également ce très beau montage d'une conversation téléphonique entre deux personnages, où Miike, curieusement, se met tout à coup à faire un stupide champ / contrechamp, avant qu'on ne s'aperçoive très vite que ça n'en est pas un, car les deux personnages ne se répondent pas et ont chacun un interlocuteur différent. Ça ne mange pas de pain, mais c'est rigolo. Bah, on peut aller voir ce petit film, même s’il ne faut pas s'attendre à être étonné...
 
Changement de décor avec LE PARFUM DE LA DAME EN NOIR de Bruno Podalydès, le versaillais comme disait l'autre, deuxième adaptation, avec les mêmes d'ailleurs, de Gaston Leroux, si cher à notre ami le cinéaste Jean Rollin (que je salue d'ailleurs). Bon, ben, n'ayant pas vu LE MYSTERE DE LA CHAMBRE JAUNE,  je vais gagner du temps. Rouletabille est reparti sur une enquête qui en fait n'en est pas une. Il va au mariage de la dame en noir (Sabine Azéma, époustouflante jadis ici), sans doute sa mère, mais ce n'est pas sûr. Huis clos à l'extérieur avec galerie de personnages intégrés sur le toit du véhicule, LE PARFUM... raconte l'histoire d'une enquête qui ne commence pas à se déclencher, mais qui a lieu quand même, sur une mort qui ne l'est pas mais dont on cherche le cadavre, et d'un mystère à résoudre dont tout le monde ignore même l'existence ! Absurde et Non-Sens, nous voilà !
Les personnages sont forcément hauts en couleurs, ou voulus comme tels, les dialogues sont très écrits, et le déroulé est absurde. Dans un cinéma français ultra-balisé, où le scénario est Général-Panzer über Alles (... mon dieu !), dans un pays où les films ciné sont encore moins narrativement développés qu'un bon épisode de JOSEPHINE, ANGE GARDIEN, la célèbre série télé, évidemment, rien que pour la forme, ça fait plaisir. Voilà un film dont la narration est quasiment illogique, subjective, et où l’on est plus perdu qu'autre chose, où enfin on s'affranchit de la lecture spectatrice omnisciente à la 3e personne ! Le public sait qu'il ne sait rien, et donc il ne contrôle rien, et n'est jamais sûr que les gens à l'écran parlent vraiment de ce dont lui, le spectateur, croit qu'ils parlent. Un peu de non-sens, légèrement (mais alors, très légèrement) poétique, et bien ça fait du bien, bon dieu de bois, et c'est déjà ça de gagné, d'autant plus que le film est ouvertement commercial et grand public. Comme quoi, c'est possible, comme quoi, quand on veut donner du flouze à des projets plus atypiques, ça peut le faire... à condition d'être versaillais, et d'avoir un frère à la Comédie Française (que je ferme illico dès que j'arrive au pouvoir, en même temps que j'interdis le théâtre de rue), bref c'est possible, si ça peut t'aider à vendre ton image d'auteur décalé, coco, et si tu collabores "avec le système" comme diraient nos amis rappeurs. [Comment ça, j'exagère ? Allez donc lire, bande de petits malpolis qui interrompent les gens quand ils parlent, allez donc lire la couverture médiatique du film, honteusement hagiographique comme disait le collègue KUHE IM HALBTRAUER, quels que soient d'ailleurs les défauts ou les qualités du film ! Une telle absence de critique est toujours suspecte, et a toujours une bonne vieille raison bien concrète !]
Bon, j'en étais où ?  
Donc, un bon vent d'absurde et surtout de dis-narration souffle gentiment sur le film, qui en fait son principe. Il ne faut pas cracher dans la soupe, pourrait-on dire. Côté acteurs, évidemment, il faut supporter. Ce sont encore les seconds rôles les plus convaincants, notamment cette espèce de docteur (évidemment, si c'est un collègue...) qui ressemble furieusement à Alain Chabat du temps où il me faisait rire, dans le rôle du professeur qui nous incitait à envoyer des s(i)oux à l'ARC, c'est vachement dur. Sinon, Podalydès, l'autre, Denis, est un peu moins crispant que d'habitude dans le rôle de Rouletabille. C'est marrant, il y a des types, ils ne t’ont rien fait, mais rien qu'à leur tronche, je ne leur confierais pas la garde de mes enfants ou de mon portefeuille d'actions. Podalydès Denis en fait partie, outre le fait que je déteste ses choix de films, vraiment calamiteux en général. Un vrai tue-l'amour. Mais bon, là, ça passe, même si on ne peut pas dire que ça casse la baraque et que ça nuance à tour de bras. Je t'enverrais ça en stage chez Zulawski moi, ça ne traînerait pas et ça décrisperait peut-être l'animal ! Arditi arditte, Azéma azème, et Olivier Gourmet gourmette. Un aspro et au lit ? Non, pas tout de suite... La Zabou par contre, là je dis non. Je la trouve complètement artificielle, malgré le contexte, et au théâtre ce soir, ça va cinq minutes. Quant au collègue de Rouletabille, c'est clair, lui, on ne s'en souvient plus quinze minutes après la séance. Michael Lonsdale, le Klaus Kinski durassien (pas jurassien, hein ?) est dans un rôle de hors-jeu qui fait merveille dans des films de Robbe-Grillet. Ici c'est du gentil sans plus. C'est encore Vincent Elbaz le plus sympathique (décidément), car lui au moins y va à fond, presque sur un mode télévisuel, ce qui n'est pas forcément un mauvais calcul. Bref, outre ma mauvaise humeur (et encore, ce casting est bien plus digne que celui du dernier Diane Kurys sur lequel ma charge va m'obliger à écrire, quelle horreur !), on peut considérer froidement que ce casting contribue largement à la théâtralité du film, son plus gros défaut. On misera donc plutôt sur une direction d'acteurs désastreuse parce qu’infernalement attendue, sans beaucoup de nuances, toujours à la même vitesse.
De toute façon, le problème n'est pas vraiment là. Si la dis-narration du film donne un charme indéniable à quelques plans furtifs, notamment les trois ou quatre plans qui entourent le premier lancer de canne d’Arditi, le scénario, par contre,  vient ça et là contrecarrer l'asburdisme (si je veux !) du principe qui fonde le film, notamment dans cette désastreuse scène de flash-back très appuyée sur l'enfance de Rouletabille. Quelle mauvaise idée, et là encore, relisons Bresson et son exemple de l'ambulance ! Non seulement le gamin (un "fils de", probablement issu d'une famille dans le cinéma bizenesse, vu sa tronche, mauvais comme un cochon dès l'éprouvette) est ignoble, mais en plus la scène, absolument non poétique, et qui sent très fort la "bonne idée" de scénario, sur le papier quoi, contribue largement à désincarner le personnage de la fameuse dame en noir (Azéma, donc).
Si on farfouille dans le moteur, on trouve les problèmes essentiels. La photo, relativement soignée c'est vrai, n'est absolument pas ludique. Mais ça n'est pas très grave. Le gros problème du film, c'est qu'il n'est jamais beau, et qu'il n'est esthétiquement jamais dans la fantaisie intrinsèque du projet. En un mot, c'est cadré un peu n'importe comment (même si on a vu plus infamant ; we're coming to get you, Diane Kurys !). Surtout, le montage est complètement anonyme, c'est-à-dire sans vraie personnalité, et impose au film un certain rythme je suppose (...à voir), mais absolument constant, c'est-à-dire métronomique... et donc plat. Sans relief. Au final, on a donc un film pas très beau, même si on a vu plus laid, et surtout monotone au possible, ce qui est quand même un peu le comble pour une adaptation du fantaisiste Gaston Leroux.
La saviez-vous ? Jean Rollin, estampillé à tort comme le Ed Wood français, donc le plus mauvais de tous (dixit les gens qui n'ont pas vu le dernier Diane Kurys), est un fan absolu de Leroux, dont il connaît l'œuvre sur les bouts des doigts, et dont il est l'exégète des adaptations cinématographiques. Rollin adore le surréalisme de l'écrivain, et une fois qu'on a dit ça, bien sûr, on trouve ça complètement logique au vu de ses films. Outre son dernier film, LA FIANCEE DE DRACULA, hommage explicite et textuel malgré le sujet, le cinéma de notre ami Jean en est imprégné. Et vous pouvez regarder un de ses films au hasard, ou presque (évitez le calamiteux LAC DES MORTS-VIVANTS quand même !), et vous vous trouverez en face d'une adaptation bien plus fidèle à Leroux que celle qui est ici officielle et autorisée. Ce qui céquhefdise complètement ce que je vous disais l'autre jour sur les adaptations littéraires, dans mon article sur LA BÊTE AVEUGLE. Allez, si on filait un centième du budget du PARFUM DE LA DAME EN NOIR à Rollin, afin qu'il tire des copies neuves et restaurées de ses films (dont beaucoup n'existent plus que sur bandes vidéos, les masters ayant disparu ou s'étant dégradés, ce qui est un scandale) ? Si on faisait ça ?
 
Ah, bah oui, y'a qu'à demander son soutien à la critique française, et signer des pétitions.... Mouais, on peut rêver ! Ça serait bien n'empêche, aussi, de temps en temps, de redistribuer les bénéfices de l'économie aux plus pauvres. Cinématographiquement parlant, bien sûr. Et peut-être, comme ça, on empêcherait la production de films terriblement petit-bourgeois comme celui-ci (ma remarque restant sur le plan artistique, bien sûr !). Le plus désespérant, c'est que ce sont toujours les mêmes qui en profitent, de cet argent, c'est-à-dire les "réalisateurs" les plus installés. Et quand on voit le peu de zèle qu’ils mettent dans leur travail, ces gros feignants, franchement, ça nous donne plutôt envie d'aller donner nos sous à l'étranger. Le Japon, par exemple ?
 
Ironiquement Vôtre,
 
Dr Devo.
 
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Publié dans Corpus Filmi

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Commenter cet article

Bernard RAPP 07/10/2005 03:21

Alors oui, oui, oui, oui et oui. D'accrord avec Isaac!!!

Dr Devo 06/10/2005 15:20

Si bien sûr, il y a même un article sur ce blog! Tu peux aller jeter un oeil!

Dr Devo

versailles possee 06/10/2005 14:20

toi tu n'as pas vu brice de nice on dirait

Dr Devo 30/09/2005 22:34

Isaac,

je suis 100% d'accord avec vous. connaissant tres peu mais un peu Leroux (par l'intermédiaire du travail de Jean rollin le cineaste), peut-etre souligné-je un peu trop la part de non-sens au detriment du râté. d'acoord aussi pour MON PETIT DOIGT... Et pour Blier 1000 fois d'accord...
Tout pareil! Merci!

Dr devo

Isaac Allendo 30/09/2005 22:21

Tiens... J'ai une perception franchement différente pour "Le Parfum de la dame en noir".

Moi le non-sens et l'absurde je l'ai ressenti comme les maladresses d'un réalisateur qui ne sait pas vraiment où il va.
Faut dire que peu de temps avant j'avais été scotché par "Buffet Froid" de Blier (j'ai lu que dans le coin on aime Blier) qui est monstrueusement bon en terme d'usage de l'absurde (enfin je trouve)... La comparaison est très néfaste dans mon jugement du Podalydès.

Autre chose qui me gonfle, le côté : "on fait croire qu'on réalise un film mais en réalité on est en vacance dans un super coin, regardez comme c'est beau !". Ca résume bien j'espère.

Dans le même genre... Enfin pour la même cible (profs de 45 à 60 ans) j'ai préféré l'adaptation de Agatha Christie "Mon petit doigt m'a dit" qui développe une ambiance assez agréable.