BON CHIC MAUVAIS GENRE #12 (Spécial Théma MONSTRES EN CAOUTCHOUC): Plus que très chic, c'est du Quartier !

Publié le par Dr Devo

 

 

 

 

BCMG 12 v1

[Affiche conçue par Dr Devo et John Mek-Ouyes]

 

 

Chers Focaliens,

Il ne suffit pas de souhaiter aux autres une suublimissime année 2011, mes petits poussins fidèles et beaux! Il faut joindre le geste à l'attention. Et, ça tombe bien car voici une soirée Bon Chic Mauvais Genre consacrée au cinéma de quartier et aux créatures en mauvais latex! On va rire, on va voyager! Bonne année les ami(e)s!

 

Dr Devo.

 

 

BCMG, la soirée consacrée aux films de genre et/ou au cinéma qui décoiffe, revient en 2011 encore plus énervée qu'en 2010, toujours amoureusement préparée par les projectionnistes du Majestic qui proposent ce mois-ci de vous montrer enfin leur fameux hommage aux films de monstres en caoutchouc. Au programme : de l'aventure, de belles inconnues aux yeux clairs, des professeurs complètement fous et d'autres salement altruistes, des combats sous-marins et dans les airs, du vaudou, des séismes de magnitude maximum, des volcans en éruption, du trampoline et des maquettes, en veux-tu en voilà. Disons-le tout net : l'année 2011 n'offrira jamais rien de mieux!

 

 

 

hommes poissons devo

[Photo: Barbara Bach, une fille vraiment charmante, qui a quand même tourbé avec Roger Moore, Ringo Starr, Paul Mc Cartney et plein d'autres Beatles n'est pas seulement un créature bénie des dieux. Elle a aussi un grand coeur qui la pousse à se rapprocher des Paul Preboist (ici, à gauche) et  l'infâme Romain Duris (ici à droite).]


19H30 : LE CONTINENT DES HOMMES POISSONS (L'Isola Degli Uomini Pesce). Film de Sergio Martino (Italie-1979). V.F. Durée: 1h32.Avec Barbara Bach, Claudio Cassinelli, Richard Johnson, Beryl Cunningham et Joseph Cotten.

En 1891, un navire français, transportant des prisonniers condamnés au bagne, coule dans les Caraïbes. Il n'y a qu'une petite poignée de survivants, tous criminels, ainsi que le médecin du bateau, le Lieutenant Claude De Ross (C.Cassinelli). Les naufragés finissent par échouer sur une île inhospitalière. Ils font là la connaissance de l'étrange Dr Rackham et de sa si jeune épouse (l'éblouissante Barbara Bach). Le docteur leur offre provisoirement l'asile. Le lieutenant De Ross se demande bien ce que peuvent faire des occidentaux dans une terre aussi hostile et loin de tout. Mais, il y a plus étrange : très vite, des prisonniers disparaissent mystérieusement...

Grand classique du cinéma d'exploitation italien, réalisé par le vétéran du cinéma de genre Sergio Martino, LE CONTINENT DES HOMMES POISSONS est un hommage à un cinéma alors sur le point de disparaître : récit d'aventure inquiétant, se nourrissant aux sources d'un fantastique gothique qui n'est pas sans rappeler une certaine littérature qui savait mélanger les deux genres ! Belle mise en scène, photographie tout à fait agréable et en bonus la gouleyante actrice Barbara Bach font de ce film une gourmandise au bon goût de cinéma de quartier ! Mangez-en !

 

 

 

superinframandevo

[Photo: voilà un exemple de plan ultra-composé! Il se passe des choses à tous les points d'or, c'est composé, y'a du matosse coûteux, y'a de la démone de premier ordre venue de l'ére glaciaire ! Et pourtant ça reste assez laid! A leur décharge, à l'époque où Hong-Kong réalise ce film, Matière Focale, le génial site de cinéma et son puissant critique Dr Devo, autant dire en toute modestie, moi-même,  n'existaient pas à l'époque.  On notera que depuis la création du site, le niveau artistique mondial n'a pas augmenté!]

 

21H30 : SUPER INFRAMAN (Zhong Guo Chao Ren). Film de Hua Shan (Hong-Kong-1975). V.F. Durée : 1 h 28.

Avec Danny Lee, Hsieh Wang, Terry Liu, et Wen-Wei Kin.

Ca va très mal en Asie! Une série de tremblements de terre et de mouvements tectoniques étranges désorganisent la région et provoquent d'immenses dégâts inexpliqués. Le vénérable Professeur Liu, grand scientifique et responsable de l'ultra-moderne Centre de la Science Physique de Hong-Kong pointe ses télescopes hyper-puissants vers les épicentres des plus violents séismes et découvre une vérité inattendue : ces désordres hallucinants seraient dus à une démone se faisant appeler « la Princesse des Glaces » (ou Maman Dragon selon les traductions du cantonnais, mais ça rend moins bien !), une créature de l'ère glaciaire emprisonnée dans le centre de la Terre qui veut revenir à la surface pour conquérir la planète, aidée en cela par ses sbires, des monstres (abo)minables (en caoutchouc) et dotés de pouvoirs proprement effrayants! Les carottes sont-elles cuites? Non, car le Professeur Liu a une carte dans sa manche: le projet BDX ! [… ou alors c'est un acronyme approchant!]. Il s'agit de créer Super Inframan, une créature mi-homme, mi-robot ultra-technologique. Entre les forces du Bien et du Mal, ça va barder sévère....

Grand classique du nanar épique, le délicieux SUPER INFRAMAN surprend.. Sa réputation est celle d'une série Z maladroite, mais on découvre au contraire un film à gros moyens, produit par la mythique Shaw Brothers. Si le film est, thématiquement, l'ancêtre (ou le moule), avec 10 ou 20 ans d'avance, des Spectreman, Bioman, X-Or, Power Rangers et autres horreurs galactiques télévisées, SUPER INFRAMAN se distingue largement - Shaw Brothers oblige - par une réalisation loin d'être bâclée : quelques belles ellipses, une bonne photographie, quelques effets spéciaux très beaux (et d'autres ignoblissimes!), un cadre souvent soigné (mais pas toujours), etc. Qu'on se rassure, le scénario souvent hystérique et jusqu'au-boutiste, et pour tout dire drôlissime, ne craint rien ni personne, et surtout pas le ridicule. Câbles apparents lors des cascades, trampolines cachés dans le décor, dialogues cultissimes, monstres à fermetures éclair apparentes (et parfois ouvertes!), acteurs martiaux et maousses costauds, créatures über-ridiculissimes, méchantes sexy, explications technologiques absurdes, tentacules qui lancent de l'acide, etc. : c'est un festival réjouissant d'humour et de non-sens qui ravira autant les amateurs que ceux qui ne le sont pas du tout ! VOUS ALLEZ PASSER UN GRAND MOMENT ! C'est une promesse...

 

Dr Devo.


 

Dress-code de la soirée(faculatif) : monstres de l'espace, créatures étranges, scientifiques experts, spectateurs du Majestic.

Réservations conseillées: possibles dès le Mardi 11 Janvier à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence & le site Matière Focale.

 

Publié dans Mon Général

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Dr Devo 18/01/2011 23:17



Saltu à toi!


 


je peux te rassurer tout de suite: le Rollin passera à 19h30 avant le Carpenter! Sinon, je crois qu'un grand nombre de gens ont été rebuté vendredi par la tazille de la salle! Malheureusement, ni
moi ni Matiere Focale n'avons de pouvoir dans ces choses là... Seul le cinéma Majestic peut decider de nous mettre dans une grande salle... (en plus cette année, il auait été gagnant à chaque
fois!).


 


 


Salutations!


 


 


dr Devo.



Jean-mimi 18/01/2011 10:18



Bonjour,


je voulais juste raler 2 secondes sur les séances complètes...avec une carte UGC c'est ingérable de voir le 2nd film et c'est bien dommage...j'espère que pour la prochaine fois c'est le Rollin
qui passera en 1er (car Fog vu vu et revu trop de fois) car ça m'embeterait vraiment de le louper...


Sinon à part ça c'est nickel ne changez rien!!!!



Dr Devo 16/01/2011 12:13



Salut et bienvenue sur le site!


 


Tout d'abord, une remarque pour evitez toute confusion: le Majestic et Matiere Focale, même si ils sont partenaires sur les soirées BCMG avec l'association Plan Séquence d'ailleurs) sont trois
entités différentes.


 


La carte UGC illimité est acceptée au Majestic. Malheureusement, le CONTINENT DFES HOMMES POISSONS n'a plus de distributeur ni de visa au CNC. C'est administrativement  "un film hors CNC".
Au Majestic, cela arrive une à trois fois par an, souvent sur des films rares. Quand un film est hors CNC, la carte UGC (que j'ai moi-même) ne fonctione pas. Le contrat carte ugc illimité ne
prévoit pas ce cas! Ca oblige, exceptionnellement, le espectateur à payer malheureusement.


 


Autrement dit, si le film état passé à UGC ou dans un cinéma historique art et essai acceptant la carte UGC dans le 5éme à Paris, pour LE CONTINENT DES HOMMES POISSONS vous auriez également payé.
Ca n'a rien à voir avec le Majestic. Par contre votre carte marchait parfaitement pour la deuxieme séance, soit SUPER-INFRAMAN. Le Majestic, si je ne me trompe pas a donc proposé un tarif très
très préférentiel aux détenteurs de cartes UGC.


 


A BCMG, on passe parfois des choses rares. Cette séance est la 12 éme, ce qui représente 23 films présentés. C'est la deuxieme fois qu'on passe un film hors-cnc. La fois précédente c'était
TENEBRE de Argento. Sur tous les autres films BCMG, la carte marche.


 


C'est vrai que c'est embêtant ces histoires: ca serait cool que UGC (la boite, pas le ciné) prévoit ces séances rares mais qui arrivent quelquefois dans les cinémas qui font l'effort de passer
des films rares!


(il y a un autre truc embêtant avec les cartes UGC c'est l'impossibilité de prendre sa place à l'avance à plus d'une heure de la séance!)


 


J'espère en tout cas qu'on aura le plaisir de vous voir le 4 février par exemple pour notre soirée Jean Rollin / John Carpenter!


 


 


Salutations!


 


Dr Devo.



carpentier 16/01/2011 10:20



Bonjour


je voulais vous exprimer ma très grande déception de ne pouvoir assister aux séances de bon chic mauvais genre. J'ai été refoulée parce que j'ai une carte UGC. Je vais tous les jours au ciné et
je trouve scandaleuse l'attitude du Majestic. J'ai déjà été refroidie lors du bugg il y a 3 semaines. Je ne ferai pas de pub pour ce ciné qui part en déliquéscence.


Une cinéphile frustrée.