BON CHIC MAUVAIS GENRE #18, Saison 3 : Quand J'étais Petit Garçon, Je Révisais Mes Classiques, en Tuant !

Publié le par Dr Devo

 

 

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(Affiche conçue par Dr Devo et John Mek-Ouyes)

 

 

BCMG, la soirée consacrée aux films beaux et/ou de genre, ou tout simplement au cinéma qui décoiffe, revient pour une troisième saison toujours programmée par les projectionnistes du Majestic, en collaboration avec Plan-Séquence et le site Matière Focale.com. Et on va démarrer très fort en présentant deux films de serial-killers curieux mais très beaux qui, même s'ils ne sont éloignés que de deux ans, montre deux façons complètement différentes d'aborder le thème : le premier déjoue les modousses opérandailles la narration classique pour en faire complétement autre chose, et le deuxième crée des règles absolument  autres et folles ! Deux œuvres en avance sur leur temps en tout cas et qui se répondent de manière très surprenante…

 

 


19H15 : L' ETRANGLEUR DE BOSTON. Film de Richard Fleischer (USA-1968). V.O. sous-titrée. Durée: 1h56.

Avec Tony Curtis, Henry Fonda, George Kennedy, Mike Kellin, Sally Kellerman.

En 1962, la police tente d'élucider une série de crimes se déroulant à Boston, crimes commis par un sadique qui brutalise et étrangle des vieilles dames. Suite à la psychose qui s'abat sur la ville et l'absence de résultat de l'enquête, il est décidé de créer un bureau spécialement dédié à cette affaire, bureau dont on confie la direction à John S. Bottomly (Henry Fonda). Malgré la mobilisation des forces de police, rien n'y fait, l'étrangleur de Boston, continue à tuer impunément...

Sur une trame classique, Fleischer (réalisateur de SOLEIL VERT) bouscule complètement la donne en s'appuyant sur des partis-pris esthétiques iconoclastes, par exemple l'utilisation totalement virtuose des split-screens (division d'un même plan en plusieurs images). Plus qu'un simple gadget ou qu'un simple habillage "décoratif", Fleischer utilise le procédé autrement, s'emparant du principe pour, au contraire, bouleverser la narration de son film, et opposer/renverser constamment les points de vue, jusqu'à faire exploser les frontières du thriller. Le résultat est absolument poignant et vertigineux. Très vite, une ambiance suffocante, paranoïaque et sécuritaire s'installe. Ce film,  qui a bouleversé Brian De Palma et qui a influencé nombre de films (L'AFFAIRE THOMAS CROWN par exemple), est soutenu par une interprétation sans failles, notamment par l'épatant Tony Curtis qui trouve ici un de ses trois ou quatre très grands rôles. 

 

21H30 : L'OISEAU AU PLUMAGE DE CRISTAL. Film de Dario Argento (Italie-1970). V.O. sous-titrée. Durée : 1 h 38. 

Avec Tony Musante, Suzy Kendall, Enrico Maria Salerno, Eva Renzi, Renato Romano.

Sam,  un écrivain américain en résidence à Rome, assiste impuissant à l'atroce tentative de meurtre de la femme d'un galiériste d'art. L'agresseur est un mystérieux individu vêtu d'un imperméable et de gants noirs. La victime survit et la  police soupçonne un célèbre sérial-killer. Alors que l'enquête officielle piétine, Sam de mener la sienne. Car une chose le taraude : même s'il ne peut s'en souvenir consciemment, il est persuadé qu'il a vu pendant l'agression des détails déterminants qui permettraient de confondre le tueur !

Comme chaque année, la saison BCMG s'ouvre avec un Dario Argento ! Né d'une conversation avec Bernardo Bertolucci, L'OISEAU… instaure les bases de ce nouveau genre, le "giallo" (thriller énigmatique oscillant entre le policier et un fantastique plus ou moins diffus), et pose lui aussi, comme L'ETRANGLEUR DE BOSTON, la question du point de vue et du statut de l'image. Une thématique très importante dans l'histoire du cinéma (et que Argento mettra définitivement à mal !) et que reprendra le réalisateur quelques années plus tard dans son sublime FRISSONS DE L'ANGOISSE. Loin des canons classiques, Argento se réapproprie le thriller, et le met en scène de manière flamboyante. La réalisation devient architecture où le montage, le cadre et le son travaillent de concert pour bouleverser les narrations et les intrigues trop classiques. C'est magnifique, angoissant et baroque. L'OISEAU… souvent cité par d'autre cinéastes (Tarantino) a également marqué De Palma - décidément ! - qui utilisa une de ses séquences dans son magnifique PULSIONS (qu'on vous avait présenté l'année dernière, bande de chanceux). En outre,  ce film signe la première collaboration entre Argento et Ennio Morricone. A noter que le film sera projeté en copie numérique HD, rarement présentée au grand public ! 

Dress-code  de la soirée (facultatif) : tueurs masqués, serial-killers, Jason, Freddy, inspecteurs de police, victimes innocentes, cadavres ensanglantés, masques de cuir,  spectateurs du Majestic.

Réservations conseillées : possibles dès aujourd'hui à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence & le site Matière Focale.com.

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Publié dans Mon Général

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greg 09/09/2011 13:02



salut, joli programme ce soir mais je pourrais pas être là, dommage qu'il n'y ait pas dans la semaine une séance de rattrapage. rdv le 7 octobre (?) avec pourquoi pas des films vus à
l'étrange festival (the theatre bizarre où vous inviteriez jp putters, ...)