BON CHIC MAUVAIS GENRE #31 : Spécial "Western Hors-Piste"

Publié le par Pete Pendulum

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[Affiche de Lammakian Sansenesena. Cliquez pour agrandir.]

 

 

 

 

Oui, c’est bien un second BON CHIC MAUVAIS GENRE pour ce mois de novembre ! Votre soirée double-programme – concoctée dans le plus grand secret  par les projectionnistes du cinéma Majestic de Lille, en collaboration avec l'association Plan-Séquence et Matière Focale.com d’après une recette ancestrale – vous propose un petit rodéo loin des sentiers battus. Au menu, du sable, des moines, des pistolets, des trésors et gâteau sous la cerise : Divine, qui quitte un instant John Waters pour se faire bon(ne), brute et truand(e) sous le soleil de l’ouest !

 

 


[Je vous ai mis la bande-annonce japonnaise. Tellement plus chic et plus snob ! On soulignera la beauté de la composition du cadre...]

 

19H15 : EL TOPO. Film d’Alejandro Jodorowsky (Mexique – 1970). Durée : 127 minutes. Copie en 35mm.

Avec : Alejandro Jodorowski, Brontis Jodorowsky, Robert John, Mara Lorenzio, David Silva, Paula Romo…

Un pistolero, El Topo, se laisse mettre au défi par sa maîtresse de tuer les quatre grands maîtres du désert. Une grande quête métaphysique va commencer pour lui...

Derrière ce pitch énigmatique se cache un western contemplatif et mystique, langoureux, visuellement sublime et totalement désarmant. Ce n’est pas John Lenon qui aurait dit le contraire, lui qui fasciné par le film facilita la production du suivant de Jodorowski (LA MONTAGNE SACREE, 1973). L’atmosphère générale et les thématiques du film (l’amour, la rédemption, l’héritage…) furent et demeurent des sources d’inspiration pour des artistes totalement différents tels Peter Gabriel, Bob Dylan, Donovan, Marilyn Manson et Jarvis Cocker. Une fois happé par la langueur solaire d’EL TOPO, il est impossible de délaisser la quête du personnage central. Le soleil mexicain n’est plus qu’une nébuleuse aveuglante, le paysage ne souffre plus de limite comme si la ligne d’horizon s’était évaporée, et il s’en faut de peu que la vision du film se transforme en véritable trip. Et si on vous demande "raconte-moi El Topo !", j’aimerais bien vous y voir !

 


 

 

[Ha, on est bien loin des films-annonces narratifs et sans mystère ! Un conte moral vous dit le monsieur, et il a bien raison !]

 

21H45 : LUST IN THE DUST. Film de Paul Bartel (USA – 1985). Durée : 84 minutes. copie en 35mm.

Avec : Divine, Tab Hunter, Lainie Kazan, Cesar Romero, Geoffrey Lewis, Henry Silva, Courtney Gains…

Dans la ville de Chili Verde, au cabaret de Marguerita Ventura, se murmure l’histoire d’un trésor, dont la carte pour y accéder serait tatouée sur les fesses de deux chanteuses… Une histoire qui aguiche bien des appétits peu scrupuleux.

Oui, c’est l’histoire de deux filles de bordel qui ont chacune la moitié d’une carte au trésor sur l’arrière train, oui ! Avec l'acteur travesti Divine dans le rôle de l’une d’elles, on aurait pu penser que John Waters n’était pas loin, mais ce dernier refusa le poste de réalisateur, arguant qu’il n’avait pas l’habitude de réaliser des projets dont il n’était pas l’auteur. C’est donc Paul Bartel, réalisateur culte de LA COURSE A LA MORT DE L'AN 2000 et EATING RAOUL (deux superbes satires sociales), qui se charge de mettre en scène le scénario de Philip John Taylor. Mélange déluré de culture mainstream et underground, LUST IN THE DUST se joue des clichés bas du front et expose toute l’élégance trash de son univers bâtard et bancal, entre détournement du western classique et adoration du modèle italien où plane forcément l'ombre de Sergio Leone. En plus de situations cocasses, le film nous gratifie d’un numéro de cabaret par Divine, qui interprète la chanson "These lips were made for kissin" : un nouveau titre à ajouter à votre I-pod. Autant de raison de ne pas louper ce film, très rare au cinéma !

 

Pete Pendulum.

 

 

Dress-code  de la soirée (2 DVDs à gagner pour le meilleur déguisement !) : Cowboy, pistolero, danseuse/chanteuse de saloon, cheval, indiens, shériff, bandit de grand chemin, gérant de saloon, travesti(e), fanatique religieux, John Wayne ou spectateur du Majestic.

 

 

 

Réservations fortement conseillées : possibles dès à présent à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence et  le site Matière Focale.com.

 

 

Vous pouvez inviter vos amis à cette soirée, via la page Facebook qui lui est consacrée: cliquez ici !

 

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