BON CHIC MAUVAIS GENRE #49: spécial Eighties Kult Klassics !

Publié le par Pete Pendulum et Dr Devo

 

matfocBCMG_49_posterA.jpg
[Affiche réalisée par Lammakian Samsenesena. Cliquer pour agrandir.] 

 

 

C’est la rentrée et BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée double programme préférée, concoctée par les projectionnistes du Majestic, sort de sa torpeur estivale ! Pour ouvrir cette nouvelle saison (la 6éme!), notre équipe de chercheurs s’est tuée à la tâche (ce n’est pas une figure de style… on les regrettera) pour mettre au point un programme optimisé, destiné à vous offrir un maximum de plaisir. Pour cela, nous avions d’abord pensé à un fromage blanc plus consistant ou à des pépites de chocolats plus grosses, mais c’était avant d’entendre parler d’un âge mythique, aujourd’hui oublié, une ère où le monde tel que nous le connaissons n’en était qu’à ses balbutiements : Les années 80 !  De cette époque reculée nous vous avons ramené un vigilante qui en a, et un savant génialement fou, respectivement enveloppé de Marvel et saupoudré de Lovecraft.

 

 

 

 

 [Attention, ce film-anonce a une image rognée qui ne correrspond pas format de projection du film. Moralité: c'est mieux cadré que ça en vrai, quoi !]

 

19H30 : THE PUNISHER de Mark Goldblatt – USA – 1989 – 89min – VF – 35mm.
Avec : Dolph Lundgren, Louis Gossett Jr, Bryan Marshall, Nancy Everhard, Jeroen Krabbé, Kim Miyori, Barry Otto…

Après le meurtre de sa femme et de ses enfants par des criminels sans pitié, Frank Castle (Dolph Lundgren) déclare la guerre au crime et se meut en un justicier solitaire méthodique et violent dont le but est de vaincre le mal par le mal…

1989, Marvel et DC n’occupaient pas encore les écrans avec la suprématie qu’on leur connait aujourd’hui et les majors n’en faisaient pas encore leurs choux gras. C’est à la compagnie New World Pictures (fondée par Roger et Gene Corman en 1970) que l’on doit cette adaptation du comics Marvel THE PUNISHER qui a le bon gout de revoir ses ambitions à la hauteur de ses moyens. A l’époque en effet, Universal, 21st Century Fox et Warner ne tablent pas autant sur le public de fan de comics, la plupart des licences (hormis Super-Man et Batman les deux franchises phares de l’univers DC) atterrissent donc au catalogues de maisons de productions plus modestes (les exemples des Quatre Fantastiques, produit sous l’égide de la New Horizons, une autre enseigne Corman en 94, ou du splendouillet Captain America produit en 1990 par la 21st Century Film, tentative de Menahem Golan de faire vivre une Canon moribonde qui paradoxalement ne verra jamais le 21ème siècle, sont parlant).

Malgré son faible budget, THE PUNISHER ne fait pas injure aux aventures du personnage dont il s’inspire. L’action omniprésente et la qualité de l’interprétation, particulièrement celles de Louis Gossett Jr. et de Kim Miyori font oublier le côté "low budget" de la production. Le plus succulent dans l’histoire reste le choix de l'excellent Dolph Lungdren, acteur sous-estimé à l'intelligence surprenante, qui semble très  l’aise dans le rôle du monolithe vengeur. Malgré une épouvantable réputation, cette première adaptation du comics américain, loin de l'ignoble reboot récent, est une vrair réussite: découpage narratif et utilisations des dialogues vraiment originaux et proches de l'esprit "comics", et surtout une ambiance plus nuancée qu'il n'y parait, avec un ton très libre laissant une large place au premier degré mais aussi à une ironie assez féroce. Une petite perle eighties à redécouvrir donc, et qui sera l'occasion de réhabiliter Dolph Lundgren, véritable acteur à la personnalité bien trempée qui mérite bien mieux que sa réputation de sous-Stallone.

 

 

 

 

 

 

21H30 : RE-ANIMATOR de Stuart Gordon – USA – 1985 – 86min – VF – 35mm.
Avec : Jeffrey Combs, Barbara Crampton, Bruce Abbott, David Gale, Carolyn Purdi-Gordon, Peter Kent…

Herbert West (Jeffrey Combs) est persuadé de détenir le secret qui permet de réanimer les morts. Après une expérience malheureuse à l’université de Zurich, il atterrit à l’université de Miskatonic en Nouvelle-Angleterre où il compte bien prouver ses théories, n’en déplaise au Dr. Hill qui en fera d’ailleurs les frais… Une sanglante descente aux enfers commence...

Adapté de la nouvelle HERBERT WEST, RE-ANIMATOR de H.P. Lovecraft, RE-ANIMATOR est le fruit d’une équipe bien connue des habitués des soirées BON CHIC MAUVAIS GENRE, puisqu’on retrouve les mêmes noms au générique du délirant FROM BEYOND diffusé en mars 2013.

Produit par Brian Yuzna, réalisateur culte du sublime SOCIETY que l’on trouvera à la réalisation des deux suites (l’honnête LA FIANCEE DE RE-ANIMATOR en 1990 et le moins glorieux BEYOND RE-ANIMATOR en 2003), RE-ANIMATOR est un cocktail réjouissant de gore et d’humour que l’on doit au génial Stuart Gordon (conseil gratuit : jetez donc un œil à son très méconnu THE PIT AND THE PENDULUM ou à son plus récent STUCK) et à son comparse scénariste Dennis Paoli (qui rappelons-le une fois encore sera quelques années plus tard l’auteur du scenario du BODYSNATCHERS de Ferrara que nous avions également passé à BCMG), un concentré de folie merveilleuse. On ajoute à cela une partition extraordinaire de Richard Band, le musicien de la famille (*mode anecdote on* oui, parce que la plupart du temps, Richard écrivait la musique des films de son frère, Charles, qui étaient produits par leur père, Albert, d’aileurs, Empire Pictures qui distribue RE-ANIMATOR à l’époque n’est autre que la firme familiale, avant que celle-ci n’adopte le nom plus familier de Full Moon *mode anecdote off*), de beaux trucages réalisés par le spécialiste John Naulin (FROM BEYOND, MANIAC COP…) et l’interprétation des fidèles Jeffrey Combs et Barbara Crampton et on obtient une œuvre culte (l’une des dernières à ne pas avoir subi un remake) qui, à l’instar d’EVIL DEAD, continue d’enthousiasmer de nouvelles générations.

Un film culte, à la mise en scène (le montage notamment) nerveuse, frénétique et inventive et où se déploie une ambiancence percutante et étrange où le gore, l'angoisse pure, et l'horreur cotoient la folie et l'humour.

C'est l'occasion de redécouvrir, en salle, et c'est assez rare pour le souligner, le grand réalisateur Stuart Gordon, et de découvrir la puissance folle du jeu hors norme de ce grand acteur qu'est Jeffrey Combs.



Pete Pendulum et Dr Devo.

 

 

Dress-code de la soirée (1 DVD à gagner pour le meilleur déguisement !) : Présentateur-Présentatrice tv, journaliste, inspecteur, policier, ivrogne, samouraï, ninja, super-héros, vengeur masqué, David Puajdas, mafieux,  gangster, savant fou, professeur, chirurgien, garde du corps ou spectateur du Majestic.



Réservations fortement conseillées : possibles dés à présent à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par  le site Matière Focale.com et feu le magazine Metaluna. Tarifs: 9 euros les deux films / 1 film aux tarifs habituels. Cartes illimitées ugc acceptées.

 

Prochaine soirée BON CHIC MAUVAIS GENRE : vendredi 7 novembre.

 

 


Vous pouvez inviter vos amis à cette soirée, via la page Facebook dédié à cet événement: cliquez ici !


Retrouvez Matiere Focale sur Facebook en cliquant ici 
http://cpc.cx/6xE

Publié dans Mon Général

Commenter cet article