BON CHIC MAUVAIS GENRE #8 (Spécial Théma "Camisole de Farce"): Sexe, Drogue et Pull Angora !

Publié le par Dr Devo

 

 

 

 

 

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[Affiche conçue par Dr Devo et John Mek-Ouyes.]

 

 

 

 

Pour cette dernière soirée BCMG de la saison, les projectionnistes du cinéma Majestic de Lille et Matière Focale ont choisi pour vous deux films cultes du cinéma underground américain. C'est une exploration cinématographique au cœur de la folie made in USA qu'ils vont vous proposer. Au détour de ces deux films s'impose une réflexion étonnante sur l'identité, la marginalité, l'addiction, le sexe, la violence de la Société envers tout ce qui est minoritaire ou différent de la norme. Et étonnement, ce pur cinéma d'exploitation révèle aussi deux auteurs, au sens plein du terme. C'est donc l'occasion de découvrir un cinéma ultra-bizarre, drôle, d'une liberté absolument totale et qui détonne dans le contexte de la production cinématographique actuelle, de plus en plus attendue et normée. La soirée aura lie le vendredi 11 juin à partir de 19h45...

La soirée sera par Dr Devo et Mr Mifune...

 

 

Glen Or Glenda-face

19H45 : GLEN OR GLENDA. Film de Ed WOOD (USA, 1953) V.O.s.t.f. Durée : 1h07

Avec Ed Wood, Bela Lugosi, Dolores Fuller et Lyle Talbot.

USA, années 50. Un inspecteur de police enquête sur le suicide d'un travesti, ce qui l'amène à rencontrer un psychiatre qui lui raconte deux histoires édifiantes. D'abord celle de Glen/Glenda, un homme aimant s'habiller en femme, mais effrayé à l’idée de dévoiler cette incroyable vérité à sa fiancée. La deuxième est celle d’Alan, jeune homme s'apprêtant à subir une opération qui fera de lui une femme...

Bien avant que Tim Burton ne lui consacre son plus beau film, Ed Wood, réalisateur underground et fauché, a été considéré par les critiques et les cinéphiles anglo-saxons comme « le plus mauvais réalisateur du monde » ! Il est vrai que les films de Wood sont des ovnis filmiques et des œuvres improbablissimes : tournées avec 50 cents, des acteurs amateurs complètement loufoques, des scènes tournées en une prise, des décors bricolés avec les moyens du bord, des récupérations de rushes provenant d'autres films… S'il a réalisé un nombre hallucinant de films complètement splendouillets et nanardesques (souvent très drôles d'ailleurs), Ed Wood trimballe une réputation assez injuste, notamment en ce qui concerne GLEN OR GLENDA, film toujours improbable (narration en forme de poupées russes, notamment), mais qui est aussi, dans un genre frappadingue, une œuvre curieusement aboutie et libre. A la limite du cinéma fantastique, du drame social et du pseudo-documentaire scientifique, GLEN OR GLENDA est un film très personnel, quasiment autobiographique (Ed Wood aimait se travestir), souvent touchant, très drôle et dramatique, et dont l’esthétique étonnante (bien meilleure que celle de ses autres films) rappelle même, par endroit, un certain cinéma expérimental américain des années 60 ! Notons la présence du grand Bela Lugosi, acteur fétiche du réalisateur. GLEN OR GLENDA est un film hors-norme dont le thème (le travestissement) est courageusement abordé, vue l'époque...

 Et voici un petit extrait!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

brain damage11

21H30 : ELMER LE REMUE-MENINGES (Brain Damage).

Film de Frank HENENLOTTER (USA-1987). V.F. Durée : 1h46. Interdit aux moins de 12 ans.

Avec Rick Herbst, Jennifer Lowry, Gordon McDonald, Théo Barnes et Lucille St Peter.

Brian, jeune new-yorkais, mène une existence sans histoires jusqu'au jour où il fait la connaissance d’Elmer, une mystérieuse créature qui a la capacité d'injecter dans

les cerveaux une drogue puissante, dont très vite ses victimes ne peuvent plus se passer. Jeune et influençable, Brian devient totalement dépendant d'Elmer. Mais il y a un prix à payer : pour vivre, la créature a besoin de dévorer des cerveaux humains, et Brian devra lui fournir ses futures proies...

Si les années 80 ont accouché de beaucoup de films de série sympathiques, on oublie parfois qu'elles ont révélé de véritables auteurs, dont les œuvres de bon ou mauvais goût sont simplement excellentes, à l'instar de Jim Muro (STREET TRASH), Brian Yuzna (le fabuleux SOCIETY), Sam Raimi (EVIL DEAD), et bien d'autres.

Frank Henenlotter (revenu sur le devant de la scène avec BAD BIOLOGY, qui vient de sortir en DVD et qui raconte l'histoire d'une femme possédant sept clitoris !) fait partie de ceux-là. Son cinéma, même s'il est souvent placé sous le signe du potache, se caractérise surtout par une énergie bluffante, un sens du système D unique, et une soif de tournage remarquable. ELMER... est à l'image de ses autres films : drôlissime, compensant le manque de moyens par une liberté artistique totale, et ancré dans le plus pur cinéma de genre. Mais ELMER... sort du cadre strict du cinéma d'exploitation pour aborder des sujets plus étonnants comme la violence sociale, la solitude absolue de l'être en souffrance, la marginalisation et l'addiction. Bien au-delà de sa réputation de film délirant et drôle (ce qu'il est aussi!), ELMER..., au fil des séquences, devient aussi une œuvre terrifiante et dérangeante. A noter que le film est très rare au cinéma!

 

Voici la  splendouillette bande-annonce!

 

Réservations conseillées et possibles dès le Mardi 8 juin à la caisse du Cinéma Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence et le site Matière Focale.com.

Renseignements: www.matierefocale.com

Publié dans Mon Général

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Marc 21/06/2010 11:06



Hello.


Merci pour l'année de films (même si on a raté plein de scéances, on avoue) et on espère que vous reviendrez l'année prochaine même si nous on sera moins sur Lille...


En attendant : http://www.pocketwelt.com/2238


Et si ca vous dit de fouiller, on était aussi à Cannes, mais je crois qu'on a pas vu les même films ou que l'on a pas tout à fait les mêmes avis ;)