BON CHIC MAUVAIS GENRE No4 (Théma "CONNAISSANCES IMMONDES") Spécial Documenteur: Rien n'est vrai, tout est permis !

Publié le par Dr Devo




BCMG 4final focale
[Affiche réalisé par Dr Devo et John Mek-Ouyes.]






Chers Focaliens,

 

BON CHIC MAUVAIS GENRE, 4éme du nom revient le vendredi 5 mars prochain, au cinéma Majestic de Lille. Cette soirée haute en couleur, créée par Matière Focale et l'association superpuissante PLAN-SEQUENCE, est programmée par les projectionnistes du cinéma Majestic, de fins cinéphiles aux goûts éclectiques et beaux, comme ce site. Je présneterai moi-même toute cette soirée. Pour l'occasion,  comme c'est soirée va être particuliérement rock 'n' roll, le Carré des Halles, bar rock de Lille, avec option metal et dérivées mais pas seulement (3 rue des Primeurs), à l'acceuil sympa et formidable, plaque tournante de la musique sur la ville, s'est associé à nous pour soutenir cette belle soirée. Il y aura d'ailleurs là-bas des places à gagner pour les deux films !

Comme son titre l'indique, ces soirées mensuelles sont consacrées au cinéma de genre , mais pas seulement. A chaque fois, il s'agit de découvrir un cinéma différent, parfois mal connu, toujours beau et iconoclaste.

 

Alors, j'en vois déjà certains qui vont faire la moue en découvrant notre thématique pour cette soirée du 5 mars qui est CONNAISSANCES IMMONDES (Spécial Documenteurs).

Je les vois! Une soirée documentaire?  C'est ça, votre idée du cinéma rock 'n' roll? On aurait préféré une soirée VAMPIRES ou MONSTRES EN CAOUTCHOUC-MOUSSE !

 

Et bien les amis, ce sera pour plus tard, les canines lupuciennes et les Spectreman avec fermeture éclair dorsale! [Mais, on le fera, promis juré!] Et, à vrai dire, je vous comprends !Je vous ai compris! Vous avez raison, merveilleuse lectrice, parmi les genres cinématographiques les plus éculés et les plus conservateurs, il y a le documentaire ! Dans l'ascenceur qui vous mène en enfer, Belzébuth vous passe en boucle des films de maladies, des films en costumes, des blockbusters pour teenagers américains, et aussi, si si, des documentaires!

 

 

"Cinéma du réél, réél du cinéma", "fenêtre ouverte sur le monde", et autres "documents poignants sur une histoire bouleversante", le documentaire, à de rares exceptions prés, n'est devenu que l'ombre de lui-même. Souvent très laid, sans aucun effort esthétique, monté par l'atelier montage de l'amicale des Retraités Asthmatiques de la Bourboule, le documentaire se résume, même lorsqu'il est réputée,  à des enfilades de clichés plus ou moins tragiques. Et que celui qui n'ait jamais entendu, à la fin d'une de ses bandes maléfiques, des aphorismes du genre "la guerre a détruit ce pays", ou "cette maladie a causé beaucoup de mort et de souffrance pour les familles", ou encore des "la guerre ça tue, et quand viendra la paix?" me jette la première pierre ! Si le documentaire pourrait être un superbe support pour une expression cinématographique  sublime qui devrait nous troubler au plus profond de notre être, la production actuelle est complètement affligeante. Et si le documentaire était de la littérature, ce ne serait pas publié dans la Pleïade, mais dans la collection Harlequin. Paradoxalement, enfin à première vue, la fiction (art et essai ou commerciale) ne s'est jamais gorger d'autant de velléités documentaires, avec le succès que l'on sait, car ces films "dossiers de l'écran" en arrive généralement aux mêmes conclusions édifiantes. Le documentaire était une terre d'expérimentation, c'est devenu un catéchisme pour élève de CM2 !

 

[Bon, si vous avez lu jusque-là, c'est que vous êtes courageux ! Ne quittez pas, nous allons vous passer un correspondant compétent. Pour continuer cet article, appuyez sur étoile!]

 

Alors bien sûr, il y en a eu du documentaire sensationnel: Peter Watkins, les biographies musicales de Ken Russel, George Franju et bien d'autres! BON CHIC MAUVAIS GENRE ne renonce pas, et vous invite ce 5 mars à découvrir un pan méconnu du documentaire: le documenteur! Et vous allez voir ça décoiffe. Tenez-vous bien.

 

Tenez-vous mieux!








tap-4 

19h30: SPINAL TAP ( This is  Spinal Tap : A Rockumentary by Martin Di Bergi). Film de Rob Reiner. USA, 1982. V.O.s.t. Durée: 1h22.

Avec: Michael McKean, Christopher Guest, Harry Shearer, Rob Reiner, Patrick Macnee, Dana Carvey, Billy Cristal, Anjelica Huston.

 

Ils ont les cheveux longs, ils sont anglais, et ils jouent un métal féroce: ce sont les SPINAL TAP ! Martin Di Bergi, un réalisateur de publicité tourne un documentaire sur ce groupe de hard rock britannique qui n'a plus joué aux Etats Unis depuis six ans. Alors qu'ils décident de changer d'orientation musicale et de saborder une nouvelle fois leur formation, ils apprennent qu'un de leurs titres marche au Japon. Le groupe se reforme pour une tournée triomphale. Très vite, les concerts tournent au cauchemar...


Premier film de Rob Reiner (MISERY, STAND BY ME), ce faux documentaire co-écrit en étroite collaboration avec les acteurs (anciens musiciens rocks), distille un humour complètement absurde et des péripéties nonsensiques mais souvent inspirés par des faits réels (le groupe se perd dans les couloirs en essayant de rejoindre la scène, dispositifs scéniques qui tombent en rade, les batteurs du groupe qui meurent systématiquement dans des circonstances étranges, luttes d'égo, etc…). Film hilarant, c'est à la fois une féroce critique et un bel hommage à toute l'histoire du rock.  Car derrière, ce documenteur hallucinant, ce sont souvent des réflexions tout à fait pertinentes sur le rock, et donc une vraie réflexion documentaire, qui, ô paradoxe, émerge ! Ce petit film, au casting prestigieux, est rapidement devenu cultes dans les pays anglo-saxons, à tel point que les Spinal Tap, groupe fictif, du organiser des tournées à travers le monde! [A noter que Tom Waits, à qui on aprésenté le film à l'époque, ne le trouvait absolument pas drôle, mais absolument douloureux, car trop réaliste sur le monde de la musique rock!]

 

 

 

 

 







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21h30
: L'AMERIQUE EN FOLIE (This is America). Film de Romano Vanderbes. USA-Italie, 1977. V.F. Interdit aux moins de 16 ans.

Avec Fanne Foxe, Anibal O. Lleras et Arnold Schwarzenegger .

 

USA, terre de contraste. Découvrez l'Amérique comme vous ne l'avez jamais vue! Vous allez explorer grâce à ce film les dessous de ce pays: relaxation sensuelle pour se retrouver soi et son couple, élection de Miss América (nue!), combat de catch féminin dans la boue, soirée entre copines pour ménagères de moins de 50 ans, messes sataniques, messe drive-in... Vous découvrirez un pays étonnant et bizarre, bien loin des clichés habituels, et dont les habitants sont obsédés par le culte du corps, la sensualité, les automobiles et la religion.

 

Quand Jean-Luc Godard a dit "le cinéma, c'est la vérité 24 fois par seconde", il ne savait certainement pas ce qu'était un Mondo. Car qu'est-ce que le Mondo sinon la distorsion du réel? Présentant son film sous la forme d'un documentaire type "connaissance du monde", un réalisateur de Mondo va sélectionner tous les aspects crapoteux d'une ville ou d'un pays et, sous couvert d'en dénoncer la sauvagerie et la dépravation via le commentaire en voix-off, encourager à l'image le voyeurisme du spectateur. Ainsi, dans un Mondo, l'Afrique est peuplée de cannibales se livrant nus à d'étranges rituels de fertilité, la Suède est un dangereux repère de nudistes sodomites, et les Etats-Unis un pays où chaque homme est un serial killer et chaque femme une strip-teaseuse. Comment reconnaître un Mondo ? Si la plupart contiennent le mot "Mondo" dans leur titre, on peut aussi y retrouver des termes accrocheurs comme "secret", ou "interdit". (source: nanarland.com)

Si vous n'avez pas vu L'AMERIQUE EN FOLIE, vous ne savez pas jusqu'où le genre documentaire peut aller! Métrage hallucinant qui ferait défailler la raison des cinéphiles les plus raisonnés, ce film, représentant du genre "Mondo" (documentaire mêlant images réelles et passages complètement mis en scène ; on vous expliquera tout ça lors de la soirée…) est une expérience hors du commun. Film drôlissime, toujours réalisé avec un sourire ironique en coin, L'AMERIQUE EN FOLIE est une plongée fantasmagorique dans une Amérique mi-réelle mi-fantasmée. Les sujets sont sensationnalistes et mettent en avant femmes nues (et hommes nus aussi, mais quand même moins!), sexualité, croyances, et dérives modernes. C'est exceptionnellement drôle, culte, déjanté, monté sur un rythme dense et haletant qui ne laisse aucun répit à nos zygomatiques, et qui, à force d'éxagérations, fait basculer notre esprit dans une ambiance  totalement surréaliste. Un film rare, voire invisible au cinéma. Cerise sur le gâteau: nous présentons ici la VF, dont la voix-off est exécuté avec maestria par l'immense Jean Topart, grand doubleur au timbre sublime et inimitable qui ajoute ici une dimension spectaculaire à ce film extra-terrestre. L'AMERIQUE EN FOLIE, si vous venez le voir, pourrait être une des expériences les plus folles que vous vivrez dans une salle de cinéma ! A noter dans ce film, l'apparition totalement forfuite et incongrue d'un inconnu désormais célèbre: Arnold Schwartzenegger!

 

 

 

 

 





guiomar focale
REPTIL
. Un court-métrage de Pascal Stervinou (en sa présence). 15 minutes. Projeté en 35mm, en première partie du film L'AMERIQUE EN FOLIE.

Avec Julien Guiomar, Marylou Couvreur et Michel Elias.

 

Saint-Malo, France, 1958. Un vieil home au passé d'aventurier, paria de la société, dévoile sa vraie nature au crépuscule de sa vie….

 

Pascal Stervinou, réalisateur et scénariste talentueux (co-créateur de la série d'animation GARAGE CLUB) signe avec REPTIL un film fantastique et touchant, d'une poésie rêche et belle, réalisée dans une symbiose étonnante, autour du comédien culte Julien Guiomar. A noter que Pascal Stervinou sera présent pour présenter son film.

 

 

 Dr Devo.







Réservations Conseillées (retirez vos places dés le 2 mars, aux caisses du cinéma Majestic: 9 euros les deux films, ou un film au tarif habituel).

 Une soirée proposée par Plan-Séquence, Matière Focale et le Carré des Halles (3 rue des Primeurs à Lille).

 

 

Prochaine séance: le 9 avril 2010.  Théma "Nagasaki ne Profite Jamais !" (Spécial Japon Extrême !). Avec les films  QUAND L'EMBRYON PART BRACONNER de Kôji Wakamatsu (Japon-1966) et BULLET BALLET de Shinya Tsukamoto (Japon-1998).

 

 







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Dr Devo 18/03/2010 19:09


merci Marc!

Et à la prochaine séance, faites vous connaitre, qu'on puisse se serrrer la paluche!

Dr Devo.


Marc 18/03/2010 13:49


http://www.pocketwelt.com/285


Bruce Kraft 27/02/2010 11:08


Salut,

Votre blog cinéma est cordialement invité à devenir membre du C.O.B.C.
Nous y organisons également les "Golden Blogs du cinéma" qui récompense les meilleurs blogs cinéma.
Vous pouvez nous retrouver à cette adresse: http://c.o.b.c.over-blog.com/
Toute notre équipe espère vous y retrouver!!

A bientôt.

Bruce Kraft du blog "La Pellicule Brûle".

Ps: désolé pour le vouvoiement mais c'est une machine qui vous parle...bah ouai!!