tétons

[Photo: "Sans titre #56" par Norman Bates.]

 

 

 

 

 

Aux abords du Mont Fuji, sur une plage de sable fin ou roulent doucement les vagues dans la quiétude de la forêt de bambou proche, Nishi regarde une dernière fois sa femme sous les yeux de sa fille morte. Il se souvient des fusillades, des moments amoureux, de son meilleur ami avant qu’il devienne handicapé, et du hold-up qu’il vient d’organiser pour rembourser ses dettes. L’air est pur, la mer limpide et dans le silence de la fin d’après mid,i Nishi se remémore des moments de sa vie : les planques, les traques, la police qui sont maintenant loin derrière lui. Aujourd’hui  sa femme va mourir et il n’y a plus de mots…

 

Kitano est à la mode en ce moment : rétrospectives un peu partout, master class et exposition art moderne à Beaubourg, si vous habitez Paris vous êtes forcement au courant. Kitano pourquoi pas, me dis-je in petto, en plus il y aura surement de jeunes étudiantes en plastique dans ce cinéma du quartier latin (spéciale dédicace !) avec qui entamer une discussion sérieuse sur les textures et les sensations de l’été prochain. Je lui disais à ce propos que l’exposition de Kitano était un sublime foutage de gueule comme à peu près chaque "œuvre" exposée au centre Pompidoupidou-pidou , et elle me disait, dans un sourire qu’un rayon de soleil naissant éblouissait, que le dinosaure en plastique était le symbole allégorique du refus de la nature à faire perdurer la puissance, et moi je lui répondais perdu dans ses yeux bleus que c’était aussi le symbole du mouvement pro-créationniste aux états-unis mais il était trop tard, j’étais tombé dans le terrier d’Alice, je voyais des jouets en 3d tournoyer autour de moi, je voyais ses yeux et encore son sourire, son sourire, son sourire, je voyais ses cheveux qu’une petite brise faisait onduler précautionneusement, je disais n’importe quoi et je souriais comme un con, je sentais son shampoing aux amandes et le piège se refermer autour de mon cou…

 

Je reprends mes esprits doucement. Qu’est ce qui m’est arrivé ? Je ne me souviens plus de la chronologie : Kitano devant une scène de crime, Kitano dans ta vie, Kitano dans des draps, Kitano où l’amour danse au fond des draps, je ne sais plus, je suis perdu. Il est en tout cas question d’amour et de feu d’artifice, mais traité avec bien plus de sobriété et de dignité que le premier occidental venu, avec un sens du dépouillement presque monastique. Le montage lance des pistes dans tout les sens, pistes qui sont toutes réalistes et censées, sensées se dérouler à un moment ou a un autre de la vie de Nishi : ces pistes se croisent comme dans les souvenirs, et ce n’est plus la raison qui dirige ce flot apaisé de petites et grandes choses passées, c’est un long fleuve tranquille, un feu d’artifice qui met du temps à décoller et à éclater. Qu’importe la vitesse ? Le feu d’artifice éclatera bien de toute façon, et ses milliers d’étincelles brilleront à jamais dans la mémoire, dans les souvenirs de Nishi seul au bord de cette plage. Les yeux dans le vague, fixant les vaguelettes azur qui s’écrasent sans fin sur le rivage, rivage sur lequel sa fille aimait faire voler son cerf volant, Nishi ne pleure pas, il ne pleure pas car le feu d’artifice représente un instant, et qu’un instant représente toute la vie, une vie à courir pourtant, une vie à tirer et chasser, une vie en traque. Nishi est violent, il a en tout cas été violent à réagir dans l’instant, sans réfléchir à l’avant ou à l’après, tirant comme on baise, sans penser qu’une fois vide il faudra rebaiser. Nishi ne parle pas de sexe, Nishi parle du sang, de l’amour et du temps car on tue comme on aime : dans un instant différent, dans une autre vie. Aimer et tuer, dans un mouvement différent, dans un endroit différent, avec des gens différents. Le commun c’est un sens de la vie, mais un mauvais sens, semble nous dire Kitano qui place des toiles au milieu du film, en figeant des instants dans l’imaginaire comme ultime pouvoir du mental. Ce qu’il y a de différents dans la vie des gens, c’est justement ce plus petit quantum de vie : si on y regarde de loin tous les hommes naissent et meurent, ils vont à l’école enfants et trouvent un boulot adultes. Si on y regarde de près on voit un fourmillement improbable de sentiments mélangés, une explosion de couleurs pas toujours vives, on voit du pointillisme et du fauvisme, on voit de l’art contemporain et du stylo feutre, on voit des animaux à tête de fleurs mais on ne voit plus le tableau global.  Quand on y réfléchit, l’amour à duré un instant, il a disparu aussi fugacement qu’il est apparu dans nos vies de looser, un peu par effraction ou par accident, un hold-up parfait ou personne n’a rien vu. En douceur et en délicatesse, blessant comme un flingue et coloré comme un feu d’artifice, explosif et en puissance, incontrôlé et incontrôlable, fugace et inamovible.

 

Est-ce que vieux on se souviendra encore de tous ces instants à deux ? Est-ce que cette fille rencontrée ce soir ne nous a pas réservée le plus beaux des instants, aussi court soit il ? Vieux, je demanderai à Nishi, au pied du Mont Fuji, si le manque de perspective n’est pas une des clefs du bonheur. Je lui poserai la question, et j’espère qu’en paix avec moi-même, sachant la fin proche, j’aurai  la décence de regarder autour de moi comme quand j’étais enfant, imaginant dans chaque forme du ciel ou de la terre des animaux extraordinaires, me rappelant chaque instant important : alors sans doute je comprendrais que ce qui a été important n’est ni une suite ni une continuité, comme dans tous ces moments accolés qui forment un film, une vie, ou juste un instant hors du temps. Les dinosaures en plastique peuvent bien mourir, la puissance c’est parfois se courber dans le vent.

 

Long, lent et puissant, HANA-BI montre que le mélo ne s’écrit pas forcément avec des larmes : l’humour visuel, le montage chaotique et des beaux mouvements de caméras font montre d’une richesse cinématographique assez rare. Malgré tout, Kitano n’évite pas les grands écueils du cinéma asiatique, et il y a toujours des scènes très longues dont j’ai du mal à saisir l’intérêt. Et puis les peintures de Kitano, personnellement, malgré ce que j’ai dit à cette fille, je n’en pense pas que du bien…

 

 

 

Norman Bates.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 21:42

Publié dans : Corpus Filmi
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Commentaires

Les jolies filles s'intéressent souvent soit aux mauvaises choses, soit aux bonnes choses, mais mal. Et j'ai toujours trouvé que, hormis un ou deux plans jolis, H.-B. était un film chiant, un film pour petits cadres qui traînent des pieds en sortant du boulot du côté des Grands Boulevards...

Commentaire n°1 posté par sg le 14/04/2010 à 15h11

Cher "sg" vous êtes la sagesse-même !

 

Commentaire n°2 posté par Bertrand le 14/04/2010 à 21h24

Sam Gus, pour vous servir !

Commentaire n°3 posté par sg le 14/04/2010 à 21h38

Oui, c'est un peu chiant, un peu cliché, un peu bobo, mais des fois il suffit juste d'un peu de justesse  pour faire comme les personnages du film : s'arreter quelques instants au bord de la mer et regarder l'eau avec son amoureuse. Avant de la baiser.

Commentaire n°4 posté par Norman B. le 15/04/2010 à 09h28

Bon, alors, la vie ou le cinoche ? ;)

Commentaire n°5 posté par sg le 15/04/2010 à 16h54

Les deux mon capitaine ! Parler d'un film c'est dire ce qu'il en reste après, et parfois tout se mélange...

Commentaire n°6 posté par Norman Bates le 15/04/2010 à 19h28

Je n'en attendais pas moins !

Mes amitiés à votre mère.

Commentaire n°7 posté par sg le 15/04/2010 à 20h18

ça alors....j'y crois pas. Censuré sur ' Matière Focale' mais PUTAIN tout fout le camp...je me rappelle j'avais rien dis de méchant, en plus, juste quelque chose genre : 'peut-être que si vous n'avez pas aimé c'est parce que c'était peut-être trop beau pour vous'...RIEN QUOI...parce que en fait je le relis, et je pense que si je vous croise dans une rue, voyez je vous jette sous un bus..puis après ça je marche, voyez, c'est mieux que de traîner les pieds sur les boulevards c'est net, après on est décontracté un peu comme vous à la fin, ouais mon général, comme j'ai l'honneur.

Commentaire n°8 posté par sigismund le 17/09/2010 à 19h04

Salut Sigismund!

 

Euh, on t'a censuré? MMMmmmm, comment ça? De quoi parles tu? Eclaire ma lanterne car ce n'est pas le genre de la maison... (Désormais les trucs que je censure ces des commentaires en forme de spamspour des sites  de viagras ou vantant la thalasso-chocolat).

 

En vous saluant!

 

Dr Devo.

Commentaire n°9 posté par Dr Devo le 17/09/2010 à 22h30

ça doit être ça vous avez confondu, on peut en discuter autre part ?

 

Commentaire n°10 posté par sigismund le 17/09/2010 à 23h50

Cher Sigis',

 

Vous faites bien et me donnez ici l'occasion de rappeler que si on a des questions, des interrogations, des affirmations ou des dubitations, on peut poser ses questions et ses réponses au personnel de reception, situé sous l'Arbre aux Questions.

Ce dernier se trouve dans la rubrique lien, sous la pin-up avec un biniou, dans la rubrique "Insulter" ou "féliciter le docteur devo". Nous y serons plus à l'aise pour parler!

 

 

Dr Devo.

Commentaire n°11 posté par Dr Devo le 18/09/2010 à 08h38

"peut-être que si vous n'avez pas aimé, c'est que c'était trop beau pour vous"

Sigismond, je prends votre intervention un peu pour ma pomme, hein... Votre pique, outre qu'elle lance la polémique et qu'elle n'est pas très juste (n'ai-je pas reconnu qu'H.B recelait quelques plans jolis), est bien gratuite : je pourrais tout autant asséner que si vous prétendez avoir aimé ce film, c'est peut-être parce que vous n'entendez rien au cinoche et que vous êtes un snob...

Je vais donc en rajouter une louche et préciser une position que je n'avais fait, part réserve et par bienséance*, que subrepticement dévoiler. Voilà : je considère que T.K. est, en fait d'auteur, un imposteur, un tâcheronnesque imitateur (en moins bien) de certains cinéastes européens des années 50-60, dont la seule originalité serait à l'extrême (orientale, ha ha) rigueur les brisures de rythme dues à l'irruption de la violence (bof) et un minimalisme revendiqué (la belle affaire -- au passage : le facteur de pâmoison des aficionados du genre minimaliste est bien souvent inversement proportionnel au genre revendiqué : maximaliste et démesuré, paradoxe amusant s'il en est).

Combien de mien(ne)s camarades d'école de commerce, qui se pâmaient, donc, pour les films de TK en invoquant comme vous auriez pu le faire leur "force" et leur "sourde beauté", m'avaient en leur temps traîné dans les salles obscures pour voir ces interminables et rebattus plans fixes et minéraux, quand ils n'étaient pas franchement laids (je pense notamment à la tronche de semi-tétraplégique de Beat T., ou à ses hideux dessins mongoliens -- d'ailleurs, ma petite cousine de 7 ans fait mieux), tandis que d'autres salles diffusaient d'authentiques chefs-d'oeuvre d'auteurs tels que Xavier Beauvois, Bruno Dumont ou Alain Guiraudie, pour ne citer que quelques cinéastes de la veine contemplative proches de nous temporellement et géographiquement*, et qu'au-dehors, les robes des jeunes filles se vrillaient au-dessus des pelouses grasses des squares. Puis, quelques temps après, ces mêmes amis anciennement et autoproclamativement épris d'absolu ont fini qui chef de produit, qui directeur des achats et qui contrôleur des risques de gestion. Mais ça, c'est une autre histoire. Ou peut-être pas...

Tout ça pour vous dire, mon jeune Sigismond, que rien de ce qui se dit sur ce blog ne mérite à mon avis un règlement de compte consistant à se balancer sous les roues de moyens de transport en commun. D'ailleurs, demain, y a grève.

 

* comprendre : je ne suis pas critique de films, ni n'ambitionne de le devenir...

** certes, ça en jette tout de suite moins dans les dîners en ville de dire que l'on s'entiche de gens nés à Antony ou à Ravaudy-le-Guingois plutôt qu'à Osaka ou dans la province de Ryuku...

Commentaire n°12 posté par Sammy la gousse le 22/09/2010 à 18h30

chère madame Bates,

on va se vouvoyer c'est plus marrant,

vous n'êtes pas critique, je ne le suis pas non plus, j'ai relu il y a peu votre article sur 'moon' et je vendrais mon âme pour écrire le même mais ici je m'adresse à l'auteur boursoufflé ' du truc sur hana-bi', continuons de jouer le jeu...

je ne vais certainement pas vous reprocher d'avoir été rebattu par le minimalisme au cinéma, le contemplatif asiatique ou d'avoir eu une adolescence difficile en école de commerce, n'importe qui en sortirait meurtri, je ne vais pas non plus me lancer dans une contre argumentation à base d'archétype kitanien, ni d'aboutissement artistique dans la recherche narrative :

je devrais vous concéder d'avoir trouvé quelques jolis plans quand je trouve votre interprétation des motivations du personnage, de la mise en scène et de la narration ni arbitraire, ni pathétique mais juste d'une mauvaise foi et d'une démagogie abbérantes, comme d'accuser son chien d'avoir la rage pour pouvoir le noyer, et qui légitime par la suite des perles de complaisance -on peut les trouver dans l'article et dans les commentaires, ça m'ennuierait de devoir vous citer - j'ai envie de vous répondre la belle affaire.

personne ne m'oblige à lire vos articles, personne ne vous oblige à les écrire, je me permets de vous répondre à l'amplitude qu'à suscitée en moi votre emphase sur le sujet

que je sois snob et que je n'entrave rien au cinéma, c'est exactement ce que je sous-entendais à votre encontre en tout cas à propos d'hana-bi

dites sur moi ce que vous voulez, ce ne sera pas pire que ce que vous avez pu écrire sur kitano.

 

Commentaire n°13 posté par sigismund le 22/09/2010 à 22h02

Sigismund (et non Sigismond, pardon),

Dis-donc mon vieux, 'faut y aller mollo, avec la coke (tiens, on va se tutoyer, ça fait plus d'jeunz) : on comprend rien à ce que t'écris.

 

--Sam GUS (qui n'est apparenté à Norman Bates ni de près, ni de loin, et qui, accessoirement, et contrairement à nombre de ses amis, n'a pas fait d'école de commerce)

Commentaire n°14 posté par Sam Gus le 22/09/2010 à 23h51

autant pour moi aussi , j'ai adressé le commentaire à mme bates à cause du 'j'ai concédé,etc', mais c'est bien si tu te sens visé, tu peux

j'ai bien aimé qd-même quand tu dis 'des dessins de mongoliens' j'te ferais bien un cours, genre au hasard qu'est-ce que tu penses d'edward munch ? à quel âge tu lui aurais coupé les mains avant de le renvoyer chez mémé avec une petite tape derrière la tête, dans le même genre de paternalisme affectueux dont tu me gratifies ( 'jeune Sigismund') mais je suis pas flicos du politiquement correct, je vais déjà sûrement me faire gronder par le docteur
sinon tu comprends rien à ce que j'écris ? c'est peut-être à toi d'arrêter un truc...te casses pas la tête c'est pas important

 

 

Commentaire n°15 posté par sigismund le 23/09/2010 à 01h16

Bonjour a tous, je voulais juste vous signaler que je ne comprends rien à cette discussion.

Qu'est ce que vous me reprochez exactement cher Sigismund ?

Commentaire n°16 posté par Norman B. le 23/09/2010 à 09h24

Chouette, une polémique! Et bien écrite et drôle en plus!

 

Merci Messieurs!

 

Dr Devo.

Commentaire n°17 posté par Dr Devo le 23/09/2010 à 10h19

Jeune Sigismund (seuls des organismes jeunes peuvent tenir devant leur ordi à une heure aussi tardive, ça a été prouvé),

Bon, l'erreur sur la personne balayée (du coup, ta prose s'éclaire d'elle-même -- c'est vrai que pour une fois tu t'es donné du mal côté syntaxe), jouons le jeu, comme tu dis.

Personne ne m'oblige à écrire des commentaires, dis-tu. Sauf que quand un peigne-cul écrit, manifestement sous acide, qu'il me foutrait bien sous un bus et m'invective en insinuant que quelque chose est trop beau pour moi, alors que s'il est bien UNE chose dont je me targue, c'est d'y consacrer ma vie, à la beauté, eh bien, je sors du bois, code d'honneur samouraïyakuzaesque (c'te connerie...) oblige.

Sincèrement, à quoi t'attendais-tu à lancer, tel un jeune coq, un débat de la sorte ?

Ensuite, tu sais bien, et la lecture de ton blog de critiques de films imagesmachinchose dissipe tout doute à ce sujet, qu'en matière de jugement artistique, la raison se dérobe pour laisser la place à l'affect, donc à la foi, tout comme à la mauvaise foi. Et ce n'est pas se retrancher derrière des concepts peaufinés par des universitaires chevronnés, profs d'esthétique du cinoche à Paris XXIV-Nanterre ou à Toulouse-Mords-moi-le-Mirail, qui t'est ici d'un grand secours. Du reste, tu bottes doublement en touche, et si tu n'approfondis pas la question, c'est que tu sais pertinemment que c'est du flan, et qu'on pourrait tout aussi bien pondre des études brillantes et érudites sur "l'aboutissement dans la recherche narrative" et "l'archétype du protagoniste" dans les la filmographie de Yann Moix : ses films n'en seront pas promus chefs-d'oeuvre pour autant (et pourtant, il y aurait matière à étude).

C'est donc, dans le meilleur des cas, c'est ce que j'essayais de te dire au début, mauvaise foi contre mauvaise foi... Quant à ton invocation de Munch dans le contexte de la bouillie graphique kitanienne, voilà sans doute le plus bel exemple de démago perlée et déplacée qu'il soit donnée de lire dans ces échanges. Réserve donc ta salive professorale aux connasses de la fondation Cartier : j'ai entendu qu'ils cherchaient des guides (attention, c'est mal payé).

Qu'y puis-je, donc, si moi, Hana-Bite et les autres films de Takashié Kitapué, pour toutes les raisons que j'ai dites, et dans quel état que je me mette, ne me défrisent pas. En fait, je m'en foutrais même complètement, s'il n'y avait pas eu cette présente discussion assez minable et que tu as en grande partie appelée.

Je te laisse donc, jeune Sigismund, t'en retourner à ton blog et à tes propres boursouflures.

--S.

Commentaire n°18 posté par Sam le 23/09/2010 à 12h12

ouiouiboursoufflé salut salut mais il me semble avoir la qualité d'argumenter un minimum et de rester concret :

je passe à nouveau sur les généralités universitaires dont tu me gratifies ( ça te fait plèze je peux sentir ça ) je n'en ai pas besoin pour me faire une opinion

on dit qu'un auteur quel qu'il soit, ré-écrit re-réalise toujours un peu la même oeuvre, c'est en cela que hana-bi passe pour l'aboutissement d'une démarche, mais tu me diras qu'est-ce qu'on s'en fout, considérons le film en soi et avoue qu'au 50000 degré tu ne te sens juste pas concerné, que ce film ne s'adresse tout simplement pas à toi , je m'arrête là parce que les autres interprétations sur les motivations des personnages sont les arguments de mme bates...

le problème reste le même pourtant du même ordre en ce qui concerne les peintures : je te repose la question, combien a-t-il fallût que munch peigne de toiles pour sortir 'le cri' ? et à partir de quand tu l'aurais toi envoyé au four crématoire...? j'ai entendu souvent ( t'es prêt ? ) le même genre de compliments pour picasso, le mouvement cobra, ... tous ceux qui les disent pensent qu'ils peuvent en faire autant, eux ou leur petite soeur, mais quand ceux-ci se mettent à peindre ce n'est pourtant pas ça qu'ils font et ça aussi c'est une autre histoire...

mais parle moi encore de la beauté...

dans l'absolu je te demanderais juste de pas pourrir forcément ce que tu n'aimes ou ni ne comprends tu parce que vos vannes auto-complaisantes elle me font le même effet que le film sur vous: je sais que vous existez et en ce sens c'est déjà...trop

Commentaire n°19 posté par sigismund le 23/09/2010 à 13h07

"avoue qu'au 50000 degré tu ne te sens juste pas concerné" : voilà, c'est exactement ça.

Ton passage sur le four crématoire : je ne sais pas s'il faut en rire ou en pleurer. Mettons-ça sur le compte de ce pauvre vieux Godwin, qui en a vu d'autres... Et comparer les gribouillages kitanesques à Munch, Picasso... les bras m'en tombent.

Quant à la beauté, à laquelle je sacrifie chaque jour, s'il m'arrive d'en parler, c'est avec d'autres belles âmes et pas avec le vulgaire, m'y abaisser ici avec toi ne ferait que me compromettre. Ici, c'est à celui qui pisse le plus loin, et ce jeu ne m'amuse pas.

Au plaisir de ne plus te lire,

Commentaire n°20 posté par sg le 23/09/2010 à 14h11

désolé y a que toi qui fais mumuse avec sa quéquette ici, mais t'as raison, ne te compromets pas davantage, ça me va aussi

Commentaire n°21 posté par sigismund le 23/09/2010 à 15h03

LOL mdr

Commentaire n°22 posté par sammmmm le 23/09/2010 à 16h01

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