devo-tif

[Photo : La voix du progrès, d'après CRAZY CLOWN TIME de David Lynch]

 

 

 

 

Je ne comprends plus ce qui fait rêver les gens. Hier, les grands chantiers pour une place au royaume des cieux permettaient aux foules de surpasser leur triste condition humaine, elles aspiraient à dépasser le matériel (puisque presque inexistant) et ca pouvait suffire à supporter le poids d’une vie pas très intéressante. Aujourd’hui, vu d’ici, le patrimoine culturel d’une civilisation antique a l’air bien plus romantique et émouvant que nos panthéons modernes. Là où hier les hommes bâtissaient en crevant des cathédrales ou des pyramides pour s’assurer un avenir métaphysique par delà l’espace et le temps, notre civilisation aura conçue l’iphone pour pouvoir accéder à facebook en tout point du globe ou aura concentré 2000 ans de technologie pour aboutir à une console de salon pour des générations d’assistés obèses hurlant des insanités dans un langage idiomatique. On en a noirci des parchemins de savoir pour finir par mettre en place un réseau démesuré et indestructible qui servira à s’échanger des photos de chatons ou des images de culs. Mais loin de moi l’idée de parler de dévolution ou de perte de la foi quand mes semblables se sont refugiés dans les émissions culinaires ou la consommation régulière de porno (facettes différentes de la même pièce ?) là ou jadis nos ancêtres crevaient pour manger à leur faim. Qu’on se le dise, à travers la valse des siècles : vous êtes morts pour des trous du cul filmés en 200 millions de pixels ou des statuts facebooks écrits en français approximatif. Mais on peut très bien vivre avec, c’est justement le propos de LA CABANE DANS LES BOIS.

 

Si on ne peut pas donner un sens à l’Histoire du monde à partir du ressenti actuel, et si on ne peut définir de parti-pris dans une situation humaine observée à posteriori, c’est bien parce que les actions d’un quantum particulier n’ont finalement que très peu d’influence sur le tout. Prenons une cabane dans les bois, avec 5 représentants de l’humanité à l’intérieur. On prendra bien soin de mettre un intello, une bombasse, une vierge, un toxico et un athlète afin d’avoir un panel représentatif de la jeunesse d’un pays occidental et on observera leur réaction face à une attaque de zombies, par exemple. Qui peut garantir que tous les facteurs de l’expérience soient connus à l’avance ? Qu’ils soient possible de les recréer à l’identique ? A un niveau atomique tout est semblable, au niveau de l’univers aussi. La physique actuelle dit même en substance que chaque atome contient un univers ! Vous imaginez le bordel ? Tout est similaire mais rien n’est identique. Tous les films d’horreurs avec des adolescents et une cabane dans la forêt ont les mêmes leviers, et Télérama ne les a pas tous aimés ! Ca s’appelle le journalisme en France, et il n’y a pas encore de lois pour ca. Du coup, les petits malins qui ont fait LA CABANE DANS LES BOIS ce sont dit : la physique c’est fantastique, ca excuse le manque de créativité ! C’est un peu la même logique qui sous-tend des manifestations comme la Fête de la Musique : organiser une célébration de la diversité musicale pour que tout le monde fasse des reprises de Nirvana. Mais toute différence n’est hélas pas bonne à entendre.

 

 

J’exagère un peu. Ils sont un peu plus malins que ça. Ils se sont dit qu’ils allaient exploiter ce raisonnement quantique pour faire un film plus malin que les autres, car intégrant à la fois l’équation et sa solution : c’est à dire que la cabane dans les bois sera une situation possible et envisagée, mais en même temps que plein d’autres situation, pour avoir un film d’horreur somme, que dis-je un film “méta”, avec des égyptiens, des pyramides, des anciens dieux, des écolières japonaises (très beau segment par ailleurs), des licornes et des zombies. On en rajoute des couches, on additionne les subterfuges jusqu’a ce que la trame extérieure de film devienne film, etc... Ca aurait pu être très bien, attention ! La première moitié est très bien. Les cartons sublimes balancés dès l’intro pendant une discussion sur les meubles, c’est gratosse et ca fonctionne. La scène ultra exagérée du loup, l’introduction dans la cabane, tout ca c’est très chouette. La réalisation est maitrisée, le suspense bien ménagé... mais tout doit être méta ! Ca ne suffit pas ! En 2012 on ne se contente plus de 5 crétins et d’un serial killer, il faut qu’il y ait des effets spéciaux, des questions de sociétés, des égyptiens mystérieux de la psychologie partout, et du sucre ajouté dans les chocapics. Finalement, tout est expliqué, décortiqué, tout à un sens. La présence de Dieu, la recette mystérieuse du Coca Cola, les problèmes d’érections et pourquoi le héros à tendance à fumer du shit : le film se met à expliquer l’univers dans une cabane en bois. Je sais bien que la prétention est importante, c’est déjà plus intéressant que de vouloir filmer des gros bateaux qui se lancent des missiles dans la gueule pendant deux heures avec comme seule note d’intention montrer le cul de Rihana, mais la moindre des choses quand on veut faire le malin, c’est de le faire jusqu’au bout. Ici la dernière demi-heure servira à tout bazarder, tout l’imaginaire, tous les produits dérivés, de faire un grand massacre en se frottant les mains pour conclure un propos qui s’essoufflait. Les coulisses auraient gagnées à être laissées dans l’ombre, quitte à laisser planer un doute, une ambigüité. Ici que nenni, pas de jeu, pas de traque : la fille se dessape tout de suite, et tant pis pour l’escalier de Sacha Guitry. Du coup, il n’y a plus de peur, plus de tension, et même plus de suspense tellement tout est prévisible arrivé à la moitié du film.



LA CABANE DANS LES BOIS c’est la signature en bas du contrat d’exécution du cinéma bis. C’est la négation totale d’un film comme SCREAM 4. C’est la victoire du forumeur cinéphile qui se déguise pour aller voir STAR WARS. C’est le règne de l'utilitarisme et du tout à un sens. On est loin de la folie, de l’originalité, de la poésie. C’est la goutte de sperme sur la joue du geek qui ne s’est pas branlé depuis 15 jours. C’est la physique qui règne en maitre, le sacre de la science chez des gens qui ont oublié qu’avec une pellicule on peut dérouler des choses plus grandes que la somme des éléments du tout. Cela se veut conceptuel mais c’est juste consommable, c’est là et puis ca disparait. Le héros fume du shit donc il n’est pas manipulé, la vierge n’est pas vierge, à notre époque c’est impossible gros LOL, tout le monde rigole, rigole du foutre qui s’écoule dans le torrent des choses qui sont immédiatement datées, sans importances, sans problèmes, des choses qui constituent toute notre vie et qui nous confortent, à propos de cette fin du monde qu’on dit espérer. C’est d’autant plus frustrant que pour une fois, LA CABANE DANS LES BOIS est plutôt bien réalisé, bien interprété, mais à partir du moment où on a compris, le film n’a plus d’intérêt. Tout est trop cérébral, expliqué, le charme de l’inexplicable oublié. Il y avait moyen de faire plus qu’un coup marketing, plus qu’un simple clin d’œil à HELLRAISER, il fallait descendre, aller dans le crade, taper là ou ca fait mal. L’option choisie ici est celle de l’ironie, du second degré, du grandiloquent dans une fin ou l’enfant casse son jouet dans un déluge d’images de synthèses, une fois qu’il est lassé. Drôle de sensation au moment d’entamer le générique de fin et son rock fm qui clôt un film tristement frustrant au vu des thèmes abordés : manipulation de la jeunesse, dictature des phéromones, place de l’image, importance du savoir… Il faut croire que le changement n’est pas prêt d’arriver.

 

 

 

 

 

NB.

 

 

 

 

 

 

 

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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 14:43

Publié dans : Corpus Filmi
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Commentaires

Je n'ai pas vu le film, je poste juste un lien d'un clip amateur qui me semble répondre étrangement au triptique Iphone/Egypte Ancienne/décalage entre ambition et art :

http://www.youtube.com/watch?v=Qp9V2bpT1cI

(Quelque part ce gars a effectivement atteint l'éternité !)

Commentaire n°1 posté par Jules Brunner le 12/05/2012 à 09h27

Fadades ! Ca faisait longtemps... Quelqu'un  a de ses nouvelles ?

 

Effectivement, le mystère semble résolu en tout cas !

 

je me demande ce qu'en pense Norman...

 

 

Dr Devo.

Commentaire n°2 posté par Dr Devo le 12/05/2012 à 11h20

Dame, le pop corn est désormais une affaire peinte à la feuille d'or. Qu'est-ce qu'ils ont tous avec l'Egypte dans cette équipe?

Quelle écriture n'empêche.

Commentaire n°3 posté par Baron Samedi Soir le 20/05/2012 à 19h42

au contraire cher collègue, en ce qui concerne les tous derniers points de votre article, simplement à peine soulevés pour vous (-enfin rendons grâce aux qualités d'écriture du tout,  un peu plus qu'esquissés puisque c'est une trame qui est menée à son terme, comme les autres) m'apparaissent à moi comme une profession de foi.

Oui, une profession de foi signée Joss Whedon, ce qui peut faire mal quelque part quand on pense à tous ces petits films de genre aperçus en festivals (qui disposaient certainement de moins de moyens pour se permettre une telle "sortie de registre" si vous me passez l'expression) et qui faisaient preuve d'au moins la même intelligence d'écriture et de mise-en-scène. Whedon c'est le produc/réalisateur de BUFFY on le sait , il vient de réaliser AVENGERS (dans lequel il pousse même l'outrecuidance jusqu'à reprendre le final de NETWORK de Sidney Lumet pour son final; bien que ce soit un peu idéologiquement douteux "si tous les geeks diu monde pouvaient se tenir la main...oui mais des geeks MARVEL !!"..Dommage, NETWORK n'est plus que jamais, pas la moindre des références..) il demeure un geek assumée, consciencieux, et passionné..

La petite critique de l'industrie du spectacle, avec l'accent méta comme vous l'avez souligné, en mettant en parallèle l'intrigue et ses concepteurs (blasés, esthètes frustrés parfois..) peut certes faire sourire car elle passe un peu en youpi-tralala, presque inoffensive dirons-nous, comme avec certains chefs-d'oeuvre que l'on s'obstine à remaker pour mieux les aseptiser et en diuscuter un peu plus facilement (brièvement aussi) en soirées, mais j'ai envie de dire que c'est déjà mieux que rien.

Bien sûr (comme dans AVENGERS, comme dans MIB III) c'est toujours énervant ces Américains sans Histoire qui se gargarisent encore avec leur bombe atomique et leur Résistance Face à l'Envahisseur, mais il y a dans ce film au moins UN  personnage qui réfléchit (qui essaie), bien sûr on peut leur en vouloir également de s'auto-proclamer aussi bien défenseurs de la veuve and the orphan que détenteurs de la culture et de l'invention de la critique sociale (statut pour lequel on va se battre encore un petit peu dans les semaines à venir : COSMOPOLIS vs HOLY MOTORS) mais il faut aussi admettre d'un autre côté que le cinéma de genre français reste pour l'heure toujours prisonnier d'une maffia des sports de combat qui n'ont qu'un seul but sur Terre, devenir VIP et qu'on a pas grand chose à leur opposer à ces sauveurs de l'humanité..

c'est là où la racine geek pèse de tout son poids méta dans le twist final : oui, on est capable de vous sortir toutes les créatures imaginables en 3D mais à l'image du Rubik-Cube géant à un moment donné (et on a déjà vu plus subtil je vous l'accorde), la question est : "pour quelle finalité ?". Je ne pense pas qu'il y aie énormément de lecteurs de comics parmi nous, mais le phénomène geek a ses idoles -dont Whedon se revendique allègrement dans tout ce qu'il fait (Alan Moore, on en a "assez parlé" avec WATCHMEN et V FOR VENDETTA"; j'ajouterais Peter Milligan, Neil Gaiman of course et surtout Grant Morrison, auteur du ARKHAM ASYLUM - qui a donné naissance au jeu vidéo il faut bien le dire, et je recommande à tous les puristes à la fois amateurs de jeux vidéos et de cinéma d'essayer , du même auteur, THE FILTH, dessiné par le magnifique Chris Weston - et sutout ne prenez pas peur, car vos penchants Z et Underground seront assouvis à coup sûr) j'entends par là que oui, désolé, s'il reste un semblant de contre-culture quelque part, de tentative de conscientisation, elle provient un peu de ce phénomène ( voir également la relecture du mythe du surhomme par ce même Grant  Morrison avec ALL-STAR SUPERMAN, son run actuel sur le même personnage dans ACTION COMICS, et pour les métas hard-core, dans FLEX MENTALLO, tout récemment ré-édité; et non je ne touche rien en budget promo) que cela ne nous empêche pas d'essayer de faire mieux. Si nous en sommes vraiment capables. Et encore, on est sur Matière Focale ici, j'ai raté le film REUSSIR SA VIE, mais ayant vu sur You Tube SEDUIRE PAR LE CYCLISME, j'ai confiance absolument.

Que nos aieux aient succombés pour qu'effectivement on en finisse par envoyer des sms en français approximatif en écoutant Rihanna, oui c'est insupportable, quand à la méta-physique des cathédrales ça ne me paraît pas le meilleur exemple, j'aimerais savoir encore à quelle CASTE appartient exactement le sang séché que l'on distingue encore sur quelques pierres, et en cela , les temps n'ont guère changés : c'est la même aristocratie, détenteur des Vestiges de l'Historicité, en Mémoire de Ceux Qui Autrefois Ont Donné Leur Sang qui exige chaque décennie à peu près sa dyalise réglementaire, pensez au Mouvement des Indignés - en France en tout cas, de la belle Fabrique d'Histoire, de belles petites images d'Archives non ? Vraiment un hobby seulement pour soit les Très Jeunes, Soit les Très Vieux, ou bien encore les Chomeurs Célibataires, vous trouvez pas ?

( et Respect pour Ceux qui ont étés se faire matraquer la gueule inutilement, simplement parce qu'ils ont crus en un vieil aristo déguisé en Académicien.. c'est con à l'heure où on peut se poster en photo sur Facebook en train de mettre une thune dans un parcmètre, j'aimerais rappeller à tout un chacun que "La Résistance se fait dans l'Ombre", et que c'est une forme de sacrifice qui échappe par définition à toute idée de Postérité..enfin je crois)

Commentaire n°4 posté par Nonobstant2000 le 24/05/2012 à 13h42

Ce qui manque je trouve, tant dans l'article de Monsieur Bates que votre réponse Nonobstant2000, c'est la véritable origine de ce film et ce que ça engage en dehors de l'écran du cinéma. Vous mentionnez Joss Whedon et l'univers geek, soit, mais en voyant la Cabane, je ne vois que le nom du réalisateur : Drew Goddad, sorte de grand enfant passé à la moulinette internet (il me fait même penser à Marc Jacos pour la coupe de cheveux – passons). Drew Goddard, c'est plus l'écurie JJ Abrams, c'est Cloverfield et surtout LOST : deux visions qui complètent parfaitement l'hystérie forêstière qu'est la Cabane. C'est le pan rock et apocalyptique des deux autres œuvres sus-mentionnées (dans Cabane, on voit justement le démarrage de la fin avec cette main géante quand dans Cloverfield, la caméra ne filme pas l'explosion, et LOST ne « s'apocalyptise » que très peu (un morceau d'île qui s'effronde, au loin). La Cabane, c'est le remix cinéma de LOST, ni plus ni moins : c'est du tout préparé, deux minutes au micro-ondes, et hop je vous balance absolument tout ce qui a fait que LOST a été. Sauf que ça ne marche qu'à moitié. Ca va trop vite, ça ne justifie pas assez, ou trop peu pour la majeure partie du film, ça donne mille réponses et pas des plus subtiles à la fin, ça donne à voir de l'hystérie collective. Cependant, comment peut-on une seule seconde, même à un tout petit pourcentage s'identifier à un scientifique, le « mec qui fait peur », se fair empaler par une licorne (amateurs de « meme », bonjour). On a une mise à mort en forme de clin-d'oeil à une génération internétisée, c'est normal, c'est un film qui est dans son époque.

Là où ça part en freestyle, c'est la fin. Il n'y aucune envie de subtiliser le truc et astuce à l'interprétation, pourtant si riche, l'imagination étant mille fois plus puissante,. Sigourney Weaver est la clé, la femme qui sait tout (le personnage de Rousseau dans LOST, interprétée par Mira Furlan, lui ressemble énormément en termes de statut), elle détient les clés et ne laisse aucun interstice à l'imaginaire collectif, aucune possibilité à l'hypertexte. C'est dommageable, mais le film est bon, pas si con que ça. Trois acteurs de série télé jouent trois scientifiques qui supervisent la fin de ces slackers - ce n'est pas anodin.

On oublie de plus en plus que l'imaginaire, c'est ce qui fait naître une vraie communauté de fans. La cabane dans les bois (j'ai toujours du mal à comprendre le terme méta ici) échoue complètement sur ce plan-là. Tout est dit et donc tout est à refaire. Le non-dit, le suggestif est banni de cette forme de cinéma. C'est con, c'est le plus passionnant.

Commentaire n°5 posté par Baron Samedi Soir le 30/05/2012 à 00h06

C'est interessant ce que vous dites tout les deux, mais j'ai l'impression que vous essayez de donner un "message" au film, qui plus est d'un contexte extérieur (vous me reprenez si je me trompe). Vous parlez de contre culture, de série TV, de geeks... Certes, oui sans doute, mais mon propos n'est pas là. Le film en lui même, et là je rejoins Baron, est à moitié génial. Il y a une partie ou on a l'impression que le réalisateur essaye de casser son jouet, et là c'est très beau. Mais dans un deuxieme mouvement, il dit non en fait, j'ai un plus gros jouet que vous, qui marche mieux ! Et ça c'est dégeulasse ! Je prends pour exemple la très belle scène du faux miroir : elle arrive gratosse, sur la découverte d'un tableau de l'innocence mutilée. Vu comme ca c'est sublime ! Le probleme c'est que 10 minutes plus tard il démonte tout le truc en expliquant que c'est de la SF, que les jeunes sont des débiles, que la vitre à une raison SCIENTIFIQUE d'être là. Tout à un sens, et comme le souligne si bien Baron, c'est la fin de l'imaginaire. Et quand tu dis que c'est des acteurs de série TV, tu tombes dans le travers du film, à savoir faire du "méta", expliquer un élément qui naturellement est plutot accidentel et beau par une justification rationnelle et culturelle. J'essaye de voir le film hors de son contexte, car le contexte dans l'art ne m'interesse pas. 

Je ne sais pas si je suis clair.

Commentaire n°6 posté par Norman B le 30/05/2012 à 17h07

perso je n'ai pas la référence LOST et j'ai cru percevoir la patte Whedon dans l'écriture rapport à une saison de BUFFY qui rendait un bel hommage aux films un peu Z avec des zombies-robots dans un gros joyeux bordel bien foutraque, là où j'en suis resté à vrai dire avec cette série..Mais le fait d'avoir l'impression de voir une série condensée, récupérée, en film n'est pas nouveau.. c'est clairement de la récup marketing, j'avais eu le même sentiment avec un curieux film fantastique avec Richard Gere et j'ai eu l'impression de voir résumé tout X-FILES; et pour citer également un autre joyeux gros bordel tout récent ( TWIXT) on peut encore trouver qqs clins d'oeil au TWIN PEAKS de Lynch..

Au-delà de ceci c'est dommage de pas tenir compte de ce que vous appellez le contexte en art : bon bien sûr ces films ne sont pas de l'art, ou bien pas complètement, en même temps si un petit peu, ce sont aussi  des produits mais il n'en demeurent pas moins des vecteurs d'idéologie (et là je dis pas que je suis d'accord avec ça, je dis juste que c'est comme ça que ça se passe), l' Art (et aussi ce qu'il en reste aujourd'hui, sur lequel on peut tomber par exemple accidentellement, ou bien qui ne dure qu'une seconde , comme ici, entre deux répliques, entre deux images, j'avoue des fois il faut le chercher un peu ou en tout cas demeurer suffisamment attentif pour ne pas passer à côté) n'est-il pas le moyen de faire évoluer les mentalités ?Ce serait dommage de ne pas en tenir compte, surtout qu'à la lecture d evotre article , vous insistez quand-même sur le côté "stéréotypes" -modifiés un peu/beaucoup/à la folie..

A moins que la sélection de Cannes de cette année démente un peu, mais bon, il faut se rappeler qu'au départ, l'adaptation de SUR LA ROUTE était un projet de Coppola qui devait être filmé en noir et blanc.. Et ça des projets artistiques, faut pas rêver, à notre époque c'est plus possible..Il y a encore des réals qui s'expriment (Noé, Grandrieux, Dumont, Despleschin, Carax, Clark, Korine, Von Trier, Lynch, Greenaway, Cronenberg) mais la majeure partie des écrans sont squattés par du divertissement - et il y en a du très bon, parfois (evidemment que je vais aller voir PROMETHEUS) ..

Pour finir, je vous recommande à tous deux un excellent film sur le même genre de thématique, pas parce que j'ai écrit un article dessus (mais lisez-le quand-même) mais parce que c'est un excellent film, MY LITTLE EYE, qui compense le genre de sorties de registres que Whedon peut se permettre - et qui accessoirement permet aux blaireaux de festoche de braire parske y zont vus leur stremon préféré en 3D (dans ta face, yes) - par un déploiement de techniques propres au langage cinéma absolument hallucinant..

Commentaire n°7 posté par Nonobstant2000 le 31/05/2012 à 11h38

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