LES DOCUMENTS INTERDITS de Jean-Teddy Filippe (France-1993): Regarde l'Essonne Tomber.

Publié le par Nonobstant2000

leslie nielsen devo
[Photo: "Désormais, il rira en prison..." par Dr Devo, d'après une photo originale du comédien Leslie Nielsen.]
La première diffusion de la série de Jean-Teddy Filippe, 'Les documents interdits' remonte  au temps où France 2 s'appellait encore Antenne 2... C'est un fait et nous ne pouvons le nier. Ensuite il me semble que LA DEUXIEME DIFFUSION, et d'emblée j'attire également votre attention (là-dessus, tchac je montre du doigt, je frappe le pupitre de ma paume ouverte tandis que la tension se lit progressivement sur mon visage, une expression où se mêlent concentration et affliction tandis que mon sourcil gauche semble doué d'une vie propre, enfin bon plein de trucs comme ça, il est encore temps de quitter la salle-) sur ce deuxième point : 
il n'y aura eu que DEUX retransmissions télévisuelles de cet ensemble de courts-métrages, et cette dernière se déroulât en intégralité, dix ans en plus tard, dans le cadre d'une soirée unique, sur  Arte. 

Pour être tout à fait franc, je ne me souviens pas tout à fait des évènements, pourtant ce n'était pas au détour d'un raccourci que je ne trouvâ (trouvis? trouvût? -pourquoi personne ne m'aide ?) jamais, non, mais bien plutôt, enfin il me semble, pas très  loin chronologiquement du bide retentissant  du blockbuster avec l'extra-terrestre de Roswell après deux semaines seulement dans les...euh, salons, hein c'est bien ça ? Plus sérieusement, je me rappelle - le coeur serré- avoir effectivement raté cette rediffusion, qui avait été très bien promotionnée en son temps et qui avait obtenue, ça je m'en souviens bien, un certain succès. Mais ma question restera surtout un long "POURQUOI ???" droit, tendu vers le ciel, oui pourquoi aussi peu de rediffusions ? Se pourrait-il que l'on nous cache véritablement quelque chose ?
 
Tout au plus en avais-je aperçu quelques bribes -immanquables- je ne sais plus quelle année, au cours de je ne sais plus quelle "Nuit du Zapping" et donc-voilà, toujours pour ne rien vous cacher, je m'étais comme qui dirait fait une raison : voici bien, apparamment, quelquechose que je ne verrais jamais. Je croyais que  c'était un fait immuable, raisons d'Etat, conjoncture politico-sociale, bref l'impasse et ce n'est pas que je ne croye pas au progrès ( je pensais la même chose à propos de L'INSTITUT BENJAMENTA des frères Quay, ou encore des films de Guy Maddin; bon ben tout arrive - nous y reviendrons... ); j'en serais encore d'ailleurs à penser ça si le destin ne m'avait rattrappé, par des voies diffuses, au premier abord indirectes et détournées bien sûr, mais pour qui sait lire entre les lignes/ 
ne se méprend pas quand à la nature de certains signes/ 
même si tout le monde autour de toi/ te montre du doigt/ 
même si tout le monde autour de toi/  
te dit  n'insiste pas/ 
et résigne-toi 
(pardon) 
par l'entremise du Docteur Devo, élu des dieux, qui sût trouver les mots et me donner le courage nécessaire pour affronter mon destin comme il se doit ("salut nonob, je sais bien que t'as raccroché.." "mais enfin docteur, vous savez bien que j'ai raccroché" "oui, mais il n' y a que toi pour accomplir cette mission" – je vais vite, je résume, tout le monde sait que le docteur dit toujours "maintenant tu te tais deux secondes" - : "alors voilà gnagnagna, si vous l'acceptez mais surtout tu sais qu'on trouve l'intégrale en dvd dans le commerce maintenant, hein ça tu sais quand-même ?  Tu feras gaffe à la fin, ça s'auto-détruit") ….paraît qu'il me rattrappait, de toutes façons, - mon destin.

La particularité des DOCUMENTS INTERDITS en effet réside dans le fait qu'ils furent présentés comme des "témoignages" originaux, amateurs pour la plupart, mais récupérés de par le monde par un certain monsieur Jean-Teddy Filippe donc (entre 1986 et 1989 pour être précis) ayant tous pour objet des phénomènes encore inexpliqués à ce jour (paranormaux quoi, comme il s'en produit encore aujourd'hui, je pense à l'exemple encore récent de ce pauvre jeune conducteur) et que "nous nous proposons de partager avec vous, aujourd'hui, ce soir, pour la première fois, chers téléspectateurs" (et là, oui, quand on y pense, bon sang mais c'est bien sûr, c'est même le premier truc que j'ai dis au docteur : "alors ceci serait donc pour le côté "documents"...et ...et ce qui voudrait dire... que cela ne serait autre que le côté "interdits"  - et je me rappelle encore très bien sa réaction : "d'où le nom, mon cher Nonob, d'où le nom...") oui, car vous l'aurez compris vous aussi, après visionnage de tels documents, plus rien ne sera comme avant. 

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[Photo: "-...alors maintenant les gars je veux savoir qui s'est senti obligé de ne pas nettoyer la cafetière avant de rentrer chez lui ?", d'après LES HOMMES DU PRESIDENT de Alan J. Pakula.]

Ce n'est qu'après diffusion du tout dernier "épisode" qu'il était annoncé que tout ce que nous venions de voir était truqué: des "fakes" comme on les appelle parfois, des documenteurs comme on les appelle chez nous et dont nous situons la première oeuvre aux années 60 avec la retransmission en live à la radio d'une barmitzvah martienne par Orson Welles (demi-succès en réalité, les petits commercants comme c'est souvent le cas, se sont sentis lèsés)  et je vous l'accorde c'est un peu lointain, aussi avant de voir Jean-Teddy Filippe officier dans ce registre, l'anglais Peter Watkins aura eu le temps de nous tomber son PUNISHMENT PARK en 71. Nous nous accorderons cependant sur le fait que les influences prépondérantes de Filippe résident davantage du côté de l'école documentaire, non pas que le problème n'aie pas non plus été abordé par les auteurs de fiction, MichelAngelo Antonioni en tête, qui ne cesse de questionner le réel, je pense à BLOW UP et PROFESSION REPORTER, deux indéboulonnables en la matière, mais tout de même (et laissez-moi donc terminer ma phrase) l'iconographie de ce registre n'était pas si bien connue du grand public. Ou plutôt si. Beaucoup trop même, par le biais de la télévision... et oui. Sous-estimée donc. Et si nous en parlons aujourd'hui c'est pour insister sur la portée visionnaire du travail de Jean-Teddy Filippe, car ce n'est vraiment pas peu dire qu'il a été récupéré, même les martiens ont super bien compris la leçon, et d'ailleurs pour ne pas rester sur un echec, ils ont sortis un autre blockbuster quelques années plus tard , avec plus de promo,  un truc vraiment super... (avec des avions, plus roots, plus concret et proche du quotidien de tout un chacun,...super efficace)  et alors là, ou-bli-és littéralement les congénères aproximatifs en caoutchouc à cause du budget maquillage hyper-restreint (paraît qu' ils le savaient au départ mais ils ont voulu tenter quand-même...) non vraiment soigné, et très sympatoche à regarder, avec  plein de rebondissements.
Penchez-vous un peu plus près et  vous trouverez au gré de ces interdits documents effectivement les prototypes de films comme REC ou PARANORMAL ACTIVITY, Jean-Teddy Filippe a même été encore plus visionnaire que ça puisqu'il anticipe également les adaptations futures des oeuvres de Castaneda (car il y en aura, simplement pour le moment il est encore trop "cher"- appellez Fox Mulder quand-même, c'est maintenant qu'il nous faut des réponses) nonobstant (car tel est mon nom) cela, je ne dis pas non plus que Jean-Teddy Filippe a tout inventé, cependant la démarche de ce dernier est bien de nous rappeller que derrière toute image télévisuelle se dissimule peut-être une image de cinéma, c'est-à-dire une mise-en-scène, et là où son travail devient absolument référentiel, c'est qu'il en met à jour plus que les autres les mécanismes, l'image qu'il propose contenant véritablement en elle-même la marque de sa duplicité, là encore pensons également à un film comme NETWORK ou à DES HOMMES D'INFLUENCE.


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[Photo: " -...trois pepperonnis, qu'est-ce qu'il y a de si compliqué à la fin ?"]

Le support amateur génère le principe de fiction, sous couvert de témoignage-vérité, le manque de moyen devenant à la fois figure de véracité et vecteur d'illusion : l'axe tremblant, la prise de vue hâtive (qui tombe juste à tous les coups cependant, voir "Les Fantômes", "Le Naufragé"), toutes les contraintes techniques liées à l'amateurisme finissent par devenir signifiantes presque immanquablement, "par la force des choses" comme disent les terroristes, un contre-jour vient souligner l'ambiance qui bascule dans le mystère, une sur-exposition vient brouiller la lisibilité, ou faire une transition quand elle ne devient pas le phénomène lui-même (sous vos applaudissements) et c'est censé être LE miracle... Le spectateur subit l'image littéralement (pris en otage par le côté "fait réel pris sur le vif", mais qui cinématographiquement n'est autre qu'un "vocabulaire de la bribe", forcément en retard sur les choses, forcément incomplet) où comme sous hypnose, il verrait le pickpocket lui barbotter dans les poches, mais où il refuserait simplement de tenir compte de l'information, il "n'enregistre pas" ...Il faut dire que non seulement la vue est sollicitée, mais également l'ouïe, ainsi que la réflexion qui l'accompagne, car les documents sont courts  et même si le commentaire sonore attire notre attention sur tel ou tel point, il nous reste encore à faire la synthèse de ce que nous voyons. Sur ce point Jean-Teddy Filippe ne nous prend pas complètement en traître et ménage à merveille ces temps adéquats laissés au discernement, ils ne font qu'augmenter le doute, laissant le spectateur composer avec son propre refoulement ou l'acceptation de ce qu'il est en train de voir...

Force est d'admettre toutefois qu'à un moment donné on est mené en bateau quand, une fois préparé et conditionné à  l'attente de l'impensable, on se retrouve face à des images d'une banalité confondante, suffisamment longtemps pour réaliser que c'est le commentaire qui n'a cessé d'habiller ce vide (épisodes "L'Enfant", "Le Fou du Carrefour"), de l'annoncer et de le différer. Plus on y regarde et plus certains dispositifs finissent par nous apparaître, le son prennant généralement la relève de l'image à grands renforts de formules chocs et sensationnalistes ("restez bien attentifs à ce qui va suivre"),  de détails censés faire "vrai" ("les autochtones appellent cet endroit...") ou encore en comblant les distances chronologiques, les sentiments derrière un visage fermé (!) -un vrai régal: à chaques fois ou presque ça tombe à plat-, tandis que l'image, cette dernière est toute entière réservée à l'incroyable, ou donc, à l'absence de celui-ci, et laissant dès lors apparaître...tout le reste (épisode "La Sibérie")... Et c'est proprement vertigineux aussi bien que très sadique, puisque l'esprit va de toutes façons chercher du sens! C'est le fameux effet Koulechov dont parlent toutes les écoles de cinéma: la simple confrontation d'objets étrangers et disparates appelle naturellement  l'interprétation, tout simplement parce que c'est une caractéristique de l'esprit humain que de chercher à relier les choses, et les documenteurs titillent, presque autant que les politiques, l'écart entre ces deux pôles. La même distance qui sépare en poésie le mot et la chose se trouve ici déployée en temps et en espace, je sais pas ce qui fait le plus mal d'ailleurs, le trop ou bien le pas assez.

Nous allons voir maintenant à quel point la question de la récupération s'avère cruciale car en questionnant à ce point la notion de réalisme et de réalité, on se retrouve dans la position du serpent qui se mord la queue puisque l'idée étant de sensibiliser le spectateur aux pièges que recèle l'image, où donc tout ce qui possèderait tous les attributs du vrai serait en réalité faux... dès lors que  croire ? Doit-on donner autant de crédits à la version officielle ? Qu'avons-nous vraiment à lui opposer ? Qui peut dire réellement ce qui se passe ? Au moment de la Guerre du Golfe, c'était les Américains qui étaient diabolisés aux yeux des habitants du Koweit à grands renforts de dés-information...(non, je vous assure, on est dans une situation où on peut se permettre de faire de l'humour, tellement on est au-dessus de tout, on peut se filmer en train de se faire peur dans les bois avec des potes: ouiiiiii, moi aussi, moi aussi). Guy Debord dans LA SOCIETE DU SPECTACLE disait, lui, que dans une société aux valeurs inversées  c'était "le Vrai qui n'est qu'un moment du Faux", tout comme, en parlant du théâtre, Louis Aragon disait que c'était "l'art du mentir vrai", ainsi les trucages de Jean-Teddy Filippe se veulent plutôt la manifestation de tout un courant de pensée, l'esprit indépendant, l'esprit artisan qui cherche à dire les choses différemment de l'hégémonie coûteuse des grands studios, car c'est grâce à des moyens soit-disants amateuristes, mais également avec ce "vocabulaire de la bribe" qui est véritablement la composante absolue du "réalisme" que Jean-Teddy Filippe renoue véritablement avec les sources mêmes du cinéma: l'utilisation à plein tonneau de tout ce qui constitue son langage propre, et on se rend compte qu' avec ceci on peut lui faire dire pas mal de choses. Chaque facteur de distanciation (apparition progressive du temps réel, décadrage...) apparaît dés lors comme le claquement des doigts du thérapeute, extrayant le spectateur plus ou moins à son corps défendant de la torpeur du rêve... Pour ma part j'ai ainsi une préférence assez marquée pour l'episode du "Naufragé" car pour moi, le phénomène extra-ordinaire ne vient pas d'où on aurait pu croire. Une simple saute d'image, tout à fait légitimée dans le récit: un poids en moins dans la barque, la caméra tombe et nous basculons dans la poésie la plus totale, pour renouer avec la magie de l'image justement, le ciel devient la mer et vice-versa et indépendamment un personnage continue de patauger dedans... De quoi a-t-on besoin de plus ? 

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[Photo: "- maintenant quand je vois comment tu écris 'oecuménique', je me demande comment tu as eu le job..."]


Difficile de ne pas penser à l'autre Grande Déclaration au Cinéma, celle de Tim Burton avec son grandiose ED WOOD, où la volonté de dire surmonte, vient absolument à bout, de n'importe quel obstacle. Qui peut aujourd'hui se targuer d'un tel statut ? Faites le test avec n'importe quel artiste maudit à côté de chez vous: que n'invoquera-t-il pas les contraintes matérielles pour mieux rentrer dans le rang. Mais on pense avec tout autant d'émotion à la Nouvelle-Vague avec laquelle on continue encore de se gargariser, espérant toutefois susciter encore quelques vocations. Et surtout on ne peut finir véritablement que par se mordre les doigts en pensant à la révolution manquée initiée par le mouvement (appelé paradoxalement - et ironiquement aussi, mais bon , dans les 90's, c'était déjà assez risqué) DOGME initié par  Lars Von Trier. Puisqu'il y a toujours des motivés pour rompre avec la tradition (formule un peu passe-partout employée par la partie fonctionnaire de la critique spécialisée, car son application est quand-même plutôt réservée à des révoltés genre PZK) alors pourquoi ne pas le faire VRAIMENT ? Et avec quelle tradition est-il encore surtout important de vraiment rompre...? Très sincèrement j'aimerais qu'on me dise combien de temps on va s'obstiner à applaudir le ciel aux Césars ("oh la belle bleue !") sachant qu'on ne peut pas regarder en bas puisque c'est le Tiers-Monde, en partie à cause de nous...Qu'est-ce que nos régiments french-touch attendent pour s'approprier les trois bouts de ficelle nécessaire au média -comme nos glorieux prédecesseurs nous l'ont démontré avec leur sang- et tout déboulonner ? Ou bien nos élites ne sont tous que des petits PONEY-PONEY-RUN-RUN tout juste bon à faire des coucou-la-voilà à ta soeur ? 

A l'heure où je vous parle, je ne comprends toujours pas que pas un cinéaste ne se soit employé à un remake de A MORT L'ARBITRE  (pour rompre avec la tradition des remake qui servent à rien autant qu'avec celle de sortir bourré en bagnole, à moins que cette version de la selection naturelle ne vous convienne vraiment, il est plus que temps...) en mode caméra-portée-façon-blair-witch-et-rec-et-cloverfield donc, où l'on suivrait sur le mode documentaire tous les tenants et les aboutissants, implicites et explicites d'une émeute de supporters, et par là toutes les tranches de la société que les manifestations sportives -industrie respectable s'il en est- sont censées SAINEMENT fédérer. Permettez-moi de m'attarder quelque peu sur le sujet, sans mauvaise intention, juste pour remonter un peu le moral des troupes et laissez-moi "payer mon pitch" comme on dit dans la profession: 
on montrerait l'ambiance vestiaire, les problèmes de gros sous en parallèle de l'esprit famillial et bon enfant de tout club qui se respecte, on montrerait aussi bien les supporters qui se rassemblent autour d'une trentaine de bouteilles de Pastis pour pouvoir se rassembler autour d'une équipe, ça donnerait lieu à plein d'histoires à l'intérieur de l'histoire : celle du gars sorti du village pour faire des études et qui essaie de (re) communiquer avec ses potes, le petit nouveau de la bande qui fait tout pour s'intégrer dans cette bande de joyeux rigolards, celle qui joue la grande à cause de son nouveau boulot dans une boutique de fringues, celle qui tire des pipes (dont le gars parti faire des études est secrètement amoureux), celle à qui il faut plutôt deux bites, celle à qui il en faut trois; on montrerait également encore d'autres supporters, qui viennent juste casser du flic, les dealers du coin qu'en ont rien à caler mais qui restent quand-même à la périphérie, histoire de faire marcher un peu le biz (et qui, dans une scène d'anthologie, tenderait un paquet de capotes au type parti faire des études, pensant lui offrir un chewing-gum) ainsi que les futurs meneurs de la traque dans leur quotidien : un tel, vaguement alcolo, viré de chez lui par ses mômes, un autre fonctionnaire municipal mes-estimé, etc...
Environ à la moitié du film, après le pénalty accordé à l'adversaire qui sonnera l'heure de la défaite de l'équipe locale, on montrerait les visages des supporters d'abord suspendus, puis stupéfaits, déçus, meurtris dans leur chair, se tournant vers le ciel, tandis que d'autres au contraire resteraient figés sur place, le visage se décomposant lentement avant de céder la place aux larmes (un truc cool, régressif mais sympa genre "il a coulé mon porte-avion", pour la chouette distanciation) et ensuite on enchaînerait  directement avec le déferlement collectif de tous les gradins, rendus fous par l'appel du sang, tandis que les micro-histoires entamées dans la première partie se verraient toutes piétinées littéralement à ce moment préçis, pour ne plus laisser la place qu'à une traque dont la ville toute entière serait le théâtre.
L'arbitre finirait tant bien que mal par retrouver sa copine, venue dans ce bled pourri exprès pour partir en week-end après ce match de merde et un temps perdue dans l'emeute, et finirait par trouver de l'aide auprès d'un jeune agent de police chargé de contenir, avec ses collègues, un peu tardivement l'émeute qui leur proposera de les cacher directement au comissariat. Une fois à l'intérieur, coup de théâtre, le jeune policier enlève son uniforme et révèle un maillot aux couleurs de l'equipe locale et le couple se retrouve livré en patûre aux meneurs, aidés de la bande de rigolards du début, qui auront entre-temps été endoctrinés (ou bien, selon les points de vue, qui seront "devenus ce qu'ils sont")...tandis que le couple est mollesté -et plus si affinités- séparément, l'arbitre dans un sursaut de conscience, ayant compris qu'ils étaient véritablement condamnés, mordrait un de ses assaillants avant de finir de se faire lyncher, sous les yeux de sa copine, qui finirait par faire de même, dans les conditions qui sont les siennes. On se retrouverait à l'extérieur du comissariat, d'où résonnerait un hurlement masculin suivi de bruits de coups étouffés. Générique.
Non ? 
Ça  branche personne ? 
Mr Dahan ? Non ? Mad Movies -les gars vous avez bien deux trois potes, quand on voit qui vous promotionnez...trop de festoches ? Envoyez vos réponses au standart: producteurs de tous horizons, vous êtes attendus, il y a quelqu'un ici qui ne demande qu'à vous faire gagner de l'argent...

Ami focalien, amie focalienne,
regarde les faux documentaires de Jean-Filipe Teddy, c'est quand-même vachement marrant...
Nonobstant2000.
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Publié dans Lucarnus Magica

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nonobstant2000 20/12/2010 12:39



...surtout six-mille deux, c'est ma préférée.



nonobstant2000 20/12/2010 12:28



fais gaffe Bertrand, sans animosité je dois t'avertir que si tu t'en prends à mes groupies je vais être obligé de te défier à l'aube, un truc comme ça...



Bertrand 20/12/2010 01:28



non content davoir déjà comis un splendide point godwin dans ces présents commentaires (là
http://www.matierefocale.com/article-hana-bi-de-takeshi-kitano-jap-1997-katana-que-l-amour-47841484-comments.html#anchorComment pour le rappel), ci-gît smund se crée même des faux admirateurs
pour continuer son imperturbable spamming.... Devo, modère, pitié



nonobstant2000 19/12/2010 19:09



merci six-mille deux...


( à tout à l'heure )



groupie 6200 19/12/2010 18:49



bravo nonobstant !


BRAVO.