THE MIST de Frank Darabont (USA-2007): Pire, c'est mieux !

Publié le par Dr Devo









[Photo: "...But the Light Deceived Me (I Tried to reach you...) par Dr Devo et John Mek-Ouyes.]





Bonjour les Focaliens,

On continue de se balader dans les six ou sept dividis achetés la semaine dernière, et pour une fois, la galette est plutôt récente, approchons-nous…

 

Oh dis donc, une adaptation de Stephen King. Je discutais hier avec mon ami le Colonel Moutarde, et nous nous disions qu’il y avait peu d’adaptations réussies de Stephen King, tels deux supporters commentant la dernière journée de championnat. Cinq minutes plus tard, nous étions d’accord pour dire, au contraire, qu’il commençait à en avoir un paquet, de bonnes adaptations ! Pour finir, je me couchais en me disant qu’il y a beaucoup d’adaptations réussies, même parmi les petites productions (THE MANGLER ou NIGHTFLYERS, par exemple), pour la simple et bonne raison qu’on adapte le King à la pelle depuis trente ans ! Rires ! Encore une anecdote désopilante du Docteur Devo !

 

 

Thomas Jane a peut-être un nom ridicule et un faux air de Christophe Lambert, il n’empêche qu’il a une grosse maison à Castle Rock dans le Maine, et qu’il gagne plus que tous les abonnés à Matière Focale réunis, car il bosse pour Hollywood pour laquelle il conçoit des affiches de films. Ce soir-là, le petit Juju est couché, Madame lit le Figaro Madame dans son lit quand Thomas décide d’aller se coucher. Dehors, la tempête grogne.

Le lendemain matin, c’est la panique ! Les arbres du parc se sont effondrés, le studio de travail de Thomas est kaput, l’abri à bateaux n’est que débris ! Toute la région découvre les dégâts de cette nuit de tempête. Bien qu’il soit en mauvais terme avec son voisin, un gars pas sympathique du tout (un grand black, magistrat), Thomas accepte d’emmener celui-ci en ville, histoire d’aller faire quelques courses dans la grosse supérette du coin. Il emmène également son jeune fils, le petit Juju.

Evidemment, toute la petite ville de Castle Rock a eu la même idée, c'est-à-dire de faire des provisions, et la supérette est bondée. A peine dix minutes plus tard, un épais brouillard s’abat sur la ville. Voilà qui est bien étrange, d’autant plus que, durant toute la matinée, on n’a pas arrêter de voir de camions de la base militaire voisine faire des allers et venues ! Ca fout un peu les chocottes, mais bon.

Et puis, tout à coup, voilà que ce bon vieux Earl, un retraité, arrive ensanglanté dans le magasin et demande à ce qu’on ferme les portes au plus vite. Ce qui est fait. Et Earl raconte une histoire hallucinante : son pote Jimmy a été emporté par un "truc" ! Voilà qui nous fait une belle jambe. Il n’empêche, quand un jeune employé de la supérette s’avance dans le brouillard pour réparer un machin sur le toit, il se fait atrocement mutiler par des tentacules géantes ! Employés et clients du supermarché sont obligés de se barricader dans l’établissement. Et d'attendre. Mais attendre quoi ? Et surtout, c’est quoi ce truc dehors… Les manifestations étranges vont se multiplier mais bien plus, l’ambiance dans le supermarché va vite devenir insoutenable. Il y a des trucs monstrueux dehors, certes, mais qu’y a-t-il dedans ?

 

 

Alors, voilà un film dont je ne savais rien, même pas les grandes lignes du sujet, si ce n’est que je me souvenais de l’accueil qu’il reçut, il y a un an et demi, lors de sa sortie en salle. Gros four aux statesses, réputation épouvantable partout dans le monde. Amis mécontents, critiques déplorables, gens en colère, cinéphiles qui brûlent les vitrines des magasins. J’ai entendu des commentaires souvent assez violents, et surtout contradictoires parfois ! En tout cas, une chose était sûr : le film foutait les gens en rogne. Je me souviens, cette semaine-là, être allé à la radio pour discuter de cinéma à l’antenne, et je fus surpris à l’époque de voir comment le film pouvait déchaîner une telle énergie négative. Même raté, s’énerver à ce point… Je reviendrai plus tard sur ces événements !

 

 

La polémique est passée. Le dividi est sorti. Et maintenant, on le trouve à sept euros dans les trocantes.

Ca commence tranquilou, la chose, mais plutôt bien. Un parti-pris rigolo en forme de clin d’œil (les affiches de cinéma dans le studio de Thomas Jane, citent THE THING plutôt que FOG…), un joli décor, bien éclairé, et un chouette effet. Il sait soigner, Pépère. On se dit qu’on verra ça en France dans vingt ans.

Une fois cette introduction courte et soignée passée, on est dans le récit kinguien traditionnel. Présentation des personnages très simple, gentiment marqués, et une ambiance très terre-à-terre. Il n’empêche, on ne perd pas de temps, c’est relativement nerveux, il se passe quelques trucs intéressants (le voisin), et le plus dur sera de passer sur l’abominable jeu du petit Juju dans la première scène. [Le gamin n’est, certes, pas une flèche, mais il est quand même moins mauvais après, même si ce n’est pas un très bon acteur, ce qui n'a pas d’importance d’ailleurs, et voilà, c'est malin, ma parenthèse est plus longue que ma phrase). En trois coups de cuillère à pot, une sacrée tripotée de personnages importants sont présentés, lors d’un assez jolie scène d’ailleurs, très banale : les gens font la queue à la caisse, se disent bonjour, se regardent de loin, et en même temps scrutent attentivement les militaires qui vont et viennent de tous côtés. On est méfiant, mais c’est rigolo. [Deux actions en une : ce sera aussi le modus opérandaille de la scène centrale, celle de l’attaque à l’intérieur du supermarché, le chaos en plus !]. Premier beau moment, il suffit de rien, mais alors rien du tout pour que la pression monte : un soldat de la police militaire qui dit trois phrases toutes bêtes. La balance bouge de manière infinitésimale, et hop, elle bascule d’un demi-gramme vers le dangereux plutôt que la chronique de voisinage à Ploucville. Ca, les amis, c’est dû à deux choses : les axes sont corrects, ça joue à la fois sur le dialogue et sur l’image, et ça monte plutôt consciencieusement. 

 

Une scène plus tard, et c’est le chaos. Si la première apparition monstrueuse (la tentacule) se base sur des enjeux très marqués (qui seront ceux du film, mais qui seront affinés au fur et à mesure) et sur une scénarisation classique de film d’horreur, c’est après que les choses démarrent. Et ça va assez vite. Les enjeux de la  scène de la tentacule vont se déplacer, grandir et se complexifier. Les personnages sont très très marqués. Mais tous les développements sont pertinents. Les enjeux sur la crédulité notamment, permettent d'affiner les sentiments, de tracer des lignes mouvantes dans les intéractions. La vieille mamie, la mère célibataire, la petite jeunette mignonne comme un cœur, le vieux redneck, le contremaître avec la tête sur les épaules, le gros black, et surtout Marcia Gay Harden, la croyante fondamentaliste, fan de Dieu... Comme vous le voyez, c’est marqué. Ca ressemblerait à un panel IFOP mais…
Dès la discussion avec le voisin black, Darabont donne le signal : un thème, c’est bien, le développer c’est cool, mais le faire muer… ça, c’est beaucoup mieux. Et on se dit que le coco, il est en train de faire quelque chose de plus complexe qu'il n'y paraît : il ballade ses quelques thématiques sur différents personnages, les teste dans des situations hétérogènes, les confronte à des enjeux différents, et très vite, ce mélange nous donne une solution assez subtile qui permet de faire du précis et du pas con avec des personnages très marqués au départ. Vous l’avez compris, les ambiguïtés vont affleurer rapidement. De ce point de vue, Darabont a bien compris avec quoi jouait Stephen King. Tout cela se passe très bien. Marcia Gay Harden a de l’avance sur les autres personnages et ça fait bizarre, mais au fur et à mesure qu’elle gagnera de l’importance, son jeu va s’affiner, son propos va devenir de moins en moins intéressant (paradoxe), mais son corps va drôlement parler pour elle. Voilà un bel exemple d’affinage par le jeu corporel (et le montage), et dont les conséquences seront impressionnantes.

 

Il est dur de vous parler de ce film sans rien vous dévoiler du tout. Néanmoins…

On comprend très vite que l’enjeu de THE MIST est de développer deux sources. La première consiste à tracer des variations sur les thèmes qu’on retrouve dans un film de zombies, tout bêtement : des personnages ploucs comme nous, une situation relativement réaliste une fois le postulat de départ accepté, des enjeux humains universels tournant autour de la Morale et de la Politique du Groupe, et bien sûr la thématique qui tue, à savoir : Société Vs Individu. Yummmy ! On va se régaler, me dis-je.

 

Ha oui… Ma première pensée consciente a été de me dire qu’on voit ça avec intérêt, mais curieusement avec un œil froid. Il a de jolis spécimens de gens bien cons, trèèèèèès cons même, dans ce supermarché, mais on regarde un peu ça de biais, et tant mieux : ça fait moins de pathos et de discours moralistes. Par contre, paradoooooooxe, nous voilààààààà, comme on disait en 1940, le film va au fur et à mesure devenir très impliquant. Et drôlement plus que prévu. Mais par sur le sentiment convenu de la révolte.


Et là, les amis, je ne m’attendais à tout sauf à ça ! THE MIST est une grosse claque ! Au fur et à mesure de son avancée, le désespoir va monter en flèche comme rarement. On pourra dire tout ce qu’on veut sur Darabont, en tout cas, ce n’est pas un idiot. Et il tente un pari très osé. Le film est long (120 minutes). On ne traîne pas dans la première bobine, et on est assez vite dans le vif du sujet. Voilà qui est déjà satisfaisant. Ce qui est renversant, c’est non seulement l’écriture du film, très maligne, mais encore plus ce sentiment, et je pèse mes mots, complètement atroce que la situation est toujours paroxystique, avant qu’on ne découvre la suivante qui est bien pire. Le premier tour de force de THE MIST, c’est la construction rythmique, pas linéaire pourtant (il y a  notamment quelques scènes de dialogues intermédiaires plus maladroites mais toujours très très courtes, et d’ailleurs la dernière avec le petit Juju passe curieusement bien, malgré son thème, "la promesse") puisqu’il propose des cadences assez différentes dont des scènes d’action classiquement placées mais qui interrompent bien le tempo, globalement lent, de l’ensemble. [Beaucoup de ces passages ont des résultats désespérants d’ailleurs ; comme si les personnages essayaient des solutions diverses mais aboutissaient à différentes variations des mêmes résultats, comme s'ils se cognaient la tête contre le mur.] On a donc un sentiment sensuel et psychologique de gradation qui mène vers une logique toujours pire. Plus le film avance, plus on étouffe. Plus les personnages se mangent le mur, plus la situation humaine se dégrade de palier atroce en palier atroce. THE MIST, c’est ça : une heure et demie (j’enlève le premier et le dernier quart d’heure) de déconvenues et de lente descente vers l’ignoble. Tenir deux heures sur ce motif, je trouve cela complètement bluffant.

 

Côté mise en scène, Darabont est discret mais assez efficace. Les effets spéciaux sont relativement malins, mélangeant les effets de maquillage ou d’animation en direct avec la synthèse plus en vogue, ce qui devient de plus en plus rare, notons-le au passage. La lumière est souvent jolie, le cadre pas mal, et les axes sont chouettes. Le montage est très bon, et quelquefois joue très bien avec le cadre, justement. Une des plus belles idées du film est la gestion des figurants, dont on a l’impression qu’ils changent tout le temps (on ne les reconnaît jamais) et que Darabont semble arbitrairement mettre ou pas dans le champs, à la manière d'une "caméra subjective", réduisant la foule souvent à des silhouettes emblématiques, mais mutantes. On les voit, ils sont là, et en même temps, ils sont flous, mouvants. Les scènes d’action ne sont pas hystériques du tout, ce qui est très rare pour un film grand public, avec des plans quelquefois longs et un montage qui sait prendre son temps. Les bêbêtes ne me passionnent pas en général, mais ici sont très bien amenées, quoique classiques, avec une gradation très lovecraftienne. Si Darabont joue souvent sur la suggestion (hors-champs nombreux, par exemple, ou encore un seul monstre volant pendant la grande attaque du supermarché, et non pas trois cents !), il arrive à donner de l’énergie dans les moments où il lâche les chiens. Bon, c’est dû aussi à la belle écriture, au rythme global, aux déplacements de thématiques qui mutent selon le personnage sur lequel elles se placent, bien sûr, mais il n’empêche. Je note que la dernière apparition monstrueuse est très très belle, et que globalement, l’horreur des personnages se déplace au fur et à mesure vers quelque chose de plus viscéralement indicible, ce qui me fait dire que l’aspect lovecraftien du film n’est pas usurpé.


On se dit qu’on le voit venir avec son petit gamin, avec la blonde et avec la folle de Dieu en mode hystérique. Il n’empêche, l’implication progressive et rythmique marche du tonnerre, aussi grâce à un joli son, et une musique très marquée (Lisa Gérard quand même !) mais plutôt discrète, et des passages entiers, très longs, où elle n’apparaît pas du tout. Les bonnes idées s’enchaînent (le personnage qui décide de revenir au supermarché, la mort sans aucun pathos de certains personnages importants, quelquefois même hors-champ !). C’est très soigné !

 

Et puis, il faut quand même dire que Darabont sait mettre en scène ses morceaux de bravoure. Et je vous jure que les cinquante dernières minutes sont absolument éprouvantes, et même épouvantables. C’est vraiment finement joué de la part de Darabont. L’idée de la longue séquence finale (précédée de la très belle scène du parking), c’est la cerise atomique sur le gâteau de cyanure, c’est le comble de l’horreur. Après un chapelet de scènes très fortes qui nous a déjà miné, Darabont fait un truc très gonflé (dans la voiture). Chacun est renvoyé à son désespoir, et à sa solitude. C’est ignoble… D’une noirceur terrifiante. [Là encore, quel tact ! Très beau jeu d’axes et de hors-cadres, bon rythme de montage, très bonne intervention du monstre. On est loin du pathos hollywoodien.]

 

Et puis, il y a les toutes dernières minutes qui, je pense, sont le cœur du mécontentement de beaucoup de personnes, voire de la violence faite au film. On me dit dans l’oreillette que le premier montage de Darabont fut violement rejeté par la production, et qu’on lui a donné un cahier des charges strict. Possible, et même probable. [Pendant les quarante dernières minutes du film, j’imaginais la colère du cinéphile lambda, en salle, devant un film aussi noir !] En tout cas, même si on ne doit pas mélanger la valeur d’un auteur avec son œuvre, je dois dire que j’ai immédiatement pensé que ce Darabont devait être un mec assez remarquable. La conclusion du film est, en effet, d’une intelligence sublime, et d’une générosité totale. En réalisant ce que le studio lui a sûrement demandé, il a fait preuve d’un tact et d’un courage immense. Oui, oui, oui, c'est un paradoxe ! Car il a exaucé complètement les vœux du gros studio. Ils l’ont, leur happy-end ! Mais en même temps, dans le même mouvement, il a non seulement vidé ce happy-end de toute substance, il l’a miné si vous voulez, mais il l’a aussi complètement retourné au profit de son histoire, et en hommage à ses personnages. Car, quoiqu’il arrive, le mal est fait ! Les personnages ont reçu  violemment toute la souffrance humainement possible, ils ont enduré l’innommable, ils ont été détruits, et encore mieux, au cœur du génocide le plus abject, ils ont entériné leur statut d’homme, et même d’homme libre. Ca, déjà, c’est magnifique. Quand Mary Poppins débarque, ça, c’est déjà fait. La messe est déjà dite. Le dernier geste du personnage, à genoux (vite écarté par le montage qui préfère l’anti-pathos et l’innommable lovecraftien, ici appliqué à l’Humain et non pas aux monstres) est absolument bouleversant. Peu importe les éléments du dernier plan, peu importe Mary Poppins. Et même au contraire, ce dernier plan, très artificiel, même s’il n’est pas illogique, rend complètement service aux thèmes du film. Ces dernières minutes font de THE MIST non seulement un film pertinent, mais aussi une œuvre d’un humanisme absolu, pour une fois (contrairement à un film à l’eau de rose art et essai sur la guerre au Liban ou d'ailleurs ! Hihi !). Dans le dernier mètre, THE MIST confirme sa thématique, la pousse le plus loin possible, et en plus, prend le spectateur pour le type le plus intelligent de la Terre. Au lieu de lui mettre à la figure une fin artificielle, il fait, au contraire, le pari de son absolu pertinence. Et c’est sur ce point que la troisième lame du rasoir agit : dans ce geste Darabont fait preuve d’un courage absolu, encore plus qu’un geste stratégique à la Midas (ce qu’il est !), car il sait qu’en restant fidèle à son film, à ses personnages, à son art, et à l’intelligence des spectateurs, il va se couper d’une majorité d’entre eux. Il sait que ce geste va être inacceptable pour la plupart, mais c’est le geste juste. Et n’allez pas croire que ces derniers plans sont une espèce de commentaire sur le film, comme la réflexion en voix off du réalisateur, hors du temps du film. C’est au contraire l’intégration même du film, sa validité. C’est du concret qui se passe dans la mise en scène, pas dans le second degré ou l’extradiégèse.  On en serait presque à dire que la pression des producteurs, pour une fois, a profité au film ! Quoiqu’il en soit, dans l’univers sclérosé des productions grand public et/ou à gros budget, j’ai rarement vu un tel courage, une telle droiture.

 

 

Et une telle noirceur ! THE MIST, film soigné, bien mis en scène, et superbement écrit et rythmé, s’inscrit comme un des  rares blockbusters à avoir pris le risque de faire un film totalement intègre, personnel et adulte. Si des charges sombres comme celle-ci arrivent de temps en temps dans le cinéma de la marge et de genre, on est abasourdi de trouver ici, dans le contexte d'une production riche, cette même puissance. Car THE MIST est un morceau dur à avaler, un film dur, un film adulte. C’est un des rares exemples récents de film complètement libre, iconoclaste et violent dans le monde des productions grand public. Je suis absolument retourné ! Le temps va rattraper l’injustice critique et spectatoriale (si je veux !) faite à ce film. Sur le coup, les deux camps s’empressent d’aller voir et de commenter avec le même empressement les SPIDERMAN et consorts, et de les hisser au rang d’œuvres. Cela aussi, ça passera. En tout cas, sans dire que Darabont est le nouveau Carpenter ou le nouveau Romero, le fait qu’il ait réussi à mener à son terme ce film, à le faire aboutir en l’état, est un geste hallucinant. Darabont est là un artiste sans compromis, ce qui est plus que rare. Et THE MIST, pour le coup, et même si on peut légitimement le trouver mois bon que les exemples cités, n’a pas à rougir de sa parenté avec des THE THING ou LE JOUR DES MORTS-VIVANTS.


Dr Devo.

 

 

 

 

 

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Publié dans Corpus Analogia

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Epikt 21/10/2009 18:21


Nop Martin, Steak est sorti en juin 2007 et The Mist en février 2008.
(mais je confirme son passage éclair en salles ; fait exceptionnel j'ai du le voir dans une salle n'acceptant pas ma carte pathugmont, parce que j'avais trainé une semaine ou deux et que seul ce
cinéma le passait encore)


Martin R 20/10/2009 11:26


PPS : dans mon souvenir, le film est de mémoire sorti en 2007 à peu près à la même période que Steak et dans les deux cas il a été très difficile de voir le film en salle (demon co^té en tout
cas...)


Martin R 20/10/2009 11:23


Ho !

a l'époque, je n'avais pas réussi à le voir en salles car the Mist est resté 1 semaine à l'affiche et ce dans 3 salles à Paris. Ainsi je n'ai jamais entendu de mauvaise critique puisque pour le
peuple ce film n'existe tout simplement pas...

J'avais réussi à mettre la main dessus de façon tout à fait illégale (le scénaario faisit quand même très envie) et j'y repsense très souvent depuis... Le film est au final bien plus intelligent et
beau que "la ligne verte" ou ce genre de choses...

Je vous rejoints docteur sur tous le spoints, même le BO orientalo-lyrique de la fin n'est pas tout à fait insupportable...

Ps : sur Youtube on peut trouver un comparatif grosse bêbéte enragée (elle est censée être un nouveau né) de Cloverfield Vs l'énorme créature tranquile Lovecraftienne et sans âge de the Mist...


Epikt 19/10/2009 17:12


Coucou docteur,

étrange ce que tu écris au sujet de l'accueil du film. Je ne doute pas qu'il se soit vautré au BO, mais je ne ressents pas vraiment cette mauvaise réputation, que ce soit de la part de la critique
ou du public (un petit tour sur allomachin me donne 2.5 et 2.8 sur 4, ce qui est honnète). Au contraire, en écoutant autour de moi, mes amis, camarades et connaissances (certes pas du genre à
cracher sur les films avec des bébêtes et certes pas forcément représentatifs) en pensent en général le plus grand bien.
De mon coté, c'est définitivement un des très bonnes surprises de l'année dernière.

Plouf,
E.