TRON, L'HERITAGE de Joseph Kosinsky (USA-2011): Disney, Disco, Dachau.

Publié le par Dr Devo

 

tura devo

[Photo: "Yet the Unfit May Live" d'aprés une photo de la comédienne Tura Satana.]

 

 

Ça n’est jamais parfait, vous avez remarqué ? L’hiver est plutôt doux, les gens dans la rue sont aussi stupides que d’habitude mais pas énervés pour un sou, et certains jours, on pourrait presque aller boire des coups en terrasse et en t-shirt avec les mêmes étudiants que sus-mentionnés, car j’ai le malheur d’habiter dans un ghetto friqué et vieux, mais aussi étudiant, une dichotomie qui n’est qu’apparente, mais ça, c’est un autre débat. Et donc, grosso modo, pour le focaliens de base, voire pour le dévolutioniste, pour un gars avec un minimoume d’humour quoi, les conditions sont réunies pour passer une saison incroyablement douce et agréable. Et pourtant non, la Mort Virtuelle rôde à tous les coins de rue, sans même faire semblant de se cacher, tapinant dans tous le coins les plus fréquentés de la ville. Car, Messieurs Dames, ce danger terrible que l’on héberge chez soi sans quelquefois même le savoir, c’est le visage de la faim à trois centimètres du vôtre, c’est son haleine fétide, ou un peu rance et douceâtre qui s’insinue dans votre museau sans défense (comme disait la poète, le problème avec le nez et les oreilles, c’est qu’on ne peut pas les fermer !), et quelques fois, rien que pour le fun, ses mains crochus font semblant de vous tripoter. Vous venez de rencontrer, la Disette Cinématographique, bewaaaaaarrrreeee !

 

Les enfants sont couchés, et c’est l’heure de se parler sans détour. A certains endroits, j’ai vu d’honnêtes gens s’aventurer dans des coins plus sombres,et acheter, sans même prendre les précautions les plus élémentaires en matière de discrétion et de sécurité, de vieilles VHS de seconde main, dont l’évocation des titres donneraient des cauchemars à beaucoup de femmes enceinte et de personnes cardiaques parmi le lectorat focalien. On gratte dans le jardin, on fouille dans les armoires, on va même chez les vieux grands-parents dans l’espoir de trouver une boîte thermoformée capable de faire passer le manque pendant quelques heures, on se vole les uns les autres. C’est dans ce contexte que je décide courageusement de me perdre dans un cinéma art et essai quasiment vide, comme un animalerie de zone industrielle, le dimanche soir à 19h29, quelque part le long de la frontière belge…

 

 

 

Chez nous, aux USA. De nos jours. Sam n’est pas, à l’image de Corky, un enfant comme les autres. Fils d’un génie de l’informatique et du jeu vidéo disparu du jour au lendemain sans dire merci ni au revoir, l’enfulte adulescent se morfond. Une paire de Doc’s, un iphone dernier cri, un blouson en cuir trop la classe, et de la musique électro dans le casque, ça ne suffit pas, quand on a perdu un Papa. Et les montagnes d’actions laissées par l’Absent, le fric à ne plus savoir qu’en foutre, et tous les jetons présences de la plus grande entreprise du Monde aujourd’hui héritée, n’y changerions rien. Le soir, la solitude lui prend parfois doucement par la main, et tel le spectateur en mal de film visible, il chevauche sa grosse mobylette pour trouver dans la vitesse et la beauté de la ville, la nuit, une contemplation, une chose belle, un signe…

La pédale soudain dégaze. L’associé de son père a reçu un coup de fil de feu celui-là… MMmmmmm… Voilà qui est fort étrange, mon brave Milouze ! Sam réenfourche ni une ni deux la Ducatti pas même décatie et visite les anciens bureaux de son père… Et là, c’est l’accident. Sam rallume sans le savoir le super ordinateur puissant de son pater, et un rayon noster laser le touche et le dématérialise. Le voilà dans le grand ordinateur, dans le système informatique créé par son géniteur !

 

Un verre de whiskey, un bon traitement texte, la photo de Hemingway posée sur le bureau, un exemplaire de Moby Dick, un mulot qu’on caresse, une souris qui te masse les épaules, voilà ce à quoi se résume un bon ordinateur pour des journalistes de notre trempe, ici à Matière Focale.

Bewaaaaarre, là aussi, mon poto. Comme disait la même poéte, il y a un autre monde à l’intérieur du monde, et c’est la chute libre.

Dans ton PC, il y a une foule de gens, une ville la nuit, des couples qui se font sur le dance-floor, des slips auto-éclairants et surtout, encore plus de l’aventure. J’étais venu pour voir un film, et me voilà subjugué par la force de persuasion du plus vieux conte du monde : le « et si… » ! Devant moi, maintenant que je suis encore plus qu’un journaliste focalien et donc total, maintenant que ma vue s’étend de manière scopique jusqu’à l’infini de mon propre imaginaire, mais que ej suis le sur-homme que certains ont malheureusement rêvé, maintenant dis-je, je devrais me rapprocher du frisson originel, celui qui secoue discrètement comme une vague sous-marine annonçant le Tsunami du Plaisir. Alors, que mon diaphragme lui-aussi s’illumine de lui-même, je sens comme un millier de nano-aiguilles me chatouiller tendrement les viscères de mon lobe à sensations divines : la zone du rêve et du plaisir est taquinée avec tendresse. Si je le décide, je vole…

 

 

N’est pas Keanu Reeves qui veut. N’est pas Hubert Reeves qui peut ! le plaisir et le rêve, ca se conquiert sans doute, mais ça s’accepte également. Tandis que cette réflexion fait s’irriguer d’une myriade de synapses dans mon cortex pré-frontal, je découvre hallucinante vérité qui se cache derrière ce simple parallélépipède sur lequel je tape, tape tape, dan l’espoir de te toucher, de te toucher, te toucher, chère focalienne, et je dois dire que la beauté de cette révélation m’effare quelque peu. Par pudeur, je préfère délicatement,et de manière complétement pacifique détourne mon regard de l’espace atomique et gullyverien qui s’étale devant moi. La beauté infinie me trouble, et je sens que mon journalisme totale ne sera plus jamais comme avant en quelque sorte, qu’une dimension supplémentaire s’ouvre à moi. Quels philosophes avaient tort ? Quelle issue pour l’humanité troublée. Je sens à cet instant, que la réponse arrive, sur un cousin doré à l'or fin, brodé de pourpre, porté par un sublime hovercraft (il s’appelle le Lovercraft, c'est mignon) qui avance sans un bruit et effleurant le sol impeccable et lustré de cette ville-monde. Au loin, je le sens et je le sais, un ZX81 frémit comme moi et pour les mêmes raisons. Je suis le kilo-octet pour toujours à vif.

 

 

Je décide de chanter cette geste pour vous, cher amis… Vos messages affluent sur mon Tatoo, et je m’avance, commence l’exploration. C’est comme un signal…

 

Du signal au bruit, il n’y a qu’un pas. Ma boots en microfibre nanoplastique chuinte tranquilou sur le similimarbre du sol, dans une microscopique alternance entre la retenue rugueuse et le glissando bien contraire. Il ne faut que quelques minutes pour formuler mentalement la sensation éblouissante qu’est celle de ces premiers instants de contact entre soi et le Monde D’en Dedans. Là où je pensais trouver un lecteur de disquette, je trouve un building du pur style Epcot mais gigantesque, où des ascenseurs en forme d’hexagrammes wargamiques hissent l’individu soucieux de s'élever vers une plateforme de service. La première pensée est donc… Ce lecteur de disquette est un mythe, et dans mon ordinateur il y a une multitude de buildings. Je décide de suivre ces gens. Je m’approche de l’hexagrame qui me lifte immédiatement sur une plateforme chatoyante (Twitter ?). J’aime bien le noir et ça tombe ien car c’est ici la couleur par excellence relevée ici de blanc qui claque ou là de rouge mystérieux généralement en ligne. Arrivé je ne sais comment dans un bar, je commande un zizi-coincoin, après avoir hésité avec un reekless peut-être encore un peu trop aventureux vue l’heure. Je regarde ces gens. Hommes élégants comme des ninjas musculeux, visages gracieux entre le jeune Schwarzennegger et le Christian Bale batmanien pré-post-moderne, femme aux culottes de cuire blanche-grise-beige (habillage blog, me dis-je) se trémoussant au son de la musique du groupe Camel Lips, ici remixé dans une approche ectro et bougrement sautillante, de celle qui peuvent construire un set ou faire s’envoler un meanwhile. L’ambiance est électrique et sexy ce soir, me dit le waiter en me tendant mon zi-coin (l’expression me rappelle alors 1987 et ma jeunesse enfuie). J’en profite pour l’interroger entre deux (lignes de) commandes. Lui aussi, un peu grande Zazie sur les bords, est habillé comme les femmes de blanc, dans un manteau de cuir ample mais rigide, en cuir évoquant avec classe et sans nostalgie le pur style des redinguotes Louis XIV. Il s’appuie sur une canne blanche entièrement (pommeau et tige) qui parfois prend l’aspect d’un néon dickien et d’ailleurs, j’aperçois un parapluie lumineux sur cette jeune femme là-bas qui ne pousse pas la zazou élégance jusqu’à se contraindre à la garder fermer, son parapluie. "Une soirée mousse en vue ?", me dis-je, mais de peur de passer pour un paysan, je n’ose poser la question à mon barman de cuir blanc. Après quelques heures de cette ambiance, je lâche, un peu saoul, à mon hôte "tas été embauché parce que Ziggy Stanley (surnommé le Lubrik) n’était pas libre !"

Voilà qui fait rire ma voisine, une de ces femmes en cuir belge qui me lance un "Touché!" sonore tout en élégance anglo-saxonne. Sa voix de vocoder me touche aussi et je constate qu’entre ses cuisses, la gourgandine est sévèrement vulvée, mais je n’en dis rien.

 

C’est alors pour moi le temps de partir et de visiter un autre quartier. Je m’y fais conduire dans un side-car de l’an deux-mille, sans doute désigné par la Steve Job Association for un Monde Eco-Citoyen, la célèbre O.N.G.

Là, je décide mentalement de meubler mon loft futur avec des modules d’ameublements que je devine à travers la vitrine virtuelle et holographique du magasin Ligne Roset, devant lequel je suis en pâmoison. J’entre. Une cyber-adolescente m’accueille. Elle a de gros seins, énormes même pour un robot qui frôle en taille le nanisme administratif (ici 1m39), mais je n’en dis rien et elle n’esquivera rien pendant la présentation entière de son catalogue, puis ensuite en répondant en mes questions précises (regardez mes cheveux, j’adore le design). L’exigence a un prénom. Je me tourne vers un salon de dalles blanches rétros-éclairés, et une décoration d’objets rétro, tellement XXéme siècle que ça en est sublime. Je vois aussi l’architecte d’intérieur pour la construction d’un pièce à l’ambiance plus zen que je concevrais comme un espace de méditation. Le salon quant à lui aura aussi pour fonction le travail, avec un coin bureau et ses pouffes, et sera dans le style orientale arabisant, très Grenade, que j’affectionne. En guise de déco sonore, j’opte pour de la musique bougrement souffi mais qui sait emprunter au stoner new-wave. Les emplettes faites, je quitte…

 

Mes gestes s’enchainent lentement mais sans ordre logique parfois. Je m’aperçois que les gens de l’ordinateur, s'il faut les nommer, sont de plusieurs races. Mais le plus étonnant est la présence de programmes-gens furieusement tendances, dans le plus pur style Moïse. Le Rabbi-programme, c’est le top de l’évolution ici. Malheureusement, après un exil dans les déserts digitaux où ils sont apparus "sui generis" (pas très informatiquement correct ça), ils furent chassés et exterminés par des programmes très bruns. Sign O’ the Times ! Mais laissons cela, car désormais c’est du passé. Allons plutôt danser !

 

 

La danse n’est pas la seule activité de loisir dans le Monde de l’Ordinateur. Car la culture ludique et de distraction est très prisée et même très encouragée. Au stade, je regarde des petits êtres moches issus du Loompen Proletariat 2.0, s’entretuer à coup de nunchakus usb, designés par Stark. Ensuite, on les broie gratuitement, sans l’excuse du jeu, dans une machine à faire du hachis, mais de proportion gigantesque et fournie en courant par ses propres panneaux solaires. Ensuite, on reconstitue avec eux des accidentes de la route célèbre. J’attends la reconstitution de celui du Pont de l’Alma avant de m’en aller, geste que je ne devais pas regretter car le misérable jouant Trevor Jones s'est démembré de manière sublime.

 

Je suis ensuite à LA TRACTION MICHELINE une boite branchée dont certaines pièces de mobilier en acajou phosphorescent sont d’une beauté à couper le souffle. On me propose vite du poppers que je décline poliment, sans mettre mal à l’aise le dealer. Là, je discute avec un enfulte, comme moi venu d’En-Haut. Au bout de quelques minutes, je reconnais Sam qui est le héros du film lui-même. De plus prés, il est fort souriant. Il m’explique que les distractions sont nombreuses. Lui, ses passions, c’est la Moto-Lumière, le frisbee de combat et le sky-diving en parachute du haut des immeubles. "C’est bon pour le référencement", m’annonce-t-il fièrement, tout comme la "planche à voile solaire à roulettes", mystérieuse activité sur laquelle je n’obtiendrais malheureusement aucun autre commentaire. Mais la musique s’échauffe, de grands lasers dessinent les mots DAS FUCK au dessus de nos têtes et les gens se précipitent sur les dance-floors en forme de Tétris post-moderne. Je crains un instant une orgie sexuelle d’envergure, mais il n’en sera rien. Les djis-djis apparaissent aux platines et enfièvrent bougrement la foule de clubbers qui se déhanche à qui mieux-mieux aux sons de cette synthé-pop, très glam-musette. Je profite du bruit assourdissant de cette sono d’enfer pour enfin libérer un pêt qui me tourmentait depuis de nombreuses minutes, en annonçant à ma voisine de droite que je ne connais pas et à qui je n’avais pas adresser la parole jusque-là, "JE VAIS ME CHERCHER UN DRINQUE", en hurlant bien sûr. Les tympans déchirés, elle n’en laisse paraître rien et me sourit très poliment. Je m’éloigne en sachant qu’elle se dira dans une minute, en découvrant la pestilence de mes prouts, que je ne suis pas "fair-play fair-play", et javoue que naïvement cette pensée m’amuse.

La folie s’empare alors du dance floor qui, je ne sais pas pourquoi, se met à se dandiner de plus belle (les pas se font de plus en plus compliqués) en brandissant des cotons-tiges géants fort amusants…

 

Quelques Malibu-Cacolac plus tard, un peu parti, un peu naze, je sors de la TRACTION MICHELINE, histoire d’oublier un peu la magnificence de ma propre expérience.

 

Je sors de ma veste Smalto un cd-rom qui contient la clé de l'univers-retour, et m'approche d'une borne de lecture espérant, fourbu mais heureux, revenir dans notre monde d'outside. "Tiens, y a quoi sur ton laser comme musique?" Je reconnais la voix de Sam et lui sourit sans répondre. "Bon t'en as pensé quoi du film?" Je lui réponds que je viens de passer 60 Ko à lui dire exactement précisement ce que j'en pensais. Il me regarde tristement et avec douceur. "Le problème ce sont les gens comme toi, et maintenant je me sens si adulte. Je rachète Disney et je reprends les rennes! Je rachète la boîte. Je suis une major et je t'emmerde!" Je suis sur le point de lui dire que je le préférais enfulte qu'adulte (c'est dire!), mais ne pouvant le décevoir lui fait la critique orale de son film du futur. Ça donnait exactement ceci...

 

"Laptop. Vinyles. Casquerie. Ducatti. Pac Man. Ipad. Iphone. Isen. Clé usb. Blackberry. Kubrick. Dior. Scott. Bowie. Hauer. Bose. Décat. 3D Expand. Dolby. Liévre de mail. Post-pos-modernisme. Disney. Disco. Dachau. Suicide. Freud. Tefal. Apple. Jobs. Microsoft. Apple. Rétro-futur. Lafarge. Vangelis. Sony. Smalto. Nivea. L'Oreal. Adobe. Rael. Blackberry. Dieu. Chevignon. M.I.T. Apple. Dieu. Dieu. Disney. Disney. Disney."

 

 

"Et le film?"

 

"Je viens de te le dire..."

 

"Connard..."

 

Dr Devo.

 

EPILOGUE:

Parce que, quand il n'y a plus d'amour, il reste toujours la Justice. Et quand il ne reste plus de Justice, il reste la Force. Et quand il n'y a pas plus de force, il reste Maman...

 

 

 

 

 

 

 

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Publié dans Corpus Filmi

Commenter cet article

Dr Devo 06/03/2011 09:29



Chapeau Bas, Monsieur!



baron_samedi_soir 06/03/2011 02:41



Je suis flatté pour le pseudo.


Et pour Suicide, j'irai écouter ça tiens.


Bon aller, un petit pour la route: pire que Wall-E dans sa vision de l'humanité, voici E-tron, l'Héritage!



Dr Devo 05/03/2011 11:47



Salut Baron Samedi Soir !


 


[un des meilleurs pseudos depuis le début de ce site!, ever !]


 


Ca faisait longtemps! En tout cas, un petit mot pour rendre à César ses cliques et ses claques: le titre DISNEY DISCO DACHAU est le titre du très joli morceau (récent) du groupe mythique Suicide.
Mis ça tombait sous le sens, une fois le collage absurde TRON-Suicide établi!


 


Et l'épilogue est de Laurie Anderson.


Voilà qui est dit!



baron_samedi_soir 05/03/2011 00:41



Oh mon dieu. Oh mon dieu. Oh mon disney. Le rapprochement avec Dachau est monstrueusement vrai. Je trouvais au départ que la comparaison était plutôt de mauvais goût, mais après avoir vu ce truc.
Pas un plan qui ne soit anarchie, pas une mise en place des objets qui ne soit plasticisée, pas une seconde de réflexion, c'est calibré comme un 9 mm et ça avale tout cru le cerveau. Seule
audace du film, le premier plan, passant de la grille à la ville. Quand on pige le truc de la symétrie, le reste devient risible. C'est Rosalind Kraus qui se retourne dans sa future tombe. Votre
dernier paragraphe est du pur génie.


Bien à vous.


P.S.: Tron, l'Héritage est un film sponsorisé par Habitat.



J. 21/02/2011 14:32



Quel style! Breat Easton Ellis peut aller mourir, sa relève est assurée. Assez de L.A. et de ses zombies bronzés, demain sera "glam muzette" dans le disque dur ou ne sera point. Le
point.