Mon Général

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[Affiche par Dr Devo. Cliquez pour aggrandir.]

 

 

BCMG, c'est la belle soirée mensuelle, programmée amoureusement par les projectionnistes du Majestic et qui honore non seulement le cinéma de genre, mais aussi le beau cinéma tout court, du moment qu'il soit sublime et surprenant. Et ce en collaboration avec l'association PLAN-SEQUENCE et le site MATIERE FOCALE.COM. Dans cette 22éme édition, nous verrons que le cinéma de genre peut aussi aborder la thématique du couple en profondeur, bien qu'il soit plus amusant et plus surprenant encore d'en profiter pour révéler la monstruosité qui peut se cacher dans une vie à deux ! Et si on rajoute de vrais monstres en plus du couple, vous obtenez, curieusement, une superbe soirée BCMG, belle, émouvante et parfois un peu violente ! C'est l'occasion de voir le récent SPLICE, un peu passé inaperçu lors de sa sortie, et de redécouvrir un des plus hallucinants films qui soit: POSSESSION, le grand chef-d'œuvre d'un cinéaste un peu méprisé: l'immense Andrzej Zulawski !
 
 

 

 

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[Photo: Isabelle Adjani va beaucoup mieux. C'est sûr, ça change de SUBWAY ou de LA JOURNEE DE LA JUPE ! Ou alors dans POSSESSION, c'est sa soeur jumelle qui joue ?]

 


19H10 : POSSESSION. Film de Andrzej Zulawski (France/Allemagne-1981). Présenté en 35mm. VF. Interdit aux moins de 16 ans. Durée: 2 h 07.
 

Avec Isabelle Adjani, Sam Neil, Margit Carstensen, Heinz Bennet, Carl Duering, Shaun Lawton, Johanna Hofer.
 

Berlin-Ouest en 1981. Après un étrange  et long "voyage d'affaire", Marc (S. Neil) revient auprès de son jeune fils Bob et de sa femme Anna (I. Adjani).  Mais le couple est au bord de la rupture : Anna, nerveusement fragile, souvent irascible ou distante, fuit régulièrement le foyer (un appartement près du funeste Mur), provoquant le désespoir et la jalousie de Marc. Il finit alors par savoir qu'Anna ne le désire plus, qu'elle l'a trompé. Marc retrouve même l'amant de sa femme, Heinrich, qui curieusement se plaint aussi de ces absences ! Marc engage alors un détective  privé pour savoir où Anna fuit si régulièrement...

 

Un film sur le couple ne devrait pas être forcément un dialogue filmé, entre deux tasses de thé à la bergamote et des petits sablés, dans un luxueux appartement parisien, en débitant des dialogues ampoulés mais creux, avec moult regards fuyants et moues boudeuses. Malheureusement, c'est souvent le cas. Mais pas avec POSSESSION ! En disséquant les sentiments d'un couple en pleine implosion, Zulawski dresse une carte inouïe du cœur humain et aligne une mise en scène sensuelle et précise qui transforme son film en une espèce de furieux opéra contemporain qui démultiplie et agrandit dans de vertigineuses proportions nos sentiments jusqu'à nous les faire redécouvrir sous un angle totalement inédit. C'est une lutte pour l'amour qui s'engage, mais aussi un combat quasi-mystique aux frontières de la jalousie, du fantasme, du sexe et de l'hystérie. C'est aussi une quête absolue de liberté qui a lieu dans un pays dévasté et schizophrène. La réalisation de ce film devenu culte n'a pas pris une ride et elle est sublimissime, construite sur des idées souvent complètement folles (le cadrage et le montage sont notamment exceptionnels). Tout est beauté, mais tout est punk ! On retrouve un Sam Neil (L'Antre de la Folie, La leçon de Piano) ahurissant, et une Isabelle Adjani fabuleuse, en lévitation et même  en transe ! Elle trouve ici, de très très loin, son meilleur rôle et fait preuve d'un état d'engagement et de grâce totale qu'on ne lui retrouvera plus jamais, hélas, par la suite. Pour ceusse qui ne peuvent pas s'empêcher, je mets le film-annonce, mais pour moi elle en dit déjà trop !regardez la première minute, ou jusqu'à 1 minute 30, ça suffit largement !

 


 

 

 

 

 

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[Photo: Sarah Polley et Adrien Brody, mes petits chouchous de l'espace ! C'est le couple de l'année, et s'ils ont des petits, je veux bien qu'on m'en mette un de côté... Euh, non finalement c'est une mauvaise idée !]

 

21H40 : SPLICE. Film de Vincenzo Natali (Canada/France/USA-2009). V.O.S.T.F.  Présenté en copie numérique HD. Durée : 1 h 44. 


Avec Adrien Brody, Sarah Polley, Delphine Chanéc, Brandon McGibbon, Simona Maicanescu, David Hewlett.


Clive et Elsa vivent en couple. Jeunes scientifiques, geeks et adulés des amateurs de science, ils se sont rendus célèbres pour avoir réussi à créer des créatures inédites et hybrides en combinant les ADNs  de différentes espèces animales. Quand le grand groupe pharmaceutique qui les finance refuse de continuer la prochaine étape de leur recherche, le couple décide de continuer clandestinement son travail. Une première décision très peu éthique qui va entraîner une découverte aussi exceptionnelle qu'inattendue : la naissance d'un hybride  humain/animal. Cette "réussite" les mettra en face des choix les plus difficiles, et sera le révélateur des rêves et désirs enfouis en eux-mêmes. Et aussi de leurs pires cauchemars...


Vincenzo Natali (le beau CUBE, et le mal-aimé CYPHER) revient ici avec un film qui marche sur les traces du genre "savants fous dépassés par leurs créatures" (cf.  LA MOUCHE de Cronenberg). Sauf qu'ici, le couple de savants fous nous ressemble ! SPLICE se détache progressivement de ses modèles du sous-genre et déploie une narration qui deviendra à la fois plus complexe et plus intime. Le fantastique révèle alors l'humanité la plus sombre enfouie en chacun de nous. Chaque décision prise entraîne des conséquences bien pires encore dans une spirale effrayante et sans fin. C'est une vraie réussite qui réussit à mêler le monstrueux et le quotidien. La mise  en scène est riche et soignée, le scénario se révèle étonnamment profond et juste. Les morceaux de bravoure sont nombreux et donnent une ampleur lyrique et émotionnelle remarquable au film, notamment à travers une scène d'amour parmi les plus dérangeantes. Et aussi par son final à la réalisation très surprenante, bel hommage au cinéma de genre. Adrien Brody, décidément très ambitieux dans ses choix de films ces dernières années, et Sarah Polley sont, comme d'habitude, absolument épatants. Vous voulez en savoir plus ? Lisez la belle (et drôle) critique de Norman Bates: cliquez ici !

 

Dr Devo.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dress-code  de la soirée (facultatif, mais il y a deux dvds à gagner pour le meilleur déguisement !) : créature hybride, monstre, détective privé, scientifique (geek ou à lunette), clochard, expert en génétique, OGM, danseuse,  institutrice, spectateurs du Majestic.


Réservations conseillées : possibles dès le  27 Janvier à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence & le site Matière Focale.com.
 

 

Contre le cinéma en dosettes, pour des cafés de tradition qui ont du goût et de la charpente, pour vous les hommes et les femmes d'exception : votez BCMG ! Le Cinéma, c'est bon. Mangez-en !

 

 

Vous pouvez inviter vos amis à cette soirée, via la page Facebook qui lui est consacrée: cliquez ici !

 

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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 11:51

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(affiche réalisée par Dr Devo. On peut cliquer pour agrandir.)

 

 

 

 

BCMG, la  soirée consacrée aux films de genre et/ou au cinéma beau et hors-norme, programmée par les projectionnistes du Majestic et l'équipe de Matière Focale, présente ce mois-ci un triple hommage à l'enfance, l'imaginaire et au cinéma lui-même ! Il s'agit deux longs métrages encore une fois très différents, ayant le bon goût de revisiter l'enfance en s'adressant à tous, petits et grands, et sans jamais prendre nos petites têtes blondes  (ou les adultes !) pour de gentils imbéciles qu'il faudrait à tout prix préserver en les inondant de films mièvres, stupides et laids. Ici, ce sera le contraire: de la grande mise en scène, de l'émotion, du rire, de la beauté  et surtout l'impression de voir des films qui n'ont jamais l'air d'être "pour enfants" (ce qui, de nos jours est assez rare). Redécouvrez PANIC A FLORIDA BEACH, le classique rare du grand Joe Dante, et ne loupez surtout pas le sublimissime THE FALL, film jamais sorti en salle, ce qui est, disons-le clairement, proprement scandaleux !

 

 

 

 

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(Une belle brochette de héros emmené par Lee Pace, très bon acteur, dans le rôle du Bandit Masqué ! Les plus gilliamiens d'entre-vous salivent déjà et ils ont raison...)

 

 

19H30 : THE FALL. Film de Tarsem Singh (USA/Inde, 2006). V.O sous-titrée. Projeté en 35mm. Durée: 1h57. 

Avec Lee Pace, Catinca Untaru, Justine Waddel, Robin Smith, Marcus Wensley, Leo Bill, Julian Beach. 

 

Los Angeles, années 20.  A la suite d'un accident, Alexandria, une petite fille de six ans originaire d'Inde,  se casse le bras et se retrouve coincée à l'hôpital. Elle rencontre alors Roy, cascadeur de cinéma, complètement immobilisé par un accident qui lui a brisé les jambes. Pour échapper à l'ennui, le jeune homme raconte, jour après jour, une saga épique, celle du Bandit Masqué et de ses cinq accolytes qui ont tous juré de se venger du gouverneur Odious. Une amitié naît entre la petite fille et le cascadeur qui n'hésite pas à modifier son histoire au gré des remarques de celle-ci. Mais le récit d'aventure va prendre une tout autre tournure et très vite, le réel va teinter l'imaginaire d'une couleur plus sombre, à moins que ça ne soit le contraire ! Un parcours initiatique étrange commence pour tous deux…

 

Les mots manquent pour décrire l'insondable beauté du méconnu THE FALL. C'est d'abord un film dont la mise en scène est à couper le souffle. Cadrages au cordeau, échelle de plans malicieuse, jeux de perspectives, gros travail sur les couleurs, effets spéciaux imaginatifs et pourtant d'un "naturel" déconcertant, montage toujours inventif, etc., c'est un émerveillement total et inédit qui met superbement en valeur un récit magnifique et très nuancé qui s'inspire des dynamiques du conte merveilleux. Tarsem Singh a su en garder la noirceur et la précision originelle, et il propose un film osant toutes les audaces. THE FALL, jamais distribué en salle en France (une fois de plus, c'est un SCAN-DALE !), est une grande saga épique, un mélodrame précis et flamboyant, jamais gnan-gnan ni sentencieux, dans lequel on trouve aussi un humour étrangement pince-sans-rire qui n'est pas sans rappeler Terry Gilliam. Il s'inscrit aussi dans la droite lignée de deux autres réalisateurs avant-gardistes et populaires : Michael Powell et Ken Russel avec lesquels Singh partage le sens du lyrisme le plus bouleversant. Sans aucun doute, c'est un des plus beaux films de cette saison BCMG...

 

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(Pas de bras, pas de cinéma ? Dieu est témoin que je déteste les enfants acteurs à peu près autant que la maladie, la guerre et Nanni Moretti, mais là, je m'incline. Elle s'appelle Catinca Untaru, et malgré cela, elle est ahurissante. Ceci dit, Tarsem Singh l'a vraiment poussé dans ses derniers retranchements. Est-ce la prochaine Fairuza Balk ?)

 

 

Comme vous le savez, je n'aime pas les bandes-annonces, mais vous, vous adorez. Comme celle de THE FALL est pas mal sans plus (et avec des coupes musicales qui font mal aux oreilles), je vous propose le sublimissime générique de début qui est le meilleur film de l'année à lui tout seul... Là, ça se voit pas trop mais la photo de  Colin Watkinson est à  tomber par terre ! Ha, et pour ceux qui peuvent pas s'empêcher d'aller sur youtube, évitez les nombreux extraits du film qui bien souvent en disent trop ! Et mettez le son assez fort...)

(Quand tu entends la cloche, tourne la page et passe au second film...)

 

 

 


 

 

 

 

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(Est-ce un être humain ? Est-ce une fourmi ? Est-ce une abomination scientifique issue d'infernales manipulations atomiques ? C'est tout ça en même temps: c'est MANT ! Avec Joe Dante le frisson est ausi dans la salle et pas que sur l'écran, à moins que ça ne soit le contraire. A noter que le film est projeté en atomo-vision!)

 

 

21H40 : PANIQUE A FLORIDA BEACH (MATINEE). Film de Joe Dante (USA-1993). V.O sous-titrée. Durée : 1 h 39. Film projeté depuis un support numérique sur projecteur HD.

Avec John Goodman, Cathy Moriarty, Simon Fenton, Kellie Martin, Lisa Jakoub, Robert Picardo, John Sayles, Dick Miller.

 

USA, 1962. La famille Loomis, emmenée par son père de famille, militaire de carrière, vient d'emménager à la base de l'U.S Navy située à Key West, en Floride. Le plus grand des deux fils, Gene, 15 ans, n'a qu'une seule passion: le cinéma ! Tous les samedis, il emmène son petit frère voir les grands chefs-d'œuvre ou les petites gourmandises bis du cinéma fantastique et d'horreur des sixties dont il se délecte avec malice ! Et samedi prochain est une grande date, car le célèbre (enfin, auprès des afficionados de cinéma de quartier !) producteur/scénariste/réalisateur indépendant Lawrence Woolsey (l'épatant John Goodman) viendra présenter sa nouvelle série B d'épouvante MANT (monstre mi-homme mi-fourmi, comme son nom l'indique), film improbablissime mais présenté avec un tout nouveau procédé: le "Rumble-Rama" qui fait bouger les sièges et trembler les murs !  Malheureusement, Key West a d'autres préoccupations: JFK vient d'annoncer le blocus envers Cuba et le papa de Gene doit embarquer en mission en première ligne pour la Baie des Cochons… Les USA ont le sentiment d'être à l'aube de l'apocalypse nucléaire et retiennent leur souffle. Lauwrence Woolsey, en bon bonimenteur, décide d'exploiter cette paranoïa fondée ou non, pour mieux vendre son film de monstre mutant atomique !

 

Malgré un titre français particulièrement débilissime et orthographiquement très indécent (décidément les distributeurs français sont des champions!), MATINEE est un film passionné et délicieux du grand réalisateur populaire Joe Dante (Gremlins, Explorers, etc.). Il rend ici hommage au cinéma de quartier et/ou bis, et au cinéma fantastique tout court dans cette comédie pourtant jamais nostalgique et qui sait, par la petite histoire, évoquer avec gourmandise la contre-culture américaine. Il dépeint aussi l'atmosphère viciée et conservatrice d'une certaine Amérique de l'après-guerre qui est en train de complètement muter. La mise en scène est élégante et alerte, et le scénario, fouillé, drôle, et délicieux comme toujours chez Dante,  sait rendre la saveur de l'adolescence. Le personnage de Woolsey, roublard sans doute, passionné sûrement, fauché toujours, mais qui essaie coûte que coûte de faire entrer l'action du film dans la salle de cinéma même, est à lui seul un hommage ému à tout un pan de cinéastes qui en tournant des films soit beaux soit un peu improbables ont donné ses lettres de noblesse au cinéma fantastique et de genre. Ils ont aussi fait entrer le cinéma populaire dans une ère plus moderne et tout simplement artistique. Un film jouissif pour tous les cinéphiles.

 

Dr Devo.

(Ouais, faut y aller avec une fille, mais si possible pas avec sa mère ! Bon, pour être honnête, cette fois-ci, la bande-annonce est vraiment très bien ! On sent que ce n'est pas un distributeur français qui l'a faite !)

 


 

Dress-code  de la soirée (facultatif) : réalisateurs, monstres à moitié humains, mutants de l'ère atomique, infirmières, professeurs fous, cascadeurs, mystiques aborigènes, bandits, princesses inaccessibles, esclaves, gremlins, cow-boys,  ou spectateurs du Majestic.

 

Réservations fortement conseillées: possibles dès le Vendredi 28 Décembre à la caisse du Cinéma Le Majestic. 

Soirée proposée par Plan-Séquence & le site Matière Focale.com.

 

 

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Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 14:07

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(Ci-dessus: une belle affiche du Dr Devo.)

 

 

BCMG, c'est la belle soirée mensuelle, programmée amoureusement par les projectionnistes du Majestic et qui honore non seulement le cinéma de genre, mais aussi le beau cinéma tout court, du moment qu'il soit sublime et surprenant. Et ce en collaboration avec la superbe association PLAN-SEQUENCE et le site pas mal non plus MATIERE FOCALE. Dans cette 21éme édition, nous verrons que la Nature, c'est bien joli, mais que le problème, c'est qu'il y a des animaux dedans, et même si ceux-ci ont l'air mignons ou gentils, ils veulent, très souvent,  notre destruction pure et simple. Nous disons donc "Méfiance !" et  illustrons notre propos avec deux films très originaux et rares au cinéma: BAXTER le chien qui pense, et PHASE 4 et ses fourmis, mises en scène par le génial Saul Bass (créateur et metteur en scène, entre autres, de la géniale scène de la douche du PSYCHOSE de Hitchcock!) Et oui ! On est comme ça ! On va chercher pour vous les meilleurs arabicas, dans les contrées les plus sauvages  !

 


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19H30 : BAXTER. Film de Jérôme Boivin (France-1989). Présenté en 35mm. Durée: 1h22.

Avec Maxime Leroux, François Driancourt, Lisa Delamare, Jean Mercure, Jacques Spiesser, Catherine Ferran, Jean-Paul Roussillon.

Baxter, un bull-terrier mâle, n'est pas un animal comme les autres. Il pense, il se demande quel est son but dans l'existence. Il observe les hommes qu'il n'aime pas, et qui souvent sont petits, peu fiables et décevants. Baxter se sent épouvantablement seul. Son parcours accidenté le guide successivement vers différents maîtres dont une vieille dame sans odeur (et donc sans intérêt), puis un couple avec qui les relations ne seront pas non plus épanouies. Mais, les choses changent quand il rencontre Charles un jeune adolescent bizarre mais qui lui porte la présence et la forte attention qu'il attend. Et aussi des règles strictes qui le rendent heureux ! Avec lui, Baxter a enfin l'impression d'exister.

Jérome Boivin, signe avec ce film co-écrit avec son comparse de l'époque (et futur réalisateur) Jacques Audiard, un long-métrage atypique et déroutant. Entièrement narré en voix-off par le chien lui-même (un peu comme SEUL CONTRE TOUS de Gaspar Noé mais avec un chien quoi !), BAXTER est un mélange étrange et fascinant, qui oscille  entre le film noir, la comédie (très très noire aussi!) et la satire sociale. C'est un film qui fascine et dérange, et qui peut être aussi émouvant  et drôle que violent ou sombre. C'est un véritable ovni, beau et étrange, une œuvre culte, courageuse et atypique dans un paysage cinématographique français très conservateur. L'interprétation, notamment la voix du chien et l'adolescent, sont superbes. Du vrai cinéma libre, drôle et enragé à redécouvrir de toute urgence, surtout  en ces temps  de frilosités artistiques. 

 

 

 

 

 

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(Ha, c'est sûr, dit comme ça, c'est moins sobre: voici la célébrissime affiche internationnale du film de Saul Bass, et comme on dit, on est trés trés loin de la réalité du film...)

21H30 : PHASE 4. Film de Saul Bass (USA-1974). V.O.S.T.F.  Durée : 1 h 33. 

Avec Nigel Davenport, Michael Murphy, Lynne Frederick, Alan Gifford, Robert Henderson, Helen Horton.

Ces derniers temps, d'étranges événements cosmiques ont lieu. Les scientifiques analysent leurs données. Des gourous annoncent la fin du Monde. En tout cas, certaines fourmis se sont regroupées en nombre important dans certains endroits éloignés. C'est le cas dans ce désert où se trouve un dôme scientifique dans lequel deux chercheurs observent un exemple de ces concentrations, près d'un site où les fourmilières ont des formes totémiques. Et leur tâche est immense : détecter, puis décoder le langage "fourmi" afin de communiquer avec elles et éventuellement comprendre ce qu'elles veulent de nous…

Saul Bass c'est notamment le génial réalisateur d'un   bon nombre de génériques mythiques : SUEURS FROIDES, WEST SIDE STORIES, SPARTACUS, CASINO et évidemment PSYCHOSE. Il est moins connu pour ce long-métrage sublimissime. A partir d'un thème simple de science-fiction, Bass met en scène un film psychologiquement renversant, mettant le doigt sur des aspects terribles des deux sociétés qui s'affrontent ici dans une étrange guerre basée sur l'effroi et l'intelligence. Sous la forme haletante d'un double huis clos (dans la fourmilière et dans le dôme scientifique), il  construit une mise en scène tout simplement à couper le souffle : photographie d'une extrême sensualité (notamment la macro), textures riches et variées, cadres précis à couper le souffle, une échelle de plans phénoménale, d'incessantes idées de mise en sons et en scène, économie du dialogue, un rythme étonnant et langoureux qui pourtant dégage un suspense terrible, etc. Le film surprend aussi par son évolution et découvre de vertigineux paradoxes qui vous glaceront d'effroi jusqu'aux derniers instants de son final noir et onirique. Un chef-d'œuvre beau et envoûtant, très rare en salle. Vous pourrez en savoir plus en lisant la critique que LJ Ghost a déjà consacréau film dans ces pages: C'est ici ! 

 

Dress-code  de la soirée (facultatif, mai il y a un dvd à gagner pour le meilleur déguisement !) : Animaux féroces, insectes monstres de l'espace, vielles dames, adolescents à problème, scientifiques, experts, spectateurs du Majestic.

Réservations conseillées : possibles dès à présent à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence & le site Matière Focale.com.

Prochain BCMG : Spéciale "Enfance et Imaginaire" (ou "L'Imaginarium du Dr Devo" si je fais une crise de mythomanie), le  Vendredi 6 Janvier avec les films THE FALL de Tarsem Singh et PANIQUE SUR FLORIDA BEACH de Joe Dante.  

 

Contre le cinéma en dosettes, pour des cafés de traditions qui ont du goût et de la charpente, pour vous les hommes d'exception, pour vous les femmes d'exception : votez BCMG !

Le Cinéma, c'est bon. Mangez-en !

 

 


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Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 16:49

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[Affiche officielle du BCMG #20 par Dr Devo.]

 

 

 


 

 

BCMG, votre soirée consacrée au cinéma de genre ou méconnu, diaboliquement préparée par les projectionnistes du cinéma Majestic, vous propose, pour sa 20ème édition, un programme 100% américain, entièrement voué au polar, mais attention, le polar adulte, urbain, fougueux et sauvage grâce à deux films parfaitement différents et complémentaires dépeignant avec beauté et violence le combat entre les flics et la pègre, entre le Bien et le Mal. L'occasion de redécouvrir deux chefs-d'oeuvre par deux des plus grands des réalisateurs américains. 

 

 

 

[Bon, là, le film-annonce ressemble plus au film!! Son seul défaut: ça sent pas assez la testotérone, alors que le film en est dopé!]

 

 

19H30 : POLICE FEDERALE LOS ANGELES (To Live And Die In L.A). Film de William Friedkin (USA-1985). V.O.Sous-Titrée. Durée : 1h56mn.Interdit aux moins de 12 ans.

Avec William Petersen, Willem Dafoe, John Pankow, Debra Fueuer, John Turturro, Dean Stockwell, Darlanne Fluegel.

Richard Chance (W. Petersen), flic des services spéciaux de Los Angeles, est spécialisé dans la lutte contre le faux-monnayage. Lorsque son partenaire est tué quelques jours avant la retraite, il tient pour responsable Rick Masters (W. Dafoe), fameux imprimeur de fausses coupures. Une lutte sans merci va avoir lieu pour mettre le gangster sous les verrous, mais très vite les conséquences de ce combat vont prendre des allures apocalyptiques !

Ha, William Friedkin est enfin à BCMG ! Le réalisateur protéiforme de FRENCH CONNECTION, CRUISING et L'EXORCISTE signe ici un polar très nerveux et totalement étonnant. La mise en scène est à la fois très rentre-dedans et magnifique, et même gourmandissime : changements d'ambiance brutaux, coupe du son au plan, utilisation de la musique, accélérations stupéfiantes, débrayages inattendus et la superbe photo du maître Robby Müller (photographe du DEAD MAN de Jarmusch, mais aussi chez Von Trier, Wenders, Jane Campion, Alex Cox !). Le montage est très libre et offre des percées poétiques ou abstraites très étonnantes. Comme chez Ferrara, Friedkin réorganise les codes du genre pour dresser un portrait nerveux de la ville. Et au fur et à mesure, dans une ambiance ultra-virile, les personnages chauffés à blanc sèment la violence, transformant le film en western hardcore, puis en véritable enfer sur terre. A noter une hallucinante scène de poursuite. Très grand film.

 

 

 

 

[Pour ceux qui ne peuvent pas s'empêcher, la bande-annonce du film. Bon, la musique pêchue et stupide n'est pas celle du film. Le thème au synthé oui! Bisous!]

 

21H45 : KING OF NEW YORK. Film de Abel Ferrara (USA-1990). V.O Sous-Titrée. Durée: 1h43mn. Interdit aux moins de 16 ans.

Avec Christopher Walken, Victor Argo, Laurence Fishburne, David Caruso, Janet Julian, Paul Calderon, Steve Buscemi, James Lorinz.

Frank White (Christopher Walken), célèbre parrain new-yorkais sort de prison après avoir purgé une peine de cinq ans pour trafic de drogue. Il retrouve ses hommes de main et immédiatement, il se lance à la reconquête de ses anciens deals, mais pas seulement. Il veut contrôler tout le marché de la drogue new-yorkais. La violence envahit la ville à mesure qu'il élimine la concurrence ! De leur côté, les policiers ayant mis White sous les verrous sont dégoûtés de le voir reprendre le contrôle de la pègre. Et parmi les flics les plus jeunes, on commence à penser à des méthodes plus expéditives pour le stopper. Mais White a changé, et il poursuit un étrange but...

 

KING OF NEW-YORK, réalisé deux ans avant le mythique BAD LIEUTENANT est le film qui a définitivement imposé Ferrara comme un des très grands réalisateurs américains. Plongée crépusculaire dans un New York hanté, c'est aussi la première et mythique collaboration du cinéaste avec Christopher Walken, ici au sommet de son art, totalement énigmatique et fantomatique. A partir d'un récit épuré, loin de toute lecture psychologique de bazar, KING OF N.Y réutilise les thématiques classiques du polar, les réinvestit pour construire un film parfois brutal et fulgurant, et bizarrement touchant. La quête de Frank White devient alors mythique, presque fantastique, et laisse une empreinte durable sur le spectateur. A noter: une photo superbe et le reste du casting très franc du collier, mais tout à fait remarquable. 

 

 

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[Et hop! L'affiche alternative qu'elle est belle!]

 

 

Réservations conseillées: possibles dès à présent à la caisse du Cinéma Le Majestic.

Dress code(Un dvd à gagner pour le meilleur déguisement!) :flics "undercover", policiers en tenue, mafieux, looks gangsta-rap, avocats véreux, peintre contemporain, agent du FBI, spectateurs du Majestic...

Prochain BCMG: Vendredi 2 Décembre, Spécial "Sales Bêtes" avec PHASE 4 de Saul Bass et BAXTER de Jérôme Boivin. 

 

 

 

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Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 19:17

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Chères Lectrices,

 

Vous êtes une femme moderne et accomplie. Sexy au bureau, battante à la maison, vous conciliez ce que le poète appelait "l'autorité et le charme", vivant à 100 à l'heure la vie hallucinante de la passionaria du XXIéme siècle, le nouvel iphone 4S dans une main, et les couches souillées de la cadette dans l'autre. Il n'est pas normal, sur un site qui se veut "culturel", de ne pas avoir de pages dédiées à nous, les battantes de l'ére supérieur (et air super-rieur). Nous sommes focaliennes après tout, et ce n'est pas nos maris qui s'en plaignent. Laissons-les découvrir leur féminité intérieure (après le match de foot, c'est souvent le moment propice), et profitons de ce moment de calme pour prendre un peu d'avance sur l'organisation de la semaine en cours en parcourant les pages de ce MATIERE FOCALE MADAME, premier du nom.

Sortons notre Filofax Hermès en cuir de petit buffle (le top de la saison d'hiver qui approche, une bonne affaire à 327 euros, recharge comprise à la maison-mère), et notons tout de suite le premier grand événement de ce numéro 1 de MFM.

 

Ça se passe encore au cinéma Majestic de Lille que les focaliennes connaissent bien pour les fameuses soirées BON CHIC MAUVAIS GENRE, co-organisées par Matière Focale, et qui sont devenues cette saison, le nec-plus-ultra des must-have-seen les plus up-to-date de tous les places-to-be au nord de Paris. (Et je ne parle pas de Nanterre ou Sartrouville là! Hihihi, quelle chipie je fais!)

C'est en effet jeudi prochain, le 13 Ocotbre à 18 heures qu'aura lieu un évènement pas habituel et original puisqu'il s'agit, tenez-vous bien, d'une vente d'affiche, jusque-là c'est très commun, aux enchères, et ça c'est déjà plus bath ! Avec un vrai commissaire-priseur et tout et tout. Il y en aura pour tous les goûts et, si j'ose, pour toutes les bourses. Côtés films de genre, les fans hardcore de BCMG ne seront pas dépaysées avec quelques pièces qui devraient les intéresser bougrement… Je vous laisse un moment avec le communiqué de presse pendant que je me prépare un bon smoothie à la fraise équitable…

 

 

 

"Cette vente se compose de 240 lots d'affiches de cinéma des années 40 à nos jours, parmi les principaux titres : "Belle De Jour" (1967) de Luis Buñuel avec Catherine Deneuve, "L'Ainé Des Ferchaux" (1963) de Jean-Pierre Melville avec Jean-Paul Belmondo, le célèbre western italien de Sergio Leone (1968) "IL Etait Une Fois Dans L'Ouest", "La Main Gauche Du Seigneur" (1956) avec Humphrey Bogart, des films d'auteurs tels Jean Luc Godard avec "La Chinoise" (1967) ou encore "Une Femme Est Une Femme" (1961) ou Federico Fellini pour 2 affiches de "La Douceur De Vivre" (La Dolce Vita) (1960).

De nombreuses affiches de films fantastiques "Nosferatu, Fantôme De La Nuit", "Les Maitresses De Dracula", "La Nuit Des Morts-Vivants" ou "Les Oiseaux" (1963) de Alfred Hitchcock.

Des affiches de Jacques Tati, Pierre Etaix, Jacques Brel, etc. et même pour rester dans l'actualité cinématographique, "Tintin Et Le Lac Aux Requins" (1972) avec une très belle affiche dessinée par Hergé.

Des affiches à tous les prix de 10 à 100 euros et plus pour continuer ou débuter une collection. "

 

Je signale enfin que le catalogue complet de la vente est disponible. Cliquez ici !

Les photos qui illustrent cet article font d'ailleurs parti de la vente!

 

 enchere devo 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

frag liech focale

Dans un autre style, on change de registre et on passe même sans transition mais avec style à quelque chose de tout à fait différent qui ne concerne pas le cinéma, mais qui devrait passionner la focalienne intérieure qui se néglige (?) en vous!

 

Parce que nous vivons une période troublée, il convient aussi, pour toute jeune femme moderne qui se respecte, d'exercer son cervelet à l'art délicat de l'analyse sociétale, et le tout dans la bonne humeur. Le grand patron, soit l'ineffable Dr Devo, est un homme qui à plusieurs cordes à son arc et des très longues flêches sur lesquelles il fait bon faire sa petite Sainte-Sébastienne, si vous me permettez ce bon mot. Destinée à tout ceux qui veulent améliorer ensemble le monde dans un grand geste participatif et éco-citoyen, ou pour ceux qui s'en fichent royalement et aiment juste s'en payer une bonne tranche (ce qui revient aux mêmes !), FRAGRANCE LIECHTENSTEIN est l'émission de radio encore underground mais plus pour longtemps, qu'il vous faut. La Bride-Jette-Jaune de demain, je vous assure, écoute déjà ce show et il ne s'agirait pas de prendre du retard, n'est-ce pas ? (et là, je ne parle pas de vous-savez-quoi, les filles!)

 

FRAGRANCE LIECHTENSTEIN, animé par le Docteur Devo et quelques grandes voix sympathisantes focaliennes (citons, entre autres, Mr Mifuneberg bien connu des amatrices de BCMG et du Club des Supportrices de Manchester United, mais aussi Carxla Brunegeld, Clita Von Bize, Stéphane XXL, Antoine, Adriano Carambar, Kevin Burne, John B. Gornow et Antoine), ce show radio a lieu une fois tous les 15 jours, dans la nuit de Dimanche à Lundi, à partir de Minuit ou OOh15 (vers minuit quoi!) jusque 03H00 du matin ce qui devrait ravir l'infirmière de garde ou l'agent de sécurité qui sommeille en vous.

L'émission est écoutable sur l'antenne de RCV Lille (99.00 FM) mais aussi partout dans le monde sur le site de la dîte radio (donc sur le site de RCV, suivez un peu, et cliquez ici !)

 

C'est une émission de débatologie très rigolote où sont abordés de grands sujets de société ou des sujets sans la moindre importance, avec le soucis constant de bien analyser les choses de travers, de façon jamais juste (surtout pas, les filles!) et en faisant le plus de mauvais calembours possibles! Trooooooop hipster, les filles !

Le tout est entrecoupé de musiques vraiment étonnantes et belles (plutôt dans la sphére rock/post-punk/disco-musette, B&B, valse concrète, i-mange-disque, déca-dance poilue et exigeante, love métal, schoenberg-FM, etc…), bien sûr, et aussi de recettes de cuisine complètement SM ( la "cuisine de 'extrême", je cite).

C'est bien entendu du libre-antennisme et les gens peuvent appeler et intervenir à tout moment.

L'émission passe ce soir, ca tombe bien, et voici la liste des débats:

-Le tuning

-La fête

-Obésité et surcharge pondérale

 

C'est de Minuit à 03h00 du matin, ce dimanche soir! Comment écouter la chose partout dans le Monde? Quels sont les détails sur les débats à savoir  ? toutes vos réponses sont sur le site Fragrance Liechtenstein: cliquez ici !

 

Moi je vais écouter, c'est sûr, pendant que mon muffle de mari ronflera comme un ours ! car une émission de radio avec des bouts de Matière Focale dedans, je sais pas vous, mais moi ça m'émoustille!

 

Allez, c'est l'heure du bain des petits, je vous laisse...

 

Sincérement Vôtre,

 

Anne Archy.

 

 

 

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Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 12:56

Publié dans : Mon Général

 

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[Affiche réalisée par Dr Devo.]

 

 

BON CHIC MAUVAIS GENRE #19 : Spéciale Théma Zombies –TUER PLUS POUR MANGER PLUS 

 

 BCMG, la soirée consacrée aux films de genre et/ou au cinéma qui décoiffe, amoureusement préparée par les projectionnistes du Majestic, revient avec une 2nde soirée zombie où nous vous proposons de redécouvrirDELLA MORTE DELLAMORE,  film beau, drôle et sexy, un peu oublié, ainsi que SURVIVAL OF THE DEAD, dernier film de George Romero. Cette séance sera l’occasion de le voir sur grand écran, car personne en France n’a voulu sortir le film ! Oui, oui, on appelle ça une exclusivité !   

 

 

 

 


 

 

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[Piéce à conviction No1 : Ha bah oui, ça les p'tits gars, c'est de la contre-plongée! Ci-dessus: Rupper Everett. Et comment dire sans désespérer la nouvelle génération ? Bah disons que si vous l'aimez bien depuis 10 ans, vous allez halluciner et vous demander qui est le type qui remplace Everett ces dernières années. Et aprés vous vous direz "Rendez-nous l'acteur génial des années 90 et reprenezle pantin  sous prozac!" Voilà, ça c'est dit !]


 

19H40 : DELLA MORTE DELLAMORE. Film de Michelle Soavi (Italie-France-Allemagne, 1994). V.F. Copie 35mm. Durée : 1h45.

Avec Rupper Everett, François Hadji-Lazaro, Anna Falchi, Mickey Knox.

 

Francesco Dellamorte (Ruppert Everett) est le gardien du cimetière de Bufalora, petite commune perdue du fond de l’Italie. Avec Gnaghi (F. Hadji-Lazaro), son étrange assistant mutique, il fait en sorte que l’endroit reste en paix, quitte à donner une mort définitive à la plupart des résidents qui, depuis quelque temps, reviennent à la vie sept jours après leur décès. Cette petite vie se déroule «tranquillement » jusqu’au jour où Francesco tombe amoureux d’une jeune veuve qui vient de mettre en terre son mari…

 

Les mots semblent manquer pour décrire cet incroyable film qu’est DELLAMORTE DELLAMORE. Réalisé par Michele Soavi (revenu il y a peu sur le devant la scène avec le beau ARRIVEDERCI AMORE, CIAO), assistant de Dario Argento et de Lamberto Bava, proche collaborateur de Terry Gilliam, ce film mêle de manière inattendue des tonalités très différentes : humour parfois très noir, drame, comédie, gore, érotisme, onirisme, gouffres poétiques. La réalisation, très malicieuse, parfois roublarde mais toujours inventive et magnifique (cadrages exquis, beau découpage, photo irréprochable, travail sur la vitesse de l’image, excellent travail sur la musique, jeux de mise en scène incessants, etc.) plonge le spectateur dans un univers unique et  atypique qui n’est pas dénué d’absurde, voire de mélancolie. Les personnages, totalement superbes, sont en plus servis par des acteurs étonnants : Ruppert Everett en tête (qui à l’époque était à cent coudées au-dessus de sa carrière actuelle, très comateuse), est merveilleux, et François Hadji-Lazzaro, le leader des groupes Pigalle et Les Garçons Bouchers est impeccable dans un rôle hors-normes ! Le film doit beaucoup à ce duo. Jusqu’aux derniers plans (hallucinants !), DELLAMORTE… surprend et propose au spectateur un voyage drôle, onirique et poignant. La (re-)découverte  de cette œuvre macabro-poétique s’impose !

 

 

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[Piéce à Convictions No2: Parle-toi à ta main! Au premier plan, la délicieuse Anna Falchi ! ]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 devo-zombies-1.jpg

[Photo: Des petits nenfants tués dans un film? Pas question, vous m'entendez, pas question ! HA bah si c'est des enfants-zombies-mangeurs-de-cerveau, là d'accord, je vous prête ma Kalash !]

 

21H40 : SURVIVAL OF THE DEAD. Film de George A. Romero (USA/Canada-2009). V.O.S.T.F. Copie 35mm. Durée : 1h30.

Avec Alan Van Sprang, Kenneth Welsh, Kathleen Munroe, Richard Fitzpatrick, Athena Karkanis, Devon Bostik.

Les habitants de Plum Island, une petite île isolée au nord-ouest des côtes  américaines, voient leurs proches et amis décédés revenir à la vie, puis s'en prendre à eux, essayant de les dévorer (ils deviennent des zombies, quoi !). Pourtant, les survivants ne peuvent se résoudre à tuer ceux qui furent un jour des leurs, et cela en dépit du danger qu'ils représentent. L'un des habitants de l'île va tout de même aller à l'encontre de ce consensus et tue alors tous les zombies qu'il peut trouver... Sur le continent, un petit groupe de quatre survivants voyage bon gré mal gré sur les routes américaines, et rêve d'une oasis où pouvoir reprendre une vie paisible. En recueillant un jeune homme sur la route, ils apprennent l’existence de l’île de Plum Island. Ils décident de la rejoindre…   

Mais bon sang de bois, c’est quoi le problème avec Romero ? Réalisateur culte  et chéri, puis oublié, puis martyrisé par les studios, puis faisant un retour gagnant et adulé par des nouveaux jeunes fans, pour se faire finalement cracher dessus avec ce  SURVIVAL OF THE DEAD ? Car le film a déçu (presque)  tout le monde, y compris les fans ! Disons-le clair et net, SURVIVAL… est un des très grands films de Romero ! Sixième opus du maître consacré aux zombies, il se rapproche plus de la première trilogie, par son propos,  son pessimisme et sa noirceur  La réalisation est simplement splendide : cadre magnifique, belle photo, montage précis et nerveux, rythme diabolique et achoppé, ça se mange sans faim. Romero se renouvelle même merveilleusement, atomisant toujours plus la société dont il ne reste ici, malgré l’aspect communautariste du sujet, qu’une poignée d’individus brisés et seuls, perdus dans un monde où la logique parfois absurde rend difficile la lecture du Bien et du Mal. Romero multiplie les paradoxes grâce à des personnages ambigus et un scénario bouleversant et noir qui tente parfois d’audacieux coups de Jarnac et qui  laisse sans voix. Mais voilà qui n’empêche pas, curieusement, un lyrisme sombre et fugace d'affleurer de manière bouleversante par moment, ainsi qu'un certain humour qui met à mal l’imagerie hollywoodienne (ou proche du western) de la Justice et de l’héroïsme. L’interprétation est au cordeau. Le film n’étant pas sorti en salle, ce qui est proprement scandaleux, voici une occasion exceptionnelle de voir, enfin et sans doute avant longtemps encore, le film sur grand écran.

 

 

 


Dress-code de la soirée (faculatif): zombies,  marins, scouts, croque-morts, veuves éplorées, curés, cow-boys,  militaires, pas-vraiment-morts,  morts-vivants,  et spectateurs du Majestic.

 

Réservations plus que conseillées: possibles dès le vendredi 30 Septembre  à la caisse du Cinéma Le Majestic.


Prochain BCMG, le Vendredi 4 Novembre: Spécial "Polars Sublimes" avec KING OF NEW-YORK de Abel Ferrara et POLICE FEDERALE LOS ANGELES de William Friedkin. Yummy!
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Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 09:52

Publié dans : Mon Général

 

 

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(Affiche conçue par Dr Devo et John Mek-Ouyes)

 

 

BCMG, la soirée consacrée aux films beaux et/ou de genre, ou tout simplement au cinéma qui décoiffe, revient pour une troisième saison toujours programmée par les projectionnistes du Majestic, en collaboration avec Plan-Séquence et le site Matière Focale.com. Et on va démarrer très fort en présentant deux films de serial-killers curieux mais très beaux qui, même s'ils ne sont éloignés que de deux ans, montre deux façons complètement différentes d'aborder le thème : le premier déjoue les modousses opérandailles la narration classique pour en faire complétement autre chose, et le deuxième crée des règles absolument  autres et folles ! Deux œuvres en avance sur leur temps en tout cas et qui se répondent de manière très surprenante…

 

 


19H15 : L' ETRANGLEUR DE BOSTON. Film de Richard Fleischer (USA-1968). V.O. sous-titrée. Durée: 1h56.

Avec Tony Curtis, Henry Fonda, George Kennedy, Mike Kellin, Sally Kellerman.

En 1962, la police tente d'élucider une série de crimes se déroulant à Boston, crimes commis par un sadique qui brutalise et étrangle des vieilles dames. Suite à la psychose qui s'abat sur la ville et l'absence de résultat de l'enquête, il est décidé de créer un bureau spécialement dédié à cette affaire, bureau dont on confie la direction à John S. Bottomly (Henry Fonda). Malgré la mobilisation des forces de police, rien n'y fait, l'étrangleur de Boston, continue à tuer impunément...

Sur une trame classique, Fleischer (réalisateur de SOLEIL VERT) bouscule complètement la donne en s'appuyant sur des partis-pris esthétiques iconoclastes, par exemple l'utilisation totalement virtuose des split-screens (division d'un même plan en plusieurs images). Plus qu'un simple gadget ou qu'un simple habillage "décoratif", Fleischer utilise le procédé autrement, s'emparant du principe pour, au contraire, bouleverser la narration de son film, et opposer/renverser constamment les points de vue, jusqu'à faire exploser les frontières du thriller. Le résultat est absolument poignant et vertigineux. Très vite, une ambiance suffocante, paranoïaque et sécuritaire s'installe. Ce film,  qui a bouleversé Brian De Palma et qui a influencé nombre de films (L'AFFAIRE THOMAS CROWN par exemple), est soutenu par une interprétation sans failles, notamment par l'épatant Tony Curtis qui trouve ici un de ses trois ou quatre très grands rôles. 

 

21H30 : L'OISEAU AU PLUMAGE DE CRISTAL. Film de Dario Argento (Italie-1970). V.O. sous-titrée. Durée : 1 h 38. 

Avec Tony Musante, Suzy Kendall, Enrico Maria Salerno, Eva Renzi, Renato Romano.

Sam,  un écrivain américain en résidence à Rome, assiste impuissant à l'atroce tentative de meurtre de la femme d'un galiériste d'art. L'agresseur est un mystérieux individu vêtu d'un imperméable et de gants noirs. La victime survit et la  police soupçonne un célèbre sérial-killer. Alors que l'enquête officielle piétine, Sam de mener la sienne. Car une chose le taraude : même s'il ne peut s'en souvenir consciemment, il est persuadé qu'il a vu pendant l'agression des détails déterminants qui permettraient de confondre le tueur !

Comme chaque année, la saison BCMG s'ouvre avec un Dario Argento ! Né d'une conversation avec Bernardo Bertolucci, L'OISEAU… instaure les bases de ce nouveau genre, le "giallo" (thriller énigmatique oscillant entre le policier et un fantastique plus ou moins diffus), et pose lui aussi, comme L'ETRANGLEUR DE BOSTON, la question du point de vue et du statut de l'image. Une thématique très importante dans l'histoire du cinéma (et que Argento mettra définitivement à mal !) et que reprendra le réalisateur quelques années plus tard dans son sublime FRISSONS DE L'ANGOISSE. Loin des canons classiques, Argento se réapproprie le thriller, et le met en scène de manière flamboyante. La réalisation devient architecture où le montage, le cadre et le son travaillent de concert pour bouleverser les narrations et les intrigues trop classiques. C'est magnifique, angoissant et baroque. L'OISEAU… souvent cité par d'autre cinéastes (Tarantino) a également marqué De Palma - décidément ! - qui utilisa une de ses séquences dans son magnifique PULSIONS (qu'on vous avait présenté l'année dernière, bande de chanceux). En outre,  ce film signe la première collaboration entre Argento et Ennio Morricone. A noter que le film sera projeté en copie numérique HD, rarement présentée au grand public ! 

Dress-code  de la soirée (facultatif) : tueurs masqués, serial-killers, Jason, Freddy, inspecteurs de police, victimes innocentes, cadavres ensanglantés, masques de cuir,  spectateurs du Majestic.

Réservations conseillées : possibles dès aujourd'hui à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence & le site Matière Focale.com.

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Dimanche 4 septembre 2011 7 04 /09 /Sep /2011 11:07

Publié dans : Mon Général

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Salut Les Focaliens !

 

Ca y est, les vacances focaliennes sont terminées, et désormais on repart sur les chapeaux de rouille. En effet, les trois prochaines semaines vont être plus que chargées !

 

Et ça commence aujourd'hui, avec nos amis de chez E.D (évidément, ne nous les connaissaons pas, mais on aime bien ce qu'ils font!). E.D, ce sont eux qui ont défendu depuis le début Guy Maddin en France et qui ont sorti tout ses films. Les fréres Quaye? C'était E.D. Bill Plymton, c'est chez eux. Le merveilleux LABYRINTHE DES REVES de Sogo Ishii, c'est encore eux! Et la découverte de l'année, en ce qui me concerne en tout cas, qu'on vous a présenté en cette année dans les soirées BON CHIC MAUVAIS GENRE, j'ai nommé le sublime LES 9 VIES DE TOMAS KATZ de Ben Hopkins, c'est eux !

 

Autant dire qu'ils ont une place un peu à part, et même beaucoup, dans le Pays Aux Plus Bêtes Distributeurs Du Monde, j'ai nommé la France.

 

Et donc, c'est main dans  la main que E.D et Matiére Focale vous offre une invitation pour découvrir la dernière sortie de E.D. Il s'agit du film américain PUTTY HILL de Matt Potterfield.

 

Le film se passe dans le quartier populaire de Putty Hill, à Baltimore. Sur deux jours, on suit un petit groupe d'habitants, souvent des teenagers ou des jeunes, qui vivent un moment un peu trouble de leur histoire. L'un d'entre eux vient de mourrir d'un overdose, et le lendemain, c'est l'enterrement. Entre faux documentaire, trop composé pour être honnête et exploration intimiste qui  fait rejaillir par tous les pores de la fiction, Potterfield fait les choses constament en décalé...

 

Si l'aventure vous tente, nous vous invitons vendredi prochain, le 26 Août, au cinéma Mélies, à Montreuil, pour découvrir le film en présence de Matt Potterfield, son réalisateur qui sera également accompagné d'un des producteurs du film. Il ya 4 Places pour une personne à gagner. 

 

Comment faire pour gagner? C'est trèèèèèès simple ! Envoyez moi un mail en indiquant vos nom prenom, et numéro de téléphone ! Voici mon adresse (que je code un peu pour que les robot spammeurs ne m'innondent pas de mails nigériens!): drdevo - arobase - matierefocale.com

Il faut m'envoyer ce mail avant jeudi 25 soir à 23h59 ! [Ou au pire dans la nuit, je me léverais vers 9 heures, et je bois du café noir, merci!]

 

Voilà, c'est tout. Premiers arrivés, premiers servis.

 

A trés bientôt!

 

Dr Devo. 

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Mercredi 24 août 2011 3 24 /08 /Août /2011 15:18

Publié dans : Mon Général

 BCMG 17 final

[Affiche conçue par Dr Devo et John Mek-Ouyes. Les slogans ne sont pas d'origine mais faits maison!]

 

 

 

Quel drame ! C'est le dernier BCMG de la saison.. Mais bonne nouvelle, la soirée consacrée aux films de genre et/ou au cinéma beau et hors-norme, programmée par les projectionnistes du Majestic, revient pour une soirée déjantée, consacrée au cinéma sexico-érotique très improbable ! Voilà qui sera l'occasion de retrouver Ilsa dont vous aviez déjà apprécié le sadisme et la dinguerie sexuelle l'année dernière dans ...LA LOUVE DES S.S. ! Et puis, la France sera à l'honneur avec un...ZORRO complètement foufou et absurde (et très obsédé aussi!), un film qui appartient d'ailleurs à un genre méconnu: le 2-en-1 (voir ci-dessous). Amateurs d'érotisme de bon aloi, d'O.F.N.Is en tout genre, de rires et d'exploitations, vous allez vous régaler !

 

 

 

zorro duo devo

[Ci-dessus, deux photogrammes pour deux acteurs, deux zorros et un même film. Car ici, c'est du Zorro quantique: il est ici mais il est là, et en même temps il n'est pas erncore arrivé, d'une part, et d'autre part, ils sont tous les deux lui-même! Comme disait le poéte, "t'avais un seul jouet, et maintenant, t'en as deux!"]

 

19H30 : LES AVENTURES GALANTES DE ZORRO. Un film italo-hispano-mexicano-franco-belge-un-café-et-l'addition de William Russel (en fait, c'est Gilbert Roussel, mais c'est moins vendeur!). 1972. V.F. Durée: 1 h 22. Avec Jean-Michel Dhermay, Evelyne Scott, Alica Arno, Roger Darton, Mikaela, Fatou, Rose Kiekens.

Don Manuel, gouverneur de Basse Californie, fait régner la terreur dans la région. Heureusement pour la population dont les droits sont quotidiennement bafoués, Zorro, le vengeur masqué, ridiculise régulièrement l'armée du gouverneur. Mais le justicier masqué n'est pas qu'une fine lame et il peut compter sur l'aide des femmes de la région. Car Zorro est un bel homme, fort apprécié de ces dames à qui il ne refuse jamais de prodiguer des plaisirs très charnels ! Les choses se corsent et le gouverneur voit rouge, lorsque notre héros et Apollon séduit la fiancée de Don Manuel...

Production Eurociné (souvent gage de mauvais goût et encore plus de budgets rachitiques), ces AVENTURES GALANTES... font partie d'un genre peu connu des années 70: le 2-en-1. La recette est simple: rachetez (ou volez!) un film inconnu et oublié (ici, un Zorro bis italo-hispano-mexicain), tournez des scènes additionnelles à Paris, si possible érotiques, et hop, mélangez le tout en essayant que ça reste logique... Oui, je sais, vous vous dîtes que ça va pas tenir debout, on voit bien que c'est pas le même gars qui a filmé les chatoyants canyons mexicains et les petits appartements des scènes parisiennes, qu'on va voir qu'il y a deux acteurs qui jouent le rôle de Zorro et qu'ils ne se ressemblent même pas, etc. Et moi, je vous réponds: "oui tout à fait d’accord, mais où est le problème?". Scénario chahuté, ellipses incompréhensibles, dialogues aberrants, acteurs naviguant à vue, sonorisation splendouillette (deux fourchettes frottées l'une contre l'autre, ça fait un beau duel à l'épée!), érotisme softcore et humour absurde assumé (parfois) sont au programme de cette bande filmée délicieuse. Notons dans le rôle titre, JM Dhermay, acteur à la grande carrière porno-érotique mais aussi comédien chez Luis Bunuel ! Et pour ceux qui ont envie d'en savoir encore plus, voici la critique du film par moi-même, et commenter ensuite par Gilbert Roussel lui-même: c'est ici !

 

zorro trio devo

[Photo: "Dîtes donc, Docteur, vous seriez pas en train de nous ballader ! Maintenant, il ya 3 Zorro ? Ca m''a l'air bien compliqué votre affaire... Avec les deux zorros de l'autre photo, ça en fait 5 en tout?"]

 

 

 

 

 

 

 

ilsa seringue devo

[Photo: ouch, ça c'est de la piquouze! les amateurs noteront que Ilsa n'a rien perdu de son goût pour l'expérimentation médicale! Encore une qui va se faire inoculer en tout cas!]

 

21H30 : ILSA, GARDIENNE DU HAREM (Ilsa, Harem Keeper of the Oil Sheiks). Film de Don Emonds (USA-2008). V.F. Durée : 1 h 27.

Avec Dyanne Thorne, Max Thayer, Jerry Delony, Uschi Digard, Colleen Brennan, Haji Cat, Tanya Boyd, Marylin Joy, Su Ling.

Les années 70. Ilsa est de retour ! Cette doctoresse allemande, sadique et nymphomane, après avoir servi le 3ème Reich pendant la 2nde guerre mondiale à la tête d'un camp d'expérimentation médicale, s'est "reconvertie". Elle travaille désormais pour le cheik El Sharif, un homme cruel et décadent qui règne sur un pays gorgé de pétrole. Ilsa est en charge de son harem. Comme le cheikh aime les femmes occidentales, elle se charge d'en kidnapper quelques-unes et les transforme, d'une main de fer, en esclaves sexuelles très soumises ! Prenant son métier toujours très à cœur, Ilsa conduit le harem au fouet et à la baguette ! Mais un beau jour, un diplomate américain et son aide de camp, très bel homme, viennent rendre visite à El Sharif, et ce dernier, très méfiant, charge Ilsa de surveiller les deux hommes qu'il soupçonne d'espionnage...

Don Edmonds qui avait déjà réalisé ILSA LA LOUVE DES S.S., premier épisode de cette trilogie improbable, reprend ici du service en dirigeant ce film, un peu plus richement doté que le précédent, fort heureusement. Pour le reste, on garde la même formule délicieuse et gentiment racoleuse qui avait le succès du 1er opus. Ilsa (qui était morte dans … LA LOUVE DES S.S., mais passons...) n'a pas perdu la main ni le fouet: dressages autoritaires et hautement sexuels des pensionnaires du harem mais aussi des soldats du Cheik (car Ilsa est une femme de caractère très à cheval sur la plus stricte parité!), expériences, tortures, et plein d'autres activités en général très érotiques et très dénudées ! Les comédiens (parmi lesquels 3 actrices ayant joué chez Russ Meyer, si vous voyez ce que je veux dire!) n'y vont pas avec le dos du tractopelle, bien entendu, pour notre plus grand plaisir, emmenéspar une Dyanne Thorne qui remet l'uniforme avec le même sadisme et la même frénésie sexuelle. Mélangeant les ingrédients de la BD pour adultes (aventures, espionnage, et érotisme), ce film aussi appelé ILSA LA CHIENNE DU CHEIK, est totalement délicieux avec ses situations "hénaurmissimes" et hilarantes, son érotisme constant et totalement opportuniste (dès que c'est possible on dénude une poitrine et deux femmes s'embrassent en plein milieu du plan!), son désert arabe de pacotille (certifié made in California), et ses dialogues toujours absurdes! Un grand moment de cinéma et de sexploitation ! [N.B: il n'est aucunement nécessaire d'avoir vu le premier ILSA... pour "apprécier" ce film, bien entendu!]

 

ilsa detente devo

[Photo: ça n'est pas tout de travailler, torturer, fouetter, dresser. Il faut aussi savoir se détendre. Ci-contre , Ilsa fait la sieste avec ses deux gardes du corps qui, il va s'en dire, sont furieusement lesbiennes (et font du karaté nues).]

 

 

 

Et comme vous êtes sages, et aussi pour convaincre les derniers réticents, je ne peux m'empêcher de vous présenter ce court et sobre extrait du film...

 


Dress-code de la soirée (facultatif) : Vengeur masqué, sergent Garcia, Errol Flynn, paysan mexicain cowboy, gitan(e), cheik (avec ou sans provision), nomade du désert, soldat, gardien(ne) de prison, maitre(sse) SM, bon soumis ou spectateurs du Majestic.

 Réservations fortement conseillées: possibles dès le Vendredi 3 Juin à la caisse du Cinéma Le Majestic.

Soirée proposée par Plan-Séquence & le site Matière Focale.com.

 

 

 

Découvrez d'autres articles sur d'autres films en consultant l'Index des Films Abordés.

 

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Mercredi 1 juin 2011 3 01 /06 /Juin /2011 16:41

Publié dans : Mon Général

BCMG 16 5 mai

[Affiche réalisée par John Mek-Ouyes.]

 

Bonjour les Focaliens!

 

Mmmmm! Ca sent bon! Le 16éme BCMG a été concocté avec amour, rien que pour vous. Mais bien sûr, on s'est fait un petit plaisir en voulant, enfin (en quasiment deux ans, il était temps!), faire une soirée "zombies". Le deuxiéme effet Watch Cool, c'est qu'on a fait un truc tréééééés malpoli, mais aussi trés focalien (et même 666% BCMG): réunir le sublime et le z, le chef-d'oeuvre et le porte-nainwak, le champagne et la kro tiéde ! Parce qu'on ne se reconnait dans aucune chapelle, même celle du cinéma de genre, même celle du cinéma art-et-essai. Parce qu'on en a marre de voir les publics divisés. Parce qu'on en a marre que d'autres savent ce qui est bon pour nous. parce qu'on en a marre de  lire des critiques ineptes et partisanes. Parce qu'on en a marre de voir que la distribution cinématographique française est la plus médiocre d'Europe. Par ce qu'on en a marre de voir que les cinémas que nous aimons n'ont plus de place en salle !

 

Le reste, c'est pour vous, pour vous faire des bisous, vous donner du plaisir! [Et vous remerciez de votre fidélité depuis deux ans pour BCMG, et depuis 1000 ans pour Matière Focale!]

T'as envie de ronronner? Vas-y, te gêne pas! Poésue Über Alles!

 

[Par contre, je vais le répéter plusieurs fois, c'est jeudi la soirée! Pas vendredi, comme d'hab!]

 

Dr Devo.

 

 

 

 

lugosi devo

 [photo: Bela Lugosi dans GLEN OR GLENDA  de Ed Wood, surtout pour vous dire que, achtung maximus, la soirée BCMG #16 aura lie exceptionellement le jeudi et pas le jeudi...]

 

 

 

Attention, exceptionnellement BCMG, la soirée consacrée aux films de genre et/ou au cinéma qui décoiffe, amoureusement préparée par les projectionnistes du Majestic, aura lieu exceptionnellement le JEUDI 5 MAI et non pas le vendredi comme à l’habitude ! Beware ! Bewaaaaaare !

Ce mois-ci, une belle thématique zombie de A à Z avec le chef-d’œuvre VAUDOU de Tourneur, et le célébrissime nanard gourmandissime LA TERREUR DES ZOMBIES.

 

 

 

 

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[Affiche du film VAUDOU, une de plus, mais également belle!]

 

19H30 : VAUDOU (I Walked With A Zombie). Film de Jacques Tourneur (USA-1943). V.O.S.T.F. Durée: 1h09.

Avec Frances Dee, James Ellison, Tom Conway, Edith Barrett, James Bell, Christine Gordon, Theresa Harry. 

Betsy (F.Dee), une jeune infirmière est engagée par un entrepreneur qui dirige une plantation aux Antilles, afin de s’occuper de son épouse (C.Gordon). Cette dernière, anémique, muette et sans réaction, semble végéter, troublée par un mal mystérieux. Ne pouvant trouver des explications scientifiques à ce phénomène étrange, Betsy se tourne provisoirement vers les croyances vaudous pour essayer de sauver la jeune femme…

Comme pour son grand classique LA FELINE,  Tourneur déploie dans VAUDOU un récit en double opposition, entre deux cultures d’abord, puis entre le  rigoureux cartésianisme de l’héroïne (sur le plan affectif et psychologique notamment) et le vaudou. Spectateurs et personnages naviguent entre réalité et imaginaire à mesure que la frontière entre ces deux territoires devient poreuse. C’est la mise en scène, proprement hallucinante, qui fait ce travail de déconstruction poétique et nous permet une proximité étonnante avec les personnages ainsi qu’une remarquable intimité avec les enjeux. Jeux d’ombres et de clairs-obscurs, cadres beaux à pleurer, montage alerte, subtils effets de suggestion et utilisation particulièrement moderne du son font de VAUDOU une expérience sensuelle et terrible. De par son refus du symbolisme grossier ou du sur-psychologisme de son intrigue et de ses personnages, mais aussi en remettant la mise en scène et l’abstraction poétique au centre du "débat", Tourneur assoit un modernisme qui s’est bien perdu depuis !

vaudou2

[Photo! celle-là je l'ai choisi pour vous donner l'eau à la bouche! Alors, il ets pas frais mon poisson ? A suivre la bande-annonce d'époque, histoire de voir quelques plans sympas!]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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[Photo: pour un bon film cannibale, et qui plus est un bon film de zombies-cannibalesSavants fous, il faut une créature sublime, et il faut la dénuder à la moindre occasion... La question est: c'est une journaliste ou une scientifique? Grouiiiiiiiiiiiiiii, Grouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!]

 

21H30 : LA TERREUR DES ZOMBIES / ZOMBIE HOLOCAUST (ZOMBI HOLOCAUST).

Film de Marino Girolami (sous le pseudonyme de Frank Martin, ça fait plus chic!) (Italie-1980). V.F. Interdit aux moins de 16 ans. Durée : 1h25.

Avec Donald O’Brien, Ian Mc Culloch, Alessandra Delli Colli, et Sherry Buchanan.

Chez nous, aux USA, années 80. Des morceaux de cadavre sont subtilisés dans la morgue d’un grand hôpital new-yorkais. Une rapide enquête permet de découvrir un suspect originaire de l’Ile de Kito. Le voleur d’organes appartiendrait à une tribu cannibale. Ni une ni deux, on envoie sur place une petite équipe composée d’une journaliste, d’une doctoresse et d’un expert scientifique. Deux femmes et un professeur pour une mission aussi dangereuse, est-ce bien raisonnable ? En tout cas, une fois sur place, ils découvrent le professeur Abrera  (D. O’Brien) qui mène de bien étranges expériences aux confins de la Vie et de la Mort…

En ce début d’années 80, ce qui cartonne dans le cinéma d’exploitation italien, ce sont les films de cannibales (CANNIBAL HOLOCAUST, bien sûr), ou encore les films de zombies, tel L’ENFER DES ZOMBIES de Lucio Fulci qui a le même producteur que ce long-métrage ! Et celui-ci ne se gênera pas pour faire cet improbable pot-pourri cannibales/zombies/savant fou des plus opportunistes ! Et si on retrouve ici Ian McCulloch, déjà présent dans le chef-d’œuvre de Fulci, on ne peut pas dire que ZOMBIE HOLOCAUST (l’autre titre du film) ait la même portée artistique ! Scénario improbable, pauvreté des décors, acteurs absents, complètement paumés ou en roue libre à l’image d’un Donal O’Brien qui pédale toujours à fond même dans les descentes, effets gorissimes (apportez vos bâches !), érotisme opportuniste et constant (chouette !), péripéties souvent débiles, incohérences diverses et avariées, etc. C’est la pizza du chef, la choucroute royale-deluxe-épaisseur-triple du nanard, n’en jetez plus ! Est-ce dû à un budget anémique ? A un scénario ayant changé au cours du tournage ? A un réalisateur dépassé ? Alcoolique ? Incapable ? Les trois en même temps ? Quoiqu’il en soit, LA TERREUR DES ZOMBIES / ZOMBIE HOLOCAUST est un sidérant et gouleyant nanard qui se mange sans faim, relevé (en plus du reste !) par des dialogues stupidissimes, bien mis en valeur par un des doublages français des plus calamiteusement splendouillets de l’histoire de l’Humanité. Un très grand moment !

 

 

Dress-code de la soirée (faculatif): papous, cannibales, savants fous, belles scientifiques dénudées, infirmières, aventuriers intrépides,  journalistes bornés et spectateurs du Majestic. Et éventuellement, zombiiiiies, plein de zombies !

 

Réservations conseillées (en raison des travaux au Majestic, la salle sera petite !): possibles dès le jeudi 28 avril à la caisse du Cinéma Le Majestic.

Soirée proposée par Plan-Séquence & le site Matière Focale.com.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 25 avril 2011 1 25 /04 /Avr /2011 20:26

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BCMG 15

 

[Affiche réalisée par John Mek-Ouyes et Dr Devo.]

 

 

Chers Focaliens,

 

Voici le programme du nouveau BON CHIC MAUVAIS GENRE, et sans nous vanter, c'est quand même la classe! On n'est pas peu fier, entre autres, pour la deuxième fois consécutive de vous présenter non seulement deux films sublimissimes et fous, mais aussi un film totalement inédit en salle, UZUMAKI, que les vieux focaliens connaissent bien, car ça fait quand même quelques années qu'on vous tanne avec ce film ! Alors, chers amis de la Liberté et de la Beauté, vous allez vous régaler ! Rejoignez la Résitance ! Venez prendre le maki !

 

[Attention: des travaux vont avoir lieu au Majestic, et une des deux grandes salles va être fermée pendant quelques semaines ce qui signifie que cette séance va avoir lieu dans une petite salle ! Réservez vos places dés le 1er Avril. à la caisse du cinéma...]

 

Dr Devo.

 

 

 

 

BCMG, la soirée consacrée aux films de genre et/ou au cinéma qui décoiffe, programmée par les projectionnistes du Majestic en collaboration avec Plan-Séquence et Matière Focale.com revêt ce moic-ci son plus beau kimono. Nous n'avions pas du tout prévu (hélas!) le déchaînement de catastrophes s'étant récement abattues sur le Japon, ni la mort de Maître Cappelo d'ailleurs. Et comme l'année dernière, nous vous proposons donc une nouvelle soirée  consacrée au Japon, territoire non seulement des monstres radioactifs mais aussi de la grande poésie cinématographique. En voici la preuve: deux films superbes et différents. D'un côté, le merveilleux classique BABY CART 2, la suite des aventures du samouraï au landau (ils sont comme ça, les japonais!), chef-d'oeuvre du cinéma populaire mondial. Et de l'autre, encore une découverte BCMG: UZUMAKI, film complétement foufou, beau, drôle et effrayant, qui n'est jamais passé au cinéma en France (quelle honte !) et réalisé par un metteur en scène mi-japonais mi-ukrainien. Autant dire que la beauté va irradier de partout!


 

 

uzumaki12

["Mademoiselle, répétez après moi: mes paupiéres sont lourdes et le nucléaire est sans danger !"]

 

19H30 : UZUMAKI. Film de Higuchinsy (Japon-2000). V.O.s.t. Durée: 1h30.

Avec Eriko Hatsune, Fhi Fan, Hinako Saeki, Eun-Kyung Shin, Keiko Takahashi.


Kirie, une jeune fille sans histoire vivant dans une petite ville un peu perdue du Japon, passe une existence tranquille entre sa vie au lycée et son meilleur ami Shuichi. Le jeune homme, sérieux comme un pape, droit comme un "i" et d'un naturel inquiet est à l'opposé de Kirie, qui est au contraire affable, serviable et rigolote. L'existence de ces deux meilleurs amis du monde prend une tournure étrange lorsque que Shuichi s'aperçoit que son père, un céramiste réputé dans tout le Japon, semble soudain se désintéresser de son travail pour se mettre à collectionner tous les objets ayant une forme de spiral qui lui tombent sous la main, ou encore à contempler  des heures durant la carapace des escargots ! Des faits étranges commencent alors à faire basculer la vie de cette ville tranquile. Tour à tour, les habitants développent cette obsession morbide pour les spirales, entraînant métamorphoses et morts mystérieuses sous le regard désemparé des deux jeunes gens…

 

Adapté du célèbre manga d'horreur éponyme de Junji Ito, UZUMAKI (spirale en japonais) est le film de toutes les audaces. L'adaptation, très finaude, ne pousse pas le morbide originel du manga aussi loin,  mais se concentre plutôt sur une exagération du grotesque qui plonge le film dans une atmosphère qui serait (et qui est!) étrangement malicieuse et drôle si elle n'était pas aussi anxiogène. Le résultat, très éloigné de la vague fantastique japonaise des années 90 et suivantes, est un mélange hallucinant, d'une liberté sublime et gourmande où Higuchisky ose tout et expérimente sans cesse les formes esthétiques les plus folles, avec un soin et un sens du détail qui mérite le respect. UZUMAKI est un film atypique, une expérience hors du commun, psychédélique et déjantée, à la narration totalement insolite ! A noter que, scandaleusement, le film ne sortit jamais en France au cinéma, ce qui fait de cette séance une chance unique de voir le film en salle.

Je vous avais déjà vanter les mérites de ce film, il y a quelques années, dans cette critique merveilleuse: clique ici  pour la lire!

 

Vous savez que je n'aime pas trop ça, dévoiler le film à l'avance et tout et tout, mais bon je sais que vous adorez les films-annonces, mes petits agneaux... Alors voilà, c'est cadeau!

 



 

 

 

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[Photo: "C'est vous qui avez mis 8/10 à mon fils?"]

 

 

21H30 : BABY CART 2 – L'ENFANT-MASSACRE (Kozure Ôkami: Sanzu No Kawa No Ubaguruma). Film de Kenji Misumi (Japon-1972). V.O.s.t. Durée : 1 h 21.

Avec Tomisaburo Wakayama, Kayo matso, Akiji Kobayashi, Minoru Oki, Shin Kishida.

Japon féodal. Itto Ogami, ex-bourreau du shogun et célèbre dans tout le Japon, offre désormais ses services de tueurs à gages aux plus généreux, tout en élévant son jeune fils de 3 ans qu'il transporte dans un landau ,au fil de ses aventures professionnelles ! Toujours obligé de prendre la route, Ogami traverse le Japon. Il est traqué par le clan Yagyu qui veut sa mort et qui, pour cela, envoie à ses trousses un redoutable groupe de femmes ninjas. Il est aussi poursuivi par trois personnages étranges et peut-être plus coriaces encore : les Maîtres de la Mort…


La série des BABY CART (6 films au compteur) est un exemple de la qualité exceptionnelle du cinéma japonais des années 60-70. Les aventures du samouraï au landau sont effet une complète réussite : bien loin de n'être que des petits films d'exploitation, ce sont aussi d'hallucinants films d'auteur, comme on dirait par chez nous. On est loin, en effet, de la répétition anonyme du cinéma commercial : photo sublime, montage baroque et précis, un univers sonore souvent étonnant, un sens du rythme redoutable et une mise en scène iconoclaste, extrêmement poussée et bougrement audacieuse… Ces films sont montés avec un soin maniaque et leur esthétique est tout simplement magnifique. Du cinéma populaire et exigeant, au service d'histoires violentes, parfois gores, mais qui servent des personnages sombres et passionnants. Cette liberté de ton se retouve complétement dans l'opus 2 de la série qui a inspiré de nombreux cinéastes, Carpenter et Tarantino, notamment, qui lui ont rendu largement hommage. A noter qu'il n'est absolument pas indispensable d'avoir vu le premier épisode de la série pour apprécier ce classique.

 

 

 

Dress-code de la soirée (faculatif) : Maître Cappelo, samouraï, Richard Chamberlain, tenue NBC anti-radiation, ninjas, ingénieurs nucléaires, mutants, uniformes lycéens, escargots, spectateurs du Majestic.


Réservations conseillées (la salle sera petite!) : possibles dès le Vendredi 1er Avril à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence & le site Matière Focale.com.

 

 

On peut inviter tous ses amis à venir, grâce à la page Facebook de ce BCMG #15.

 

Dr Devo.

 

 

 

 

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Jeudi 31 mars 2011 4 31 /03 /Mars /2011 11:23

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Bonjour les Focaliens!

 

En ces temps de disette cinématographique (l'hiver est rude est dure plus de 6 mois dans nos contrées), de catastrophes godzillesques et de réductions des espaces (aériens ou autre), où faut-il aller pour se ménager un espace de liberté iconoclaste? Où faut-il établir son jardin? Où sont les moments de malice et de rigolarité promis? Et la Poésie, bordel?

 

Et bien, sans me vanter, ça va être du côté de Matiére Focale et de chez moi! Et le dis avec d'autant plus de modestie que je n'y suis presque pour rien!

 

Figurez-vous que la métropole lilloise, déjà riche en cinéma de tout genre, peut s'enorgueillir d'avoir également trois cinémas alternatifs qui, bien souvent, apporte le cinéma comme on l'adore à notre portée de cinéphiles pourtant motivés. Ces trois lieux paisibles et accueillants permettent ainsi, un exemple parmi d'autres, de revoir un hal Hartley de temps en temps, de voir des films de Guy Maddin ou des fréres Quaye que les salles art et essai de centre-ville, pourtant richement dotées en écrans, ne programment jamais! C'est du boulot, ça demande de l'huile de coude, c'est un job ingrat et solitaire, mais ce réseau alternatif existe et se bat !

 

Parmi eux, le fameux cinéma KINO à Villeneuve d'Ascq m'a fait une proposition qu'on ne refuse pas! En vérité je vous le dis, Vendredi 1er Avril on va se poiler et voir des choses sublimes grâce au Kino! Car en effet, j'aurais l'honneur de présenter une superbe soirée qui sera sans aucun doute mémorable car elle sera consacrée à un des rares cinéastes rock 'n' roll et beau et punk de notre pays (pour ne pas dire le seul): FJ Ossang!

Ce nom ne doit pas être inconnu aux petits focaliens en culottes courtes ! Car si Ossang n'avait pas réalisé de longs-métrages depuis une douzaine d'années, il avait ces derniers temps livrés une poignée de courts complétement bouleversant dont le fameux SILENCIO qu'on a défendu ici bec et ongle, bien avant qu'il ne fasse le tour ds festivals! On avait même interviewé le camarade FG, ouais, c'est ici!

 

FJ Ossang revient! Halleluyah! Et donc je peux dire fiérement...

 

Vendredi 1er Avril j'aurais l'honneur de présenter, en exclusivité, le beau DHARMA GUNS, le dernier film de Ossang, ainsi qu'un de ses classiques, le fameux DOCTEUR CHANCE. Une soirée organisée par le Kino de Villeneuve d'Ascq, qui aura lieu dés 19h30 au cinéma alternatif et beau L'UNIVERS de Lille (16 rue danton, métro Porte de Valencienne).

 

Entre les films, ou alors avant, ou possiblement aprés, aura ou auront lieu uen causerie entre moi-même, vous-même (cher public) et FJ Ossang soi-même ! Toi aussi, viens papoter avec nous et découvrir ces deux beaux films!

 

Un bisou offert sur présentation de cet article !

 

Venez nombreux, donc, soutenir cette soirée organisée par le cinéma Kino, en partenariat avec Matiére Focale et du cinéma l'Univers! Bref, la créme des gens qui bossent!

 

Dans un cadre sympathique et agréable, viens rencontrer un des plus ambitieux cinéaste français! Invite tes amis et trouve tous les renseignements nécessaires sur cette soirée et ce deux films, grâce à la page Facebook de l'événement: clique ici!

 

Et si veux encore te renseigner encore plus, va là-bas et tu sauras tout, encore mieux!

 

 

De rien!

 

 

Dr Devo.

 

 

 

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Samedi 26 mars 2011 6 26 /03 /Mars /2011 14:31

Publié dans : Mon Général

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[Affiche réalisée par John Mek-Ouyes et Dr Devo.]

 

 

Chers Focaliens et BCMGistes,

 

Voilà un moment qu'on vous tanait avec PONTYPOOL, qu'on vous disait à chaque BCMG qu'on allait le passer, mais rien ne venait. Vous vous sentiez perdus et trahis !

Après moults rebondissements, le voici, le film fabuleux qui vous donnera l'impression d'aller au cinéma pour la première fois. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, je dis banco, et je mise tout sur le tapis! Car, en effet, vous pourrez regarder ce Vendredi 4 Mars au Majestic de Lille, l'ignoré LES 9 VIES DE TOMAS KATZ, film sublimissime, et über-drôle à l'esthétique magnifique et à la mise en scène ultra-punk! C'est un vrai régal! Si vous deviez ne venir qu'une fois, c'est celle-là!

 

DR Devo.

PS/ Aprés la soirée, envoyez des emails et je vous expliquerais comment nous faire des dons!

 

 

 

BCMG, la soirée consacrée aux films de genre et/ou au cinéma beau et hors-norme, programmée par les projectionnistes du Majestic, revient avec une nouvelle terrifiante: la fin du Monde n'aura pas lieu en 2012 comme prévu, mais en ce mois de mars 2011 ! Plutôt que de céder à la panique (enfin, si c'est possible !), toute l'équipe vous propose de venir une dernière fois au cinéma pour voir deux films magnifiques et trop peu connus, traitant tout deux de l'Apocalypse : LES 9 VIES DE TOMAS KATZ, film anglais délirant passé totalement inaperçu et PONTYPOOL, le film-révélation de ces dernières années en matière de cinéma fantastique et qui ne fut jamais distribué en salle en France. Si vous devez nous faire confiance une seule fois dans l'année, c'est ce soir: ces deux films sont fabuleux !

 

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[Photo: LES 9 VIES DE TOMAS KATZ est le seul film de l'Hisoire du Cinéma où on parle du Ministère de la Pêche! Mais ce n'est pas son seul mérite...]

19H30 : LES 9 VIES DE TOMAS KATZ. Film de Ben Hopkins (UK-2000). V.O sous-titrée. Durée: 1h27.

Avec Tom Fischer, Ian McNeice, Tony Maudsley, William Keen, Tilly Blackwood, Toby Jones.

Londres, fin des années 90. Le jour de l'éclipse totale de soleil ! Un étrange inconnu du nom de Tomas Katz débarque en ville. Il passe de corps en corps au fil des personnes qu'il rencontre. A chaque nouvelle possession, il sème un peu plus le chaos dans Londres. Un seul homme peut l'arrêter : le chef de la police, un homme aveugle et obèse. Celui-ci se rend compte du danger alors que les policiers qui arpentent la ville lui envoient des rapports radios de plus en plus absurdes et incompréhensibles...

Première claque de cette soirée magnifique, ...TOMAS KATZ estLE chef-d'oeuvre oublié des années 2000. Ignoré malgré une critique dithyrambique, le film de Ben Hopkins est aussi réjouissant qu'atypique. Imaginez Peter Greenaway et Guy Maddin rencontrant l'humour absurde des Monty Python ! Filmé avec peu de moyens mais plastiquement d'une beauté hallucinante, d'une audace et d'une poésie complétement folles, … TOMAS KATZ va à 100 à l'heure, émeut, fascine, et fait extrêmement rire. Peu à peu, la poésie magnifique du film vous gagne et vous submerge. Film ultra-rock 'n' roll, et même totalement punk, ..TOMAS KATZ ose tout et contient assez d'idées géniales et drôlissimes de mise en scène pour nourrir tout le cinéma européen des dix prochaines années ! Sans doute un des plus beaux films qu'on vous proposera cette année à BCMG : faîtes nous confiance!

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[Photo: "Bonjour, j'aimerais entrer voir le 2éme film..." Ok, d'accord, mais avant je regarde le film-annonce de TOMAS KATZ!]

 

 

 

 

 

 

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[Photo: Un des problèmes avec PONTYPOOL, c'est que ça pourrait être une des séances de cinéma qui vous marquera le plus dans votre vie, mais c'est aussi un film dont il est diffcile d parler sans dévoiler quoi que ce soit! Et ça, ça rend sa présentation un peu compliquée! Donc, des photos, j'en ai plein en stock, mais je pense à votre plaisir, donc je vous préserve! C'est pas duservice ça?]

21H30 : PONTYPOOL. Film de Bruce McDonald (USA-2008). V.O sous-titrée. Interdit aux moins de 12 ans. Durée : 1 h 30. Film projeté depuis un support numérique sur projecteur HD.

Avec Stephen McHattie, Lisa Houle, Georgina Reilly, Hrant Alianak.

Grant Mazzie est un animateur de radio expérimenté. Après avoir travaillé dans de grandes stations, il anime désormais une émission sur la petite radio de la ville de Pontypool, au Canada. Tous les matins, il occupe les ondes aux petites heures de la nuit jusqu'au lever du jour. Cette nuit-là, tout est calme et la neige tombe doucement sur Pontypool. Grant prend l'antenne et très vite reçoit des appels étranges d'auditeurs qui rapportent des faits d'ultra-violence en centre ville. Grant et son équipe n'ont aucun moyen de vérifier ces faits, mais très vite, le sentiment de danger, de peur et d'horreur envahit les occupants de la petite station de radio...

Il est absolument scandaleux que PONTYPOOL ne soit pas sorti au cinéma en France ! Après une présentation en 2010 à l'excellent Etrange Festival de Paris, BCMG vous propose pour la deuxième (et sans doute la dernière) fois en France de découvrir au cinéma ce film absolument fabuleux et surprenant. Excellemment réalisé, avec un soin et une épure qui rappellent parfois Carpenter, ce film totalement fou parvient avec quelques décors et quelques acteurs seulement à donner le sentiment que la terre se soulève et que la Fin de Tout est une hypothèse plausible! Pour le spectateur c'est le grand-huit : suspens hallucinant, presque insoutenable même, retournements brutaux et fascinants, quelques pointes d'ironie et d'humour inquiets, et enfin un lyrisme qui se déchaîne par vagues irrépressibles! C'est un film de toute première importance à la croisée de trois grands auteurs : Carpenter donc (L'ANTRE DE LA FOLIE notamment), l'Orson Welles de LA GUERRE DES MONDES et William Burroughs !

Nous avions déjà parlé deux fois de PONTYPOOL sur Matière Focale, et Dieu sait que c'est pas facile: vous pouvez aller jeter un coup d'oeil à la critique de Norman Bates et celle de Nonobstant2000.]

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[Photo: Je sais que vous n'allez pas me croire, mais dans PONTYPOOL, le responsable de l'Apocalypse, celui par qui la destruction de toute chose s'enclenche, c'est ce châton... Je sais aussi que c'est la curiosité qui a tué le chat!  Et je sais que les gens ils aiment bien regarder les films-annonces avant de prendre des tickets. Je mets donc, contre ma volonté, ce film-annonce de PONTYPOOL, car c'est le seul qui ne dévoile presque rien... Le FA officiel vous mettera plein de trucs stupides en tête, pas celui-là! Mais attention: le mieux, c'est de ne rien savoir! ]

 


Dress-code de la soirée (facultatif) : Policiers, prédicateurs, prêtres, nonnes, ministre de la pêche, anges de l'Apocalypse, grande faucheuse, animateurs radios, nomades du désert ou spectateurs du Majestic.

Réservations fortement conseillées: possibles dès le Vendredi 25 Février à la caisse du Cinéma Le Majestic.

[Nota Bene: PONTYPOOL n'étant pas sorti au cinéma et n'ayant pas de visa, il est donc administrativement hors C.N.C. Exceptionnellement, les cartes UGC ILLIMITEES ne marche pour ce film. Le Majestic propose à leurs détenteurs le tarif ultra-préférentiel de 4,50 €.] Soirée proposée par Plan-Séquence & le site Matière Focale.com.

 

 

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Mardi 15 février 2011 2 15 /02 /Fév /2011 10:04

Publié dans : Mon Général

 

 

 

 

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[Affiche créée par John Mek-Ouyes.]


BCMG, la soirée consacrée aux films de genre et/ou au cinéma beau et hors-norme vous propose ce mois-ci de souquer bien ferme vers les eaux dangereuses et gothiques de deux films totalement différents l'un de l'autre, mais complémentaires. Les projectionnistes du Majestic, responsables de la programmation BCMG (en collaboration avec Matière Focaleet l'association Plan Séquence), pourront ainsi rendre hommage à deux de leurs réalisateurs préférés, qui les ont fait pleurer cette année: Jean Rollin d'abord, un des seuls cinéastes français à avoir consacré sa vie au cinéma fantastique et d'horreur, artiste atypique qui nous a quittés en décembre dernier, et John Carpenter qui, lui, est toujours vivant, mais dont nous avons récemment appris que le nouveau film ne sortirait sans doute jamais en salle en France! Séchons nos larmes, et comme dans ces films, vengeons-nous sauvagement de ce destin en voyant deux œuvres majeures de ces maîtres...

 

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[Photo tirée des DEMONIAQUES: Ne vous laissez pas avoir par Joëlle Coeur; elle a l'air d'en gros là, sur le coeur, avec son petit minois peu farouche, mais elle cache bien son jeu!Tu le sens l'érotisme qui monte?]

19H30 : LES DEMONIAQUES. Film de Jean Rollin (France/Belgique-1974). Interdit aux moins de 16 ans. Durée: 1h31.

Avec John Rico, Joëlle Coeur, Willy Braque, Paul Bisciglia, Lieva Lone, Patricia Hermenier et Louise Dhour.

A la fin du XIXème siècle, quelque part au nord de l'Europe, trois marins et une femme (dont la cruauté n'a d'égale que la ravageuse beauté) attirent les navires qui passent au large sur les récifs de la côte ! Ces naufrageurs sans foi ni loi pillent ensuite les bateaux échoués. Leur violence effraie le village qui les laisse agir. Mais ce jour-là, après qu'un nouvel équipage se soit pris dans leur piège fatal, nos quatre bandits des mers se retrouvent face-à-face avec des rescapés: deux très jeunes filles à moitié nues, encore sous le choc ! Ils décident immédiatement d'abuser des deux jeunes innocentes, puis de les tuer. Mais ce soir-là, à la Taverne, aucun des trois marins n'a l'esprit tranquille et le chef de la bande a des visions fantomatiques des petites victimes...

Réputé à tort comme étant le Ed Wood français, souvent à cause du budget famélique de ses films, Jean Rollin dépasse très largement ce cadre restrictif et méprisant. LES DEMONIAQUES porte la marque typique de ses films : un narration souvent absurde aux yeux de la logique rationnelle, récits cubistes, acteurs amateurs le plus souvent (et drôlissimes), ellipses tout à fait improbables. Mais ce film impose aussi avec force l'univers rollinesque: une ambiance de style gothique, un humour absurde ou grotesque, des errements poétiques surprenants et surtout un érotisme omniprésent où les corps nus évoquent, constamment la mort. Rollin est-il le Pape de la série Z française ou, au contraire, un poète surréaliste sans Dieu ni Maître? En tout cas, ce film, rare au cinéma, est une bonne occasion de se faire un avis sur ce réalisateur atypique. [A noter que, lors de la séance, un hommage sera rendue à la comédienne Louise Dhour, elle aussi décédée quelques jours après Jean Rollin.]

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[Photo: "c'est par là, le deuxième film, Mr Devo." Merci Mesdemoiselles!]

 

 

 

 

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[Photo: le personnel du Majestic nettoie la salle après chaque séance, ou alors quelque chose d'effrayant du même genre...]

21H30 : FOG. Film de John Carpenter (USA-1980). V.O sous-titrée. Interdit aux moins de 12 ans. Durée : 1 h 29.

Avec Adrienne Barbeau, Jamie Lee Curtis, Janet Leigh, Tom Atkins et Hal Holbroock.

Stevie Wayne (la sublime A. Barbeau) est l'animatrice d'une petite station de radio par laquelle elle accompagne les marins qui croisent au large de la petite ville de Antonio Bay, petite ville de pêcheurs qui s'apprête à fêter en grandes pompes l'anniversaire de sa fondation. Le studio est situé dans un phare et ce soir-là, Stevie observe que, malgré une mer d'huile, un épais brouillard se dirige vers la ville. En un temps record, l'étrange brume envahit la région et de mystérieux phénomènes vont apparaître...

Grand classique de Carpenter, FOG n'eut, pas, parait-il, à l'époque, le succès de ses autres films. C'est pourtant un de ses grands chefs-d'œuvre : écriture aiguisée, sens merveilleux du cadre et du montage, photographie et effets spéciaux sensationnels, etc., c'est un pur délice. A la fois conte merveilleux et récit gothique revisités, FOG est aussi l'hommage de Carpenter à la culture fantastique qui l'a marqué depuis sa jeunesse (d'Edgar Poe aux OISEAUX de Hitchcock). C'est aussi une relecture effrayante des récits fondateurs américains où la réalité se fait contaminer petit à petit par la peur et où le fantastique s'immisce de façon inexorable jusqu'à l'inéluctable apocalypse ! Beau, lyrique, effrayant et soutenu par un casting de rêve, FOG est un film tout à fait important et le (re)voir en salle est une expérience jubilatoire.

 

Dress-code de la soirée(faculatif) : Matelots, corsaires, marins, sauveteurs(-euses) Malibu, Haddock Style, JP Gaultier, présentateurs radios, clowns, José Majica Marins ou spectateurs du Majestic.

NOTA BENE:

Lors du précédent BCMG nous avons dû refuser énormément de gens ! Les réservations sont doncconseillées et possibles dès le Vendredi 28 Janvier à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence & le site Matière Focale.com.



 

  fog barbeau devo

[Photo: "Bonjour, je suis Adrienne Barbeau et vous avez pu me voir dans des films tels FOG, NEW-YORK 1997 ou CREEPSHOW. Le week-end, je fais du tricot et je lis Matiere Focale. Grâce à la page Facebook du site, rien ne m'échappe. Je suis sans doute la plus belle femme du Monde et jai quinze horloges chez moi pour me rappeler quand je peux aller au cinéma Majestic pour reserver mes places pour BCMG. Une femme moderne sait que réjouissance rime avec prévoyance."]


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Jeudi 27 janvier 2011 4 27 /01 /Jan /2011 16:51

Publié dans : Mon Général

 

 

 

 

BCMG 12 v1

[Affiche conçue par Dr Devo et John Mek-Ouyes]

 

 

Chers Focaliens,

Il ne suffit pas de souhaiter aux autres une suublimissime année 2011, mes petits poussins fidèles et beaux! Il faut joindre le geste à l'attention. Et, ça tombe bien car voici une soirée Bon Chic Mauvais Genre consacrée au cinéma de quartier et aux créatures en mauvais latex! On va rire, on va voyager! Bonne année les ami(e)s!

 

Dr Devo.

 

 

BCMG, la soirée consacrée aux films de genre et/ou au cinéma qui décoiffe, revient en 2011 encore plus énervée qu'en 2010, toujours amoureusement préparée par les projectionnistes du Majestic qui proposent ce mois-ci de vous montrer enfin leur fameux hommage aux films de monstres en caoutchouc. Au programme : de l'aventure, de belles inconnues aux yeux clairs, des professeurs complètement fous et d'autres salement altruistes, des combats sous-marins et dans les airs, du vaudou, des séismes de magnitude maximum, des volcans en éruption, du trampoline et des maquettes, en veux-tu en voilà. Disons-le tout net : l'année 2011 n'offrira jamais rien de mieux!

 

 

 

hommes poissons devo

[Photo: Barbara Bach, une fille vraiment charmante, qui a quand même tourbé avec Roger Moore, Ringo Starr, Paul Mc Cartney et plein d'autres Beatles n'est pas seulement un créature bénie des dieux. Elle a aussi un grand coeur qui la pousse à se rapprocher des Paul Preboist (ici, à gauche) et  l'infâme Romain Duris (ici à droite).]


19H30 : LE CONTINENT DES HOMMES POISSONS (L'Isola Degli Uomini Pesce). Film de Sergio Martino (Italie-1979). V.F. Durée: 1h32.Avec Barbara Bach, Claudio Cassinelli, Richard Johnson, Beryl Cunningham et Joseph Cotten.

En 1891, un navire français, transportant des prisonniers condamnés au bagne, coule dans les Caraïbes. Il n'y a qu'une petite poignée de survivants, tous criminels, ainsi que le médecin du bateau, le Lieutenant Claude De Ross (C.Cassinelli). Les naufragés finissent par échouer sur une île inhospitalière. Ils font là la connaissance de l'étrange Dr Rackham et de sa si jeune épouse (l'éblouissante Barbara Bach). Le docteur leur offre provisoirement l'asile. Le lieutenant De Ross se demande bien ce que peuvent faire des occidentaux dans une terre aussi hostile et loin de tout. Mais, il y a plus étrange : très vite, des prisonniers disparaissent mystérieusement...

Grand classique du cinéma d'exploitation italien, réalisé par le vétéran du cinéma de genre Sergio Martino, LE CONTINENT DES HOMMES POISSONS est un hommage à un cinéma alors sur le point de disparaître : récit d'aventure inquiétant, se nourrissant aux sources d'un fantastique gothique qui n'est pas sans rappeler une certaine littérature qui savait mélanger les deux genres ! Belle mise en scène, photographie tout à fait agréable et en bonus la gouleyante actrice Barbara Bach font de ce film une gourmandise au bon goût de cinéma de quartier ! Mangez-en !

 

 

 

superinframandevo

[Photo: voilà un exemple de plan ultra-composé! Il se passe des choses à tous les points d'or, c'est composé, y'a du matosse coûteux, y'a de la démone de premier ordre venue de l'ére glaciaire ! Et pourtant ça reste assez laid! A leur décharge, à l'époque où Hong-Kong réalise ce film, Matière Focale, le génial site de cinéma et son puissant critique Dr Devo, autant dire en toute modestie, moi-même,  n'existaient pas à l'époque.  On notera que depuis la création du site, le niveau artistique mondial n'a pas augmenté!]

 

21H30 : SUPER INFRAMAN (Zhong Guo Chao Ren). Film de Hua Shan (Hong-Kong-1975). V.F. Durée : 1 h 28.

Avec Danny Lee, Hsieh Wang, Terry Liu, et Wen-Wei Kin.

Ca va très mal en Asie! Une série de tremblements de terre et de mouvements tectoniques étranges désorganisent la région et provoquent d'immenses dégâts inexpliqués. Le vénérable Professeur Liu, grand scientifique et responsable de l'ultra-moderne Centre de la Science Physique de Hong-Kong pointe ses télescopes hyper-puissants vers les épicentres des plus violents séismes et découvre une vérité inattendue : ces désordres hallucinants seraient dus à une démone se faisant appeler « la Princesse des Glaces » (ou Maman Dragon selon les traductions du cantonnais, mais ça rend moins bien !), une créature de l'ère glaciaire emprisonnée dans le centre de la Terre qui veut revenir à la surface pour conquérir la planète, aidée en cela par ses sbires, des monstres (abo)minables (en caoutchouc) et dotés de pouvoirs proprement effrayants! Les carottes sont-elles cuites? Non, car le Professeur Liu a une carte dans sa manche: le projet BDX ! [… ou alors c'est un acronyme approchant!]. Il s'agit de créer Super Inframan, une créature mi-homme, mi-robot ultra-technologique. Entre les forces du Bien et du Mal, ça va barder sévère....

Grand classique du nanar épique, le délicieux SUPER INFRAMAN surprend.. Sa réputation est celle d'une série Z maladroite, mais on découvre au contraire un film à gros moyens, produit par la mythique Shaw Brothers. Si le film est, thématiquement, l'ancêtre (ou le moule), avec 10 ou 20 ans d'avance, des Spectreman, Bioman, X-Or, Power Rangers et autres horreurs galactiques télévisées, SUPER INFRAMAN se distingue largement - Shaw Brothers oblige - par une réalisation loin d'être bâclée : quelques belles ellipses, une bonne photographie, quelques effets spéciaux très beaux (et d'autres ignoblissimes!), un cadre souvent soigné (mais pas toujours), etc. Qu'on se rassure, le scénario souvent hystérique et jusqu'au-boutiste, et pour tout dire drôlissime, ne craint rien ni personne, et surtout pas le ridicule. Câbles apparents lors des cascades, trampolines cachés dans le décor, dialogues cultissimes, monstres à fermetures éclair apparentes (et parfois ouvertes!), acteurs martiaux et maousses costauds, créatures über-ridiculissimes, méchantes sexy, explications technologiques absurdes, tentacules qui lancent de l'acide, etc. : c'est un festival réjouissant d'humour et de non-sens qui ravira autant les amateurs que ceux qui ne le sont pas du tout ! VOUS ALLEZ PASSER UN GRAND MOMENT ! C'est une promesse...

 

Dr Devo.


 

Dress-code de la soirée(faculatif) : monstres de l'espace, créatures étranges, scientifiques experts, spectateurs du Majestic.

Réservations conseillées: possibles dès le Mardi 11 Janvier à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence & le site Matière Focale.

 

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Mardi 4 janvier 2011 2 04 /01 /Jan /2011 20:22

Publié dans : Mon Général

Chers Focaliens,

 

Pour ceux qui nous rejoindrait en cours d'émission, rappelons les faits. Tous les premiers vendredi du mois, au cinéma Majestic de Lille a lieu une  soirée BON CHIC MAUVAIS GENRE consacrée aux films de genre et/ou au cinéma rock 'n' roll qui dépote. Un double programme honteusement bon marché, programmé par les projectionnistes du Majestic en collaboration  avec l'association formidouble PLAN-SEQUENCE (qui lors de son dernier festival à Arras, il y a deux semaines a programmé des choses hallucinantes, on y reviendra) et Matière Focale. La soirée sera présentée par votre serviteur et Mr Mifune. Ce vendredi 3 Décembre, attention, les yeux, y 'a du chef-d'oeuvre, du polar et des femmes! Enjoy!

 

Dr Devo.

 

 

BCMG 11-2 V1

[Affiche réalisée par John Mek-Ouyes et Dr Devo. L'auteur du jeu de mot tient à rester anonyme...]

 

 

 

Alors comme ça, on dit qu'on défend le cinéma de genre et/ou méconnu, et on ne passe jamais de thriller ? Il aura  fallu attendre cette 11éme édition de BCMG pour que les projectionnistes du Majestic (programmateurs de cette double séance) nous proposent enfin une soirée polar implacable, plus particulièrement consacrée aux femmes !  Voilà qui valait l'attente, car les 2 films choisis, très différents l'un de l'autre, sont tout bonnement magnifiques. D'un côté, l'élégance et la maîtrise de McGehee et Siegel avec BLEU PROFOND, et de l'autre un De Palma déjanté et baroque: PULSIONS. Une re-découverte et un classique, et peut-être une des plus belles soirées BCMG de l'année...
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[Photo: Bah ouais, les p'tits gars, avec McGehee et Siegel, c'est pas du pauvre Ronron de base qu'on vous donne, mais du Sheba pour les chats les plus exigeants. Alors, ça va cadrer sa maman, ça va minimaxer à fond la direction artistique, bref ça va bosser comme un album d'Astérix. Là c'est flou, mais en plus, à gauche il y a du beau mec (qui ne joue pas vilain, d'ailleurs) et à droite Tilda Swinton, qui, comme Mamie avec les prouts, écrase tout le monde, et encore les doigts dans le nez, en chantant le Vol du Bourdon. Si ça vous fait pas frissonner de plaisir et pleurer de joie, je me coupe une phalange.]

19H30 : BLEU PROFOND (The Deep End). Film de Scott McGehee et David Siegel (USA-2001). V.O.s.t.f. Durée: 1h41mn.
Avec Tilda Swinton, Goran Visnjic, Jonathan Tucker, Peter Donat, Raymond Barry. 
Sur les rives tranquilles du lac Tahoe, Margaret, dont le mari, militaire, est souvent absent, se consacre entièrement à ses enfants.. C'est presque par hasard qu'elle découvre que son fils de 17 ans a un amant plus âgé. Margaret décide de rencontrer ce dernier afin de l'éloigner de son fils, mais le lendemain, elle découvre le cadavre de cet homme au bord du lac. Craignant que son fils soit soupçonné de meurtre, elle décide, seule, de se débarrasser du corps. C'est le début d'un engrenage surprenant...

Injustement oublié du public et de la critique, McGehee et Siegel sont pourtant, sans aucun doute, les deux réalisateurs indépendants les plus passionnants. Film épuré mais lyrique, BLEU PROFOND fait affleurer à la surface les sentiments les plus forts (et parfois les plus sombres) avec une force remarquable. Thriller teinté de mélo, reprenant la trame du film de Max Ophüls  LES DESEMPARES, ce film, jamais pleurnichard ou gnian-gnian, étonne pas sa maîtrise remarquable du rythme, et par une mise en scène pointilleuse mais inspirée dont l'élégance surprend à chaque instant. Tilda Swinton (égérie du génial Derek Jarman et une des toutes meilleures actrices vivantes) y trouve sans doute son meilleur rôle et apporte une puissance inouïe à l'ensemble. L'air de rien, l'angoisse s'installe, distille son poison en révélant le courage et la solitude poignante d'une femme plongée dans un univers inconnu… 
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[Photo: là, mes poussins, je vous le garantis, cette scène, elle va vous renverser de plaisir...]
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[Photo: Ha bah oui, BON CHIC MAUVAIS GENRE, c'est un peu comme au Macumba Discothéque, s'il y a deux salles, c'est parce qu'il y a deux ambiances. Sur cette diapositive, on voir parfaitement bien qu'on est passé en mode foufou. De Palma est bien en forme et vous concocté la pizza du chef avec tous les ingrédients dessus, dont celui-ci qu'on affectionne particulièrement à BCMG, le psychopathe inconnu avec rasoir super-affuté... Un must-have pour les Happy Fews...]
21H30 : PULSIONS. Film de Brian De Palma (USA-1980). V.O.s.t.f.  Durée : 1h45mn. Interdit aux moins de 16 ans
Avec Angie Dickinson, Michael Caine, Nancy Allen, Keith Gordon, Dennis Franz, David Margulies.
Kate Miller (Angie Dickinson), mère d’un garçon bidouilleur en électronique, est sexuellement frustrée : son époux est mauvais au lit. Elle en parle à son psychiatre, le Dr Elliott (Michael Caine), qui la rassure sur son pouvoir de séduction. Elle se rend ensuite dans un musée, où elle rencontre un homme qui sera son amant d’une nuit. Mais au petit matin, c'est l'horreur : tandis que son amant dort, elle découvre dans le tiroir de son bureau des résultats d’analyses médicales indiquant que son Don Juan est porteur de la syphilis ! Affolée, elle quitte l’appartement, prend l’ascenseur, descend les étages, puis les remonte en s’apercevant qu’elle a oublié sa bague. Les portes de l’ascenseur s’ouvrent… Devant Kate Miller apparaît alors une femme blonde portant un ciré et des lunettes noires, un rasoir à la main !

Avec PULSIONS, De Palma continue de travailler ses thèmes et formes de prédilection : voyeurisme, adultère, frustration, envolées lyriques, Hitchcock, split-screens, plan séquences… Il en sort un polar déroutant, très sexualisé, dans lequel on se perd avec délectation. Véritable confusion des genres, tant sur la forme que sur le fond, le film mélange avec virtuosité dans un jeu de faux-semblant, un thriller tendu, une bluette savoureusement kitsch, de l’érotisme mélancolique, de l’outrance, du suspense, de l’humour pour mieux perdre et surprendre ses personnages. Et nous avec ! Hommage vénéneux à Hitchcock, c’est également un pied de nez aux institutions (famille, psychiatrie, police…) où les hommes semblent dépassés par la situation et tendrement moqués, notamment les italo-américains. Beau travail sur l’image et sa pseudo-vérité, une constante chez De Palma, servi par la musique du fidèle Pino Donaggio, ce film mal-aimé recèle pourtant des scènes d’anthologie et mérite d’être(re)découvert.
Réservations conseillées (on a refusé du monde la dernière fois!) et possibles dès le Mardi 30 Novembre à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence et le site Matière Focale.com.

On peut inviter ses amis Facebook à l'événement: c'est prévu et c'est ici !
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Jeudi 25 novembre 2010 4 25 /11 /Nov /2010 13:14

Publié dans : Mon Général

 

 

Chers Amis,

Aprés un départ de saison 2 sur les chapeaux de roue (L'Au-delà  de  Lucio Fulci et une bouleversante copie du sublimissime de SUSPIRIA de Dario Argento), BON CHIC MAUVAIS GENRE revient pour un opus #10 sublissime et bouleversant. Du frisson, du rire, des kleenex (il y aura des moments monstueusement  émouvants!) pour ce double programme exceptionnel !

 

Dr Devo.

 

 

BCMG 9 jpeg

[Affiche conçue par John Mek-Ouyes et Dr Devo.]

 

BCMG, votre soirée consacrée au cinéma de genre ou méconnu, diaboliquement préparée par les projectionnistes du cinéma Majestic, vous propose une soirée bougrement étonnante, car il s'agira d'approcher le thème des mangeurs d'hommes, avec deux films très différents mais passionnants: LES PREDATEURS qui revisite de manière inattendue et poignante le mythe du vampire, et VORACE , étonnant western horrifique aux accents bizarrement lyriques! Yummy yummy ! Et à table, (c'est) vous (qui) êtes servis !

 

19H30 : LES PREDATEURS (The Hunger). Film de Tony Scott (USA-1983). V.O sous-titrée. Durée: 1 h 40. Interdit aux moins de 12 ans.

Avec Catherine Deneuve, David Bowie, Susan Sarandon, Cliff DeYoung, Dan Hedaya, Willem Dafoe.

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[Photo: Susan Sarandon, sans doutela femme la plus belle du Monde, encore aujourd'hui, a la fiévre et pour cause: c'est l'héroïne du nouveau BCMG ! Sur votre droite, ce n'est ni la Tour Eiffel, ni la tour de Pise, mais tout simplement le nez de David Bowie. ( Si on lui presse la narine droite, il chante  LIEF ON MARS !) ]

 

Miriam (C. Deneuve) est une femme-vampire née en Egypte il y a 4000 ans. Elle possède le don de l'immortalité et de la jeunesse. Elle vit désormais à New York, avec son compagnon John (D. Bowie) depuis 300 ans. John est alors frappé d'un processus accéléré de vieillissement. Afin de tenter de le sauver, Miriam rencontre la séduisante Sarah (S. Sarandon), docteur spécialiste des mécanismes du vieillissement, sur laquelle elle jette son dévolue...

LES PREDATEURS, premier film de Tony Scott, est un accident ! Film culte des années 80 à l'esthétique ultra-stylisée, c'est aussi, sous ses aspects chics et froids, une histoire d'amour bouleversante qui donne au mythe vampirique une aura plus large, plus existentielle. On oublie cependant que la mise en scène, très affranchie des conventions (curieusement), est d'une totale beauté qui transforme les jeux formels en un récit poignant, triste et rageur. Cette réflexion sensuelle sur le scandale de la Mort prouve qu'on peut-être punk ET dandy à la fois! Notons un casting de premier choix : une Deneuve "pré-botox" excellente (pas encore sous anesthésie!), Sarandon impeccable comme d'habitude, et un Bowie précis. C'est étonnamment le seul bon film de Scott dont la suite de la carrière est absolument le contraire de ce film!

 

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 [Photo: parce que je sais qu'il y a de gros cochons  dans le public de BCMG et Matière Focale, je laisse tomber, comme si de rien était, une photo outrageusement érotique...]

 

 

21H30 : VORACE. Film de Antonia Bird (USA-1998). V.O.s.t.f. Durée : 1 h 41. Interdit aux moins de 12 ans.

Avec Guy Pearce, Robert Carlyle, Jeffrey Jones, David Arquette, Jeremy Davis.

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[Photo: Guy Pearce a la réuptation d'être un mauvais acteur mais c'est  faux! Vous noterez, Mesdames, que cette deuxième partie de soirée sera honteusement remplie de beaux mecs sur l'écran, et bien sûr dans la salle. Venez parfumée !]

 1847. Au cours du violent conflit qui opposa les Etats-Unis au Mexique, une sanglante méprise fit un héros du capitaine John Boyd (Guy Pearce), homme pusillanime et lâche. Son supérieur hiérarchique n'est pas dupe et l'envoie dans un fort aux confins enneigés et sauvages du pays. Un peu plus tard, un homme perdu (Robert Carlyle), à moitié mort de froid, trouve refuge au fort. Il raconte alors qu'un des membres du convoi dont il faisait parti, rendu fou par le froid, se serait rendu responsable d'actes cannibales...

Voilà longtemps qu'on cherchait un western pour BCMG ! Mais attention, VORACE n'est pas un western comme les autres. Mise en scène précise sans effet de manche inutile, cadrages magnifiques, décors superbes, rythme impressionnant, dialogues aux petits oignons: c'est un délice. La réalisatrice anglaise et végétarienne Antonia Bird signe ici un film scotchant qui dégage une grande fascination, et mêle les sentiments hétérogènes. La folie des personnages prend des dimensions apocalyptiques, et souvent la terreur se teint d'un rire nerveux. Vorace est un film fou et libre soutenu par un casting d'exception et par la musique renversante et décalée d'un couple de musiciens inattendus: Michael Nyman (La Leçon de Piano, Zoo..) et Damon Albarn (du groupe Blur). Film très injustement boudé à sa sortie, VORACE est un film à redécouvrir !

 

Réservations conseillées: possibles dès le Mardi 1er Novembre à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence, le site Matière Focale.com.

Renseignement: www.matierefocale.com

 

 

 

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Mercredi 27 octobre 2010 3 27 /10 /Oct /2010 20:14

Publié dans : Mon Général

 

curtis devo

(Photo: "Et Drew Barrymore A une Moustache" par Dr Devo, d'apères une photo de l'acteur Tony Curtis)    

 

 

 

Chers Focaliens,

 

Tandis que les cadres dynamiques rentrent chez eux et vers bobonnes, et se désespèrent déjà, après une bonne semaine de travail, de retrouver leurs powerpoints, et alors même que l’ouvrier de la mine s’apprête à claquer sa paye au Bar des Sports, VOUS, chers focaliens pouvez, si vous le souhaitez, passer un week-end totalement Devo !

 

Ca commence demain vendredi au cinéma Majestic de Lille, à 19H30 où nous entamerons la deuxième saison de BON CHIC MAUVAIS GENRE. Pour bien démarrer cette année de sport sanglant, on va repeindre la ville en rouge, et jeter partout des araignées qui mangent les yeux de gens, car ce sera une soirée italienne. Dans le coin gauche Lucio Fulci, et à droite Dario Argento. Pour avoir toutes les infos de cette soirée affreusement snob et dandy mais pourtant bradée (9 euros les deux films, une misère), tu cliques ici. La soirée sera présentée par moi-même et Mr Mifune. Norman Bates sera également présent. Ainsi que John Mek-Ouyes. C'est chic !

 

Une précision cependant. Nous avons appris, il y a quelques heures seulement, que la copie de SUSPIRIA que nous avion commandé, la fameuse copie restaurée en numérique HD, ne sera pas disponible ce soir, suite à une erreur du distributeur, et aussi un peu à cause de Bertrand Tavernier (j’exagère juste un peu, mais il y a de ça!). On vous racontera cette aventure rocambolesque avant le film. Cela dit, la séance est loin d’être annulée, et là ouvrez grandes vos oreilles, car nous allons projeter SUSPIRIA en copie 35mm, mais attention, pas n’importe laquelle. D’abord, c’est une copie unique, et récente. Elle est nickel chrome puisqu’elle n’a servi qu’une fois. Elle a été réalisée à la demande de Dario Argento. Sa fabrication et son étalonnage ont été supervisé par Dario Argento. Elle a été tirée d’après l’internégatif original. La seule personne à qui cette copie précisément ait été projetée, c’est à… DARIO ARGENTO ! Il s’agissait alors pour lui de faire tirer une copie irréprochable (de référence, en fait) avant de se lancer dans la restauration numérique. Et Dario a approuvé la copie ! Autant dire que le tirage sera sûrement exceptionnel. Personne n’a vu cette copie. Elle n’a jamais été montrée en public, ni en festival. Et cette copie, qui pourra se vanter de l’avoir vu ? Personne, excepté Dario Argento et VOUS ! Tu la sens la sensation  de fierté qui monte ?

 

 

Sinon, un bonheur n’arrivant jamais seul,  je dois annoncer officiellement que ce samedi 10 octobre, je ferais mon grand retour sur Radio Campus Lille et je rejoindrais mes camarades critiquants de l’émission LES AVENTURIERS DES SALLES OBSCURES. Si vous êtes dans le Nord-Pas De Calais, vous écouterez l’émission en direct sur le 106.6 FM. Ou alors, si tu es trop loin, tu allumeras ton ordinateur super-puissant pour écouter le show sur le site de Radio Campus, toujours en direct. Et si jamais tu as déjà promis à ta grand-mère une partie de dominos, tu pourras dès le lendemain écouter l’émission en podcast sur le site du Quotidien du Cinéma, le site à qui ont doit l’émission d’ailleurs.

Voilà deux ans déjà que j’ai quitté les ondes. Sera-ce un festival de "sublimissimes" et de "bouleversifiant" ?  Ou sera-ce une boucherie sans nom ?

 

En tout cas, on parlera du dernier Woody Allen (A 3, VOUS AUREZ OUBLIE LE TITRE DU FILM), du film d’animation MOI MOCHE ET MECHANT, mais aussi de KABOOM le dernier film de Gregg Arraki ! Et si j’ai le temps d’aller voir le film, je parlerais aussi de PETIT TAILLEUR de Louis Garrel.

 

Ca va être drôlement bath, à n’en pas douter ! Et que de belles conversations en perspective le lendemain devant le poulet-frites de Tata Jeannette !

 

C’est trop de bonheur, et je préfère, pudiquement en rester là !

 

 

 

Dr Devo.

 

 

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Jeudi 7 octobre 2010 4 07 /10 /Oct /2010 22:49

Publié dans : Mon Général

 

Chers Focaliens,

 

On dit que les gens du Nord ont du soleil dans les yeux, le coeur sur la main et une bouteille de mauvais vin rouge en plastique dans la poche, mais une chose  est sûre: ces gens sont tous simplement fous à lier puisqu'ils ont applaudit à l'idée de remettre le couvert pour BON CHIC MAUVAIS GENRE, notre soirée double-programme consacrée au cinéma de genre et autres pellicules rock 'n' sublimissime ! On reprend donc la même équipe de gros wouineurses à savoir: l'association PLAN-SEQUENCE (qui nous prépare d'ailleurs un superbe Festival annuel à Arras, on en reparlera!), Matière Focale et les projectionnistes du cinéma Majestic de Lille ( sa seigneurie rock 'n' roll Erotico Valentino et le kamikaze Mr Mifune).

 

On vous a préparé une saison... Ce n'est pas du vilain, je vous assure, avec des choses oubliées, égarées, ou des classiques merveilleux. Cette année il y aura aussi des inédits, de grosses exclusivités... Les séances seront présentées par Mr Mifune et moi-même...

 

C'est bon, mangez-en!

 

Dr Devo.

 

 


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(Affiche réalisée par John Mek-Ouyes et Dr Devo.)

 

 

BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée consacrée au cinéma de genre ou méconnu, malicieusement préparée par les projectionnistes du cinéma Majestic et l'association PLAN-SEQUENCE, est de retour pour une deuxième saison complétement folle et pleine de surprises. Et cette année, on commence tout de suite par le dessert, avec une nouvelle soirée consacrée à la poésie visuelle et narrative la plus folle. Des réalisateurs élevés en plein air et au grain, jouissant d'une totale liberté, accouchant de films sidérants de beauté qui conjuguent malice et exploration des zones les plus obscures de nos cauchemars: vous l'avez deviné, nous sommes en Italie, le pays du fantastique et de l'horreur baroque ! Redécouvrez deux classiques parmi les plus beaux du cinéma italien: L'AU-DELA, gore, noir, lyrique et très rare au cinéma, ainsi que SUSPIRIA, film aux meurtres baroques  et maniéristes qui sera présenté ici dans une sublime copie numérique HD, récemment restaurée !  

 

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(Photo: David Warbeck, la sublime Catriona McCall, Smith et Wesson ne le savent pas encore, mais ils seront présent à BCMG No9 consacrée aux psychopathes Italiens

19H30 : L'AU-DELÀ (Et Tu Vivrai Nelle Terrore -L'Aldilà). Film Lucio Fulci (Italie-1981). V.F. Durée: 1h27mn. Interdit aux moins de 16 ans.

Avec Catriona MacColl, David Warbeck, Sarah Keller, Veronica Lazar et Antoine Saint-John.

1927, La Nouvelle-Orléans. Un peintre est puni pour avoir donné une vision picturale de l'enfer : il est torturé et crucifié dans les sous-sols d'un hôtel. 54 ans plus tard, une jeune femme, Lisa Merril (Catriona MacColl), vient s'installer dans l'hôtel dont elle vient d'hériter. Mais peu à peu des phénomènes étranges se produisent. Plusieurs ouvriers de l'hôtel, notamment, trouvent la mort... 

L'AU-DELA est, à l'image de son auteur, quelque chose de tout à fait à part. Sur une trame fort balisée dont on croit reconnaître tous les tenants et les aboutissants, Fulci semble vouloir tout décomposer, puis recomposer en un ensemble totalement iconoclaste et très punk. Peu à peu, la narration devient poreuse, les ténèbres envahissent le film, le rudoient, lui imposent un rythme atypique, à la fois basé sur le « slowburn », ce suspens démoniaque qui prend son temps jusqu'à nous faire perdre la raison, et sur de grandes saillies, souvent violentes et gores. Narration, points de montage, la photo (superbe, signée Sergio Salvati), l'étonnante musique finissent par transformer le film en une oeuvre sidérante abstraite et sensuelle jusqu'à un final sombre et terrifiant (quasiment lovecraftien en fait) où  surgit alors toute la poésie et le pessimisme de l'auteur. Un grand film, très rare en salle. 

 

 

 

 

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Photo: ils sont beaux mes meurtres, ils sont beaux ! Ils sortent du four, ils sont tout chaud! Ils seront servis sur un écrin 69 carats, incrusté de platine, projeté en copie numérique HD (je l'avais pas déjà dit?) sur un projecteur numérique dernière génération designé par Yves Saint-Laurent, et si vous êtes sages des hôtesses jeunes et avides de savoir ainsi que des mannequins hommes musculeux et imberbes, tous issus des plus grandes école de Copenhague, vous serviront du champagne pendant a séance (sous réserve).


21H30 : SUSPIRIA. Film de Dario Argento (USA-1977). V.O.s.t.f.  Durée : 1h38mn. Interdit aux moins de 16 ans. Film projeté en copie numérique HD.

Avec Jessica Harper, Stefania Casini, Flavio Bucci, Alida Valli et Udo Kier.

Suzy, une jeune américaine, débarque à Fribourg pour suivre des cours dans une prestigieuse académie de danse. A peine arrivée, l'atmosphère du lieu, étrange et inquiétante, surprend la jeune fille. Et c'est là qu'une jeune élève est spectaculairement assassinée. Sous le choc, Suzy est bientôt prise de malaises. Et le cauchemar ne fait qu'empirer : le pianiste aveugle de l'école meurt à son tour, égorgé par son propre chien....

Dés les premières minutes du film, absolument mythiques, le ton est donné : SUSPIRIA sera un opéra visuel et sonore baroquissime. Oeuvre tenant à la fois de l'ultra-composition maniaque (les plans semblent TOUS être des tableaux vivants) et de la liberté la plus surprenante, le film mêle maestria calculée et poésie  atypique, voire parfois presque désinvolte. Il se savoure alors de manière sensuelle, plein d'un suspens imprévisible aux lisières du plaisir et du cauchemar. C'est ébouriffant et sublime, bien entendu, et soutenu par une musique du groupe Goblin alors en pleine forme, ainsi que par une interprétation de premier ordre (Allida Valli, Udo Kier et Jessica Harper qui tenait le rôle principal de PHANTOM OF THE PARADISE de De Palma. Le film sera projeté dans une copie  numérique HD, entièrement restaurée et supervisée par Luciano Tovoli, le génial directeur de la photographie du film: une occasion de redécouvrir SUSPIRIA d'une manière exceptionnelle.

 

 

 

Réservations conseillées: et possibles dès le Mardi 5 Octobre à la caisse du Cinéma Le Majestic. 9 euros les deux films, ou un film aux tarifs habituels. Cartes Illimitées UGC acceptées.

Soirée proposée par Plan-Séquence, le site Matière Focale.com.

Prochaine Séance : Vendredi 5 Novembre. Soirée « Virus Mortel et Contamination » avec les films LES PREDATEURS de Tony Scott (USA-1983) et PONTYPOOL, le stupéfiant chef-d'oeuvre de Bruce MacDonald (Canada-2008, inédit en salle).

 

 

 

 

 

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Samedi 25 septembre 2010 6 25 /09 /Sep /2010 16:48

Publié dans : Mon Général

 

 

 

 

 

dennis hopper devo

(Photo: "Mal Hisse" par Dr Devo.)

 

 

 

 


Chers Focaliens,

 

Avant de baguenauder sur les sentiers, posons-nous et mangeons un bout de fromage en buvant un bon petit verre de jaja, puis réfléchissons à notre condition de mortel.

 

On a déjà abordé le sujet dans ces pages, et moultes fois qui plus est, mais il n’empêche qu’il y a toujours stupeur et émerveillement lorsqu’on aborde la question du Temps et de l’Histoire. Il y a deux règles fondamentales, je pense, en matière focale de cinéma. La première est simple et ne s’est jamais démentie : le succès ou l’insuccès d’un film se fait toujours pour de mauvaises raisons. Ça marche pour le meilleur comme pour le pire. Primo Levi.

 

Deuxio, et là, accrochez-vous à la coque du bateau et/ou au pinceau, même si l’Histoire générale nous apprend quelque chose (je laisse ça aux historiens qui l’ont inventé, comme dirait Peter Greenaway), l’Histoire du Cinéma (H2C), elle, ne nous apprend rien, mais alors que Béatrice dalle. Et ça, sans être scandaleux, ou même en l’étant, c’est un phénomène qui ne cessera de me troubler. L’Histoire du Cinéma dresse peut-être des frises à grands coups de rouleau, certes, ouais ouais, nous permettant de voir, par exemple, quel coup de pied dans la niche fut la Nouvelle Vague, par exemple, mais c’est à peu près tout, et malgré la passion des fans de H2C, force est de constater qu’on ne peut tirer aucune règle de l’observation des faits cinématographiques - ou non - qui font que des films ou des cinéastes, grand public ou underground, restent dans le panthéon du Kinobizness. Une immensité de films, ayant rencontré du succès ou pas, et tout à fait magnifique,  ne marquera personne. Bon nombre de cinéastes fabuleux ne laisseront aucune trace. Parmi eux, même parmi ceux qui jouissent d’une aura de respect, beaucoup, là encore,     disparaîtront  de la mémoire cinéphile et dans le silence absolu du Cosmos (zeugma!). Comme on dit à Marseille, je donne peu cher par exemple d’un Nicolas Roeg dans 25 ans. De l’autre côté de la pièce, il y a nombre de réalisateurs, quelques vraiment tâcherons et beaucoup de réalisateurs complètement anecdotiques, qui sont déjà au Walhalla du Cinéma.

 

(Cet article ayant pour but l'arrêt global des violences sur l'ensemble du globe et la paix perpétuelle en Mondovision, je vous laisse remplir vous-même les noms absents de cet article.)

 

Grosso modo, l’H2C nous dit l’importance des gens qui comptent et des films indispensables. Elle se développe sûrement sur une double idée. L’encyclopédisme  d’abord, et la volonté de tracer des lignes ; et cet encyclopédisme a un corollaire qui se fonde sur l’idée que,  pour pouvoir porter un regard sur le cinéma, il faut tout voir. (NB : vous avez déjà rencontré des rats de cinémathèque ? Non ? Et bien, il y en a même de forts sympathiques ! Ces gens voient tout ! En fait, ils archivent plus qu’ils ne choisissent, même en dépit de leur goût. Ne jamais refuser de leur parler : on apprend toujours à leur contact surréaliste.(Demandez-leur pourquoi ils ont un chronomètre autour du cou, ça vous fera rire !) Je deuxiotte tout de suite sur un fait étrange : s'il arrive souvent que les passionnés d’H2C ou simplement les critiques vous reprochent volontiers - par exemple - votre vision du cinéma français forcément tronquée parce que vous n’avez vu toute l’œuvre de Julien Duvivier ou de Jacques Becker (et ça, on le lit à baldaquins, ne serait-ce que sur ce site, au moins une fois par trimestre fiscal), on ne fait jamais remarquer aux Avertis (critiques pros ou du dimanche), ni à ces mêmes cinéphiles pointus de n'avoir jamais vu une minute d’un film de Christoph Schliengensief ou de Peter Sempel ! La chose ne marche que dans un sens, et l’H2C sert aussi à ça : définir les chapelles en exigeant des passionnés de définir leurs frontières personnelles. Selon le tracé, l’interlocuteur sera considéré comme crédible ou pas. C'est le célèbre "Tu ne peux pas dire ça". Là encore se cache un beau syndrome que j'appelerai modestement Syndrome de Moïse, et qui consiste à faire des listes sacrées dans des tablettes de chocolat. Un "Etre-Dieu" (je cause de plus  plus professe moi, c'est fou) auquel je préfère celui plus marrant et absurde de notre sublime ami Salvador Dali.)

 

(Chocolat. Dali. Vous êtes gâtés. Ca structure sa maman, sur Matière Focale.)

 

(Comme quoi, la cohérence, ça se joue sur rien, hihi !)

 

(Ohlalalalah ! Que me surpassè-je ! Transition ! Vous allez voir...)

 


La deuxième idée qui fonde cette passion pour l’H2C (et qui en fait un ensemble bizarrement cohérent) concerne la critique. On sait son importance dans le passé. Elle a joué, pour le meilleur ou pour le pire ("Bis", répète Rita !), un rôle actif, en poussant certains cinéastes, en se passionnant ou en se déchirant pour eux. On est particulièrement bien placé pour le savoir en France… Et j’entends ici par critique les critiques professionnels bien sûr, mais aussi la communauté des cinéphiles avertis qui font toujours un peu œuvre de critique, eux aussi. Je pense que cette communauté chérit bibi plus ou moins consciement une idée selon laquelle le Bien et le Beau sont mêlés, que la chose belle est forcément magnifique. En un mot, il me semble que bien souvent on considère qu’un critique ou qu’un appareil critique valable est celui qui ne se trompe pas et qui grave la Vérité dans le marbre. (Syndrome Moïse. Chocolat. Gérard Lanvin). Et ce phénomène totalement romantique (et peut-être appréciable, hihi, je vous laisse juge), on l’observe encore plus facilement depuis le nouveau millenioume, comme disait le poète de Suresnes. L’internet est très représentatif de cette idée de Surcritique (comme on peut dire "Surhomme", nid de chien, serais-je tenté d'ajouter par pure passion pour le calembour!). On lit une série de gens, on les boit dans leur moindre phrase, et bien souvent, à l’aune d’un film qu’on apprécie et eux pas, ou l’inverse, la machine se brise, le mariage est rompu, et zou, les deux se séparent fâchés. Le Surcritique ne pouvant pas commettre d’erreur, c’est à dire exprimer des choses impensables pour nous, on divorce, et on admet avec tristesse et parfois souffrance qu’il ne comprend rien à l’Amour ! Et on en trouve un autre. Ou plusieurs autres quand on est particulièrement triste, en colère ou vraiment très très cochon… Là aussi, bien souvent, c’est une triangulation classique qui se joue, et elle est définie par ces trois points, ça tombe bien : le Surcritique, son lecteur ou futur ex-lecteur, et l’Histoire du Cinéma. Comme on veut un mari ou une femme parfait(e), il y a des tracés triangulaires qui ne sont pas vraiment acceptables.

 

Alors, on se met à boire. On traite l'autre de salop(e), d'immature, de chose de peu. On se réunit entre copines. On cleane l'ex. Et bien sûr, on finit par s'inscrire sur Meetic, juste au moment où on recommence à se mettre au jogging...

 

 

Comme disait l’Ami des Indiens à plateaux, le poète Sting, et moi-même, l’Histoire ne nous apprend rien. Et vous non plus, je sais que je l'ai déjà dit !


Des cinéastes sublimes et de première importance resteront exclus du Panthéon, ou certains en seront déchus même du temps de leur vivant. Certains réalisateurs magnifiques y ont été justement admis (Lynch et Cronenberg par exemple qui étaient traités comme des Mongoliens il y a vingt ans à peine, et avec une violence ou un mépris remarquable…). A l’inverse, l’H2C retient une nuée de réalisateurs médiocrissimes. Oui mais, en même temps, l’H2C en a rejeté un bon paquet de malfaisants et a quelquefois su faire le ménage dans sa propre écurie, et à juste titre encore.

 

Pourquoi vous parler de tout ça ? Quelle conclusion magnifique en tirer ? Aucune. Sinon peut-être que, nous autres, cinéphiles devrions nous mettre en bermuda plus souvent et enlever nos chaussettes, même si ça pue un peu, quand vient l’heure de l’apéro, et nous asseoir dans cette clairière et nous manger tous ensemble un bon petit camembert/vin rouge. Bref, enlever les redingotes, les perruques et la poudre (sur ou dans le nez !), et même si on ne se parle pas, au moins se serrer la mainn à la fin de la partie de badmington, après le repas !

 

Comme l’amour, et pour emballer ma métaphore dans le filet, le camembert, c’est bon quand c’est bien fait. Et même si quelquefois, ça pue, ce n’est pas très grave. L’Histoire, elle, par contre, ne nous apprend rien et ne doit pas se laver les dents après.

 

 

Dr Devo.

 

 

PS : Aucun militant travailliste n’a été blessé pendant la conception de cet article.

 

 

 

 

 

 

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Samedi 5 juin 2010 6 05 /06 /Juin /2010 17:01

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