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dennis hopper devo

(Photo: "Mal Hisse" par Dr Devo.)

 

 

 

 


Chers Focaliens,

 

Avant de baguenauder sur les sentiers, posons-nous et mangeons un bout de fromage en buvant un bon petit verre de jaja, puis réfléchissons à notre condition de mortel.

 

On a déjà abordé le sujet dans ces pages, et moultes fois qui plus est, mais il n’empêche qu’il y a toujours stupeur et émerveillement lorsqu’on aborde la question du Temps et de l’Histoire. Il y a deux règles fondamentales, je pense, en matière focale de cinéma. La première est simple et ne s’est jamais démentie : le succès ou l’insuccès d’un film se fait toujours pour de mauvaises raisons. Ça marche pour le meilleur comme pour le pire. Primo Levi.

 

Deuxio, et là, accrochez-vous à la coque du bateau et/ou au pinceau, même si l’Histoire générale nous apprend quelque chose (je laisse ça aux historiens qui l’ont inventé, comme dirait Peter Greenaway), l’Histoire du Cinéma (H2C), elle, ne nous apprend rien, mais alors que Béatrice dalle. Et ça, sans être scandaleux, ou même en l’étant, c’est un phénomène qui ne cessera de me troubler. L’Histoire du Cinéma dresse peut-être des frises à grands coups de rouleau, certes, ouais ouais, nous permettant de voir, par exemple, quel coup de pied dans la niche fut la Nouvelle Vague, par exemple, mais c’est à peu près tout, et malgré la passion des fans de H2C, force est de constater qu’on ne peut tirer aucune règle de l’observation des faits cinématographiques - ou non - qui font que des films ou des cinéastes, grand public ou underground, restent dans le panthéon du Kinobizness. Une immensité de films, ayant rencontré du succès ou pas, et tout à fait magnifique,  ne marquera personne. Bon nombre de cinéastes fabuleux ne laisseront aucune trace. Parmi eux, même parmi ceux qui jouissent d’une aura de respect, beaucoup, là encore,     disparaîtront  de la mémoire cinéphile et dans le silence absolu du Cosmos (zeugma!). Comme on dit à Marseille, je donne peu cher par exemple d’un Nicolas Roeg dans 25 ans. De l’autre côté de la pièce, il y a nombre de réalisateurs, quelques vraiment tâcherons et beaucoup de réalisateurs complètement anecdotiques, qui sont déjà au Walhalla du Cinéma.

 

(Cet article ayant pour but l'arrêt global des violences sur l'ensemble du globe et la paix perpétuelle en Mondovision, je vous laisse remplir vous-même les noms absents de cet article.)

 

Grosso modo, l’H2C nous dit l’importance des gens qui comptent et des films indispensables. Elle se développe sûrement sur une double idée. L’encyclopédisme  d’abord, et la volonté de tracer des lignes ; et cet encyclopédisme a un corollaire qui se fonde sur l’idée que,  pour pouvoir porter un regard sur le cinéma, il faut tout voir. (NB : vous avez déjà rencontré des rats de cinémathèque ? Non ? Et bien, il y en a même de forts sympathiques ! Ces gens voient tout ! En fait, ils archivent plus qu’ils ne choisissent, même en dépit de leur goût. Ne jamais refuser de leur parler : on apprend toujours à leur contact surréaliste.(Demandez-leur pourquoi ils ont un chronomètre autour du cou, ça vous fera rire !) Je deuxiotte tout de suite sur un fait étrange : s'il arrive souvent que les passionnés d’H2C ou simplement les critiques vous reprochent volontiers - par exemple - votre vision du cinéma français forcément tronquée parce que vous n’avez vu toute l’œuvre de Julien Duvivier ou de Jacques Becker (et ça, on le lit à baldaquins, ne serait-ce que sur ce site, au moins une fois par trimestre fiscal), on ne fait jamais remarquer aux Avertis (critiques pros ou du dimanche), ni à ces mêmes cinéphiles pointus de n'avoir jamais vu une minute d’un film de Christoph Schliengensief ou de Peter Sempel ! La chose ne marche que dans un sens, et l’H2C sert aussi à ça : définir les chapelles en exigeant des passionnés de définir leurs frontières personnelles. Selon le tracé, l’interlocuteur sera considéré comme crédible ou pas. C'est le célèbre "Tu ne peux pas dire ça". Là encore se cache un beau syndrome que j'appelerai modestement Syndrome de Moïse, et qui consiste à faire des listes sacrées dans des tablettes de chocolat. Un "Etre-Dieu" (je cause de plus  plus professe moi, c'est fou) auquel je préfère celui plus marrant et absurde de notre sublime ami Salvador Dali.)

 

(Chocolat. Dali. Vous êtes gâtés. Ca structure sa maman, sur Matière Focale.)

 

(Comme quoi, la cohérence, ça se joue sur rien, hihi !)

 

(Ohlalalalah ! Que me surpassè-je ! Transition ! Vous allez voir...)

 


La deuxième idée qui fonde cette passion pour l’H2C (et qui en fait un ensemble bizarrement cohérent) concerne la critique. On sait son importance dans le passé. Elle a joué, pour le meilleur ou pour le pire ("Bis", répète Rita !), un rôle actif, en poussant certains cinéastes, en se passionnant ou en se déchirant pour eux. On est particulièrement bien placé pour le savoir en France… Et j’entends ici par critique les critiques professionnels bien sûr, mais aussi la communauté des cinéphiles avertis qui font toujours un peu œuvre de critique, eux aussi. Je pense que cette communauté chérit bibi plus ou moins consciement une idée selon laquelle le Bien et le Beau sont mêlés, que la chose belle est forcément magnifique. En un mot, il me semble que bien souvent on considère qu’un critique ou qu’un appareil critique valable est celui qui ne se trompe pas et qui grave la Vérité dans le marbre. (Syndrome Moïse. Chocolat. Gérard Lanvin). Et ce phénomène totalement romantique (et peut-être appréciable, hihi, je vous laisse juge), on l’observe encore plus facilement depuis le nouveau millenioume, comme disait le poète de Suresnes. L’internet est très représentatif de cette idée de Surcritique (comme on peut dire "Surhomme", nid de chien, serais-je tenté d'ajouter par pure passion pour le calembour!). On lit une série de gens, on les boit dans leur moindre phrase, et bien souvent, à l’aune d’un film qu’on apprécie et eux pas, ou l’inverse, la machine se brise, le mariage est rompu, et zou, les deux se séparent fâchés. Le Surcritique ne pouvant pas commettre d’erreur, c’est à dire exprimer des choses impensables pour nous, on divorce, et on admet avec tristesse et parfois souffrance qu’il ne comprend rien à l’Amour ! Et on en trouve un autre. Ou plusieurs autres quand on est particulièrement triste, en colère ou vraiment très très cochon… Là aussi, bien souvent, c’est une triangulation classique qui se joue, et elle est définie par ces trois points, ça tombe bien : le Surcritique, son lecteur ou futur ex-lecteur, et l’Histoire du Cinéma. Comme on veut un mari ou une femme parfait(e), il y a des tracés triangulaires qui ne sont pas vraiment acceptables.

 

Alors, on se met à boire. On traite l'autre de salop(e), d'immature, de chose de peu. On se réunit entre copines. On cleane l'ex. Et bien sûr, on finit par s'inscrire sur Meetic, juste au moment où on recommence à se mettre au jogging...

 

 

Comme disait l’Ami des Indiens à plateaux, le poète Sting, et moi-même, l’Histoire ne nous apprend rien. Et vous non plus, je sais que je l'ai déjà dit !


Des cinéastes sublimes et de première importance resteront exclus du Panthéon, ou certains en seront déchus même du temps de leur vivant. Certains réalisateurs magnifiques y ont été justement admis (Lynch et Cronenberg par exemple qui étaient traités comme des Mongoliens il y a vingt ans à peine, et avec une violence ou un mépris remarquable…). A l’inverse, l’H2C retient une nuée de réalisateurs médiocrissimes. Oui mais, en même temps, l’H2C en a rejeté un bon paquet de malfaisants et a quelquefois su faire le ménage dans sa propre écurie, et à juste titre encore.

 

Pourquoi vous parler de tout ça ? Quelle conclusion magnifique en tirer ? Aucune. Sinon peut-être que, nous autres, cinéphiles devrions nous mettre en bermuda plus souvent et enlever nos chaussettes, même si ça pue un peu, quand vient l’heure de l’apéro, et nous asseoir dans cette clairière et nous manger tous ensemble un bon petit camembert/vin rouge. Bref, enlever les redingotes, les perruques et la poudre (sur ou dans le nez !), et même si on ne se parle pas, au moins se serrer la mainn à la fin de la partie de badmington, après le repas !

 

Comme l’amour, et pour emballer ma métaphore dans le filet, le camembert, c’est bon quand c’est bien fait. Et même si quelquefois, ça pue, ce n’est pas très grave. L’Histoire, elle, par contre, ne nous apprend rien et ne doit pas se laver les dents après.

 

 

Dr Devo.

 

 

PS : Aucun militant travailliste n’a été blessé pendant la conception de cet article.

 

 

 

 

 

 

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Samedi 5 juin 2010 6 05 /06 /2010 17:01

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BCMG 8bisjpeg

[Affiche conçue par Dr Devo et John Mek-Ouyes.]

 

 

 

 

Pour cette dernière soirée BCMG de la saison, les projectionnistes du cinéma Majestic de Lille et Matière Focale ont choisi pour vous deux films cultes du cinéma underground américain. C'est une exploration cinématographique au cœur de la folie made in USA qu'ils vont vous proposer. Au détour de ces deux films s'impose une réflexion étonnante sur l'identité, la marginalité, l'addiction, le sexe, la violence de la Société envers tout ce qui est minoritaire ou différent de la norme. Et étonnement, ce pur cinéma d'exploitation révèle aussi deux auteurs, au sens plein du terme. C'est donc l'occasion de découvrir un cinéma ultra-bizarre, drôle, d'une liberté absolument totale et qui détonne dans le contexte de la production cinématographique actuelle, de plus en plus attendue et normée. La soirée aura lie le vendredi 11 juin à partir de 19h45...

La soirée sera par Dr Devo et Mr Mifune...

 

 

Glen Or Glenda-face

19H45 : GLEN OR GLENDA. Film de Ed WOOD (USA, 1953) V.O.s.t.f. Durée : 1h07

Avec Ed Wood, Bela Lugosi, Dolores Fuller et Lyle Talbot.

USA, années 50. Un inspecteur de police enquête sur le suicide d'un travesti, ce qui l'amène à rencontrer un psychiatre qui lui raconte deux histoires édifiantes. D'abord celle de Glen/Glenda, un homme aimant s'habiller en femme, mais effrayé à l’idée de dévoiler cette incroyable vérité à sa fiancée. La deuxième est celle d’Alan, jeune homme s'apprêtant à subir une opération qui fera de lui une femme...

Bien avant que Tim Burton ne lui consacre son plus beau film, Ed Wood, réalisateur underground et fauché, a été considéré par les critiques et les cinéphiles anglo-saxons comme « le plus mauvais réalisateur du monde » ! Il est vrai que les films de Wood sont des ovnis filmiques et des œuvres improbablissimes : tournées avec 50 cents, des acteurs amateurs complètement loufoques, des scènes tournées en une prise, des décors bricolés avec les moyens du bord, des récupérations de rushes provenant d'autres films… S'il a réalisé un nombre hallucinant de films complètement splendouillets et nanardesques (souvent très drôles d'ailleurs), Ed Wood trimballe une réputation assez injuste, notamment en ce qui concerne GLEN OR GLENDA, film toujours improbable (narration en forme de poupées russes, notamment), mais qui est aussi, dans un genre frappadingue, une œuvre curieusement aboutie et libre. A la limite du cinéma fantastique, du drame social et du pseudo-documentaire scientifique, GLEN OR GLENDA est un film très personnel, quasiment autobiographique (Ed Wood aimait se travestir), souvent touchant, très drôle et dramatique, et dont l’esthétique étonnante (bien meilleure que celle de ses autres films) rappelle même, par endroit, un certain cinéma expérimental américain des années 60 ! Notons la présence du grand Bela Lugosi, acteur fétiche du réalisateur. GLEN OR GLENDA est un film hors-norme dont le thème (le travestissement) est courageusement abordé, vue l'époque...

 Et voici un petit extrait!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

brain damage11

21H30 : ELMER LE REMUE-MENINGES (Brain Damage).

Film de Frank HENENLOTTER (USA-1987). V.F. Durée : 1h46. Interdit aux moins de 12 ans.

Avec Rick Herbst, Jennifer Lowry, Gordon McDonald, Théo Barnes et Lucille St Peter.

Brian, jeune new-yorkais, mène une existence sans histoires jusqu'au jour où il fait la connaissance d’Elmer, une mystérieuse créature qui a la capacité d'injecter dans

les cerveaux une drogue puissante, dont très vite ses victimes ne peuvent plus se passer. Jeune et influençable, Brian devient totalement dépendant d'Elmer. Mais il y a un prix à payer : pour vivre, la créature a besoin de dévorer des cerveaux humains, et Brian devra lui fournir ses futures proies...

Si les années 80 ont accouché de beaucoup de films de série sympathiques, on oublie parfois qu'elles ont révélé de véritables auteurs, dont les œuvres de bon ou mauvais goût sont simplement excellentes, à l'instar de Jim Muro (STREET TRASH), Brian Yuzna (le fabuleux SOCIETY), Sam Raimi (EVIL DEAD), et bien d'autres.

Frank Henenlotter (revenu sur le devant de la scène avec BAD BIOLOGY, qui vient de sortir en DVD et qui raconte l'histoire d'une femme possédant sept clitoris !) fait partie de ceux-là. Son cinéma, même s'il est souvent placé sous le signe du potache, se caractérise surtout par une énergie bluffante, un sens du système D unique, et une soif de tournage remarquable. ELMER... est à l'image de ses autres films : drôlissime, compensant le manque de moyens par une liberté artistique totale, et ancré dans le plus pur cinéma de genre. Mais ELMER... sort du cadre strict du cinéma d'exploitation pour aborder des sujets plus étonnants comme la violence sociale, la solitude absolue de l'être en souffrance, la marginalisation et l'addiction. Bien au-delà de sa réputation de film délirant et drôle (ce qu'il est aussi!), ELMER..., au fil des séquences, devient aussi une œuvre terrifiante et dérangeante. A noter que le film est très rare au cinéma!

 

Voici la  splendouillette bande-annonce!

 

Réservations conseillées et possibles dès le Mardi 8 juin à la caisse du Cinéma Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence et le site Matière Focale.com.

Renseignements: www.matierefocale.com

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Mardi 25 mai 2010 2 25 /05 /2010 20:21

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BCMG 7bis

 [Affiche réalisée par Dr Devo et John Mek-Ouyes.]

 

 

 

 

 

Chers Focaliens,

 

Attention, chef-d'œuvres ! L'équipe des projectionnistes du Majestic et le site Matière Focale.com vous proposent à l'occasion de cette thématique anglaise qui sera sûrement une des plus belles soirées BCMG de l'année. Ces deux films, quoique assez méconnus en France sont en effet des classiques anglo-saxons. Et classique ne veut pas dire figé dans la naphtaline. Car NE VOUS RETOURNEZ PAS (du génial Nicholas Roeg) et THE WICKER MAN sont des œuvres audacieuses, lyriques et émouvantes mais, aussi et surtout, des chocs esthétiques et narratifs sublimes qui dépassent le cadre strict du cinéma de genre…

 

 

 

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19H30 : NE VOUS RETOURNEZ PAS (Don't Look Now). Film de Nicholas Roeg (UK-Italie, 1973). V.O.S.T.F. Durée : 1h50mn.

Avec Donald Sutherland, Julie Chrsitie, Hilary Mason, Renato Scarpa.

Suite à la noyade accidentelle de leur fille, un couple (Donald Sutherland & Julie Christie) effectue un séjour à Venise où le mari, architecte, a accepté de prendre en charge la restauration d’une église. Sur place, la femme fait la connaissance d’une médium aveugle qui lui dit avoir eu une vision de sa fille décédée, cherchant à rentrer en contact avec son époux.

En adaptant une nouvelle de Daphné Du Maurier, Nicholas Roeg, cinéaste génial, toujours en activité mais largement ignoré par la critique et la communauté cinéphile, signe un film beau et troublant sur le deuil. Tourné dans une Venise hors-saison et désertée, le film entremêle subtilement les couches narratives, le passé, le futur et le présent, dans un ensemble d'une incroyable sensualité. Le thème de la prescience est ici développé avec une maturité rare, très éloigné du traitement adopté dans le cinéma fantastique récent. Un film touchant à l'étrange lyrisme, magnifiquement photographié, au montage sublime, et porté par la musique subtile du grand Pino Donnadgio.  

La suite de  la critique du Marquis: cliquez ici!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21H40 : THE WICKER MAN. Film de Robin Hardy (UK-1973). V.O.S.T.F Durée : 1h39mn.

Avec: Edward Woodward, Christopher Lee, Britt Ekland, Ingrid Pitt, Lindsay Kemp.

Le sergent de police Neil Howie est envoyé sur une petite île écossaise pour enquêter sur la disparition d'une adolescente. L'île, réputée pour la culture des fruits, appartient au Lord Summerisle (Christopher Lee). Mais la population locale semble quelque peu excentrique et ne fait aucun effort pour faire avancer l'enquête, et le sergent Howie découvre que d'étranges rîtes païens rythment la vie de l'île…

THE WICKER MAN, film très mal distribué en Angleterre et amputé d'une quinzaine de minutes, reçut pourtant un accueil critique chaleureux et accéda très vite au statut de film culte aux USA. Tout à fait à la hauteur de sa réputation (et très loin du stupide remake récent de Neil LaBute avec Nicolas Cage!), THE WICKER MAN est une oeuvre atypique, ambivalente et trouble qui s'appuie sur la  confrontation entre un policier aux fermes croyances religieuses et une communauté recluse livrée à un culte païen. Loin de décrire les agissements d'une secte de série B, le film s'avère particulièrement documenté, son réalisme, son lyrisme parfois, ne préparant pas à une conclusion glaciale. Entrecoupé de séquences musicales envoûtantes et de surprenantes touches d'érotisme, à la fois idylliques et cauchemardesques, subtil et implacable, THE WICKER MAN, où Christopher Lee avoue avoir trouvé un de ses meilleurs rôles, est de ces oeuvres qui trouvent une place de choix dans la mémoire des cinéphiles, et savent y distiller durablement leur suave venin. (Film présenté en version intégrale.)

 

 

 

 

 

Réservations conseillées (possibles dès le Mardi 4 Mai). Soirée proposée par Plan-Séquence, le site Matière Focale.com, et les projectionnistes du Majestic.

Prochaine Soirées:

Le 11 juin: Spécial théma CAMISOLE DE FARCE.

Avec les film GLEN OR GLENDA de Ed Wood (USA-1953) et ELMER LE REMUE-MENINGE (BRAIN DAMAGE) de Frank Henenlotter (USA-1987).

 

 

 

 

 

 

 

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Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /2010 21:51

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BCMG 6 couleur

[Affiche réalisé par Dr Devo et John Mek-Ouyes.]

 

 

 

 

 

Pour cette 6éme édition de BON CHIC MAUVAIS GENRE,  les projectionnistes du Majestic et le site Matière Focale.com vous propose une soirée exceptionnelle consacrée au film AMER, film inédit dans la région, pour une projection unique, en présence des réalisateurs. La projection sera suivie d'une discussion avec le public. Lors de cette soirée, Cattet et Forzani nous proposeront de découvrir également un de leur court-métrage…

 

 

AMER, un film de Hélène  Cattet et Bruno Forzani. Film franco-belge. 2010. Durée: 1h30.

Mention spéciale au festival de Gérardmer. Prix du meilleur réalisateur au Montreal Festival Of New Cinema. Prix de la Découverte au Festival de Stiges.

Avec Marie Bros, Delphine Brual, Harry Cleven, Bianca Maria D'Amato et Cassandra Forêt.

 

Ana est confrontée au corps et au désir à trois moments clés de sa vie. Sa quête charnelle voyage entre réalité et fantasme colorés… qui deviennent de plus en plus oppressants. Une main gantée, de dentelle noire l'empêche de crier. Le vent soulève sa robe et caresse ses cuisses Une lame de rasoir effleure son corps. Trouvera-t-elle le plaisir au bout de son parcours chaotique et carnassier?

 

Une photo d'une beauté hallucinante, des cadres superbes, un montage ingénieux et créatif, AMER est le film de toutes les audaces, un espace de liberté, une respiration sensuelle et abstraite: en un mot, un film d'un courage absolu, hors de tous les sentiers battus. Une grande nouvelle pour le cinéma européen!

 

"Produit par François Cognard (ex-critique à la sublime revue défunte Starfix) AMER est un hommage au "gialo" italien  des années 70 (genre situé entre le fantastique et le thriller) qui sait trouver son indépendance, plein d'audaces formelles à couper le souffle et qui fonctionne comme une grande ode lyrique à la sensualité, au désir et à la mort. Sûrement un des films francophones les plus étonnants de ces années…"


 

 

 

 

 


 

 

la fin de notre amour photo 15

 

 

EN BONUS: avant le film projection du court-métrage LA FIN DE NOTRE AMOUR, de Bruno Forzani et Hélène Cattet. 2003. Avec Jean-Michel Vork et Clotilde Fargeix. Pirx du du meilleur court-métrage au Lausane underground Film festival en 2004.

 

 

 

 

 

 


 

Réservation possible (et conseillée!) dés le Mardi 13 Avril.  Une soirée organisée par les porjectionniste du Majestic, l'association Plan Séquence et Matiere Focale.com

 

Prochaine soirée, BON CHIC MAUVAIS GENRE (#7): le vendredi 5 Mai, Spécial Théma "LES ANGLAIS DEBARQUENT".

Avec les films NE VOUS RETOURNEZ PAS de Nicholas Roeg (UK-1973) et THE WICKER MAN de Robin Hardy (UK-1973).

 

 

 

 

 

Dr Devo.

 

 

 

 

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Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /2010 20:50

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BCMG 5 final[Affiche réalisée par John Mek-Ouyes et Dr Devo.]

 

Avant-propos

Chers Focaliens,

Nous voici déjà au cinquième Bon Chic Mauvais Genre, cette fabuleuse série de soirée "double-programme" organisé par nos services, programmée de main de maître par les projectionistes du cinéma Majestic de Lille, et supervisée par Plan-Séquence, association formidable du Nord de la France que je n'avais jamais salué ici. Ils font un très bon travail et se battent comme des fous quand on débarque avec nos films impossibles à retrouver et/ou dont les droits sont perdus. Patience, efficacité, voilà leurs mots d'ordre, et le tout avec le sourire. je dis "Chapeau bas, Messieurs!".

Quand on a lancé ce projet, l'évidence de consacrer une soirée au japon s'est vite imposée. J'espère que vous apprécierez notre sélection! Il y aura des femmes fouettées et soumises aux pires sévices, de l'érotisme, des armes à feux! Et des folles échappées esthétiques. car si quelque chose reunit ces deux films, c'est bien leur totale liberté, leur folie. Pour vous, chères lectrices, sachez que le film de Tsukamoto renversera sérieusement la vapeur, et qu'il y aura aussi des hommes passés à tabac et manipulés.

Comme d'habitude, la soirée sera présenté par moi-même et Mr Mifune.

 

Notez sur vos tablettes qu'il y aura ce mois-ci deux soirées Bon Chic Mauvais Genre. En effet, nous aurons le plaisir immense de recevoir le 16 avril, soit une semaine pile-poile aprés cette soirée, les deux réalisateurs Hélène Cattet et Bruno Forzani pour leur premier film AMER, dont je reparlerais ici, immense hommage aux giallos des années 70 et film très courageux. Les deux nous parleront cinéma de genre bien  sûr, mais aussi de leur statut de jeunes réalisateurs ce qui vous permettra de découvrir l'enfer du décor! Ils sont drôles, gentils et ils n'ont pas leur langue dans leur poche, et en plus ils ont une sacrée visions du cinéma. Donc, cest un rendez-vous à ne pas manquer.

 

Attention: exceptionnellement, ces deux soirées BCMG (le "spécial Japon" et AMER) seront projetés dans une salle assez petite, et non pas dans l"immense salle 2 du Majestic comme c'est l'habitude! Il est donc plus que préfèrable de réserver,car si on s'en remet aux  chiffres des féquentations des dernières soirées, il n'y aura pas assez de places pour tout le monde, ou alors tout juste!

 

Dr Devo.

 

 

 

 

 

 

C'est au Japon que l'équipe des projectionnistes du Majestic (en collaboration avec Plan-Séquence et le site Matiere Focale.com) vous emmène pour cette soirée BCMG, 5éme du nom. Grand pays de cinéma, qu'il soit classique ou d'avant-garde,  le Japon a aussi sa face cachée. A travers ces deux films, séparés d'une trentaine d'années, on pourra s'apercevoir que les nippons ont fait plusieurs fois la révolution cinématographique pour proposer aux spectateurs des films encrés dans le cinéma de genre (ici, film érotique et film noir), mais pour mieux les détourner et se les réapproprier. Le résultat: deux œuvres iconoclastes et uniques!

 

 

 

  bscap0031

19H30 : QUAND L'EMBRYON PART BRACONNER. Film de Kôji Wakamatsu (Japon-1982). V.O.S.T.F. Durée : 1h12mn. Interdit aux moins de 18 ans.

Avec Hatsuo Yamaya et Miharu Shima.

Un homme ramène une femme chez lui, la drogue à son insu, l'attache et la séquestre. Voyant en elle l'image de son ancienne épouse dont le départ l'a laissé traumatisé et humilié, cet homme déchaîne sur elle ses pulsions sadiques de vengeance…

Avec un tel matériau, qui aurait pu finir en nanar érotico-lourdingue dans les mains d'un tâcheron, Kôji Wakamatsu sublime les règles du genre pinku eiga (films érotiques japonais) et livre un film fin, plastiquement superbe et subversif.

Huis-clos où le cadre étouffe sous le découpage des portes et les jeux d'ombre d'un superbe noir et blanc, flash-backs, voix intérieures, surimpressions époustouflantes, arrêts sur images, musique à contre-emploi, son parfaitement maîtrisé, tout concourt à matérialiser la névrose de cet homme, et les visions mentales de sa victime rebelle.

Wakamatsu porte également une charge politique inédite ; car quand on apprend que le tortionnaire de cette femme est également son patron, c'est à tout rapport de domination que s'attaque cette histoire de soumission-rébellion.  A noter que la commission de classification du CNC avait voulu en 2007, lors de la sortie française, classé QUAND L'EMBRYON… comme "film X" ! Une décision absurde mais qui montre bien que le film n'a rien perdu de sa pertinence et sa capacité à déranger (et qui, accessoirement, démontre  la bêtise des censeurs!).

Cinéaste habité par une réflexion sur sexe, violence et politique, Wakamatsu développe ces thèmes dans sa carrière très prolifique de réalisateur (pinku eiga cou films militants comme le récent « United Red Army ») ou de producteur (« L'Empire des Sens » de Nagisa Oshima qu'il a co-écrit).

   

 

 

Mr Mifune. 

 

 

 

 

bullet 4

21H30 : BULLET BALLET. Film de Shinya Tsukamoto (Japon-1998). V.O.S.T.F Durée : 1h27mn. Interdit aux moins de 16 ans. Avec: Shinya Tsukamoto, Kirina Mano, Takahiro Murase et Hisashi Igawa.

Jeune cadre falot, Goda apprend un jour, en rentrant de son travail, que son amie s'est suicidée à l'aide d'un revolver. Errant ivre mort dans un quartier mal famé de Tokyo, il rencontre Chistato, jeune femme énigmatique attirée par la mort. Elle est membre d'un gang qui humilie Goda et le passe à tabac. Pour lui, l'obtention d'un revolver devient alors une véritable obsession. Mais ses tentatives maladroites ne lui apportent qu'humiliations et coups…

 Tsukamoto, réalisateur singulier et immense de TETSUO 1 et 2, s'inspire ici du film noir pour mieux faire éclater sa folie créatrice. Une esthétique renversante (caméra portée, photo noir et blanc magnifique et très contrastée, montage fulgurant, ellipses inattendues, un son percutant et sauvage…) permet au réalisateur de dépeindre un Tokyo hétéroclite, toute en rupture. Bullet Ballet est un film inclassable, d'une poésie brute et sauvage qui perd et subjugue son spectateur dans un tourbillon sensuel. Tsukamoto montre une ville  et des personnages dont la réalité est sans cesse instable, et où la violence est omniprésente. Tokyo est un monde de pierre, de béton, aux proportions inhumaines au service de personnages souvent monstrueux, mais décrite par un Tsukamoto en totale liberté créatrice. Un film d'une beauté punk et lyrique.

 

Réservations conseillées (possibles dès le Mardi 6 avril). Soirée proposée par Plan-Séquence, le site Matière Focale.com.

 

Prochaine Soirées:

Le 16 Avril à 20h30: AMER de Hélène Cattet  et Bruno Forzani. Soirée exceptionnelle en présence des 2 réalisateurs. Exclusivité Régionale. Attention: séance unique! (réservations possibles dés le Mardi 13 avril)

 

Le 7 Mai: BCMG #7, théma  "LES ANGLAIS DEBARQUENT!" (spécial UK): "Ne Vous Retournez pas" de Nicolas Roeg + "The Wicker Man" de Robin Hardy.

 

 

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Samedi 3 avril 2010 6 03 /04 /2010 21:07

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BCMG 4final focale
[Affiche réalisé par Dr Devo et John Mek-Ouyes.]






Chers Focaliens,

 

BON CHIC MAUVAIS GENRE, 4éme du nom revient le vendredi 5 mars prochain, au cinéma Majestic de Lille. Cette soirée haute en couleur, créée par Matière Focale et l'association superpuissante PLAN-SEQUENCE, est programmée par les projectionnistes du cinéma Majestic, de fins cinéphiles aux goûts éclectiques et beaux, comme ce site. Je présneterai moi-même toute cette soirée. Pour l'occasion,  comme c'est soirée va être particuliérement rock 'n' roll, le Carré des Halles, bar rock de Lille, avec option metal et dérivées mais pas seulement (3 rue des Primeurs), à l'acceuil sympa et formidable, plaque tournante de la musique sur la ville, s'est associé à nous pour soutenir cette belle soirée. Il y aura d'ailleurs là-bas des places à gagner pour les deux films !

Comme son titre l'indique, ces soirées mensuelles sont consacrées au cinéma de genre , mais pas seulement. A chaque fois, il s'agit de découvrir un cinéma différent, parfois mal connu, toujours beau et iconoclaste.

 

Alors, j'en vois déjà certains qui vont faire la moue en découvrant notre thématique pour cette soirée du 5 mars qui est CONNAISSANCES IMMONDES (Spécial Documenteurs).

Je les vois! Une soirée documentaire?  C'est ça, votre idée du cinéma rock 'n' roll? On aurait préféré une soirée VAMPIRES ou MONSTRES EN CAOUTCHOUC-MOUSSE !

 

Et bien les amis, ce sera pour plus tard, les canines lupuciennes et les Spectreman avec fermeture éclair dorsale! [Mais, on le fera, promis juré!] Et, à vrai dire, je vous comprends !Je vous ai compris! Vous avez raison, merveilleuse lectrice, parmi les genres cinématographiques les plus éculés et les plus conservateurs, il y a le documentaire ! Dans l'ascenceur qui vous mène en enfer, Belzébuth vous passe en boucle des films de maladies, des films en costumes, des blockbusters pour teenagers américains, et aussi, si si, des documentaires!

 

 

"Cinéma du réél, réél du cinéma", "fenêtre ouverte sur le monde", et autres "documents poignants sur une histoire bouleversante", le documentaire, à de rares exceptions prés, n'est devenu que l'ombre de lui-même. Souvent très laid, sans aucun effort esthétique, monté par l'atelier montage de l'amicale des Retraités Asthmatiques de la Bourboule, le documentaire se résume, même lorsqu'il est réputée,  à des enfilades de clichés plus ou moins tragiques. Et que celui qui n'ait jamais entendu, à la fin d'une de ses bandes maléfiques, des aphorismes du genre "la guerre a détruit ce pays", ou "cette maladie a causé beaucoup de mort et de souffrance pour les familles", ou encore des "la guerre ça tue, et quand viendra la paix?" me jette la première pierre ! Si le documentaire pourrait être un superbe support pour une expression cinématographique  sublime qui devrait nous troubler au plus profond de notre être, la production actuelle est complètement affligeante. Et si le documentaire était de la littérature, ce ne serait pas publié dans la Pleïade, mais dans la collection Harlequin. Paradoxalement, enfin à première vue, la fiction (art et essai ou commerciale) ne s'est jamais gorger d'autant de velléités documentaires, avec le succès que l'on sait, car ces films "dossiers de l'écran" en arrive généralement aux mêmes conclusions édifiantes. Le documentaire était une terre d'expérimentation, c'est devenu un catéchisme pour élève de CM2 !

 

[Bon, si vous avez lu jusque-là, c'est que vous êtes courageux ! Ne quittez pas, nous allons vous passer un correspondant compétent. Pour continuer cet article, appuyez sur étoile!]

 

Alors bien sûr, il y en a eu du documentaire sensationnel: Peter Watkins, les biographies musicales de Ken Russel, George Franju et bien d'autres! BON CHIC MAUVAIS GENRE ne renonce pas, et vous invite ce 5 mars à découvrir un pan méconnu du documentaire: le documenteur! Et vous allez voir ça décoiffe. Tenez-vous bien.

 

Tenez-vous mieux!








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19h30: SPINAL TAP ( This is  Spinal Tap : A Rockumentary by Martin Di Bergi). Film de Rob Reiner. USA, 1982. V.O.s.t. Durée: 1h22.

Avec: Michael McKean, Christopher Guest, Harry Shearer, Rob Reiner, Patrick Macnee, Dana Carvey, Billy Cristal, Anjelica Huston.

 

Ils ont les cheveux longs, ils sont anglais, et ils jouent un métal féroce: ce sont les SPINAL TAP ! Martin Di Bergi, un réalisateur de publicité tourne un documentaire sur ce groupe de hard rock britannique qui n'a plus joué aux Etats Unis depuis six ans. Alors qu'ils décident de changer d'orientation musicale et de saborder une nouvelle fois leur formation, ils apprennent qu'un de leurs titres marche au Japon. Le groupe se reforme pour une tournée triomphale. Très vite, les concerts tournent au cauchemar...


Premier film de Rob Reiner (MISERY, STAND BY ME), ce faux documentaire co-écrit en étroite collaboration avec les acteurs (anciens musiciens rocks), distille un humour complètement absurde et des péripéties nonsensiques mais souvent inspirés par des faits réels (le groupe se perd dans les couloirs en essayant de rejoindre la scène, dispositifs scéniques qui tombent en rade, les batteurs du groupe qui meurent systématiquement dans des circonstances étranges, luttes d'égo, etc…). Film hilarant, c'est à la fois une féroce critique et un bel hommage à toute l'histoire du rock.  Car derrière, ce documenteur hallucinant, ce sont souvent des réflexions tout à fait pertinentes sur le rock, et donc une vraie réflexion documentaire, qui, ô paradoxe, émerge ! Ce petit film, au casting prestigieux, est rapidement devenu cultes dans les pays anglo-saxons, à tel point que les Spinal Tap, groupe fictif, du organiser des tournées à travers le monde! [A noter que Tom Waits, à qui on aprésenté le film à l'époque, ne le trouvait absolument pas drôle, mais absolument douloureux, car trop réaliste sur le monde de la musique rock!]

 

 

 

 

 







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21h30
: L'AMERIQUE EN FOLIE (This is America). Film de Romano Vanderbes. USA-Italie, 1977. V.F. Interdit aux moins de 16 ans.

Avec Fanne Foxe, Anibal O. Lleras et Arnold Schwarzenegger .

 

USA, terre de contraste. Découvrez l'Amérique comme vous ne l'avez jamais vue! Vous allez explorer grâce à ce film les dessous de ce pays: relaxation sensuelle pour se retrouver soi et son couple, élection de Miss América (nue!), combat de catch féminin dans la boue, soirée entre copines pour ménagères de moins de 50 ans, messes sataniques, messe drive-in... Vous découvrirez un pays étonnant et bizarre, bien loin des clichés habituels, et dont les habitants sont obsédés par le culte du corps, la sensualité, les automobiles et la religion.

 

Quand Jean-Luc Godard a dit "le cinéma, c'est la vérité 24 fois par seconde", il ne savait certainement pas ce qu'était un Mondo. Car qu'est-ce que le Mondo sinon la distorsion du réel? Présentant son film sous la forme d'un documentaire type "connaissance du monde", un réalisateur de Mondo va sélectionner tous les aspects crapoteux d'une ville ou d'un pays et, sous couvert d'en dénoncer la sauvagerie et la dépravation via le commentaire en voix-off, encourager à l'image le voyeurisme du spectateur. Ainsi, dans un Mondo, l'Afrique est peuplée de cannibales se livrant nus à d'étranges rituels de fertilité, la Suède est un dangereux repère de nudistes sodomites, et les Etats-Unis un pays où chaque homme est un serial killer et chaque femme une strip-teaseuse. Comment reconnaître un Mondo ? Si la plupart contiennent le mot "Mondo" dans leur titre, on peut aussi y retrouver des termes accrocheurs comme "secret", ou "interdit". (source: nanarland.com)

Si vous n'avez pas vu L'AMERIQUE EN FOLIE, vous ne savez pas jusqu'où le genre documentaire peut aller! Métrage hallucinant qui ferait défailler la raison des cinéphiles les plus raisonnés, ce film, représentant du genre "Mondo" (documentaire mêlant images réelles et passages complètement mis en scène ; on vous expliquera tout ça lors de la soirée…) est une expérience hors du commun. Film drôlissime, toujours réalisé avec un sourire ironique en coin, L'AMERIQUE EN FOLIE est une plongée fantasmagorique dans une Amérique mi-réelle mi-fantasmée. Les sujets sont sensationnalistes et mettent en avant femmes nues (et hommes nus aussi, mais quand même moins!), sexualité, croyances, et dérives modernes. C'est exceptionnellement drôle, culte, déjanté, monté sur un rythme dense et haletant qui ne laisse aucun répit à nos zygomatiques, et qui, à force d'éxagérations, fait basculer notre esprit dans une ambiance  totalement surréaliste. Un film rare, voire invisible au cinéma. Cerise sur le gâteau: nous présentons ici la VF, dont la voix-off est exécuté avec maestria par l'immense Jean Topart, grand doubleur au timbre sublime et inimitable qui ajoute ici une dimension spectaculaire à ce film extra-terrestre. L'AMERIQUE EN FOLIE, si vous venez le voir, pourrait être une des expériences les plus folles que vous vivrez dans une salle de cinéma ! A noter dans ce film, l'apparition totalement forfuite et incongrue d'un inconnu désormais célèbre: Arnold Schwartzenegger!

 

 

 

 

 





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REPTIL
. Un court-métrage de Pascal Stervinou (en sa présence). 15 minutes. Projeté en 35mm, en première partie du film L'AMERIQUE EN FOLIE.

Avec Julien Guiomar, Marylou Couvreur et Michel Elias.

 

Saint-Malo, France, 1958. Un vieil home au passé d'aventurier, paria de la société, dévoile sa vraie nature au crépuscule de sa vie….

 

Pascal Stervinou, réalisateur et scénariste talentueux (co-créateur de la série d'animation GARAGE CLUB) signe avec REPTIL un film fantastique et touchant, d'une poésie rêche et belle, réalisée dans une symbiose étonnante, autour du comédien culte Julien Guiomar. A noter que Pascal Stervinou sera présent pour présenter son film.

 

 

 Dr Devo.







Réservations Conseillées (retirez vos places dés le 2 mars, aux caisses du cinéma Majestic: 9 euros les deux films, ou un film au tarif habituel).

 Une soirée proposée par Plan-Séquence, Matière Focale et le Carré des Halles (3 rue des Primeurs à Lille).

 

 

Prochaine séance: le 9 avril 2010.  Théma "Nagasaki ne Profite Jamais !" (Spécial Japon Extrême !). Avec les films  QUAND L'EMBRYON PART BRACONNER de Kôji Wakamatsu (Japon-1966) et BULLET BALLET de Shinya Tsukamoto (Japon-1998).

 

 







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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /2010 21:13

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Chers Focaliens,

Matière Focale vous propose la troisième édition de BON CHIC MAUVAIS GENRE, vendredi 5 février, à partir de 19h15. Une soirée conçue avec l'association Plan-Séquence et co-programmée par les projectionnistes du cinéma Majestic de Lille. Et, on a mis les petits plats dans les grands, comme vous allez le voir, car on vous propose ni plus ni moins de découvrir ou revoir deux film oubliés... Viandez nombreux!

Dr Devo.




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[Affiche conçue par John Mek-Ouyes.]





BON CHIC MAUVAIS GENRE #3 : Spécial Théma « Appelez la DDASS ! »

 

Après avoir exploré l’univers des femmes vengeresses et prouvé que les Italiens avaient un talent particulier pour se massacrer les uns les autres, les projectionnistes du Majestic reviennent avec une troisième soirée BCMG étonnante, consacrée à l’enfance. Un programme particulièrement alléchant qui va permettre de redécouvrir deux films magnifiques, un peu oubliés, tiraillés entre imaginaire débridé, tonalités fantastiques inédites et chroniques sociales précises…

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19H15 : LEOLO. Film de Jean-Claude Lauzon (Canada, 1992). Durée : 1h43mn. Interdit aux moins de 16 ans.

Avec Maxime Collin, Julien Guiomar, Gilbert Sicotte, Ginette Reno.

Léon, un petit garçon de 11 ans, vit dans les faubourgs pauvres de Montréal. Entouré par une famille largement disfonctionnelle (un grand-père libidineux, une sœur quasi-catatonique, entre autres…), il découvre par hasard un livre, le seul de la maison, qui sert à caler une table ! Léon décide alors de s'inventer une existence imaginaire, portée par la lecture et l’écriture : il sera d’ascendance italienne (sa mère est fécondée par une tomate sicilienne), et il s’appellera Leolo ! Mais le retour violent à la réalité va être à  hauteur de ses échappées poétiques…

Il y a des films sublimes qui ratent leur public et l’Histoire du Cinéma, et c’est le cas de LEOLO. Construit autour du sublime roman L’AVALEE DES AVALES de l’écrivain canadien Réjean Ducharme (écrivain majeur qui tord la langue française vers la poésie la plus extrême) et autour de l’enfance du cinéaste, le film est très surprenant : sombre bien sûr, mais aussi rempli de poésie, voire d’humour. Esthétiquement, LEOLO est magnifique et original. Violent, émouvant, tendre et d’un lyrisme époustouflant. Il faut redonner une chance à ce chef-d’œuvre rare des années 90…





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21H30 : EMPRISE. Film de Bill Paxton (USA-2001). V.O.S.T.F. Durée : 1h40mn. Interdit aux moins de 16 ans.

Avec Bill Paxton, Matthew McConaughey, Powers Boothe.

A la fin des années 70, un veuf élève seul ses deux garçons. C’est un père attentionné, très soucieux de l’éducation de ses enfants. Ils vivent tous les trois une existence paisible, exemplaire et heureuse. Les deux enfants, Fenton et Adam, sont élevés dans le respect d’une foi chrétienne tout à fait raisonnable. Mais une nuit, le père croit recevoir une visite angélique qui lui annonce que Dieu veut qu’il exécute et détruise les démons cachés sous des enveloppes humaines ! Il prépare donc ses deux fils à accomplir la mission céleste, mais Adam, le plus jeune, commence à douter très vite de la santé mentale de son géniteur. Et bientôt le sang va couler…

En réalisant son premier film, l’acteur Bill Paxton, lui, n’a pas raté son coup puisque sa sortie aux USA a été l’occasion d’une polémique fabuleuse. C’est que Paxton a réussi à fâcher les médias, les critiques de cinéma, les religieux intégristes, les religieux modérés, les agnostiques, etc. ! Une belle unanimité ! Il n’empêche : le film, solidement mis en scène et bougrement bien écrit, est aussi une proposition de cinéma étonnante et iconoclaste qui met le spectateur face à une question passionnante qui l’oblige à reviser ses certitudes. EMPRISE est beau, punk et audacieux donc, et d’une noirceur assez rare pour un film sorti dans le circuit commercial. En plus c’est très très beau !

Une critique du film signée Le Marquis est présente sur ce site. c'est un excellent article, mais qu'on vous déconseille de lire si vous n'avez jamais vu le film. Cliquez ici






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L’HEURE DE POINTE
. Un court-métrage de Antonin Peretjatko . 11 minutes. Projeté en première partie du film « Emprise ».

Avec Samuel Dupuis, Chrystel Seyvecou, Nicolas Guillot et Marine Danaux.

Lorsque plusieurs amis se rencontrent par hasard, il se passe comme une effervescence, une excitation intellectuelle, un échauffement général qui fait penser à un embouteillage de sentiments. L’heure de pointe tente de retrouver cette atmosphère de rencontre.

Peretjako reprend ici les codes d’un certain cinéma français des années 60 pour les déformer allègrement par une mise en scène malicieuse et belle, pleine d’ellipses, de ruptures de ton. Un film drôle et beau dont la photographie et le montage sont particulièrement remarquables.

 

Réservations conseillées (possibles dès le Mardi 2 Février).
Soirée proposée par Plan-Séquence et le site Matière Focale.









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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 19:50

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Chers Focaliens,


Avant tout chose, permettez-moi de vous souhaiter une année 2010 bonne et heureuse. Et comme j'aime joindre la parole aux actes, et ne pas me contenter d'une simple déclaration d'intention, je vous annonce que la semaine prochaine au cinéma Majestic de Lille aura lieu BON CHIC MAUVAIS GENRE #2, consacré au cinéma italien, et même au giallo, genre que l'on visitera à travers deux classiques exceptionnels. [Et je vous promets que revoir ces films sur grand écran, même quand on les connait par coeur, est une expérience totalement nouvelle, voire différente, même si ona vu ces films 12 fois en vhs et dividi. Je pense notamment au fameux plan séquence de TENEBRES qui n'a presque plus rien à voir... Je vous laisse la surprise.]

La première édition de BON CHIC MAUVAIS GENRE a été un total succés (salle bonndée, ambiance attentive mais drôle et bon enfant), et je remercie tous les focaliens présents. Ces soirées proposées par l'association nordiste Plan-Séquence, organisée par ces derniers et Matière Focale, sont programmés par les 4 projectionnistes du Majestic, totalement focalien d'ailleurs. Et là, ils ont mis les petits plats dans les grands avec deux chef-d'oeuvres absolus, dont un, TENEBRES, est absolument invisible au cinéma (même le distributeur n'a plus de copie), chose que je vous expliquerai en présentant le film, car présentation il y a... Présentation et surprises d'ailleurs, car on vous préparé quelques petits bonus de derrière les fagots... La soirée coûte 9 euros pour les deux films (pour un seul film, ce sont els tarifs habituels du Majestic). Nous étions quasiment complet au deux séances le mois dernier, et je vous conseille donc de reserver ce qui sera possible dés mardi prochain!

Allez, zou, on feuillette le programme...

Dr Devo.




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[L'affiche de la soirée conçue par Mek-Ouyes.]

 

 

Après le succès de la première édition de Bon Chic Mauvais Genre, les 4 projectionnistes du Majestic vous ont concocté une soirée totalement italienne, centrée sur le "giallo", magnifique genre italien qui puise dans le thriller pour mieux côtoyer des territoires qui frôlent le fantastique. Des films imprégnés d'érotisme, de folle liberté créatrice et esthétique, qui sont à la fois de grands films populaires et des œuvres d'avant-garde…

 




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19H30
: LA BAIE SANGLANTE (Ecologia Del Delitto). Film de Mario BAVA (Italie-1971). V.O.S.T.F. Interdit aux moins de 16 ans. Avec Claudine Auger, Claudio Camaso, Chris Avram, Laura Betti, Claudio Camaso…

La Baie, sublime domaine naturel, attise la convoitise de tous. La propriétaire, une vieille comtesse, refuse de la vendre et de voir le site bétonné à des fins touristiques. Ventura, un architecte sans scrupules, voudrait s'en emparer. Mais il n'est pas le seul, loin de là. En 24 heures, les choses vont se compliquer. Un groupe de jeunes entre dans une des villas de la Baie par effraction, mais très vite leur projet de fête sauvage est contrarié : ils retrouvent un cadavre dans la Baie. Les événements les plus sanglants vont alors s'enchaîner et les masques vont tomber…

Réédité récemment en copie neuve, LA BAIE SANGLANTE, réalisé, monté et photographié par Mario Bava lui-même reste sans aucun doute un des plus beaux films de l'Histoire du Cinéma. Film atypique, il dépasse le simple cadre du "giallo" pour devenir une symphonie baroque et vertigineuse, à la fois sensuelle, érotique, gore et abstraite. Réalisé pour trois francs six sous, ce long métrage n'en reste pas moins un chef-d'œuvre hallucinant, souvent drôle, cruel et noir, à la photographie hors-norme et simplement sublime, aux trouvailles vertigineuses et incessantes qui consacrent, comme disait Martin Scorcese, grand fan de ce film, une création basée "sur la poésie pure et la logique du rêve".

 

 



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21h30
: TENEBRES (Tenebre). Film de Dario ARGENTO (Italie-1982). V.F. Interdit aux moins de 16 ans.  Avec Anthony Franciosa, John Saxon, Daria Nicolodi, Christian Borromeo…

L'écrivain Peter Neal écrit des thrillers sanglants à succès, qui se vendent à des centaines de milliers d'exemplaires dans le monde. Il débarque à Rome pour faire la promotion de son dernier livre, quand une série de meurtres horribles a lieu ! Des jeunes filles sont sauvagement assassinées à l'arme blanche. On retrouve à chaque fois des pages du nouveau livre de Peter dans leur bouche. Bientôt, c'est Peter lui-même qui est menacé…

Dans les traces de Bava, Argento réalise un film à la trame apparemment classique mais qui très vite se transforme en quelque chose de complètement autre et original : suspense intriguant, érotisme trouble, et sous-texte social. TENEBRES est aussi un film à la liberté folle, construit sur un rythme efficace et atypique: un thriller brut lorgnant sur le fantastique et dont les thématiques concernent la norme, la marginalité, la création baroque évoquée comme un geste meurtrier… Un film indispensable dont nous avons encore une fois trouvé une copie, très belle, par miracle ! Sans doute la dernière chance de voir ce film majeur en salle.



 


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L'ETRANGE PORTRAIT DE LA DAME EN JAUNE
. Court-métrage de Hélène Cattet et Bruno Forzani (Belgique-2004). 6 mn. Projeté en première partie du film « Ténébres », à 21h30.

Un soir, une maison, une femme, un intrus, des mains gantés, un mystère...


Cattet et Forzani  signe un drôle de film qui concentre en quelques minutes toute l'histoire du film «
 giallo » ! Plus qu'un hommage ou qu'une série clin d'oeil, ils nous permettent de regarder sous un autre angle nos habitudes de spectateur de film de genre. Un film étonnant et soigné dont la photo est d'ailleurs simplement superbe...

 





Réservations conseillées (possibles  dés le Mardi 5 Janvier). Soirée proposée par Plan-Séquence et le site Matière Focale.

Renseignements: www.matierefocale.com







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Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /2010 20:54

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Non, nous n’étions pas repartis en U.R.S.S pour fomenter une quelconque révolution, mais ceci dit, sans le savoir, vous ne savez même pas combien vous êtes chanceux, chers focaliens.

 

C’est que, dans les coulisses, ça bossait sec ! Et puis voilà, ça y est, le bébé est quasiment mis au monde, les mamans se portent bien, et comptez désormais sur toute l’équipe de Matière Focale pour frimer pendant quinze jours en exhibant à la vue de tous la tronche du monstre que nous avons construit. Evidemment, ça a pris du temps. Il a fallu faire des recherches scientifiques, mettre nos divers protocoles dans les mâchoires acérées des crash-tests (si je veux !), et souvent, sur le chemin, beaucoup d’espoirs ont été déçus, mais qu’importe, puisque désormais on peut le clamer bien fort : le monstre est vivant !

 

Et il a un nom l’animal : BON CHIC MAUVAIS GENRE.

C’est le fruit d’une collaboration entre quatre entités : Le Cinéma Majestic de Lille, l’équipe des projectionnistes de ce même cinéma (des petits gars très sympas, cinéphiles pointus, souvent lecteurs focaliens), Matière Focale, et Plan Séquence, une très grosse association de cinéma de la région Nord-Pas-De-Calais, à qui nous devons le Festival du Cinéma Européen d’Arras. Eux aussi, je vous en avais déjà parlé puisque que c’est grâce à eux (et à leur accueil vraiment chaleureux) que nous avions pu rencontrer Dario Argento et encore plus longuement interviewer Mr Zulawski.

 

C’est à Plan Séquence d’ailleurs que revient l’initiative de l’opération. L’association voulait programmer du cinéma improbable et de genre, et a confié la chose aux projectionnistes du Cinéma Majestic ! Une initiative originale (ou complètement folle, voilà des choses qui ne se font pas !) mais qui a payé. Ces derniers étant lecteurs du site, nous avons, eux et nous, travaillé la main dans la main, c’est beau, pour vous concocter durant toute l’année des soirées "deux films" de toute beauté.

 

BON CHIC MAUVAIS GENRE se déroulera donc tous les premiers vendredis du mois à partir du 4 décembre. A chaque fois, vous pourrez voir deux films, souvent rares, voire très très rares, et un court-métrage étrange et beau. Chaque film sera présenté par le Dr Devo (ooops, c’est moi) et Mr Mifune (cabine du Majestic). Avant chaque film, présentation. Après chaque film, petite discussion avec les spectateurs ! Entre les blablas et les films, de la belle musique improbable dont la programmation à été confié à Erotico Valentino (cabine du Majestic). Et c’est notre ami le Colonel Moutarde qui projettera le tout, et qui, dans son grand souci du détail technique, fait des projections des moments merveilleux.

 

Tous ensemble, nous avons essayé de suivre un précepte de programmation. D’abord, chaque soirée aura un thème. Et d’une ! Plus important nous avons essayé de ne pas faire de cette séance une pochade geek entre initiés. On a visé plus généreux, dans une optique totalement focalienne, c’est-à-dire proposer non pas une série de films cultes et rigolos mais au contraire, de bâtir une programmation plus large et éclectique. Il y aura des films improbables, très drôles, aux frontières du Bis, du Z, et des choses venues de territoires étranges !  Il y aura des films de genre, typés, mais aussi des choses plus iconoclastes. Et il y aura des films magnifiques qui raviront simplement les gens qui aiment le cinéma, qu'il soit "de genre" ou pas. En un mot, nous avons cherché à explorer toutes les facettes du plaisir du cinéma de genre, de mettre tout ça en perspective, et de faire ce que nous faisons sur ce site : s’adresser aux cinéphiles pointus comme aux cinéphiles du dimanche, ou simplement aux curieux de nature !

 

 

Pour cette première soirée, nous avons choisi de rendre hommage aux femmes à travers une thématique que nous avons sobrement apppelé NI PRUDES NI SOUMISES.

 

On vous passera d’abord L’ANGE DE LA VENGEANCE, le superbe film de Abel Ferrara qui passe peu souvent au cinéma. C’est du très beau. Et ensuite, ce sera le tour de ILSA, LA LOUVE DES S.S, premier épisode d’une série de films dont j’avais déjà parlé (à propos de ILSA TIGRESSE DE SIBERIE). Ici, on est dans le domaine du très improbable et du hors-norme. On aurait bien invité John Waters pour qu’il nous dise ce qu’il en pense, mais il n’était pas dispo ! Plus sérieusement, ce film très loufoque est devenu invisible au cinéma. C’est pourquoi nous sommes très fiers de le vous présenter dans sa dernière copie 35mm disponible en France !

Enfin comment résister, puisque l’occasion nous en est donnée, à l'idée de programmer un film de Jean-Christophe Sanchez, réalisateur dont nous avons toujours adoré le travail, mais qui reste malheureusement trop confidentiel. On présentera, en première partie de ILSA…, son court-métrage MAISON D’EN-FACE qui est la face cachée du long-métrage LA CONSPIRATION DE L’ENERGIE BRULANTE que Sanchez tourna avec Jean-Claude Bourret, d’après un des livres de l’ancien journaliste télé. Ici, il s’agit aussi d’ovnis, de cosmos et de Jean-Claude Bourret !

 

 

Voilà les amis ! Je vous laisse ci-dessous en compagnie du résumé officiel de la soirée, où vous trouverez tous les détails techniques. Mais sachez que deux critiques complètes (une de Norman Bates et une de moi) seront consacrées à ces films, dans le courant de cette semaine. Seront présents aussi à la soirée, Norman Bates justement, John Mek-Ouyes et Mr Mort  que les habitués du site connaissent bien. Enfin, vous pourrez trouver sur la page Facebook de Matière Focale quelques scoops croustillants concernant les soirées à venir…


Dr Devo.








[L'affiche de la soirée par Dr Devo.]




« Bon Chic, Mauvais Genre » est une nouvelle soirée que vous proposent Plan Séquence et le Majestic, en collaboration avec Matière Focale, le site de cinéma précis et iconoclaste. Le but : proposer aux spectateurs du Cinéma Majestic une soirée faisant honneur à la cinéphilie la plus pointue, ainsi qu’au cinéma de genre et/ou rare et/ou invisible, mais toujours underground et rock‘n’roll. Allier les perles du cinéma populaire aux chefs-d’œuvres méconnus et/ou oubliés de l’Histoire Officielle du Cinéma, voilà le credo. Une soirée  entièrement programmée et présentée par les quatre projectionnistes du Cinéma Majestic, qui sont persuadés qu’on peut aimer John Ford ou Howard Hawks, et se passionner avec la même ferveur pour Mario Bava ou Jodorowski !

Du cinéma beau, malicieux et souvent drôle, dans une atmosphère cinéphile et précise… 

19h00 - L’ANGE DE LA VENGEANCE


Film de Abel FERRARA (USA-1981).V.O.s.t.f. Interdit aux moins de 12 ans.

Avec Zoe Lund, Nike Zachmanoglou, Abel Ferrara…

Une jeune femme, Thana, couturière et muette, se fait violemment agresser en rentrant chez elle. Dans son appartement, elle surprend un cambrioleur qui la malmène avec la même violence. Thana parvient à tuer l’intrus. Traumatisée et armée d’un Calibre 45, elle commence alors une errance nocturne dans New-York, bien décidée à se venger des hommes…

Abel Ferrara, avec un sujet de film d’exploitation assez basique, arrive à transcender ce matériau pour livrer une œuvre sublime et personnelle, qui trouble et émeut le spectateur par son lyrisme sombre, sa mise en scène magnifique, et par l’émotion palpable qu’il dégage. En détournant le film d’autodéfense, Ferrara signe un film poignant et un portrait de femme singulier. Ce film marque aussi la rencontre du cinéaste avec Zoe Lund, ancien mannequin et beau cerveau, qui collaborera avec passion quelques années plus tard au scénario de BAD LIEUTENANT.  Lire la critique de Norman Bates...




21h00 - ILSA, LA LOUVE DES S.S



Film de Don EDMONDS (USA-Allemagne, 1975). V.F. Interdit aux moins de 16 ans

Avec Dianne Thorne, Gregory Knophe, Tony Mumolo…

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, Ilsa, femme plantureuse, rigoureuse et officier nazi, convainc sa hiérarchie de mener des expériences médicales sur les prisonniers   de guerre. Mais Ilsa n’est pas seulement une diabolique scientifique, c’est aussi une femme à l’appétit sexuel insatiable…

Loin de toute précision historique, ILSA LA LOUVE… est un classique des films de sexploitation des années 70. Un film assez gore et plus encore, très sexy, laissant une large part à un érotisme bon enfant et assez frontal. Métrage improbable et d’un très bon "mauvais goût", souvent drôlissime (accents germaniques caricaturaux, situations improbablissimes et abracadabrantesques), ce film est aussi étonnamment soigné par ses cadres et sa lumière. C’est aussi un des (528) films fétiches de Quentin Tarantino, qui lui consacra un hommage à l’occasion de son projet "Grindhouse". Un  film perdu dont nous avons trouvé, par miracle, une copie 35mm ! 

Pour lire notre critique détaillée, cliquez ici !




MAISON D’EN FACE
(Projeté en première partie de ILSA LA LOUVE…).




En Avant Première Mondiale. Court-métrage français de Jean-Christophe SANCHEZ (France-2008). Avec Jean-Claude Bourret…

L'Homme qui a vu l'Homme qui a atterri en soucoupe - droit sur la tasse du Sage, inspecte son doigt pointer la Grande Ourse. Le doigt est un récit reconstitué à partir        de témoignages portant sur le phénomène OVNI, derrière les bosquets des régions françaises au milieu du vingtième-siècle, à moins que ce ne soit l'inverse. L'homme présenta les journaux télévisés les décennies suivantes. La maison d'en-face constituerait une bonne approximation du cosmos.

J.-C. Sanchez, dont le fameux film RALLY 444 avait été présenté à L’Etrange Festival de Paris, avait déjà réalisé un long-métrage sublime avec Jean-Claude Bourret, le plus culte des présentateurs de J.T, en adaptant son livre LE NOUVEAU DEFI DES OVNI. L’ancien journaliste reprend ici du service avec ce film court mais étonnant, placé sous le signe de la poésie la plus extrême. D’un point de vue narratif et esthétique, c’est un choc. Un film fulgurant, beau et malicieux, tout simplement… 

 

 

Présentation de la soirée: Dr Devo (du site Matiere Focale.com) et Mr Mifune (cinéma Majestic).

Projection : Colonel Moutarde.  Sonorisation : Erotico Valentino.

Une soirée proposé par Plan Séquence et Matière Focale.com.

Programmation par le personnel du cinéma Majestic : Colonel Moutarde, Erotico Valentino, Mr Mifune et Dr Devo, sur l’initiative et grâce au soutient de l’association PLAN SEQUENCE.

 

 

Tarifs : 9 euros les deux films, ou un film au tarif habituel.

Réservations : possible dés le Mardi 1er décembre au guichet du cinéma Majestic. Il est prudent de reserver !

Renseignements : www.matierefocale.com.

Prochaine Séance : le Vendredi 8 Janvier 2010 : Thématique "ITALO PSYCHO" avec LA BAIE SANGLANTE de Mario BAVA (copie neuve) + TENEBRES de Dario Argento (très rare au cinéma).

 

 

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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /2009 20:14

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[Photo: "La Boîte" par Mek-Ouyes et Dr Devo]











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Mercredi 31 décembre 2008 3 31 /12 /2008 10:27

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[Photo: "Too Many Cooks Spoil The Broth" par Dr Devo, d'après la couverture d'une livre de Elise Franck.]





Chers Focaliens,

 

Non que j'ai voulu vous mentir hier à la fin de mon article sur l'improbable LA NUIT D'HALLOWEEN, mais je me suis simplement trompé. Matière Focale ne fête pas ses 4 ans d'existence mardi prochain, mais bien aujourd'hui. Je ne sais pas par quelle tactique inconsciente et sentimentale je voulais placer l'invention de ce site juste avant la naissance du petit Jésus (je pensais que j'étais né le 23 décembre) mais en tout cas, c'est bien aujourd'hui que nous soufflons cette quatrième bougie !

 


Le temps passe à une vitesse hallucinante, et je suis assez content, même si en général je me fous des anniversaires et des commémorations, que Matière Focale ait tenu, peu ou prou, la ligne fixée à son départ, c'est-à-dire faire de la critique de cinéma un lieu refusant les chapelles (ce qui n'est quasiment jamais le cas dans les lieux institutionnels de la critique, rémunérée ou non), qui s'adresse aussi bien aux cinéphiles pointus qu'aux cinéphiles du dimanche, grâce à une certaine exigence d'analyse de ce qui fait que le cinéma n'est pas de la littérature ou de l'opéra, le tout avec un apparente nonchalance, c'est-à-dire en désamorçant l'incroyable sentiment aristocratique qui, en général fonde, le critique. Le tout, en utilisant le maximum d'adverbes. Cette liberté, chers lecteurs, je l'ai aussi acquise à vos côtés, et soyez-en donc remercier. Sans le soutien ou l'attention que vous avez porté à ce site, il y a bien longtemps qu'on aurait mis la clé sous la porte.

 



Alors, évidement, on aime rêver. On se dit quelquefois que tout cela est bien dérisoire, que ça demande un temps complètement fou, qu'on a parfois l'impression quelquefois de chanter dans sa baignoire, que tout cela n'a que relativement peu d'importance. C'est vrai que la critique n'a rien de majeur et que, dans l'idéal, on devrait pouvoir sans passer. Dans le même mouvement, nous sentons toujours que nos points de vue sur le cinéma sont diamétralement opposés, dans le fond (et je ne parle pas ici, d'aimer ou pas tel ou tel film), à la communauté cinéphile. Nous ne nous retrouvons dans aucune revue. Les critiques dont les modousses opérandailles nous semblent viables se comptent sur les doigts d'une main déjà bien amputée. Plus encore, cette générosité, cette passion et cette rigueur qui j'espère est la nôtre (et que nous revendiquons en tout cas!), nous ne la trouvons quasiment nulle part. Parce que nous pensons que le cinéma est une affaire de grammaire cinématographique et non de scénarios, parce que nous pensons que la starification du cinéma art-et-essai ou commercial, ou encore des critiques et des revues est le cancer de cet art, et parce que nous pensons qu'un cinéphiles pointus et avertis se construit en quelques semaines les doigts dans le nez, nous continuons donc à alimenter la bête focale.

 



Quelquefois, nous rêvons de la fée Clochette qui passerait par là. On lui demanderai alors de nous filer de l'argent pour nous payer à temps partiel, et pour faire de ce site un endroit professionnel, ou encore, de trouver le moyen du truchement qui ferait de Matière Focale une publication digne de ce nom, sur papier (on sait comment faire, et la formule est déjà prête!). Que des choses impossibles en somme. Nous rêvons aussi, de temps en temps, de faire de la Focale une maison de distribution de dividis... Là, c'est faisable, mais c'est un projet long et lourd, comportant de nombreux risques. Mais, on étudie la possibilité, je vous assure...

 



En tout cas, avec nos 99,57% de chance de rester en l'état, nous sommes toujours heureux de continuer cette aventure, bon an mal an. Il y a encore beaucoup de choses à faire découvrir et nous continuons de défricher le terrain, ce  jardin immense allant des époux Straub à jean Rollin, et de Peter Greenaway à Tsukamoto ! Ce n'est pas facile tous les jours, certes, mais c'est toujours, même ces derniers mois, par exemple, de disette cinématographique, oui, même là, c'est toujours un plaisir. Et si nous ne devions être lus que par 8 personnes, nous continuerions ! Donc, merci à vous...

 

 


Alors en parlant de remerciements, faisons un peu de micheldruckerisme. Merci  ceux qui écrivent ou ont écrit dans Matière Focale : le Marquis bien sûr, qui a disparu (provisoirement) de nos écrans, et qui est la deuxième mamelle du site, son deuxième papa. Remercions aussi Tournevis, le Sheriff, Invisible, l'Ultime Saut Quantique, Norman Bates, Ludo Z-Man, John Mek-Ouyes, Bill Yeleuze, Jan Archer, Michel Moisan et Mr Mort qui ont tous écrit à un moment ou à un autre sur ce site.

 

Un énorme merci, et une génuflexion particulière à deux personnes qui dés le début m'ont bien poussé et qui, par la suite m'ont toujours soutenu : Bernard RAPP qui a beaucoup fait dans l'animation de ce site via ses commentaires sensibles et drôlissime, et dont les co-réflexions sur le cinéma (et sa pratique !) ont été primordiales, et bien sûr ClaraBella dont le soutien fut lui aussi primordiale, en coulisses cette fois, et sans qui tout cela n'aurait été qu'un feu de paille, sans aucun doute.

 

 

Un petit mot également sur ceux qui dans la blogosphère ou par leurs courriers et/ou par leur amitié ont suivi le site aux longs des années, et qui ont toujours, dés le départ soutenue la cause focalienne : Bertrand de Multa Paucis, Landry, Rub, l'Institut Drahomira, Norman Bates et Ludo Z-Man encore une fois, Over-Fab, Mr Cre, Isaac Allendo et ses amis apoétes et Abie.

 



Et puis un remerciement particulier à ceux qui m'ont invité ici ou là à participer tout à fait officiellement aux festivals qu'ils organisaient ou qui nous ont simplement considéré avec respect dans notre démarche de critique : Gary Constant et toute l'équipe (trèèèèèèès sympa) du festival Mauvais Genre de Tours (où je fus invité comme membre du jury), le Festival International du Film Minute de Lille, le Festival d'Arras qui nous permis de rencontrer Dario Argento et qui nous donna ¾ d'heure d'interview avec le cinéaste majeur Zulawski, et encore plus à Frédéric Temps et toute l'équipe du grand Etrange Festival. Non seulement ces derniers font sans doute le festival le plus passionnant de France, mais en plus ils nous ont accueilli lors de la dernière édition, il y a deux ans, avec une motivation particulière, facilitant bien des démarches ! La classe ! Merci aussi à XIII Bis Records, le seul dsitributeur de la place à nous avoir envoyé un dvd pour qu'on le chronique !Enfin, un petit mot également pour Christophe Dordain et toute l'équipe du Quotidien du Cinéma pour m'avoir permis de réaliser un rêve secret mais chéri, faire de la radio, et qui m'ont accueilli les bras ouverts alors même que nos visions du cinéma sont absolument différentes, voire dans certains cas totalement opposées !

 


Enfin, un petit coucou à trois réalisateurs, les seuls à avoir voulu rentrer en contact avec nous, suite aux critiques publiés sur ce site, soit pour apporter un témoignage, soit parce qu'ils étaient en colère (ce qui n'est absolument pas grave, d'ailleurs!), soit parce qu'il avait apprécié des critiques les concernant (des critiques plutôt négatives quelquefois, ce qui est tout à leur honneur) : Fabrice Du Welz, Diane Bertrand (votre réaction fut de la plus grande classe) et Gilbert Roussel (que je n'ai jamais interviewé contrairement à ce que j'avais dit, mais Gilbert, croyez-moi, ce jour va arriver !).

 



Et bien voilà, on a fait le tour. J'espère que je n'oublie personne...

 

En tout cas, grâce à vous, chers lecteurs (6650 commentaires à ce jour!), et à tous ces gens que Matière Focale a pu publier en quatre ans, exactement 796 articles (ha, si l'anniversaire du site avait été Mardi, ça aurait pu faire 800 !), de A comme ABANDONNEE de Nacho Cerda à Z comme ZOO de Peter Greenaway, ce qui représente 963 films à la critique détaillée, voire ayant plusieurs critiques dans certains cas !

 

 

Merci.

 

 

Dr Devo (au nom de l'équipe entière de Matière Focale, bien entendu...).




 

 

 

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Vendredi 19 décembre 2008 5 19 /12 /2008 15:09

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[Photo : "And now I Know how Joan of Arc felt" par Dr Devo]

 

 

Chers Focaliens,

 

Déjà presque Noël et plus qu'un mois et demi pour être belle en traîneau. Les températures seront localement fraîches à très fraîches ce week-end. Bref, c'est le moment d'aller au cinéma, et ça tombe bien, non pas parce que les cinémas  ont prévu de passer des films cette semaine, mais parce que vous pourrez vous mettre en appétit en écoutant votre serviteur moi-même, dès cet après-midi sur les ondes de Radio Campus Lille, sur le 106.6 de la bande FM, où je chroniquerais les sorties (enfin une partie) de cette semaine et de la semaine précédente dans l'ineffable émission LES AVENTURIERS DES SALLES OBSCURES, de 14 à15 heures.

 

Alors j'en vois qui râlent déjà. Oui mais moi je capte pas Radio Campus Lille, et je n'habite pas dans le Nord-Pas De Calais d'abord... Et bien figurez-vous que ce n'est pas un problème ! Car on peut aussi écouter l'émission en direct, de 14 à 15 heures sur le site de Radio Campus !!! Pour ce faire : clique-là, chère lectrice !

 

Ca s'annonçait bien, vous vous étiez installé dans le meilleure fauteuil du salon, dans votre robe de chambre importée de Canterburry, prêt à écouter l'émission en sirotant un whisky hors d’âge, quand tout un coup, c'est la catastrophe : votre beau-frère débarque avec ses quatre mômes ! Finie la belle émission ! Rassurez-vous, nous avons aussi pensé à ça. Dès demain dimanche, et ce jusqu'au samedi suivant vous pourrez télécharger l'émission sur le site du QUOTIDIEN DU CINEMA, et c'est ici que ça se passe les enfants, alors cliquez ici!

 

Oui, oui, vous vous dites c'est bien beau mais alors quel est le programme ? Et bien, chères amies, je parlerai de grands réalisateurs tels que David Cronenberg, Woody Allen ou Ariel Zeitoun (le papa de YAMAKASI quand même, que le Marquis vit à l'époque en salle. Pour toute réclamation: lemarquis@matierefocale.com). Et puis, pour apporter un peu de glamour, nous serons accompagnés de deux superbes femmes : Charlize Theron et une sinon la femme la plus top-sexy du monde : Susan Sarandon. Autant dire qu'il y aura du beau linge.

 

 

En attendant, il vous salue et vous souhaite le meilleur...

Elégamment Vôtre,

 

Dr Devo.

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Samedi 10 novembre 2007 6 10 /11 /2007 10:59

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polysics-devo.jpg

[Photo : "Devo Or Die (special Kassdédi to the Cahiers)" par Dr Devo, 
d'après une photo du sympathique groupe Polysics]

 

 

 

 

Chers Focaliens, 

 

C'est samedi et je sais que vous voudriez qu'on vous aime, oh-oh, et je ne vous promets pas le Grand Soir, mais juste un peu d'espièglerie et à boire, si vous apportez un peu d'eau (!), car ce samedi, de 14 à15 heures, je participerai à l'émission célébrissime LES AVENTURIERS DES SALLES OBSCURES, sur radio Campus Lille, fréquence 106.6 FM !  

 

Et on va bien s'amuser ! Je dirais même plus, il va y avoir du sport, puisque nous parlerons de PARANOID PARK, le superbe film de Gus Van Sant déjà évoqué ici avant-hier, mais aussi, tenez-vous bien, non tenez-vous mieux, de DETROMPEZ-VOUS, comédie française de Bruno Dega (meilleure artiste que son père, le peintre ???) et Jeanne Le Guillou (meilleure cuisinière que sa mère, femme au foyer). Enfin, nous parlerons du SECOND SOUFFLE d'Alain Corneau ! Houlala, ça c'est Paris, comme dirait le Marquis ! On va rire, je sens...



Si vous n'habitez ni le Nord, ni le Pas-de-Calais, vous pourrez écoutez l'émission en direct ici, sur le site de radio Campus !
Si vous avez loupé le direct, vous pourrez toujours télécharger l'émission dès dimanche et pendant une semaine (jusqu'au samedi inclus donc) sur le site du Quotidien du Cinéma : pour ce faire,
cliquez ici!
Ah, si je ne devais pas dormir la nuit ni travailler, j'aurais pu aller voir LE FOIE DES HOMMES 3 ET DEMI, ou le bidule fait avec Photoshop-Capture sur les pingouins (j'espère qu'un des pingouins apprend qu'il a le cancer de l'orteil ou que Lady Di est morte !), mais là, ça n'a pas été possible du tout ! A moins que je prenne mon courage à deux mains ce samedi matin, mais ne rêvons pas !


[ça fait longtemps que je n'ai pas fait, cette expérience : vous demander de choisir le film que j'irai voir et dont je ferai la critique ! On avait fait ça au début de Matière Focale !!] 

 

 

Bon, ben bon week-end, et bon courage, les p'tits gars !  

 

Nonchalamment Vôtre, 

 

Dr Devo. 

 

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Samedi 27 octobre 2007 6 27 /10 /2007 06:19

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instant-decisifmekouyes.jpg
[Photo intitulée L'INSTANT DECISIF MEK-OUYES... par
Mek-Ouyes
Légende de la photo : "Photo prise à New-York avec de gauche à droite : Marie-Gérard, Mireille, Debbie..."]





Chers Focaliens,

C'est votre week-end et c'est ma rentrée... sur les ondes de Radio-Campus Lille, où, cette année encore je vais participer à l'émission LES AVENTURIERS DU CINEMA.
J'y serai ce samedi à 14 heures et en direct. Et j'en ai vu du film cette semaine ! Je pourrai donc parler de
WAITRESS d'Adrienne Shelly, dont je parlais avant-hier ici, des AVENTURES DE CELADON ET D'ASTREE de Eric Rohmer (sortez vos chapeaux de cow-boys !), LA VIE D'ARTISTE de Marc Fitoussi et SICKO de Michael Moore. Un programme plutôt éclectique donc. [Peut-être parlerons-nous des films de la semaine précédente, ce qui serait très marrant aussi, car j'en ai vu pas mal...]

Pour écouter l'émission, rien de plus facile. Pour le faire en direct, rendez-vous sur le site de Radio-Campus Lille. Si vous loupez l'émission, ou si vous avez mieux à faire, ce dont je doute, arrêtez de culpabiliser car dès demain dimanche jusqu'au samedi suivant, vous pourrez écouter et même enregistrer l'émission sur le site du QUOTIDIEN DU CINEMA. Sinon, si vous êtes dans la région Nord Pas de Calais, prenez un bon whisky, un bon fauteuil et un transistor en état de marche et branchez-vous sur le 106.6 FM.

Je vais donc de ce pas aller repasser mon plus beau smoking (oui, je fais l'émission en smoking) et mettre de la gomina sur les cheveux afin d'être fin prêt et en pleine forme tout à l'heure...


Etrangement Vôtre,

Dr Devo.

 

  

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Samedi 8 septembre 2007 6 08 /09 /2007 10:55

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[Photo : "La Scientologie guide le peuple", par Le Marquis]

 

Bonjour à tous et à toutes !
 
Avant toute chose, mille excuses pour mon absence prolongée sur le site, mais la station Mir de Paco m’est finalement tombé sur la tête en ce début d’année 2007 fort agité et très occupé. Je n’ai donc été en mesure que de corriger les articles, et laisser ici ou là quelques commentaires, tout en suivant l’actualité de Matière Focale d’un œil attentif. Alors que je commence à émerger et que je m’apprête à faire un envoi top secret à Bertrand ex-Nadjalover, qu’il m’excuse lui aussi pour mon retard au passage, l’envie de revenir en ces pages se fait impérieuse, d’autant plus que l’Abécédaire, même s’il progresse à un rythme un peu ralenti, n’a pas été mis en parenthèses, et qu’il me reste encore plusieurs articles en retard, qui devraient prochainement apparaître sur le site.
 
Mais dans l’immédiat, le Docteur Devo me confie une mission fort délicate : rendre publics les résultats d’un concours lancé il y a plusieurs mois, bien que les votes du Jury aient été dépouillés par mes soins depuis le début du mois de janvier 2007 – la preuve qu’il y a une vie en dehors de Matière Focale et que le site n’est pas rédigé par des robots !
 
Excuses renouvelées auprès des participants aux deux concours conjoints, concours de pitches d’une part, concours d’haïkus (ou plutôt aillequoux !) d’autre part, excuses auxquelles nous pouvons tous adjoindre de vifs remerciements pour leur aimable participation et leurs belles contributions.
Procédons simplement et sans cérémonie, si quelqu’un veut bien pousser vers les coulisses la vieille dame en robe Christian Lacroix qui s’apprête à agresser sexuellement le micro d’un suave et caverneux « Le cinémaaaaaaaaaa… ».
 
Les membres du Jury ne m’ont pas toujours facilité le décompte en optant chacun pour un mode d’attribution de notes spécifique et parfois très sélectif. Mais à mon grand soulagement, de quelque façon que je fasse les calculs, les deux gagnants sont toujours resté les mêmes.
 
Pour le concours de Pitches, c’est Christelle B. qui obtient la meilleure moyenne, 7,13/10 en l’occurrence, et ce malgré que le pitch le plus apprécié soit l’œuvre de Rub, intitulé « L’Anti-Vampire ». Excellente contribution, fort appréciée par l’ensemble des membres du Jury, la production de Miss B. se voit donc ici fort justement mise en exergue, et c’est un concept que Cannes devrait peut-être adopter – imaginez, l’ensemble de l’assistance du festival obligée de se farcir les trois heures d’UNDERGROUND à l’annonce de la remise de la Palme d’Or… Je vous rassure, les compositions de Mademoiselle B. sont à la fois plus courtes et bien meilleures ! Les voici.
 
La frange profonde
Nadine, apprentie coiffeuse-visagiste, participe à un concours de coiffure dans le Haut Doubs.
 
Y a-t-il un pauvre pour sauter dans l’arène ?
(Film interdit aux - de 18 ans)
Dans un futur proche, où la pauvreté est en voie de disparition, une chaîne de télévision propose une émission de sauvegarde des derniers pauvres. James Kergouat est chargé de sillonner le pays pour dénicher les perles rares qui vont faire pleurer dans les chaumières.
 
La soupe aux choux, 30 ans après
"Le Glaude" et "Le Bombé" reviennent au village après un long voyage intergalactique, pour régler quelques affaires de succession. Ils promettent à leur ami extraterrestre de lui faire signe – utilisant la bonne vieille méthode des flatulences – quand tout sera en ordre, afin qu’il revienne les chercher. Malheureusement, la nourriture aseptisée et les légumes OGM ne permettent pas de telles réactions physiologiques, il leur faut trouver un autre moyen s’ils ne veulent pas rester sur Terre…
 
ASKETILL ou le chaudron des dieux
Dans la Normandie des Vikings, une famille de normands moyens est victime d’un corbeau. Les parchemins anonymes sont toujours signés de la lettre A…
 
« Selon moi, Les pitches de Christelle B. sont ceux avec le plus fort potentiel comique, tragique, lacrymal, sublime et cinématographique, et aussi lamentable. "La Frange profonde", premier haut la main. On peut faire tout avec ça. Une bouse ou un chef d'œuvre. C'est le principe incertain du piche. Celui avec un monde sans pauvres est aussi très étonnant. Donc, personnellement, je pense qu'elle mérite le prix. »
Emmanuel Lautréamont, membre du Jury, qui a également apprécié certains piches de Norman Bates et de El Borrado.
 
Concernant le concours d’aillequoux, les choses sont bien faites, puisque c’est Rub, décidément très inspiré lui aussi, qui sort du lot, en particulier pour son haïku sur le film THE RALLY 444, qui a obtenu la meilleure moyenne.
 
A History of Violence 
Plouf dans le lac 
Permet mieux que le désert 
Aux fleurs de vivre 

Manderlay

Le nœud c’est le nœud

Des champs à perte de vue 
L’univers est clos 

Pirates des Caraïbes, le secret du coffre maudit
La robe qui flotte 
On n’est venu que pour ça 
Malgré le luxe/lux 

The Rally 444
Piano sur le pré 
Si c’est ça la musique 
Alors oui oui oui
 
« Pour les haiku, un seul m'émeut. Celui de Pirates aux Caraibes par Rub. Poignant. Et inattendu par rapport au film. Cet haïku apporte vraiment quelque chose, et fait critique. »
Emmanuel Lautréamont.
 
Nos deux lauréats reçoivent donc les félicitations du Jury, leur estime inaltérable, leur admiration éperdue, ainsi bien sur que leur récompense, qui sera accompagnée d’une photo dédicacée du Docteur Devo, je le décide comme ça, là, dans mon coin, sans avoir consulté l’intéressé.
 
Vifs remerciements encore au reste des participants, dont les œuvres sont désormais offertes à votre propre appréciation.
 
***
1. Concours de Piches
 
Contribution de Norman Bates.
LE 7e SOT
Dans un monde conquis par un informaticien milliardaire ayant hypnotisé le monde entier grâce a des économiseurs d'écrans, un groupe de rebelles tente de s'opposer à la corruption dans les prix littéraires.
COLLANT LE BARBU
Un vigile de supermarché, victime d'une agression, décide de se reconvertir dans le cinéma expérimental : pour cela il réalise un remake de SISTER ACT filmé uniquement avec des caméras de surveillances.
UNE VERITÉ QUI DÉRANGE
Un prêtre accusé de pédophilie se justifie en disant avoir confondu la bible avec l'autobiographie de Jean-Marc Lalanne.
 
 
Contribution de Megalomanu
PRUNEAU CRU
Un patron décide de délocaliser les pruneaux d'Agen à Shanghai. Bernard Menez, militant européen, décide de ne plus manger que des olives en signe de protestation.
LE DIABLE S'HABILLE EN FOUCAULT
Lors de l'émission "Les 100 plus grands sosies de stars françaises des années 90", le sosie attitré de Jean-Pierre Foucault révèle publiquement qu'il est en fait celui de Benjamin Biolay.
T'AS LA SIX ?
Lors du tournage d'une émission Thalassa, George Pernoud recueille Pinh-Ô-Chen, jeune vietnamien égaré à l'insu de son plein gré sur un boat people. Racheté par M6, Super Nanny le prend en charge, décide de lui faire oublier ses parents pauvres et cons et lui fait signer un CNE de dictateur chilien.
LA VIE DE LAURA
Laura est une jeune étudiante en première année de sociologie. Rêveuse et romantique, saura-t-elle faire la part des choses entre ses études, l'amour et son engagement auprès des animaux orphelins du refuge de Cathy ?
 
Contribution de Laurent D.
Galipodzilla
Un ancestral notable du Puy de Dôme souhaite marquer son règne sur la région en ordonnant la construction d'un parc à thème sur la cure thermale et les bienfaits des émanations de composants sulfurés. Les premiers travaux de forage dans les entrailles des volcans d'Auvergne réveillent un monstre géant oublié depuis la nuit des temps : Galipodzilla. Quelques kilomètres plus loin, dans une immense usine, un Bibendum géant gonflable s'anime, habité par l'âme du défunt industriel philanthrope qui lui avait donné naissance. Le combat sera titanesque !
 
Contribution du Cheyenne.
L'ILLUSION IRREELLE D'UN SOIR D'ETE
Une fête de famille Croate se passant sur l'île de Stupre est bouleversée par l'arrivée d'un mystérieux individu dopé aux phéromones. Quinze an plus tard, la famille se réunit à nouveau et tente de reconstruire l'histoire de cette fameuse nuit bachanalienne afin de connaître les liens de parentés des 25 nouveaux adolescents. Cependant, le cas de Grégoire, l'oncle de sa sœur et petit-fils de son père pose problème...
DRACULWARS, les vampires contre-attaquent
Alors que tout espoir est perdu pour la cause des rebelles, un obscure nain propage une technique secrète pour faire fuir les vampires. Petit à petit, sa technique de lancer de gousse d'ail s'étend à la galaxie toute entière. L'ultime combat opposera l'empereur es-plantage de canine contre le nain maître de jet d'ail.
MACROCOSMOS
Les insectes peuplent la Terre, depuis les forêts jusqu'a nos habitations en passant par la Lorraine. Venez découvrir ce merveilleux film documentaire sur les soldats de l'infiniment petit filmés depuis la Station Spatiale Internationale à l'aide de macro-caméras d'une résolution de 20cm, véritable prouesse technique.
VA TONDRE LA PELOUSE, JE FAIS CUIRE UNE PIZZA
Dans l'univers tropézien des années 70, trois amis d'enfance partent en camping quand ils tombent en panne devant un camp de naturisme suédois. C'est l'occasion pour nos larrons de s'en payer une bonne tranche jusqu'a ce que la police découvre qu'un dangereux receleur de gastronomie italienne se cache dans ce même camp. Nos trois héros décident de mener l'enquête. Une comédie légère et savoureuse à déguster en famille.
 
Contribution de Rub
Je pense donc je sue
Un chercheur d’une certaine corpulence se déshydrate à une vitesse folle lorsqu’il travaille, si bien qu’il sort toujours trempé de son bureau. Il consacre sa vie et ses recherches à tenter de solutionner ce problème.
Les commandos de la ciné-mort
Genre : policier/suspense. Un réalisateur iranien crée un buzz à Cannes en remportant plusieurs prix dont la Palme d’or avec un film où tous les acteurs jouent en djellaba et le visage intégralement voilé. Inutile de préciser que toute l’équipe du film est arrivée au festival pareillement vêtue.
Peu de hontes
1492, Christophe C. pose le premier pied européen sur le sable blanc des plages caribéennes. Son second lieutenant, Don Juan Inigo del Pastencia y Vuneyez, tombe rapidement amoureux du sorcier shaman de la tribu indigène qui les accueille.
 
[À ce piche, Isaac Allendo, membre du Jury, propose une variante : la voici.
Les derniers sacrements
1789, Christophe C. pose le premier pied européen sur le sable blanc des plages caribéennes. Son second lieutenant, Don Juan Inigo del Pastencia y Vuneyez, tombe rapidement amoureux du sorcier shaman de la tribu indigène qui les accueille. La royauté d’anglaise essaye alors de convaincre le nouveau couple d’implanter des cabanes à frites sur l’île pour redynamiser le commerce extérieur chez les homosexuels.]
 
 
Gothic International
Un groupe de métal québécois, exaspéré par les refus chroniques des programmateurs de salles de les produire sur scène du fait que leur batteur est sourd, crée un syndicat hautement protestataire.

Si les trois films suivants sont réalisés par le même cinéaste, les critiques de presse, ravis de pouvoir appliquer leur politique des auteurs, s’empresseront de les regrouper sous le nom de "triptyque des bigleux", ou encore "les 3 bigleuses".
Black In
Pour avoir fixé trop longtemps le soleil, un homme se retrouve avoir une tache sombre permanente au centre du champ de vision, lui empêchant de voir les visages des personnes qu’il regarde.
The (daily) night we called it a (mighty) day
Un soir, le petit Juju, en faisant de l’aquarelle, renverse de la peinture noire sur les lunettes de son père. Ce dernier part le lendemain au travail sans s’en rendre compte. Amateur d’ésotérisme à ses heures, voyant la nuit en plein jour, il croit le jour du jugement dernier arrivé.
Le rouge et le bleu
2029. L'homme n'a plus aucun self-control, ne peut plus décider de ses états d'esprit, est incapable de changer naturellement d'humeur; le système des émotions est complètement déréglé; c'est l'apathie générale sur Terre. Pour pallier à ceci, les industries pharmaceutiques (plus riche consortium mondial depuis le tarissement des sources de pétrole et l'effondrement de l'OPEP qui s'ensuivit) ont développé toute une gamme de pilules génératrices d'humeurs, qui sont rapidement devenues au XXIe siècle ce que le préservatif était au XXe siècle : une révolution médico-sociale qui ne tarda pas à s'intégrer dans les moeurs. Tout le monde en a et s'en sert tout le temps.
Ivan (prononcer "ivanne") Dupois, citoyen ordinaire de ce monde futur, se préparant en hâte (il a pris pour le déjeuner une pilule jaune/frénésie pour avaler plus vite les détestables aubergines au paprika de la cantine) pour un premier rendez-vous amoureux, oublie dans la foulée qu'il est daltonien et avale une pilule rouge/sarcastique au lieu d'une bleue/de bon goût.
[Ce précédent film, s'il voit le jour, donnera lieu à une relecture psycho-physio-sociologique de MATRIX, initiée par les Cahiers du Cinéma, qui bouleversera l'histoire des théories cinématographiques.]
Croissant fertile année zéro
2047. Depuis près/plus d’un siècle maintenant, le conflit israélo-palestinien perdure. Parallèlement, suivant la règle du développement exponentiel de la technique, la science est parvenue à des résultats concrets concernant les recherches sur l’espace-temps et les univers parallèles. Un projet aussi improbable qu’étonnant est voté à l’unanimité à l’ONU et mis en place : la séparation de la Palestine (au sens géographique) en deux espaces-temps disjoints, en deux univers parallèles. Lors du franchissement de la frontière la séparant du reste du monde, il faut désormais choisir quel état rejoindre : la Palestine ou Israël.
L'anti-vampire
Désespéré par l’écart sans cesse grandissant entre ses aspirations et la vie qu’il mène (ou plutôt qu’il subit), un philanthrope décide de se suicider en donnant son sang dans des centres de collecte partout dans le pays jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Tales of a lion
La fantastique lutte pour la survie de deux lions siamois liés par la queue.
The screens from which come the screams
Le vidéodrome est un nouveau concept de complexe sportif, réservé aux étudiants. Fruit de la collaboration des ministères de la culture, de la jeunesse et des sports et de l’environnement, c’est un vaste parc naturel sis aux pieds des Alpes, où sont implantés un grand nombre de centres sportifs en plein air, dont un long parcours santé sillonnant tout le parc. La spécificité du site est qu’y sont implantés de nombreux écrans géants permettant de voir de tout endroit et pendant toute activité sportive (après s’être procuré une oreillette à l’accueil) les films diffusés 24h/24, films programmés par la cinémathèque française, partenaire du projet. Le système fonctionne à merveille et l’affluence est forte, jusqu’à ce que des films de Dario Argento commencent à être diffusés...
Ou bien que n’ai-je pourquoi donc pu
Film français. Juliette tombe amoureuse de Jean, qui lui aime en secret Barthélémy. Mais Jean a le sida et Barthélémy sort de prison. Draguée par Joséphine, une kenyane sans papiers, et encore bouleversée par son dernier avortement, Juliette se demande si elle ne ferait pas mieux de se faire nonne.
Bridge over the abyss of indifference
La poignante lutte pour l’intégration de deux éléphants siamois liés par la trompe.
Cry me your mother
Un jeune rappeur de la banlieue de Chicago trouve un soir dans un carton en bas de chez lui un vieux 33 tours de Frank Sinatra. Il l’écoute sur la platine de son pote DJ, et c’est la révélation : il décide de tout envoyer balader pour devenir crooner.
L’écume d’Eden
Un séminariste en rupture de ban se découvre l’étrange capacité de visualiser le temps de quelques instants les personnes et lieux qu’il voit tels qu’ils seront trente-trois ans plus tard. Il rencontre une fille sur laquelle son "pouvoir" n’a pas d’emprise.
Le monde
Film totalement muet (sans musique), en couleur. Un sourd-muet n’ayant pas appris le langage de ses pairs découvre la vie.
En mémoire de Marguerite, qui nous rappelle que l’imagination n’est rien.
Hell’s Golden Lions
Venise, 2038. La rivalité de deux bandes de bikers s’affrontant pour le contrôle de la ville, l’attribution de celui-ci se décidant sur le meilleur chrono du tour de périph en jet ski.
 
Contribution de David R.
En quête d'un dieu
Une tour noire est apparue dans la ville. Personne ne sait d'où elle vient, ni son utilité. On n'en peut voir le sommet. Les alentours sont interdits au public alors que les prophètes de l'apocalypse se déchaînent. Winston, lui, veut savoir ce qu'il y a au sommet de cette tour. Fût-ce au péril de sa vie.
Zombie Ninja
Dans un Japon déchiré par des contradictions existentialistes, il est le seul à pouvoir rétablir l'ordre et la simplicité dans le chaos philosophique ambiant. C'est un ninja. Assassiné par une secte qui vénère Bernard Henri Lévy, il ressuscite le troisième jour. Il est mort mais il est vivant aussi. Il s'appelle... Zombie Ninja !
Les évadées de l'aube
Trois jeunes filles sont poursuivies par des chasseurs dans une campagne paumée au petit matin. L'une d'elles est abattue. Les deux autres s'égareront dans un monde étrange peuplé de chimères, de spectres, d'ogres et de vampires.
[Un hommage à Jean Rollin, dirait-on. Le Marquis]
Je remember le ciel
C'est la fin pour Thomas. L'overdose d'héroïne. Dans les toilettes crasseuses d'un bouge, il essaie de se rappeler. Mais de sa mémoire embuée ne sortent que des souvenirs travestis. Son enfance dans un petit village, parcourue d'étranges animaux métalliques. Son premier baiser sur la plage, avec un étrange concert improvisé par des formes mouvantes sur une mer d'huile. Son premier shoot avec à ses côtés une femme nue au visage lisse et à la peau de nacre. Il perd pied de plus en plus, et finit par se prendre pour un dieu vivant avant de se rappeler son dernier shoot, de sortir du bar en un hurlement de rage et de s'effondrer, les yeux grands ouverts, fixant le ciel.
 
Contribution du Dr Orlof
A chaque jour suffit sa tente.
Deux amis partent en randonnée dans le Tarn et rencontrent un travesti. Jean-Edern en tombe amoureux tandis que la tante accule l'autre au suicide. Un film de Philippe Harel, avec Franck Dubosc et Divine.
Un albinos ne fait pas le beau temps.
Un vieillard atrabilaire fait la connaissance d'un étrange garnement aux cheveux blancs. Ce dernier lui offre une gourmette et lui demande de lui dessiner un mouton. Le grabataire lui crève les yeux. Un film de Jean-Jacques Annaud avec Michel Serrault.
Tout ce qui grossit n'est pas mou.
Tandis que le Comte Innu-de-Bran-L'hé s'affaire, sa femme s'affaisse et contine de bâiller... Un film de John B.Root.
Loin des glands, près du boxeur.
A Epinay-sur-Seine, un couple se découvre et se dévoile à bord d'un semi-remorque. Gérard aime Lydie. Lydie aussi. Leur idylle finira tragiquement. Forcément. Un film de Marguerite Duras avec Marguerite Duras et Gérard Depardieu.
Contribution de El Borrado
Nuage malade.
Coraline, l'unique femme d'un village de fermiers, a le pouvoir de se métamorphoser en homme. Un jour, elle découvre l'existence de son frère jumeau grâce à la piqûre d'un frelon et décide de partir à sa recherche.
La larme et la fesse.
Lors d'une séance de pornographie alimentaire, un self-made man à qui tout réussit tue cinq femmes en éjaculant.
Le théâtre magique.
Après qu'on lui ait remplacé son coeur par une obsidienne, Elvacio, un enfant tronc, recueilli par une bande de clochards organisée, découvre qu'il a le pouvoir de guérir n'importe quelle maladie.
Tiercé Trinidad.
Un chômeur, ayant raté plusieurs tentatives de suicide, invente un faux livre saint appelé Tiercé Trinidad, qui lui permet de devenir le gourou absolu du XXIe siècle et d'accomplir la plus grande tricherie sacrée de tous les temps.
***
2. Concours d'aillequoux
 
Contribution de Nikita
Marie-Antoinette
Dans ta gueule
la paire de Converse
miss Coppola !
The Queen
Le numéro 10
de Downing lèche le cul
d'Elisabeth
Miami Vice
Du V12 
en veux-tu
en voilà !
Rosario
Une bombasse
qui fracasse
des brutasses
 
Contribution de David R.
J'irai comme un cheval fou (de Arrabal)
L'artiste est presque barje
Et ses rêves
Pas autant que le monde
Basket Case (de Frank Henenlotter)
De l'énergie
Comme cri de rage
Comme amour de filmer
Et comme carnage
My summer of love (de Pavel Pavlikovski)
Fragile équilibre des sens
Ivresse de deux paumées
Dans l'éther
Inkorrect(e)s (de John B.Root)
Escale au paradis
Oublions tous les saints
Le sexe c'est cool
Et merde aux puritains
 
Contribution de Julien V.
Critique du Labyrinthe de Pan.
Imagination
Asservissant l'esprit nomade
Pour être le réel.
 
 
Ce concours n’était pas sponsorisé par Orangina.
 
Bien !
Un petit mot du Docteur en conclusion ?
Ah… Le Docteur me fait savoir qu’il ne peut prendre la parole, il est coincé sous une armoire.
Soit.
Alors vivement le prochain concours !
 
Le Marquis
 
 
[Photo : "La paix dans le monde n'arrive jamais trop tard." par Le Marquis]
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Samedi 12 mai 2007 6 12 /05 /2007 15:22

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[Photo : "Evidence, Gloire et Beauté" par Dr Devo

d'après une photo de l'organiste canadienne Mélanie Barney]

 

 

Chers Focaliens,

Voici mon programme de la journée.


9h30 : rédaction de cet article, et mise en ligne
10h30 : pompes, tractions, relaxation.
11h : cinéma (AMER BETON)
13h : Méditation et MacDo
14h : partcipation à l'émission LES AVENTURIERS DES SALLES OBSCURES sur Radio Campus à Lille (106.6FM), qu'on peut écouter en direct sur le net et sur le
site de Radio Campus, ou retrouver dès le lendemain dimanche jusqu'au samedi suivant, en téléchargement sur le site du Quotidien du Cinéma. J'ai vu les films suivants cette semaine : LOIN D'ELLE, CLERKS 2, SPIDERMAN 3 et AMER BETON... ça va être sportif !
15h : signature d'autographes.
15h03 : change la roue de ma voiture crevée avec un tesson de bouteille.
15h06 : enlève les menaces de mort sur mon pare-brise.
16h00 : conférence sur le curling à l'Institut Goethe de Lille
18h00 : laverie + supermarché.
19h09 : écoute de la superbe interview en deux partie et en vidéo exclusive du cinéaste et écrivain et punk dans son genre et ami personnel de Jean Rollin, et personnage (oui oui !) de livres de Jean Rollin et homme de culture:
Jean-Pierre Bouyxou sur l'excellent site SERIE BIS de notre ami Ludo Z-man.
20h02 : coup de fil à maman + lecture d'histoire
20h17 :dodo.

Clownement Vôtre,

Dr Devo.

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Samedi 5 mai 2007 6 05 /05 /2007 10:06

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[Photo : "My Sweet Sixteen" par Dr Devo]

 

Chers Focaliens,


Avant toute chose, des nouvelles importantes de la webosphère (si je veux !). Le site
NadjaLover n'est plus ! On peut toujours le consulter, mais le site est désormais clos et ne sera plus mis à jour. Bertrand, son webmaster, choisit la malice plutôt que la propagande (voir sur le site), et décide malicieusement de s'exiler sur Over-Blog. Il découvre donc la version 2 de cette plateforme de blog, version à laquelle Matière Focale succombera bientôt (avec peut-être un nouveau design !). En tout cas, bienvenue à Bertrand chez nous ! Son nouveau site, plus beau, s'appelle Multa Paucis. Longue vie, donc !

De mon côté je serai ce samedi sur les ondes de RADIO CAMPUS (106.6 FM) à Lille, pour participer à l'émission Les Aventuriers des Salles Obscures. On peut écouter l'émission en direct partout en France sur le site de
Radio Campus. Et puis, on peut la télécharger à partir de demain dimanche, jusqu'au samedi suivant sur le site du Quotidien du Cinema !

Je parlerai cette semaine, dans l'émission, des films suivants:
LOVE (ET SES PETITS DESASTRES), WE FEED THE WORLD (encore un doc !), TRES BIEN MERCI, et le film à scandale DESTRICTED co-réalisé notamment par Matthew Barney, Larry Clark et Gaspar Noé ! Bah, voilà un chouette programme !

Bon week-end !

Dr Devo.

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Samedi 28 avril 2007 6 28 /04 /2007 11:27

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Chers Focaliens,

C'est samedi et vous voudriez qu'on vous aime... C'est bien normal. D'autant plus que ce week-end, l'AFP est formelle, il ne se passera rien, et puis voter ça ne prend quand même que cinq minutes (si encore ils vous faisaient voter à l'autre bout de la ville !). Et puis, certes, il fait beau, bon, mais malgré le soleil, les températures sont un peu fraîches, faute à ce satané petit vent de nord-ouest, interdisant ainsi tout bain de soleil ou autre opération destinée à soigner votre cancer de la peau. Bref, l'ennui vous guette ! C'est la misère.

C'est dans ce but, et uniquement dans ce but (et pas du tout pour mon plaisir personnel, ou pour flatter mon ego), que ce samedi de 14 à 15h je serai sur l'antenne de Radio Campus, à Lille, sur le 106.6 FM, pour participer à la désormais célébrissime émission LES AVENTURIERS DES SALLES OBSCURES.
Si tu veux écouter l'émission, que tu habites Lille ou le Pas-De-Calais, mais que tu penses qu'Internet est vecteur de culture et d'avenir, bah c'est simple, va écouter l'émission sur le site de Radio Campus:
clique ici.
Si tu habites La Bourboule, Grenoble ou Rosporden, et donc loin de la région Nord, c'est la même chose, il faut aller sur le site de Radio Campus pour écouter l'émission en direct et
c'est ici aussi.
Si tu dois aller au lavomatic (il y a toujours une machine de libre le samedi de 14 à 15h car tout le monde reste chez soi écouter l'émission) ou au carwash, pendant la diffusion de l'émission, tu pourras écouter l'émission toute la semaine, à partir de demain Dimanche jusqu'au samedi suivant, en enregistrant ou streamant l'émission sur le podcast disponible sur le site du QUOTIDIEN DU CINEMA. Pour ce faire :
clique ici!

Cette semaine, j'ai vu quatre films et j'ai cultivé mon jardin. A savoir: LES CHATIMENTS avec Hilary Swank mais sans tabouret (les vieux lecteurs comprendront ce jeu de mots en forme de dédicace), SHOOTER TIREUR D'ELITE avec Mark Whalberg mais ce n'est pas une comédie musicale (dommage, une comédie musicale sur les barbouzes, moi je prends !), NOS AMIS LES TERRIENS de Bernard Werber, et enfin le documentaire JESUS CAMP qui donne vraiment envie de devenir intégriste et américain juste par esprit de contradiction ! Miam Miam, c'est du gros, cette semaine.

Sympathiquement Vôtre,

Dr Devo.

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Samedi 21 avril 2007 6 21 /04 /2007 12:01

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(photo: "Sir" par Dr Devo, d'après une photo de Freddie Francis)

Chers Focaliens,

Les consultations sont de nouveau ouvertes à la Clinique des Films. Pour la première fois depuis la création de ce site, comme vous l'avez remarqué, Matière Focale est en période de latence, si j'ose, chose très exceptionnelle. Mais le courage focalien est intact, et une fois n'est pas coutume, ce n'est pas de ma Nordie habituelle que je vous écris, mais de Tours, où j'ai été invité très officiellement, et avec malice, par l'équipe du Festival Mauvais Genre, premier du nom.

Tout d'abord, déroulez la présente fenêtre de votre explorateur préféré. Tout en bas du site, vous trouverez la bannière du site du festival. Vous y trouverez toute la programmation ainsi que la profession de foi des organisateurs. Et si vous allez faire un petit tour dans la rubrique JURY, vous verrez la composition de l'équipe qui aura la charge de remettre des prix pendant ce MAUVAIS GENRE. J'en reparlerai lors du prochain article. Parmi les heureux élus, vous trouverez : Moi-Même, personnellement. Et oui ! Me voilà pour la première fois exposé et introduit officiellement dans la cour des grands, défi que j'ai relevé immédiatement avec une modestie feinte du plus bel effet ! [J'ai répondu au mail d'invitation dix minutes après l'avoir reçu ! Ce qui veut dire que j'ai assez mal fait semblant d'accepter.]

Des courts-métrages de fiction et d'animation (dans deux catégories distinctes), des longs souvent rares et/ou inédits, et même quelques rétrospectives sympathiques comme tout, il y en a pour tous les goûts dans ce festival très orienté, semble-t-il, fantastique, horreur et animation. Me voilà donc pour trois jour, au cœur de la bête sublime, et je compte bien vous faire mon rapport quotidien et témoigner des joyeusetés que je verrai ici.

Plutôt que de me balader dans la sublime ville de Tours, dont j'ignore tout, je me précipite donc sur mon clavier afin de vous mettre au courant de la chose, et plus encore, afin de vous annoncer la Rentrée Officielle de Matière Focale. C'est reparti sur les chapeaux de roue !

Histoire de vous mettre l'eau à la bouche, sachez que je verrai ce soir, lors de la cérémonie d'ouverture, tout d'abord le nouveau court-métrage de Vaclav Svankmajer, fils de Jan Svankmayer, le génial animateur tchèque. Ca s'appelle THE TORCHBEARER. Puis sera projeté en première européenne, semble-t-il, et en présence de l'équipe du film, STARSLYDERZ, film américain de Garrin Vincent, qui sera d'ailleurs présent, en compagnie du producteur du film (Mike Budd, je crois) et de l'acteur principal (sans doute Brandon Jones, donc). Il s'agit apparemment d'un film parodique et/ou comique de science-fiction qui a l'air, de l'extérieur, complètement délirant. L'affiche avec son héros au brushing parfait et son monstre extraterrestre en plastique avec fermeture éclair apparente, proclame en guise de slogan : "Le meilleur film jamais réalisé" ! Voilà qui est fortement sympathique, à l'image de l'accueil que j'ai reçu jusqu'ici, de la part de l'équipe du festival. Je vous en dis plus demain !

Si vous habitez Tours, voilà le programme... 20h00 : présentation du Jury, présidé par Laurent Tuel, le réalisateur de JEAN-PHILIPPE et de UN JEU D'ENFANTS, et en présence de Dr Devo moi-même personnellement. 2Oh45, projection de THE TORCHBEARER, et 21H30 présentation de STARSLYDERZ en présence du metteur en scène et de l'acteur principal. Le tout se déroule à la salle Thélème, à la Faculté des Tanneurs, rue des tanneurs ! Et si vous êtes dans la salle, venez me faire coucou !

Jouissivement Vôtre ,

Dr Devo. 


 

 

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Jeudi 5 avril 2007 4 05 /04 /2007 16:53

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[photo : "Il est caché partout !" par Dr Devo]

 

Chers Focaliens,

C'est la désole ! Le docteur boude ? Non ! Pas du tout, le docteur a oeuvré à mort pour la bonne cause focalienne, délaissant ses amis et ses parents pour pouvoir vous donner le meilleur. Et croyez-moi, il vous prépare une vraie bonne surprise !

En attendant, il s'offre un instant de répit et  juste une mise au point sur les plus beaux (ou les plus moches) films de sa vie (ou de la semaine écoulée), sur l'antenne de la radio lilloise Radio Campus, 106.6 FM, à 14 heures, dans l'émission LES AVENTURIERS DES SALLES OBSCURES.

On peut écouter l'émission également en direct, en cliquant ici!

On peut dès le lendemain dimanche, et ce jusqu'au samedi suivant, télécharger l'émission sur le site du Quotidien Du Cinema, en cliquant ici!

Il vous parlera cette semaine du film 300, ainsi que de GOLDEN DOOR, et d'un autre film mystère qu'il ira voir ce matin quand il aura étendu le linge et rangé le lave-vaisselle !

En attendant, il va mettre du polish sur la surprise qu'il vous prépare et vous souhaite un glorieux week-end !

Cordialement Vôtre,

Dr Devo.

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Samedi 24 mars 2007 6 24 /03 /2007 09:19

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