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Mon Général

 

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[Affiche réalisée par Lammakian Samsenesena. Cliquez pour agrandir.]

 

 

 

BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée double-programme – importée d’une autre galaxie par les projectionnistes du Majestic, en collaboration avec Matière Focale.com et l'association Plan-Séquence - vous propose de vous pencher sur les objets volants non identifiés et leurs possibles occupants avec la loupe du 7ème art. Au sommaire, Jean-Claude Bourret nous parle de la vie, de la mort, de l’univers, du pourquoi et du comment, et Abel Ferrara revisite avec brio un classique de la série B : Il y en a pour tous les goûts !


 

 

 

 


 

 

19h15 : CONSPIRATION DE L’ENERGIE BRULANTE de Jean Christophe Sanchez (France – 2007 - durée : 84min.)

Avec: Jean-Claude Bourret, Serge Catoire, Vincent Heristchi. Film projeté en numérique. En présence du réalisateur.

 

"Les renseignements fournis par la description et par les personnes qui ont été témoins de cette apparition d’OVNI sont convergeant. Il s’agit d’un même jour, le vendredi 29 aout 1975, et de la même heure, à 6H25. La direction Nord-Sud des objets volants, séparés d’environ 6 kilomètres, provenait de la région des Nonières, pour se diriger vers Mezilhac. Le deuxième témoins était vivement surpris et même choqué par cette apparition, ainsi que A. René qui, pendant plus d’une heure après son observation, était encore en état de choc"


Voilà de quoi est faite la chair du film de Sanchez, des témoignages sur le phénomène OVNI, lus, accompagnés d’images à la signification plus ou moins évidente. Dans la brume ouateuse un panneau marqué « 5 » apparaît comme un clin d’œil à la carrière sur la chaine de Berlusconi de celui qui fait plus ou moins office de narrateur : Jean-Claude Bourret, ex-journaliste vedette et passionné par le sujet, lui consacrera de nombreux ouvrages dans les années 70 et deux autres dans les années 90. Bourret n’est pas ici tant un narrateur à la Pierre Bellemarre qu’une révision nostalgique de Rod Serling dans la série LA QUATRIEME DIMENSION ou de Bela Lugosi dans GLEN OR GLENDA de Ed Wood. Mais loin de passer pour un nanar aux accents ringardisant, cette CONSPIRATION DE L’ENERGIE BRULANTE est une expérience unique, un voyage onirique et métaphysique, presqu’un rêve que Jean Christophe Sanchez serait parvenu à fixer sur un support tangible, un objet filmique non identifié. L’humour de l’ensemble s’en ressent d’autant moins que Sanchez le fait discret, mais il est pourtant bel et bien présent, comme dans un intertitre annonçant "Une haie probablement" qui prend tout son sens à la lumière d’un témoignage à venir, ou un autre affichant la construction du film lui-même.

CONSPIRATION DE L'ENERGIE BRULANTE, film hypnotique, symphonie de textures et de sons (entre musique électronique bizarre industriello-ambiante et une émission radiophonique de libre-antenne propices à ces confidences qu'on ne peut livrer que la nuit!) nous invite, à travers une exploitation poétique du phénomène OVNI, à s'interroger de façon cocasse et touchante sur le sens de nos vies solitaires, sur le mystère suprême de notre création et celle de l'Univers.

Le film nous transforme alors en les David Vincent de notre propre existence, cherchant encore et toujours le raccourci qui nous mènerait à nos cœurs et à l'Autre, sans jamais le trouver...

Si tout cela vous semble énigmatique, c’est bien qu’il faut tenter l’expérience pour savoir de quoi il s’agit. Notez enfin que CONSPIRATION DE L’ENERGIE BRULANTE, totalement inédit, est présenté pour la première fois en salle en France. Le réalisateur Jean-Christophe Sanchez sera là pour présenter son film et rencontrer les spectateurs à l'issue de la projection.

 

 

 

 

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[Photo : La belle Gabrielle Anwar a-t-elle oublié d'essuyer ces spaghettis du visage en cortant de table ou une vérité plus menaçante se cache-t-elle dans cette image ? Bonne nouvelle: il y a une scène de douche (enfin de bain!) dans BODY SNATCHERS. N'essayez pas de regarder le film-annonce qu'on trouve partout sur internet, il est abominablement recadré !]

 

21H40 : BODY SNATCHERS d’Abel Ferrara (EU – 1993 – 84 min)

Avec : Meg Tilly, Forest Whitaker, Terry Kinney, Billy Wirth, Gabrielle Anwar…

 

Durant votre sommeil, ils s’insinuent en vous, s’emparent de votre corps ! A quoi bon résister, dans un monde où vos voisins, vos amis, ne sont plus ceux que vous avez connus, victimes des bodysnatchers ? A quoi bon résister, quand il ne reste plus que vous ? Où irez-vous vous cacher ? Personne ne viendra vous aider, Ils sont déjà partout…

 

Monument de la science-fiction paranoïaque, le roman de Jack Finney, L’INVASION DES PROFANATEURS (THE BODY SNATCHERS, 1955), donnera lieu à quatre adaptations cinématographiques mémorables. Celle de Ferrara est la troisième après celle de Don Siegel (1956) et celle de Philip Kaufman (1978) et avant celle d’Oliver Hirschbiegel (2007). Sur la base du roman de Finney, Robert Rodriguez imaginera aussi son FACULTY (1998), et la firme spécialisée dans les mockbusters en tout genre, The Asylum, nous gratifiera d’un INVASION OF THE POD PEOPLE plutôt croustillant.

Avec BODYSNATCHERS, le réalisateur de THE ADDICTION et de KING OF NEW-YORK inscrit son nom dans l’histoire de la science-fiction, ajoutant une pierre considérable à l’édifice. S’il s’agit d’un remake, Ferrara choisit cependant de considérer que son public est au courant de la mécanique qui régit la saga et ignore volontairement la cause de l’invasion, adaptant son récit au point de vue de ses personnages.

Loin de la didactique du film de Philip Kaufman (par ailleurs excellent), il laisse s’insinuer l’angoisse et distille une terreur brute qui n’a pour seul moteur que l’inexpliqué. Seul véritable point commun avec ses ainés, le film évacue le happy-end du roman et lui préfère une fin ouverte et pessimiste. Avec Stuart Gordon (réalisateur de RE-ANIMATOR et FROM BEYOND, présenté récemment à BCMG) et son comparse Denis Paoli au scénario et la superbe Meg Tilly (PSYCHOSE II, VALMONT) et Forest Whitaker au casting, BODYSNATCHERS est un sommet de mise en scène anxiogène, une œuvre puissante qui a bien mérité l’éloge qu’en a fait le regretté critique Roger Ebert ! Un très grand Ferrara.

 

Pete Pendulum.

 

 

 

 

Dress-code de la soirée (2 DVD à gagner pour le meilleur déguisement !) : Gendarme(ette), extra-terrestre, scientifique, présentateur(-trice) télé, Stephen Hawking, Hubert Reeves, frère (ou soeurs) Bogdanov, militaire, éboueur(-euse), Scully, Mulder, animateur(trice) radio ou spectateur du Majestic.

 

 

 

Réservations fortement conseillées : possibles dés à présent à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence et le site Matière Focale.com. Tarifs: 9 euros les deux films / 1 film aux tarifs habituels.

 

Nota Bene : le film CONSPIRATION DE L'ENERGIE BRULANTE n'est jamais sorti en salle et n'a jamais été distribué. Il donc n'a pas de visa CNC. Les cartes UGC Illimitées, exceptionnellement, ne fonctionneront pas pour ce film. Les utilisateurs de la carte se verront présenter le tarif modeste de 4,50 €. La carte fonctionne par contre parfaitement pour BODY SNATCHERS.

 

Vous pouvez inviter vos amis à cette soirée, via la page Facebook qui lui est consacrée: cliquez ici !

 

 

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Vendredi 26 avril 2013 5 26 /04 /Avr /2013 13:09

Publié dans : Mon Général

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[Affiche réalisée par Lammakian Samsenesena. Cliquer pour agrandir.]

 

 

BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée double-programme – mitonnée en cuisine par les projectionnistes du Majestic, en collaboration avec Matière Focale.com et l'association Plan-Séquence - vous propose pour cette 36èmede sonder des abîmes de la sauvagerie, qui se cache bien souvent derrière des atours séduisants, et par là de redécouvrir un chef-d’œuvre de Peter Greenaway qui comme Hellen Mirren n’a pas pris une ride, et de découvrir probablement, si le DVD ne vous a pas fait les yeux doux, l’inédit en salle RED STATE du larron Kevin Smith. Marier Greenaway et Smith le temps d’une soirée, vous vous dites, il fallait oser, eh oui, sauvages on vous dit !

 

19H15 : LE CUISINIER, LE VOLEUR, SA FEMME ET SON AMANT (THE COOK, THE THIEF, HIS WIFE AND HER LOVER) de PETER GREENAWAY.

France/UK. 1989. V.O sous-titrée. Durée :124 min. Projeté en 35mm. Interdits aux moins de 12 ans.

Avec : Richard Bohringer, Michael Gambon, Hellen Mirren, Allan Howard, Ciaran Hinds…

Albert Spica, gangster anglais d’opérette a fait du restaurant Le Hollandais son repaire. Un soir, alors qu’il force sa femme Georgina à l’accompagner lui et sa bande à dîner, cette dernière remarque un client du restaurant plongé dans un livre. Sous le nez de son époux, elle en fait son amant, et avec la complicité du chef Borst, ils se retrouvent aussi souvent qu’ils le peuvent dans tous les coins du restaurant…

Voilà probablement un film qui risque d’en dérouter plus d’un, car si Greenaway signe ici probablement son film le plus raffiné et élégant, il signe du même coup l’une de ses œuvres les plus choquantes, violentes, voire scatologiques. C’est dans cet écart de ton et de forme que Greenaway insert une note issue de la tragédie grecque, avec les rencontres secrètes de Georgina (Hellen Mirren) et Michael (Allan Howard), et pousse à son paroxysme un romantisme déviant qui ne trouvera plus jamais une si grande place que dans ce ballet sublime mêlant le vaudeville à l’horreur. Car il s’agit bien d‘horreur, lorsque à l’issue funeste du métrage, l’un des protagonistes est forcé de s’adonner, dans le délicat décorum d’un restaurant de luxe aux éclairages tamisés, à l’impensable, un impensable qu’on pensait réserver aux heures glorieuses du bis italien. Ajoutez à ce discours acide, le velouté d’un casting époustouflant (Ne reculez pas au nom de Bohringer, il est parfait), d’une mise en scène furieusement baroque, et d’une musique composée par le grand Michael Nyman, dont le Memorial final risque de vous hanter pour longtemps. Préparez-vous, il s’agit bien d ‘un monument du cinéma.

 

 


 

21H40 : RED STATE de Kevin Smith.

USA. 2011. V.O sous-titrée. Durée 88 min. Projection d'après un support numérique sur projecteur cinéma HD.

Avec :John Goodman, Melissa Leo, Michael Angarano, Kim Coates, Kerry Bishé, Nicholas Braun…

Un groupe d’adolescents du Midwest répondent à une annonce libertine sur un site internet, mais ils vont vite déchanter lorsque se jetant dans le traquenard, ils se retrouvent enlevés des fondamentalistes religieux qui ont préparé un programme bien moins réjouissant…

Kevin Smith a bien brouillé les pistes, lui qui nous avait habitué jusqu’ici à des comédies enlevées et un brin potaches, qui ont fait de lui un des plus populaires réalisateur indépendants américains. Le voilà qui tout à coup déboule avec un propos qui ne prête pas forcément à rire, voire même pas du tout. Le réalisateur culte prend ici tout le monde à contre-pied, toujours pour le meilleur. Film violent, provocateur et implacable, RED STATE représente aussi pour Smith un véritable aboutissement. On le savait scénariste malin, et voilà qu'il signe pourtant son script le plus terriblement efficace et précis. Du point de vue de l'écriture, c'est renversant, audacieux et bien dés fois le spectateur aura l'impression que le sol se dérobe sous ses pieds, dévoilant des abysses proprement vertigineuses, notamment dans le final d'une intelligence rarissime. Côté mise en scène, le film est ambitieux avec ses achoppements rythmiques et ses parti-pris complètement iconoclaste dans la mise en scène de l'action, bien loin des canons du cinéma populaire américain.

En découle une ode à la contestation glaciale, qui gagne ses lettres de noblesse avec l’interprétation du toujours formidable John Goodman, ici épaulé par un Michael Parks survolté. Le film renvoie tout le monde dos à dos, brouille volontairement les pistes et installe le chaos de l'action et des âmes. RED STATE est un film courageux, frondeur et plus iconoclaste qu'il n'y paraît. Le choc est rude : c'est de très loin, le meilleur film de son réalisateur.

A noter, une de fois plus, hélas que le film est resté inédit en salle en France, ce qui est bien entendu un scandale total !

 

 

 

Pete Pendulum et Dr Devo.

 

 

Dress-code  de la soirée (1 DVD à gagner pour le meilleur déguisement !) : Cuisinier(e), commis de cuisine, gangster, libraire, chérubin, chien, prêtre, imam, rabbin, pape, prédicateur, agent des forces spéciales, policier, shérif, femme cougar ou spectateur du Majestic.

 

 

 

Réservations fortement conseillées : possibles dés à présent à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence et  le site Matière Focale.com. Tarifs: 9 euros les deux films / 1 film aux tarifs habituels.

 

 

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Mardi 26 mars 2013 2 26 /03 /Mars /2013 21:30

Publié dans : Mon Général

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[Affiche réalisée par Lammakian Samsenesena. Cliquer pour agrandir.]

 

 

 

BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée double-programme – dont le secret a été ramené de l’Au-delà (from beyond, carrément) par les projectionnistes du cinéma Majestic de Lille (from Lille, la classe), en collaboration avec l'association Plan-Séquence et Matière Focale.com – vous propose tout simplement une programmation d’Enfer (from hell, tout à fait), au sens propre, rien que ça, eeeeeeh ouais !

 

 

 


 

19H30 : HELLRAISER de CLIVE BARKER.  UK–1987. Interdit aux moins de 12 ans. Version française. projeté en 35 mm. Durée : 94 min.

Avec : Doug Bradley, Andrew Robinson, Claire Higgins, Sean Chapman, Ashley Laurence… 

Frank Cotton fait l'acquisition d'un étrange cube-puzzle. Ce cube lui ouvre les portes d'un monde où la jouissance et la douleur ne font plus qu'un. Frank est désormais prisonnier de l'enfer des Cénobites.

Adaptant sa propre nouvelle, THE HELLBOUND HEART, Clive Barker lâchait, en 1987, une petite bombe dans le paysage cinématographique fantastique. Plus de 25 ans après HELLRAISER demeure un sommet du genre, dont les excès rendent parfaitement l’univers torturé et ruisselant de sexe d’un auteur qui a façonné toute une mythologie et s’est même approprié l’horreur dans les années 80. Preuve que Stephen King n’avait pas tort en consacrant Barker « le futur de l’horreur », les œuvres de l’auteur continuent d’être adaptés (MIDNIGHT MEAT TRAIN, BOOK OF BLOOD, DREAD…) et si HELLRAISER reste à ce point d’actualité, c’est qu’il touche à ce qu’il y a d’éternel et d’universel dans la conception du désir et de la souffrance, et du plaisir associés aux deux. L’esthétique splendide de l’ensemble est accompagnée d’une musique sublime composé par un Christopher Young touché par la grâce, simple dans sa mélodie, infiniment beau et terrifiant dans sa noirceur. Le film connut plusieurs suites, bien médiocres (à deux exceptions prés !) et imposa une nouvelle figure mythique du cinéma d'horreur : l'effarant Pinhead (joué par Doug Bradley). Un film atypique, très rare au cinéma qui a marqué une génération de cinéphiles en imposant un style sombre, déchirant et résolument adulte...

 

 

 

 

21H30 : FROM BEYOND (AUX PORTES DE L'AU-DELA) de STUART GORDON. USA-1986. Interdit aux moins de 12 ans. Version française. Projeté en 35 mm. Durée : 80 min.

Avec : Jeffrey Combs, Barbara Crampton, Ken Foree, Ted Sorel, Carolyn Purdy-Gordon…

Le Dr Pretorius et son assistant Crawford Tillinghast, mettent au point un appareil, le "résonator" censé stimuler la glande pinéale. Lors de la première expérimentation, d'étranges entités apparaissent et entrainent Pretorius dans leur dimension. Interné suite au traumatisme, Crawford se tourne vers une jeune psychiatre qui lui demande de retourner dans la maison du Dr Pretorius afin de reconduire l'expérience.

Que reste-t-il de la nouvelle de Lovecraft dans cette nouvelle appropriation de Stuart Gordon des écrits de son auteur favori ? Pas grand-chose, mais heureusement nous sommes là devant du pur Gordon, admirable réalisateur, auteur entre autre du délirant et jouissif RE-ANIMATOR, toujours épaulé par son compère Brian Yuzna (qui réalisera en 1990 un très sympathique BRIDE OF RE-ANIMATOR) et son scénariste Dennis Paoli (qui écrira le scénario du beau BODY SNATCHERS pour Ferrara en 93, film dont nous reparlerons bientôt). L’équipe délivre la marchandise dans une frénésie cauchemardesque et grotesque arborant tout le panache de la série B des années 80, et ce d’autant plus que le métrage est produit par Charles Band (fondateur de la cultissime compagnie de production Full Moon) et bénéficie d'un score de son génie musical de frère, Richard Band (si vous n’êtes pas convaincu, écoutez donc le thème principal de HOUSE ON SORORITY ROW, ou la variation du thème de PSYCHO en ouverture de RE-ANIMATOR).

Au casting, les habituels (et géniaux) Jeffrey Combs et Barbara Crampton évitent tout dépaysement et achèvent de lier entre eux les films de Gordon comme une sorte de saga quasi familiale. Ballet bisseux, coloré, original et savoureux, FROM BEYOND, fruit d’une équipe passionnée, demeure injustement privé de DVD ou de BLU-RAY dans nos contrés et à disparu depuis bien longtemps de nos écrans de cinéma,ce qui transforme ce BON CHIC MAUVAIS GENRE en l'ultime occasion de le voir en salle et de le voir tout court.

 

Pete Pendulum.

 

 

 

Dress-code  de la soirée (1 DVD à gagner pour le meilleur déguisement !) : Créature transdimensionnelle, scientifique, inspecteur(-trice) de police, chirurgien(-ne) du cerveau, assistant(e) de professeur fou, soumis(e), dominateur(-trice), pratiquant(e) SM, fakir,  ou spectateur du Majestic.

 

 

 

Réservations fortement conseillées : possibles dés à présent à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence et  le site Matière Focale.com. Tarifs: 9 euros les deux films / 1 film aux tarifs habituels.

 

Nota Bene : ces deux films n'ayant plus de visa auprès du CNC, les cartes UGC Illimitées, exceptionnellement, ne fonctionneront pas pour ces deux séances. Les utilisateurs de la carte se verront présenter le tarif modeste de 4,50 € par film. (La rareté, voire l'impossibilité de voir ces films en salle, nous a poussé à les programmer malgré cette limitation, au vu du caractère expcetionnel des deux oeuvres.)

 

 

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Jeudi 28 février 2013 4 28 /02 /Fév /2013 21:36

Publié dans : Mon Général

BCMG_34_Poster-devo.png[Affiche réalisée par Lammakian Samsenesena. Cliquer pour agrandir.]

 

 

 

 

BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée double-programme – enrichie en fibres et en minéraux par les projectionnistes du cinéma Majestic de Lille, en collaboration avec l'association Plan-Séquence et Matière Focale.com – se la joue chauvine et vous propose d’explorer, ce vendredi 8 février, les terres de mystère du cinéma français, avec deux films fleuretant avec l’absurde et l’érotisme.

 

 

 

 


 

 

[Allez, hop, un petit extrait de merci la vie. Attention: ça cadre, ca éclaire et ça monte sévère ! On notera la musique  de Philip Glass qui ne gâche rien.]


 


19H15 : MERCI LA VIE. Un film de BERTRAND BLIER. France – 1991. Durée : 117 minutes. Copie 35mm.

Avec : Charlotte Gainsbourg, Anouk Grinberg, Michel Blanc, Jean Carmet, Annie Girardot, Catherine Jacob, Jean Louis Trintignant, Gérard Depardieu, Thierry Frémont, Yves Renier…


Allez, hop, un petit extrait de merci la vie. Attention: ça cadra, ca éclaire et ça monte sévère ! On notera la musique  de Philip Glass qui ne gâche rien.]Deux jeunes filles se rencontrent sur une route. L'une pousse un chariot de supermarché surmonté d'un goéland, l'autre, en robe de mariée, vient d'être battue puis abandonnée par un homme. Désormais amies, elles vont vivre des aventures rocambolesques.


« Elle est arrivée par la gauche, côté Porte de Clermont, et elle est venu s’immobiliser frileusement devant les lumières de ma vitrine… ».Un film de Bertrand Blier est toujours une expérience étrange et poétique. Le réalisateur des VALSEUSES et de PREPAREZ VOS MOUCHOIRS a donné avec MERCI LA VIE un film déroutant et que le public n’a jamais su appréhender. Les nominations ont eu beau pleuvoir, aucun prix n’a été reçu (sauf un césar du meilleur second rôle pour Jean Carmet), et aujourd’hui même pour les fans du réalisateur, MERCI LA VIE est vu comme un spectacle lourdingue et vain. C'est pourtant l'exact contraire et c’est oublier que Blier, à travers le prisme de l’absurde traite de sujets sombres, associant le souvenir de l’occupation à la crainte grandissante du SIDA, mélangeant les époques dans un anti-vaudeville acerbe et bouleversant. La construction du film et sa narration particulière par les acteurs eux-mêmes en train de jouer leurs rôles, le rend d’autant plus passionnant que le casting très riche est tout à fait excellent, en particulier Anouk Grinberg qui joue à fleur de peau son rôle de "mariée". En dehors de son propos et du jugement que l’on peut avoir sur la démarche du réalisateur qui signe sans doute ici son plus grand film, MERCI LA VIE aligne de pur moments de poésie baignés dans la noirceur sourde d’un récit dépressif, deux éléments restés malheureusement trop longtemps occultés par ce que l’on pense toujours avoir décelé en premier lieu chez Blier : un imposant majeur levé vers la critique.

 

 

 

 

 

 

 

robbe.jpg[Pas d'extraits pour LE JEU AVEC LE FEU. Mais une belle photo avec la sublime Anicée Alvina et  un Philippe Noiret qu'on ne connaissait pas comme ça !]

 

 


21H40 : LE JEU AVEC LE FEU. Un film d’ALAIN ROBBE-GRILLET. France-Italie – 1974. Durée : 101 minutes. Interdit aux moins de 16 ans. Copie 35mm.


Avec : Philippe Noiret, Jean Louis Trintignant, Anicée Alvina, Sylvia Kristel, Agostina Belli, Vernon Dobtcheff.


Georges De Saxe, riche banquier corrompu craint que l’on cherche à kidnapper sa fille Carolina, qu’il décide, sur les conseils de Franz, un détective privé, de mettre en sureté dans une maison d’un genre particulier. Pourquoi ? Qui ? Où ? Comment ? Et dans quel sens ? Autant de questions qui vous tiendront en haleine jusqu’à l’éclairage final.

 

Qu’il est innocent ce JEU AVEC LE FEU du réalisateur de GLISSEMENTS PROGRESSIFS DU PLAISIR  et LA BELLE CAPTIVE, qui nous rend ici une copie bunuelienne en diable qui décevra peut-être ceux qui s’attendent à entendre claquer le fouet se rappelant les fantasmes sadomasochistes de Robbe-Grillet. Apprécier un Robbe-Grillet est malheureusement devenu un exercice et pas un exercice facile, ces films n'étant quasiment plus jamais montrés en salle. Mais à tous ceux qui auraient peur des considérations philosophiques et intellectuelles qu’un tel nom semble imposer (encore une fausse réputation!), ils pourront se réfugier dans l’humour décalé et pour le coup réellement absurde des situations. L’érotisme ici n’est affaire que de potentialité et les meilleures scènes du film, dans le domaine, sont celles que le spectateur imaginera pour lui seul. L’esthétique est tournée vers un bon chic excessif, mais le reste du film fond dans le mauvais genre total, exposant le charme vicié de la bourgeoisie. Robbe-Grillet dénude ses actrices dans un semblant de perversion qui ne trouve de raison nulle part, et impose à ses acteurs des dialogues qui ignorent (apparement) toute logique. Si la staticité glaciale de l’ensemble a quelque chose d’angoissant, c’est bien que Robbe-Grillet a su saisir du même coup la vie et la mort, le geste érotique et l’immobilité sépulcrale. Notons enfin l'extrême beauté des cadrages, du son et du montage qui donne toute sa saveur et son énergie à ce grand film au casting parfait. Drôle, absurde, bourgeois mais punk, voilà une bonne occasion de voir ce film qui en passe plus jamais en salle !

 

 

 


Pete Pendulum

 

 

 

 

 

 

Dress-code  de la soirée (1 DVD à gagner pour le meilleur déguisement !) : Filles perdue, mauvais garçon, goêland, médecin, résistant, soldat, flic véreux, banquier, prostituée, gangsters, cheval, pin-up, richissime bourgeois(e), détective privé  ou spectateur du Majestic.

 

 

 

Réservations fortement conseillées : possibles dés à présent à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence et  le site Matière Focale.com.

 

 

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Dimanche 3 février 2013 7 03 /02 /Fév /2013 21:48

Publié dans : Mon Général

BCMG 33 Poster

[Affiche réalisée par Lammakian Samsenesena. Cliqure pour agrandir.]

 

 

 

BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée double-programme – savamment mise en œuvre  par les projectionnistes du cinéma Majestic de Lille, en collaboration avec l'association Plan-Séquence et Matière Focale.com– vous informe de l’imminence de la rentré, Que ceux qui n’ont pas encore procédé à leurs inscriptions et au choix de leurs cours se dirigent vers le Majestic pour un petit rappel de la bonne vie étudiante, avec ses émois, ses tracas, ses délires, ses hallus et sa libido incontrôlable !

 

 

 


[La bande-annonce de HARVARD STORY est tellement loin de ce qu'est le film, que nous avons préféré vous présenter un extrait mettant bien en avant le côté foufou et malicieux du montage, bien plus représentatif de l'ensemble...]

 

19H30 : HARVARD STORY (THE HARVARD MAN). Un film de James Tobak. USA, 2001. Durée: 100 minutes.

Avec : Adrian Grenier, Sarah Michelle Gellar, Joey Lauren Adams, Eric Stoltz, John Neville, Gianni Russo…

Alan, capitaine de l'équipe de basket de l'université Harvard a besoin d'argent pour aider ses parents. Poussé par sa petite amie, Cindy Bandolini, il va avoir recours à des moyens illégaux pour parvenir à ses fins et se retrouve, sans vraiment s'en rendre compte, dans une situation délicate impliquant la mafia et le FBI. Il sera aidé par son professeur de philosophie, Chesney, avec qui il entretient une relation assez particulière.

Ca s’ouvre sur du sexe (un générique sublime) et ça se termine dans un bordel inimaginable (au sens figuré). Ca met en scène Adrian Grenier (TRUE ROMANCE), Sarah Michelle Gellar (BUFFY, THE GRUDGE, SEXE INTENTIONS, qui n’aurait pas fait tache dans cette programmation), Eric Stoltz (le fil rouge de la soirée, on l’a pas fait exprès) et Joey Lauren Adams (très bonne actrice vue dans UNITED STATES OF TARA : bon elle n’y tient pas le premier rôle, mais la série est assez génialissime pour suffire comme référence). C’est par le réalisateur du sulfureux TWO GIRLS AND A GUY, avec Heather Graham et Robert Downey Jr et de BLACK AND WHITE. Ça a été mal reçu et c’est toujours considéré comme un ratage notoire. C’est déroutant, protéiforme, un peu dingue et super attachant. C’est frénétique, sans notion de bon goût mais toujours beau, et d’une inventivité remarquable, une fois passé les doutes quant à la vraisemblance du propos. Bref, pour tout bon-chiqueur et mauvais-genrien qui se respecte, il faut y goûter et c'est tout à fait gouleyant.

 

 


 

[Bon, on vous préviens ci-dessous: le film-annonce est vraiment pas le plus subtile de l'histoire du cinéma. Le film est 1000 fois plus beau...]

 

21H30 : LES LOIS DE L’ATTRACTION (THE RULES OF ATTRACTION). Un film de Roger Avary., USA/Allemagne, 2002. Durée: 110 minutes. Interdit aux moins de 16 ans.

Avec : James Van Der Beek, Ian Somerhalder, Shannyn Sossamon, Jessica Biel, Eric Stoltz, Faye Dunaway, Swoosie Kurtz…

Au Camden College, l'essentiel de la vie des étudiants ne se déroule pas pendant les cours. Dans cet univers de fêtes et de débauche, Sean Bateman n'a pas usurpé sa réputation de tombeur. Paul Denton, lui, affiche au grand jour son homosexualité, mais il a du mal à se trouver des partenaires. Lauren Hynde, pour sa part, est sublime mais  n'en abuse pas encore, trop occupée à chercher sa place dans ce monde libertaire qui obéit tout entier aux lois de l'attraction.

Débarqué en 2003 chez nous, annoncé par un film-annonce abominable, LES LOIS DE L’ATTRACTION se traine désormais un vrai statut culte. Adaptation du roman de Brett Easton Ellis -précédée au cinéma par le choc AMERICAN PSYCHO (réalisé par Mary Harron), et suivit par le moins retentissant (c’est dommage) THE INFORMERS ( de Gregor Jordan)- le film d’Avary (grand collaborateur des Tarantino de la première période et réalisateur de KILLING ZOE) subit avant sa sortie officielle les foudres du comité de censure cinématographique américain, le MPAA, qui le menaçait d’un classement R (une sorte d’équivalent américain de notre défunt X) s’il n’était pas remonté. Les chefs d’accusation ? Contenus sexuel explicite, apologie de la drogue, violence graphique et langage ordurier (diantre, ce dernier est sans aucun doute le pire, vous voilà prévenus !).

 Le tout est soutenu par un casting formidable : la vénérable Faye Dunaway partage la pellicule avec la promotion couche culotte au sein de laquelle on reconnaîtra Jessica Biel, dont on a réussi à retenir le nom qu’il n’y a quelques mois, Ian Somerhalder, dont certain(e)s n’ont jamais eu de mal à retenir le nom, et Eric Stoltz qui s’est illustré dans le film évoqué ci-dessus, vous ne serez donc pas dépaysés ! Un film drôle et poignant, beaucoup plus subtil qu'au premier abord qui s'appuie sur une mise en scène solide et inventive pour mieux laisser dans nos coeurs, in fine, l'empreinte définitive de la noirceur et de la solitude du Monde. Notons qu’Avary prépare l’adaptation d’un autre roman d’Ellis, GLAMORAMA.

Pete Pendulum.

 

 

 

Dress-code  de la soirée (1 DVD à gagner pour le meilleur déguisement !) : Etudiant(e) déluré(e), prof de fac, philosophe, agent du FBI, parent BCBG, infirmier(e) de garde, beau gosse désabusé et/ou cynique, joueur de basket ou de foot américain, dealer, drogué, pompom-girl, animal en peluche  ou spectateur du Majestic.

 

 

 

Réservations fortement conseillées : possibles à la caisse du Cinéma Le Majestic, dés le 4 janvier. Soirée proposée par Plan-Séquence et  le site Matière Focale.com.

 

 

Vous pouvez inviter vos amis à cette soirée, via la page Facebook qui lui est consacrée: cliquez ici !

 

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Mardi 1 janvier 2013 2 01 /01 /Jan /2013 18:36

Publié dans : Mon Général

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[Affiche réalisée par Lammakian Samsenesena. Cliquer pour aggrandir.]

 

 

 

BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée double-programme – complotée dans le plus grand secret par une assemblée mystérieuse, tenue  par les projectionnistes du cinéma Majestic de Lille, en collaboration avec l'association Plan-Séquence et Matière Focale.com– vous invite à prendre part à la revanche des ratés, à la vengeance des laissés pour compte. Lâchez-les rats, mettez les masques !

 

 

 

[Le film-annonce de WILLARD est très bien, mais il en décoile beaucoup trop ! Préférons ce bel extrait faisant la part belle au délicieux Crispin Glover, aux beaux cadrages et à al photographie réjouissante...]

 

19H30 : WILLARD. Film de GLEN MORGAN (USA-2003). Durée: 96 minutes. Certaines scènes effrayantes sont susceptibles de heurter le jeune public.

Avec: Crispin Glover, Ronald Lee Ermey, Laura Helena Harring, Jackie Burroughs, Kimberley Patton, William. S. Taylor…

Willard Stiles est un garçon discret, qui prend soin de sa mère dans la grande et poussiéreuse maison familiale depuis la mort de son père. Véritable paillasson au travail, Willard se laisse persécuter par son patron. Socialement inadapté, il n’a aucun  ami… Jusqu’au jour où il découvre qu’une colonie de rats a élu domicile dans sa cave.

Réactualisation du classique de Daniel Mann (réalise en 1971), lui-même adapté du roman Ratman’s Notebook de Stephen Gilbert, WILLARD de Glen Morgan fait partie de ces grandes réussites du film d’horreur animalier. Mêlant efficacement une atmosphère sordide à un humour très noir, Morgan s’autorise un film d’horreur tout comme à l’ancienne, bourré de clins d’œil (à Hitchcock notamment), suffisamment différent de l’original pour nous faire regretter que l’homme ne se soit pas ensuite attaqué à faire de même avec BEN (1972), la suite directe et décevante du film de Mann (soit la vengeance de l’énorme rat insoumis, que ceux qui ne le connaissent pas, auront tout le loisir de détester). Finalement c’est sympa un rat, c’est affectueux, fidèle, intelligent… insatiable, imprévisible et ça se multiplie à une vitesse folle… Ca grignote, ça ronge, ça tue, bref c’est plus utile qu’un chien.

Morgan a très bien su rendre les rapports qui s’établissent entre Willard (joué par l'excellent et rare Crispin Glover, le plus atypique des acteurs américains, ici hallucinant, une fois de plus) et ses deux rats leaders, Socrate, son seul ami, et Ben, qui provoque à chaque apparition un malaise certain. Certes la vengeance de Willard contre ceux qui lui pourrissent la vie est assez jubilatoire, mais lorsque l’on s’improvise chef des rats, il faut craindre le coup d’état.

A noter aussi la présence au générique de Laura Elena Harring, formidable commédienne bien trop rare depuis sa prestation mémorable dans MULHOLLAND DRIVE et celle de R. Lee Ermey qui a marqué des générations de cinéphiles en incarnant le fameux sergent instructeur du FULL METAL JACKET de Kubrick...

 

 

 

 


21H30 : BRUISER. Film de GEORGE ROMERO (USA-2000). Durée: 95 minutes. Interdit aux moins de 12 ans.

Avec: Jason Flemyng, Peter Stormare, Leslie Hope, Nina Garbiras, Tom Atkins…

Henry Creedlow a toujours voulu bien faire. Il a tout accepté, il s’est toujours tu… Quand on le bouscule, c’est Henry qui s’excuse. Quand on fait une plaisanterie douteuse à ses dépens, Henry la trouve bien bonne. Même lorsque sa femme l'a trompé avec son boss, et ce presqu’en public, Henry n’a rien dit. Mais un matin, Henry s’est réveillé sans visage, sans identité. Anonyme, il peutt enfin laisser parler sa colère.

Il a fallu attendre sept ans après LA PART DES TENEBRES pour voir à nouveau un film de George Romero (le présenter serait insultant pour vous qui connaissez forcément George  –Night/ Dawn/ Day/ Land/ Diary/ Survival of the dead – Romero), et c’est un bien mauvais accueil qui a été réservé à BRUISER. Il s’agit certes d’un Romero atypique, mais il ne faudrait pas oublier qu’un "petit" Romero est toujours meilleur qu’un grand Téchiné (il dit qu’il voit pas l’rapport). Rythmé et jamais ennuyeux, BRUISER affiche un côté décomplexé qui le rend fortement attachant, servi par l’interprétation de l’excellent Jason Flemyng et la musique de Donald Rubinstein (à qui l’on doit la BO du très touchant MARTIN et du kitshissime KNIGHTRIDERS, également réalisés par Romero).Indéniablement, BRUISER a une âme, et le réalisateur a de la suite dans les idées. Il n’y a qu’à voir la variation déjantée du FANTÔME DE L’OPERA qui occupe le dernier quart d’heure pour s’en convaincre. Et quand le film sera fini, on pourra tous secouer la tête comme des malades en écoutant le remix punk de Take On Me au générique !

 

 

 

Dress-code  de la soirée (3 DVDs à gagner pour le meilleur déguisement !) : chanteur et/ou musicien de groupe hardrock et/ou métal, patron abusif, jeune cadre dynamique, vengeur masqué, rat/rongeur, chat, vieille mère acariâtre, vieux garçon, costume trois pièces et/ou stricte et/ou raie sur le côté, fantôme de l'opéra et/ou opérette, sociopathe ou spectateur du Majestic.

 

 

 

Réservations fortement conseillées : possibles dès à présent à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence et  le site Matière Focale.com.

 

 

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Dimanche 2 décembre 2012 7 02 /12 /Déc /2012 17:45

Publié dans : Mon Général

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[Affiche de Lammakian Sansenesena. Cliquez pour agrandir.]

 

 

 

 

Oui, c’est bien un second BON CHIC MAUVAIS GENRE pour ce mois de novembre ! Votre soirée double-programme – concoctée dans le plus grand secret  par les projectionnistes du cinéma Majestic de Lille, en collaboration avec l'association Plan-Séquence et Matière Focale.com d’après une recette ancestrale – vous propose un petit rodéo loin des sentiers battus. Au menu, du sable, des moines, des pistolets, des trésors et gâteau sous la cerise : Divine, qui quitte un instant John Waters pour se faire bon(ne), brute et truand(e) sous le soleil de l’ouest !

 

 


[Je vous ai mis la bande-annonce japonnaise. Tellement plus chic et plus snob ! On soulignera la beauté de la composition du cadre...]

 

19H15 : EL TOPO. Film d’Alejandro Jodorowsky (Mexique – 1970). Durée : 127 minutes. Copie en 35mm.

Avec : Alejandro Jodorowski, Brontis Jodorowsky, Robert John, Mara Lorenzio, David Silva, Paula Romo…

Un pistolero, El Topo, se laisse mettre au défi par sa maîtresse de tuer les quatre grands maîtres du désert. Une grande quête métaphysique va commencer pour lui...

Derrière ce pitch énigmatique se cache un western contemplatif et mystique, langoureux, visuellement sublime et totalement désarmant. Ce n’est pas John Lenon qui aurait dit le contraire, lui qui fasciné par le film facilita la production du suivant de Jodorowski (LA MONTAGNE SACREE, 1973). L’atmosphère générale et les thématiques du film (l’amour, la rédemption, l’héritage…) furent et demeurent des sources d’inspiration pour des artistes totalement différents tels Peter Gabriel, Bob Dylan, Donovan, Marilyn Manson et Jarvis Cocker. Une fois happé par la langueur solaire d’EL TOPO, il est impossible de délaisser la quête du personnage central. Le soleil mexicain n’est plus qu’une nébuleuse aveuglante, le paysage ne souffre plus de limite comme si la ligne d’horizon s’était évaporée, et il s’en faut de peu que la vision du film se transforme en véritable trip. Et si on vous demande "raconte-moi El Topo !", j’aimerais bien vous y voir !

 


 

 

[Ha, on est bien loin des films-annonces narratifs et sans mystère ! Un conte moral vous dit le monsieur, et il a bien raison !]

 

21H45 : LUST IN THE DUST. Film de Paul Bartel (USA – 1985). Durée : 84 minutes. copie en 35mm.

Avec : Divine, Tab Hunter, Lainie Kazan, Cesar Romero, Geoffrey Lewis, Henry Silva, Courtney Gains…

Dans la ville de Chili Verde, au cabaret de Marguerita Ventura, se murmure l’histoire d’un trésor, dont la carte pour y accéder serait tatouée sur les fesses de deux chanteuses… Une histoire qui aguiche bien des appétits peu scrupuleux.

Oui, c’est l’histoire de deux filles de bordel qui ont chacune la moitié d’une carte au trésor sur l’arrière train, oui ! Avec l'acteur travesti Divine dans le rôle de l’une d’elles, on aurait pu penser que John Waters n’était pas loin, mais ce dernier refusa le poste de réalisateur, arguant qu’il n’avait pas l’habitude de réaliser des projets dont il n’était pas l’auteur. C’est donc Paul Bartel, réalisateur culte de LA COURSE A LA MORT DE L'AN 2000 et EATING RAOUL (deux superbes satires sociales), qui se charge de mettre en scène le scénario de Philip John Taylor. Mélange déluré de culture mainstream et underground, LUST IN THE DUST se joue des clichés bas du front et expose toute l’élégance trash de son univers bâtard et bancal, entre détournement du western classique et adoration du modèle italien où plane forcément l'ombre de Sergio Leone. En plus de situations cocasses, le film nous gratifie d’un numéro de cabaret par Divine, qui interprète la chanson "These lips were made for kissin" : un nouveau titre à ajouter à votre I-pod. Autant de raison de ne pas louper ce film, très rare au cinéma !

 

Pete Pendulum.

 

 

Dress-code  de la soirée (2 DVDs à gagner pour le meilleur déguisement !) : Cowboy, pistolero, danseuse/chanteuse de saloon, cheval, indiens, shériff, bandit de grand chemin, gérant de saloon, travesti(e), fanatique religieux, John Wayne ou spectateur du Majestic.

 

 

 

Réservations fortement conseillées : possibles dès à présent à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence et  le site Matière Focale.com.

 

 

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Samedi 10 novembre 2012 6 10 /11 /Nov /2012 12:55

Publié dans : Mon Général

  BCMG 30 Poster devo[Affiche réalisée par Lammakian Samsenesena. Cliquez pour agrandir.]

 

 

 

 

BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée double-programme – amoureusement préparée et servie par les projectionnistes du cinéma Majestic de Lille, en collaboration avec l'association Plan-Séquence et Matière Focale.com  - se pare pour cette soirée spéciale de la 3D. A l’occasion de la restauration d’un monument du cinéma fantastique, il vous sera offert la possibilité de le (re)découvrir avec les yeux ébahis des spectateurs de 1954, c’est qu’on vous gâte dites-donc ! Et restez pour la suite : l’infiniment petit nous démontrera une fois de plus que le cinéma peut être infiniment grand !

 

 

 

 

 

 

 

19H30 : L’ETRANGE CREATURE DU LAC NOIR (THE CREATURE FROM THE BLACK LAGOON). Film de Jack Arnold (USA–1954).Diffusé en numérique HD et en 3D. Durée: 1h19.


Avec Richard Carlson, Julie Adams, Richard Denning, Antonio Moreno, Nestor Paiva.

 

Dans les années 1950, une expédition en Amazonie découvre les traces fossiles d’un chaînon manquant entre l’homme et ses ancêtres amphibies. Une seconde expédition financée par un ichtyologiste de renom rejoint la première, pour découvrir un véritable massacre. Ils vont, pour en découvrir les causes s’enfoncer dans le lagon, qui abrite une créature étrange, qui se révèlera sensible au charme de Kay, la compagne de l’ichtyologiste.

 

1954 marque la pose de la dernière pierre à l’édifice"universal monsters", avec L’ETRANGE CREATURE DU LAC NOIR de Jack Arnold. Ce dernier n’est alors vraiment connu que pour un film de science-fiction, LE METEORE DE LA NUIT (IT CAME FROM OUTER SPACE, 1953) qui préfigure la saga des BODY SNATCHERS. Il réalisera plus tard les films qui feront sa renommée, principalement la pièce maîtresse de son œuvre : L’HOMME QUI RETRECIT. Avec L’ETRANGE CREATURE, Jack Arnold revisite LA BELLE ET LA BETE version aquatique, une sorte de KING KONG avec des écailles, et développent un érotisme discret (Julie Adams ne se prive pas de nager en tenue sexy dans le fameux lagon) au sein d’une histoire qui laisse le temps à son monstre d’inspirer la pitié après la terreur. Le design de la créature (que l’on doit à Millicent Patrick et au maquilleur Bud Westmore) marquera durablement les esprits, et naîtront 2 suites : REVENGE OF THE CREATURE et THE CREATURE WALKS AMONG US. Pour l’anecdote, L’ETRANGE CREATURE DU LAC NOIR aura été le seul film à connaître une diffusion télé en 3D, dans les années 80, dans le cadre de l'émission "La Dernière Séance" d’Eddy Mitchell. Le film sera diffusé dans une copie totalement restaurée et en 3D, comme lors de sa sortie !

 

 


 

 

 

21H30 : L’HOMME QUI RETRECIT (THE INCREDIBLE SHRINKING MAN). Film de Jack Arnold (USA– 1957). Film diffusé en copie 35mm. Durée: 1h21.


Avec Grant Williams, Randy Stuart, Paul Langton, Raymond Baley, April Kent, William Schalbert.


À quelques semaines d’intervalle, Scott Carey entre en contact direct avec un pesticide, puis avec un mystérieux brouillard radioactif lors d’une sortie en bateau. Peu de temps après, il constate qu’en plus de perdre du poids, il perd significativement en taille. Scott perdant des centimètres chaque jour ; s’engage alors une course contre la montre et une série de tests médicaux pour tenter d’inverser le processus…


La soirée ne serait pas complète sans un deuxième exemple de l’apport considérable de jack Arnold au cinéma fantastique. C’est donc L’HOMME QUI RETRECIT qui viendra clore cette programmation en beauté. Adapté de son propre roman métaphysique par le grand écrivain Richard Matheson (plus qu’un brillant auteur dans le domaine du fantastique, l’homme est une véritable garantie pour le cinéma, bon nombre de succès l’ont démontré jusqu’à présent), le film est devenu l’œuvre signature de Jack Arnold qui y insuffle la grandeur qui convient. Scott Carey (Grant Williams) n’affronte pas ici des créatures d’un autre monde, mais bien ce qui, dans notre monde n’apparaît jamais comme une menace (sauf bien entendu s’il y a des arachnophobes dans la salle). Le long chemin de Scott vers l’infiniment petit donne lieu à des séquences d’anthologies parfois ponctuées d’humour, comme cette maison de poupée, qui est la seule demeure à convenir à Scott et qu’a aménagé pour lui sa femme. Il serait malvenu de trop en dire sur cette petite perle dont le final, aussi majestueux que le héros est minuscule, achève une œuvre de toute beauté.

 

Pete Pendulum.

 

 

 

[Notez bien dans vos agendas qu'il n'y aura pas une mais deux soirées BON CHIC MAUVAIS GENRE au mois novembre.

Vendredi 16 Novembre, en effet, nous vous proposerons une soirée spéciale Théma "Western Hors-Piste" avec le magnifique EL TOPO de Alejandor Jodorowski (à 19h15) et le rare et drôle LUST IN THE DUST de Paul Bartel (à 21h40) dans lequel on retrouve le délicieux comedien Divine que les fans de John Waters connaissent bien !]

 

 

 

 

 

 

Dress-code  de la soirée (1 DVD à gagner pour le meilleur déguisement !) : Amphibiens, créatures mutantes, scientifiques, nageurs(-geuses) en bikini, monstres irradiés, docteurs, chats, araignées, hommes et femmes des années 50, Eddy Mitchell ou spectateur du Majestic.

 

 

 

Réservations fortement conseillées : possibles dès le vendredi 2 Novembre à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence et  le site Matière Focale.com.

 

 

Nota Bene : Le cinéma Majestic utilise pour la 3D un système de lunettes actives. Ces lunettes vous sont loués au prix de 2 euros. Voilà pourquoi, le tarif pour les deux films est  exceptionnellement de 11 euros et non de 9 euros, comme habituellement. Ce prix de location s'applique aussi aux spectateurs qui n'iront voir que L'ETRANGE CREATURE DU LAC NOIR (le prix de leur habituel +2 euros, ou carte d'abonnement Majestic + 2 euros) ainsi qu'aux détenteurs de cartes UGC illimités (qui eux ne paieront que deux euros, bien sûr. Suivez un peu!).

 

 

 

 

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Mardi 30 octobre 2012 2 30 /10 /Oct /2012 10:20

Publié dans : Mon Général

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[Affiche réalisée par Lammakian Samsenesena. Cliquez pour aggrandir...]

 

 

 

BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée double-programme - savoureusement programmée par les projectionnistes du Majestic, en collaboration avec l'association Plan-Séquence et Matière Focale.com  - vous invite à découvrir ces excroissances parfois surprenantes que sont les suites qu’engendrent presqu’immanquablement les grands succès de l’horreur. Gore maison et masques de cuir sont à l’honneur de cette première soirée de l’année avec deux massacres orchestrés par Tobe Hooper !

 

 

 

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[Photo: pour bien commencer la 4éme saison de Bon Chic Mauvais Genre, comme une soirée de retrouvailles entre amis entre verres de vin et saucisson de pays, rien ne vaut un chouette massacre à l'ancienne...]

19H30 : MASSACRE A LA TRONCONNEUSE  (THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE). Film de Tobe Hooper (EU – 1974). V.F. Interdit aux moins de 16 ans. Durée : 1h24. Avec Marilyn Burns, Paul Partain, Edwin Neal, Jim Siedow et Gunnar Hansen.

Dans une chaleur étouffante, Sally et Franklin Hardesty sillonnent le Texas en minibus accompagnés de trois amis. A l’aspect malsain des lieux qu’ils traversent s’ajoute le comportement d’un auto-stoppeur glauque au possible qui ne tarde pas à se faire menaçant. S’ils parviennent à se débarrasser de l’inquiétant personnage, ils ne sont pas au bout de leurs peines. Parvenus à la maison d’enfance de Sally et Franklin, ils décident d’aller frapper à la porte d’une ferme isolée… Mauvaise idée.

1974, l’année où le nom de Tobe Hooper fut connu du monde entier, avec l’apparition dans le paysage cinématographique d’un objet devenu mythique. Loin d’être un monument à la gloire du gore, MASSACRE A LA TRONCONNEUSE affiche un parti pris très sobre qui se révèle être aujourd’hui son aspect le plus surprenant. Misant tout sur l’ambiance, Hooper touche au sublime en poussant la glauquitude à son paroxysme et en développant une ambiance sonore et visuelle inventive et proprement "industrielle" (au sens musical du terme) . A l’heure où la monstration à outrance de toutes les formes de barbarie dans les médias en minimise l’atrocité, il fait bon leur redonner leur sens premier, en écoutant la leçon de Mr Hooper. Il y a peut-être bien une étincelle de génie dans cette tentative pamphlétaire au budget anémique, sur laquelle plane l’ombre du serial-killer Ed Gein, ne serait-ce qu’au regard de Leatherface, qui vole la vedette aux personnages principaux (et pour nous distraire de Marilyn Burns, il en faut !). Bien avant que Freddy et Jason ne tracent leur route sur le grand écran, arpentant des franchises interminables, le coquet boucher issu de l’imagination de Tobe Hooper semblait déjà annoncer un retour. Définitivement, en 1974, un monstre est né, ou osons les mots : a star is born !

Et pour ceux qui veulent en savoir plus, voici l'article que le Marquis avait publié sur Matière Focale il y a quelques années. Et pour ceux qui ne peuvent pas s'empêcher, voici le film-annonce (mais si vous l'avez jamais vi ne regardez pas plus de 20 secondes !)

 

 

 

 

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[Photo: une des affiches de film les plus drôles de l'histoire. Elle parodie celle du beau BREAKFAST CLUB de John Hugues, teen-movie ayant cartonné à l'époque. On voit bien qu'on a changé d'ambiance...]

 

21H30 : MASSACRE A LA TRONCONNEUSE 2 (THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE PART 2). Film de Tobe Hooper (EU – 1986). Durée : 1h41. V.F.  Interdit aux moins de 12 ans.

Avec Dennis Hopper, Caroline Williams, Jim Siedow, Bill Moseley et Bill Johnson.

Deux yuppies décérébrés traversent le Texas pour un week-end de folie à Dallas. Alors qu’ils harcèlent Stretch, animatrice sur la radio locale, par téléphone, leur route croise celle de Leatherface. Stretch, médusée ne peut qu’écouter le carnage qui s’en suit…

Merveilleux cas que celui de la Cannon, firme que ses créateurs, Menahem Golan et Yoram Globus rêvaient de voir devenir une nouvelle major. S’il n’en fut rien, il ne faudrait pas oublier que c’est à l’initiative de Meme et Yoyo que Tobe Hooper a réalisé ses plus couteuses séries B (dont LIFEFORCE et L'INVASION VIENT DE MARS). Car c’est bien d’une série B qu’il s’agit ici : pour satisfaire ses producteurs, Hooper choisit de mettre l’accent sur l’humour noir à côté duquel, affirme-t-il, le public de 1974 est passé. Exit l’atmosphère lourde et le style ultra-réaliste, le retour de Leatherface s’opère dans la joie et la bonne humeur ! Plus besoin de nous servir une entrée en matière élaborée, une réjouissante boucherie en guise d’ouverture est une porte bien suffisante pour entrer dans l’univers de la famille texane la plus glauque de l’histoire du cinéma. De bourreau monolithique, la figure de Leatherface se voit changée en puceau pitoyable, dont la possible impuissance sexuelle est vaguement évoquée, alors qu’il pointe sur l’entrejambe de sa conquête féminine une tronçonneuse qui rechigne à redémarrer. Souvent reniée pour cette trop grande différence de ton qui fait table rase de l’ambiance et du discours du premier opus, cette suite décomplexée devient le produit américain jouissif par excellence, matiné çà et là de la verve satyrique de son auteur dont l’humour est bien l’attrait le plus séducteur. Ajoutez à cela la partition d’un Dennis Hopper halluciné et épatant, un scénario franc du collier, une bonne dose de chili con carne et vous obtenez un film inclassable des plus funs, déroutant et excessif, dont le final se joue tronçonneuse contre tronçonneuse !

 

Pete Pendulum. 

 

[Un film-annonce made in Cannon plutôt rigolo mais d'une inconscience commerciale rare: il n'y a aucune image de la star du film Dennis Hopper !]

 

 

 

Dress-code  de la soirée (facultatif : 5 DVDs à gagner pour le meilleur déguisement !) : Paysans malsains, yuppies stupides, vacanciers inconscients du danger, shériff, animateurs radio, psychopathes violents, bouchers, charcutiers, cuisiniers , tueurs masqués ou spectateur du Majestic.

 

 

 

Réservations fortement conseillées : possibles dès le vendredi 28 septembre à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence et  le site Matière Focale.com.

 

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Vendredi 21 septembre 2012 5 21 /09 /Sep /2012 19:13

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bcmg28.jpg[Cliquez sur l'affiche pour l'agrandir !]

 

 

 

BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée double-programme, savoureusement programmée par les projectionnistes du Majestic, vous propose ce mois-ci de venir avec vos mamans découvrir deux films mêlant horreur, féminité et progéniture maléfique ! L'occasion de voir BABY BLOOD, le beau film culte français très rare en salle, et  l'anglais THE CHILDREN, sorti il  y a une poignée d'années sans rencontrer le succès et auquel il  fallait  donc donner une seconde chance... Frissons, effroi et beauté sont au programme de cette dernière séance de la saison...  

 

 

 


 

 

the-children-photo-13-petit-format.jpg [De droite à gauche : Que nous apprend cette photo du film THE CHILDREN ? 1-Faire des mêches mauves, c'est mal... 2-Les propriétaires de sapins désodorisants méritent d'être sévérement châtiés !]


19H30 :  THE CHILDREN. Film de Tom Shankland (Angleterre-2008).V.O.S.T.F.  Durée : 1h24. Film projeté en copie 35mm. Interdit aux moins de 12 ans.

Avec Eva Birthistle, Stephen Campbell Moore, Jeremy Sheffield, Rachel Shelley, Hannah Tointon.


C'est une réunion de famille comme les autres. Chloé a invité sa soeur Elaine à venir passer les fêtes de Noël avec mari et enfants, dans son superbe cottage isolé dans la campagne anglaise. L'occasion pour tous les enfants de passer du bon temps entre cousins. La maisonnée s'emplit de rires et de jeux. On fait de la luge ou des bonshommes de neige. Mais progressivement, la situation devient un peu étrange, et sans que l'on puisse mettre le doigt dessus, et les enfants paraissent avoir des réactions de plus en plus inquiétantes. Sans le savoir, la plus sordide des horreurs a déjà commencé...


En partant d'une base assez classique, Tom Shankland - dont c'est ici le deuxième long-métrage après le passionnant WAZ - construit consciencieusement un film dont les aboutissants sont étonnamment originaux, subtils et cruels. La mise en scène est directe et très maîtrisée. Le montage insuffle un rythme assez troublant, privilégiant un suspens sourd qui joue avec nos nerfs, et il devient alors presque palpable que deux partitions sont en train de se jouer en même temps. Rien que pour ça, THE CHILDREN vaut le déplacement. Puis, le film distille son poison: les disparités psychologiques et sociales, même minimes, deviennent insupportables. Le spectateur, seul témoin de la situation complète, s'aperçoit avec horreur que les personnages n'ont qu'une idée partielle de la vérité qui est pourtant là, sous leurs yeux. Toute la violence de l'âme humaine fait surface, même si, délicieux paradoxe, rien d'extraordinaire ne s’est encore passé. Après une scène de repas sublime et effarante, le sang peut commencer à couler. THE CHILDREN révèle alors son double héritage (celui de G.Romero et de N. Ibanez Serrador, réalisateur du film magnifique LES REVOLTES DE L’AN 2000), et compose une toile d'araignée anxiogène faite de violence et  de manipulations subtiles où les survivants, divisés, vivront le plus solitaire et le plus noir de tous les enfers.

 

Pour lire la critique du film par Norman Bates sur Matière Focale (et la photo illustrant l'article est très gouleyante !): cliquez ici.

 

[Il existe une trés bon film-annonce de THE CHILDREN que je mettrais aps en ligne ici car il montre quasiment tout le film !]

 

 

 

 

 

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[La photo: "La maman du Baby Blood/ Elle est bien gentille-euh/ La maman du baby blood, moi je l'aime-euh bien/ avec beaucoup de sang!" La voluptueuse Emmanuelle Escourou, avant que des hectolitres de sang ne l'éclaboussent...]


21H30 : BABY BLOOD. Film de Alain Robak (France-1990).  Durée : 1 h 29. Film projeté en 35mm. Interdit aux moins de 12 ans

Avec  Emmanuelle Escourrou, Christian Sinniger, Alain Robak, Jean-François Gallotte, François Frappier, Alain Chabat, Jacques Audiard, Jean-Yves Lafesse, Yann Piquer.


Yanka, 23 ans, est la jeune maîtresse du directeur d'un cirque itinérant, un homme colérique et brutal. Un jour, un léopard en provenance d'Afrique est accueilli comme nouveau pensionnaire au sein de la ménagerie. La nuit même, l'animal est retrouvé dans sa cage sous la forme d’un tas informe de chair sanguinolente. Alors qu'une battue s'organise pour retrouver le responsable du forfait, la mystérieuse forme de vie qui habitait les entrailles du fauve s'introduit dans le corps de Yanka. Le lendemain, la jeune femme se retrouve enceinte. MAIS DE QUOI ? Une chose est sûre, la créature implantée dans l'utérus de Yanka est assoiffée de sang...


Alain Robak (qui faisait alors partie de la bande à Jacques Audiard et Jérôme Boivin dont nous vous avions déjà présenté le beau BAXTER) réalise avec BABY BLOOD ce qui sera le film français le plus gore jusqu'alors. Il mêle avec une énergie hallucinante, pas si éloignée d'un Frank Henenlotter, d'un Stuart Gordon ou d'un Brian Yuzna,  des éléments hétéroclites : érotisme, humour noir, peinture sociale cruelle, féminisme farouche, et du sang, du sang et encore du sang ! La mise en scène est inventive et les effets spéciaux  (signés par le regretté Benoit Lestang) sont d'une efficacité redoutable. Le ton déjanté, à la fois grotesque, poétique, glauque, souvent d'une grande noirceur fait de ce film un objet beau et étrange. BABY BLOOD est en effet un superbe accident et un des très rares films français à défendre farouchement  sa  volonté de faire un cinéma vivant, inventif, dérangeant parfois et  généreux toujours. Quelle belle occasion, donc, de pouvoir voir ce film oublié et bien rare en salle...

 

On peut lire la belle critique de Norman bates dans ces page en cliquant ici !

 


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Baby Blood - Bande annonce par moidixmois


 

 

 

Dress-code  de la soirée (facultatif : 4 DVDs à gagner pour le meilleur déguisement !) : enfant, maman, femme enceinte, créature mutante, dompteur, panthère, artiste de cirque, routier, sportif ou spectateur du Majestic.

 

Réservations fortement conseillées : possibles dès le vendredi 1er juin à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence et  le site Matière Focale.com.

 

 

 

Vous pouvez inviter vos amis à cette soirée, via la page Facebook qui lui est consacrée: cliquez ici !

 

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Vendredi 1 juin 2012 5 01 /06 /Juin /2012 18:29

Publié dans : Mon Général

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[Affiche réalisée par Dr Devo et Landry.]

 

 

 

BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée double-programme, savoureusement programmée par les projectionnistes du Majestic, vous propose de redécouvrir le genre archi-rebattu du serial-killer à travers deux films extrêmement cultes, originaux et prenants: le film-choc SCHIZOPHRENIA et le jouissif ANGOISSE, deux chefs-d'oeuvre oubliés du genre...

 

 

 

 

 

 

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[Affiche du film pour la sortie vhs... ]

19H30 : SCHIZOPHRENIA. (ANGST). Film de Gerald Kargl (Autriche-1983). Durée: 1h24. Film projeté en copie 35mm.Interdit aux moins de 16 ans.

 Avec Erwin Leder, Silvia Rabernreither, Edith Rosset, Rudolf Götz, Renate Kastelik.

Condamné à quatre ans de réclusion pour homicide, un psychopathe sort de prison une fois sa peine effectuée. Mais très vite, ses pulsions de meurtre le rattrapent. Il échoue à tuer un conductrice de taxi puis découvre une grande maison moderne cachée dans les bois, habitée par une vieille femme et ses deux enfants...

SCHIZOPHRENIA (connu aussi sous son titre original ANGST) est un ovni total. Narré par une voix-off omniprésente, le film nous plonge dans l'intimité dérangeante d'un tueur compulsif, certes, mais d'une manière inhabituelle. Le ton est âpre et rêche, mais - ô magnifique paradoxe ! - la mise en scène est, malgré un budget microscopique, sensuelle, magistrale et étrangement baroque. Le montage est aiguisé comme un scalpel, le travail sur le son remarquable, mais c'est surtout le cadrage et les mouvements de caméra qui sont proprement hallucinants. On est bluffé par le travail purement génial et ultra-original du chef-opérateur (et co-scénariste) Zbigniew Rybczynski. Sur le fond, si le ton est rude et violent, le film est aussi fort et bizarrement poignant, notamment grâce à la performance fabuleuse de l'acteur principal: on découvre un tueur embourbé dans un Présent infernal et sans fin, à des millions d'années-lumière du reste des êtres vivants. C'est exactement là, au coeur de la plus sombre humanité, à l'épicentre du plus autiste des cauchemars que Kargl, sans psychologisme de pacotille ni discours moraliste met le doigt sur la Tristesse infinie du Monde. Un film choc, violent certes, mais magnifique dont Caspar Noé, entre autres, s'est beaucoup "inspiré" (pour ne pas dire plus!). A noter la musique du film, composé par Klaus Schulze (Tangerine Dream).

Pour lire la critique du film par  Dr Devo: Cliquez ici !

 


[Film-annonce très long, mais non narratif. Une petite minute  et trente secondes suffisent pour avoir une idée de la chose...]

 

 

 


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[Belle affiche mettant en valeur l'inquiétante Zelda Rubinstein...]

21H30 : ANGOISSE (ANGUISTA). Film de Bigas Luna (Espagne-1987). V.O.S.T.F. Durée : 1 h 21. Film sur support numérique projeté sur projecteur de cinéma HD.

Avec Michael Lerner, Zelda Rubinstein, Talia Paul, Angel Jové, Clara pastor, Isabel Garcia Lorca, Nat Baker. Interdit aux moins de 16 ans.

"John (M. Lerner), ophtalmologiste et vieux garçon vient de perdre son travail et devient progressivement aveugle. Sa mère (Z. Rubinstein) utilise sur lui ses pouvoirs d'hypnose afin qu'il puisse se venger des responsables de son licenciement et du reste du monde dans un geste de folie meurtrière !"Voici le pitch de THE MUMMY, le film d'horreur que regardent Patty et Linda, deux jeunes étudiantes, dans un cinéma de Los Angeles. Au cours de la séance, elles s'aperçoivent qu'un véritable serial-killer est dans la salle pour tuer un à un les spectateurs. Les choses se compliquent encore lorsque John, le personnage tueur du film THE MUMMY, entre lui aussi dans un cinéma pour tuer le public !

Réalisateur chouchouté par la critique dans les années 90, Bigas Luna n’a pas marqué les esprits avec ANGOISSE, film pourtant totalement superbe et atypique dans sa filmographie. C'est un film de genre sincère et passionné qui ne fait pas qu'utiliser le procédé du film-dans-le-film, mais le sublime, le pousse dans ses dernières extrémités et se transforme en long-métrage nerveux, au suspens monstrueusement prenant, allant jusqu’aux limites du film expérimental. Le résultat est bluffant: en exploitant totalement les ressorts du genre, Luna accouche du plus original des résultats possibles. Les niveaux de réalité ne cessent de se compléter et de se mélanger dans une ode parfaite à la terreur. Au fur et à mesure de la projection, le spectateur ressentira un sentiment étrange d'immersion et d'inattendu qui prend tout son sens dans le cadre d'une salle de cinéma, chose rare, ce film n'étant plus jamais projeté en salle, hélas... La mise en scène est belle, ample et précise et le son opère comme un élément totalement diabolique. En évoquant les fantômes du PSYCHOSE de Hitchcock, des giallos italiens, mais aussi un certain héritage surréaliste (Bunuel aussi pour la beauté de certaines images abstraites), ANGOISSE est un film superbe et jouissif, souvent teinté d'humour noir jamais cynique, et à la poésie baroque. Remarquons la présence au générique de Michael Lerner, grand acteur américain à la carrière trop discrète (C'est lui, notamment, le producteur dans BARTON FINK) et l'étrange Zelda Rubinstein (personnage récurrent de la série POLTERGEIST). Voilà qui ne gâche rien !

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[Maman sait ce tu as fait ! Pas de bande-annonce décente pour ANGOISSE, mais une belle photo en prime!]

 

 

[NB: ANGOISSE n'ayant plus de visa au CNC, les cartes illimitées UGC ne pourront pas fonctionner pour ce film. Les utilisateurs se verront proposer le tarif préférentiel de 4,50€.

La carte UGC Illimitée fonctionne comme à l'accoutumée pour le film SCHIZOPHRENIA.]

Dress-code de la soirée (facultatif : 3 dvds à gagner pour le meilleur déguisement !) : serial-killer, mère abusive, hypnotiseur, policier, infirmier(-ère) ou spectateur du Majestic

Réservations fortement conseillées : possibles dès le vendredi 4 mai à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence et le site Matière Focale.com.

 

 

 

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Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 11:02

Publié dans : Mon Général

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[Affiche par Dr Devo: clique pour aggrandir !]    

 


BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée double-programme - savoureusement programmée par les projectionnistes du Majestic, en collaboration avec Matiere Focale.com et l'association Plan-Séquence - vous propose une ballade étrange et curieuse dans les recoins les plus fous de notre cerveau, à la recherche de tous les fantômes qui nous hantent. Et ce grâce à deux films vraiment merveilleux qui mettent en avant un sens fou de la poésie visuelle, voire un certain surréalisme, et qui permettent de mettre l'accent sur trois réalisateurs majeurs mais souvent ignorés.

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[Photo: Superbe Alice Krige ! Le genre d'actrice qui en un suel rôle peut orienter une cinéphélie... Malheureusement, la sublime est trop rare !]

19H30 : INSTITUT BENJAMENTA (CE REVE ETRANGE QU'ON APPELLE LA VIE). (BENJAMENTA INSTITUTE OR THIS DREAM PEOPLE CALL HUMAN LIFE). Film de Stephen et Timothy Quay (UK-1995). Durée: 1h44. Film projeté en copie 35mm.

Avec Alice Krige, Mark Rylance, Gottfried John, John Alessi, Jonathan Stone, Cesar Sarachu, Peter Lovstrom.

Jakob Von Gunten, jeune homme de bonne famille, décide d’embrasser la carrière de majordome. Il s’inscrit pour cela dans un institut réputé mais délabré, tenu d’une main de fer par M.Benjamenta et sa jeune sœur Lisa (A. Krige). Mais la formation se résume à une seule et même leçon : la répétition à l’infini d’une soumission absolue. La nuit, Jakob explore les couloirs de l'Institut, se perd dans ce labyrinthe et essaie de découvrir la vie de ses cohabitants. Très vite, il est écartelé entre son désir pour Lisa et la docilité exigée par sa nouvelle activité...

Parmi les réalisateurs vivants les plus extraordinaires les frères Quay sont, de très loin, les plus ignorés et les plus snobés ! Issus du monde de l'animation, les Quay, sur les traces du fabuleux Jan Svankmajer, ont d'abord ébloui par leurs courts-métrages - proprement hallucinants - où ils mettent au point les techniques les plus folles. Ils signent ici l'adaptation d'un roman de Robert Wasler pour un premier long-métrage mêlant prises de vues réelles, acteurs et animation. C'est époustouflant ! Kafkaïen (Wasler fut la principale influence de l'écrivain !), baignant dans un onirisme d'une force sensuelle et poétique rare, le film est un voyage totalement inédit au coeur des inquiétudes et des détresses de l'âme du monde moderne, sans toutefois se départir d'un humour étrange et absurde. INSTITUT BENJAMENTA est aussi un film à la force expressionniste extraordinaire dont l'emprise poétique se déploie à travers une mise en scène sublimissime et inédite, et où les inventions et les partis-pris merveilleux ne cessent jamais. On retrouve aussi une actrice fabuleuse et malheureusement rare : Alice Krige, ici complètement stupéfiante ! INSTITUT BENJAMENTA est simplement une des plus fabuleuses expériences qu'on puisse faire dans une salle de cinéma.

Allez, je suis sympa! Ce film-annonce est mille cordées en dessous de la beauté du fil, mais je vous le mets quand même!

 

 

 

 

 

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[Photo: La sublime Isabella Rosselini, prenant visiblement, "son pied" comme jamais dans ce film qui signe sa 3éme colalboration avec Guy Maddin ! ]

 

21H40 : ULYSSE, SOUVIENS-TOI ! (KEYHOLE). Film de Guy Maddin (Canada-2011)). V.O.S.T.F. Durée : 1 h 34. Film projeté en copie numérique HD.

Avec Jason Patric, Isabella Rosselini, Udo Kier, Brooke Palsson, David Wonter, Louis Negin, Kevin McDonald, Olivia Rameau, Johnny Chang, Tattawna Jones.

Qu'est-ce qui est passé par la tête d'Ulysse, gangster autoritaire mais père de famille négligent, pour qu'il réunisse ses hommes pendant cette nuit pluvieuse ? Après un assaut particulièrement violent de la police, Ulysse et les survivants de son gang se réfugient dans sa maison, rapidement encerclée. Mais cet endroit, Ulysse ne le reconnaît plus. Chaque recoin cache un secret dont il cherche la clé. C'est une quête qui commence, où il lui faudra chercher au plus profond de ses souvenirs, en parcourant pièce par pièce cette maison où on ne sait pas très bien qui est vivant ou qui est mort...

Sorti il y a quelques semaines dans l'indifférence générale ou presque, ULYSSE... est à la fois une continuation et une petite rupture dans la superbe carrière de Guy Maddin. On trouve chez lui une volonté de faire un cinéma plastiquement sublime, très expressionniste, qui semble évoquer celui des débuts, mais qui se déploie au final comme une oeuvre d'une modernité à couper le souffle. Le film reprend la trame du film noir pour une ballade chez les fantômes complètement hallucinée et bougrement sensuelle. Si ce film est plus linéaire que ses autres oeuvres, Maddin ne cesse de nous étonner : c'est carrément vingt-quatre idées poétiques par seconde. La réalisation est EXTRAORDINAIRE, et je pèse mes mots : photo à tomber par terre (avec éclairages mouvants totalement dingos!), découpage au rythme prenant, travail sur le son fabuleux, surimpressions, surcadrage ,etc. Ca ne s'arrête jamais, et cerise sur le gâteau, le film distille un érotisme discret mais incessant qui finit de nous emporter dans cette tempête sensuelle. Le casting est épatant, avec notamment un Jason Patric inattendu mais impeccable, Isabella Rosselini impeccable et l'immense Udo Kier, très en forme dans un rôle très beau. J'allais oublier : c'est souvent émouvant et toujours drôle ! Comme pour INSTITUT BENJAMENTA, il y a un avant et un après ce film qui doit être vu prioritairement sur grand écran !

Bon, je céde encore ! Voici le film-annonce  !

 

Dr Devo.

 


 

 


Dress-code de la soirée (faculatif, ; un dvd à gagner pour le meilleur déguisement) : majordome, soubrette, insitutrice, directeur, gangster, policier, années 20, fin 19éme, ou spectateurs du Majestic

Réservations fortement conseillées : possibles dès le mardi 3 avril à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence, le site Matière Focale.com.

Renseignements, photos et extraits des films : www.matierefocale.com

 

 

 

 

 

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Dimanche 1 avril 2012 7 01 /04 /Avr /2012 21:38

Publié dans : Mon Général

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[Affiche par Dr Devo. Cliquez pour aggrandir...]

 

 

Vendredi 30 Mars - 20H00 - Cinéma Majestic -

Avant-Première de  REUSSIR SA VIE en présence du réalisateur BENOÎT FORGEARD et du comédien DARIUS

BON CHIC MAUVAIS GENRE, la belle soirée mensuelle programmée pour vous par les projectionnistes du Majestic, en collaboration avec Plan-Séquence et Matière Focale.com  met ses habits de lumière et déroule son somptueux tapis rouge pour une projection totalement exceptionnelle. Nous accueillons, en effet, un des rares réalisateurs à bousculer le morose cinéma français et à y insuffler une bourrasque salvatrice d'air poétique, drôle et rock'n'roll. Benoît Forgeard vient donc nous présenter REUSSIR SA VIE, son premier long-métrage, accompagné de son acteur fétiche, l'étonnant Darius.

 

 

 

 

 

 

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[La bruiteuse du prochain film de Benoît Forgeard est au bord de jeter l'éponge, mais l'homme au gilet a plus d'un tour dans son sac... (Anne Steffens et Benoît Forgeard dans REUSSIR SA VIE)]

 

 

REUSSIR SA VIE.

Un film de Benoît Forgeard (France-2012). Avec Darius, Anne Steffens, Tanguy Pastureau, Sylvain Dieuaide, Lucien Jérôme, Bettina Kee, Alka Balbir, Tina Beker, Norma Hamzawi et Benoît Forgeard. Durée : 1h24.

Un réalisateur modérément underground met péniblement les dernières touches à son nouveau film. Lors d'une séance de bruitage, il a le bonheur de recevoir la visite des personnages de ses films. Pour s'en débarrasser, il leur raconte trois histoires...

 

LA COURSE NUE, tout d'abord, où une jeune femme croulant sous les dettes de téléphone portable reçoit un coup de fil de son opérateur en la personne de l'étrange Denis Fraise (Darius) qui lui propose un étonnant deal... Puis, il s'agit de BELLE-ÎLE-EN-MER, histoire dans laquelle Greg, 20 ans, stagiaire dans une compagnie vendant des systèmes d'alarme, tente d'échapper à son supérieur (Darius) lors d'une visite commerciale. Il tombe alors par hasard sur la villa du chanteur populaire Alain Souchon... Et enfin, le récit s'achèvera avec L'ANTIVIRUS qui suit la trace de la superbe Alex, étudiante maladroite qui n'a pas fait de sauvegarde de sa thèse !  Quatre ans de travail fichu en l'air ? Non, car le doyen de la fac (Darius) lui donne les coordonnées d'un étrange réparateur informatique...

Ces trois aventures de jeunes gens de sexes divers, prêts à tout pour changer de vie, semblent constituer les pièces d’un mystérieux puzzle à visée édificatrice. Réussir sa vie est un long-métrage costume trois-pièces. Avec son pantalon, qu’on enfile d’abord, puis son gilet. Et enfin, sa veste.

 

 

Voilà plusieurs années déjà que nous défendons l'ineffable Benoît Forgeard qui de film en film  a su développer un univers totalement à part dans un  paysage cinématographique français totalement sclérosé. Avec ce premier long-métrage en forme de film à sketches, il trace les étranges frontières d'un monde drôle et absurde qui se développe à travers des récits souvent multiples, où un sujet peut facilement en cacher un autre. Seul réalisateur français portant la moustache, il dépeint avec REUSSIR SA VIE un portrait étrange et souvent noir de la société contemporaine et du monde de travail. Forgeard montre aussi, et peut-être surtout, le destin chahuté et loufoque de trois personnes dont l'existence, sans qu'on le sache vraiment, est en train de basculer ! Mais beaucoup plus encore, ce qui caractérise le cinéma de Forgeard, c'est son humour tout à fait merveilleux, un peu à l'anglaise et sa mise en scène soignée et gourmande, puisant dans le trivial pour en sortir des choses totalement magnifiques. Changements de tons drôlissimes et beaux, cadres, lumière, montage, comédiens épatants, (au premier desquels l'éblouissant Darius, l'acteur fétiche de Forgeard, déjà présent dans L'HUMANITE de Bruno Dumont), dialogues sublimes et gouleyants : REUSSIR SA VIE, c'est un cinéma vif à l'élégance punk devrait, en toute logique, devenir  rapidement devenir culte ! 


En tout cas, ça faisait longtemps que ej n'avais pas vu film-annonce aussi drôle et beau...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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[Ci-contre: Reynald rentre des courses... Découvrir Benoït Forgeard, c'est aussi découvrir Darius, son comédien-fétiche qui sera avec nous pour cette avant-première. Ici, comme on peut le voir très bien, il s'agit du court-métrage LE GRAND MANTEAU.]

 

LE GRAND MANTEAU. (court-métrage bonus, projeté avant REUSSIR SA VIE)

Un film de Michel Moisan (France-2008). Avec Darius, Sophie Descamps, Samantha Rajasingham, et Farid. Durée: 11minutes.

Reynald (Darius) nous raconte l'amour fou qu'il a porté à Céline, une femme de trente ans sa cadette qu'il a aimée jadis, dans le Nord. C'est elle qui lui fit, sur mesure, le superbe imperméable aux dimensions généreuses qui allait bouleverser sa vie...

Est-il utile de présenter Michel Moisan, le moghol, le plus grand cinéaste vivant, l'homme que Fellini lui-même appelait le Minestro, mélange de minestrone et de maestro ? Ami de Welles, du vieil Abel Gance, de John Ford, il signe avec LE GRAND MANTEAU, film  tourné dans notre région, un  poème visuel étonnant, véritable coup de poing émotionnel porté à l'establishment. A la tête du casting, on retrouve  le comédien Darius dans un de ses rôles les plus bouleversants.

Pour découvrir la critique du film qu'avait écrite  Norman Bates lors du passage du film au festival de Clermont-Ferrand: cliquez ici !  

Et  puis, vous reprendrez bien un petit extrait pour la route !



 

 

 

 

 

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[de gauche à droite: "T'en veux encore du faisan ? Ca tombe bien... J'en ai plein la gibecière!" (Benoït Forgeard sur les traces de Woody Allen et de Ferris Bueller dans REUSSIR SA VIE)]

 


 

Pour vous donner encore plus envie de venir, et comme nous défendons Benoït Forgeard depuis longtemps à Matière Focale, je vous propose de relire les critiques concernant son travail, et quelques autres goodies drôles et magnifiques !

En cliquant ici, découvrez sa série LAÏKAPARK.


 Découvrez ici, l'hallucinante interview de Benoït Forgeard par Michel Moisan, à travers du mondialement célèbre "Questionnaire des Michel" . 

 

Enfin, voici un article consacré au vrai-faux magazine culturel VISU, LE MAGAZINE DE TOUS LES REGARDS, une émission sensationnelle passée il ya quelques années sur la télévision de service publique. On y parle de LA COURSE NUE notamment. Cliquez ici !

 

 

Dr Devo . 

 

 

 

 

Dress-code de la soirée (Faculatif. Un dvd à gagner pour le meilleur déguisement) : hommes et femmes moustachus, vêtements trop grands, faisan, Alain Souchon, catcheur mexicain, Charles Baudelaire ou spectateurs du Majestic.

Réservations conseillées : à partir du vendredi 24 Mars, 12h35,  à la caisse du Cinéma Le Majestic. Renseignements et extraits : www.matierefocale.com

 

 

 

 

Vous pouvez inviter vos amis à cette soirée, via la page Facebook qui lui est consacrée: cliquez ici !

 

Retrouvez Matiere Focale sur Facebook où, durant toute la semaine, vous pourrez voir des extraits des films de Benoît Forgeard et gagner des cadeaux : cliquez ici !

 

 

 

 

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Jeudi 22 mars 2012 4 22 /03 /Mars /2012 16:31

Publié dans : Mon Général

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[Affiche réalisée par Dr Devo. Cliquez pour aggrandir.]

 

 

 

Vendredi 16 Mars, après avoir exploré les cimes sublimes du cinéma de genre et/ou rare, BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée double-programme, savoureusement programmée par les projectionnistes du cinéma Majestic de Lille, vous emmène ce mois-ci dans les tréfonds de la boutique "cinéma de genre" pour y trouver deux "chefs-d'œuvre" du cinéma des abysses. Ces deux vrais classiques du nanar Z vous prouveront que plus c'est improbable, bricolé et surréaliste, plus c'est bon. Car loin d'être seulement d'insupportables monuments de kitscheries et de bêtises, ces films sont aussi, ô paradoxe sublime, des plaisirs de cinéma, et même de cinéma de quartier, complètement délicieux et gouleyants. C'est bon, mangez-en.

Signalons enfin que cette soirée, toujours co-organisée par Plan-Séquence et Matière Focale.com, sera placée sous le haut parrainage de Médusa Fanzine, référence européenne du cinéma de genre dont le nouveau numéro vient de sortir.

 

 

 

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[Ci-contre: la célèbrissime affiche de l'époque, tout en sobriété, bien entendu...]

 

19H45 : DEVIL STORY- IL ETAIT UNE FOIS LE DIABLE. Film de Bernard Launois (France-1985). Durée: 1h12. Film projeté en copie 35mm.

Avec Véronique Renaud, Marcel Portier, Pascal Simon, Catherine Day, Nicole Desailly, Christian Paumelle, Bernard Launois (et son frère, et sa femme!).

Chez nous en Amérique, dans les années 80. Une série de meurtres étranges et sauvages ensanglantent les alentours de Fécamp (et oui!). Un jeune couple tombe en panne dans la région et est contraint de passer la nuit dans un manoir où un couple de retraités loue des chambres d'hôtes (si, si!). Dans cette nuit sombre et orageuse, leur calvaire sera terrible. Et l'impensable enchaînement des malédictions peut commencer car la nuit sera peuplée de créatures monstrueuses, de tueurs, d'un cheval venu de l'enfer et d'un chat noir qui en sait sans doute beaucoup plus qu'il ne le dit !

Totalement irrésumable, DEVIL STORY... est une œuvre par-delà le Bien et le Mal. Sans le savoir, Bernard Launois, réalisateur du mythique (ou alors pas du tout!) TOUCH' PAS A MON BINIOU avec le regretté Sim, signe ici un des films français les plus cultes de l'Histoire du Cinéma. Film très Z, premier film d'horreur tourné entièrement dans le bocage normand, il mêle fantastique et mise en scène ultra-improbablissime ! C'est un festival hallucinant : narration quantique avec distorsion de l'espace et du temps, jeux d'acteurs tractopelliques, figurants 100% amateurs et improbables, situations hénaurmissimes, cadrages totalement surréalistes, prises mal découpées (on peut monter un plan après le clap de fin parfois!), alternance nuit/jour dans la même scène, une musique déjantée, etc. C'est un sans faute. Pour le spectateur, habitué ou non des films Z ou de genre, petit ou grand, c'est un délice, car oui, curieusement, le film se déguste avec délectation du début à la fin ! Pour le cinéphile exigeant, il y aura un avant et un après le visionnage de ce long-métrage. Vous allez jubiler et -c'est une promesse- pleurer de rire et de joie.

[Ci-dessus, un film-annonce trés court (mais très bien fichu car il en dit peu et montre l'essentiel), réalisé pour une projection à Londres. Ils ont bien souligné l'importance du cheval. Croyez-moi, lui, contrairement au cheval de guégére de Spielberg, vous en souviendrez toute votre vie !]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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[A gauche, le fabuleux Bruce Stallion dans le rôle... d'un ninja américain. Notez le sublime shuriken décoratif... A droite, le docteur opère à vif, mais son assistant, tout au bord du cadre gauche , travaille nettement pour décrocher l'Oscar... On notera la délicatesse infinie du cadrage...]

21H40 : CLASH COMMANDO (CLASH OF THE NINJA). Film de Godfrey Ho (Hong-Kong-1986). V.F merveilleuse. Durée : 1 h 30. Film projeté en copie 35mm.

Avec Bruce Stalion (Paulo Tocha), Louis Roth, Eric Neff, James Mutch Crockett, Stuart Smith, Joe Redner, Eddie Chan, Maw Kwan, Stanley Tong,Tom Allen.

Hong-Kong, années 80. Un méchant ninja se livre à un obscur trafic international d'organes tout à fait dégoûtant sur le plan moral. C'est sans compter sur Interpol qui envoie un ninja (ha oui, la fameuse brigade ninja d'Interpol !) contrecarrer les plans de l'odieux ninja déviant. Pendant ce temps, un autre héros cherche à se venger du sbire en chef du méchant ninja ! Selon toute vraisemblance, il ya beaucoup trop de répétitions du mot "ninja" dans un résumé aussi court et ça va drôlement cogner !

Vous achetez les droits d'un film et récupérez la pellicule. Puis vous enlevez 45 minutes du métrage, pour ensuite tourner avec d'autres acteurs d'autres scènes, et vous essayez de faire un film plus ou moins cohérent ! Bienvenue dans le célèbre sous-genre du cinéma bis: le deux-en un ! Godfrey Ho (121 films au compteur!) est un vétéran de cette pratique, et les films de ninjas, c'est son rayon. Le film, scénarisé par Spielberg (Authentiquement vrai ! Le scénariste s'appelle Kurt Spielberg !), est totalement merveilleux. Directeur de la photo visiblement aveugle, montage très improbable, et combats de kung-foufou drôlissimes (notamment grâce à une série de gadgets ninjas surréalistes) sont au programme. Côté acteur, c'est la grande classe et un concours de cabotinage proprement phénoménal (le fameux "surjouer la sobriété", concept cher au site Nanarland), avec en tête de casting et en vedette américaine Bruce Stalion, de son vrai nom Paul Tocha qui doit son surnom à une vague ressemblance avec Sylvester Stallone ! Sa performance et celle des autres interprètes donnent aux dialogues souvent merveilleux (le célèbre "un cadavre vient de tomber du toit, chef, envoyez des renforts !") un pouvoir drolatique remarquable. On note d'ailleurs une version française extraordinairement à la ramasse, avec trois doubleurs pour une petite trentaine de rôles ce qui finit rendre la chose tout à fait gouleyante ! [Zut, ça fait deux fois "gouleyante" dans l'article...] Ce CLASH COMMANDO est un divertissement qui tient donc toutes ses promesses. Là aussi, amenez vos mouchoirs...

Dr Devo.

 

Dress-code de la soirée (faculatif) : monstre humanoïde, marin, chasseur, ninja, Sylvester Stallone, maître kung-fu, chirurgien fou, touriste égaré, vieille gitane, momie, cheval, chat, cidre, nouilles chinoises ou spectateurs du Majestic

Réservations fortement conseillées : possibles dès le Vendredi 9 Mars à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence, le site Matière Focale.com et Médusa Fanzine.

 

Le Prochain BON CHIC MAUVAIS GENRE (#25)  aura lieu le vendredi 30 Mars à 20h00. Il s'agira de l'avant-première du film REUSSIR SA VIE de et avec Benoît Forgeard, en sa présence, ainsi que celle de son comédien fétiche, le sublime Darius. C'est français, c'est extraordiniarement rock'n'roll, c'est beau, et hop je vous mets le film-annonce !

 

 

 

 

 

 

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Vendredi 9 mars 2012 5 09 /03 /Mars /2012 10:30

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[Affiche par Dr Devo. Cliquez pour aggrandir.]

 

 

BCMG, c'est la belle soirée mensuelle, programmée amoureusement par les projectionnistes du Majestic et qui honore non seulement le cinéma de genre, mais aussi le beau cinéma tout court, du moment qu'il soit sublime et surprenant. Et ce en collaboration avec l'association PLAN-SEQUENCE et le site MATIERE FOCALE.COM. Dans cette 22éme édition, nous verrons que le cinéma de genre peut aussi aborder la thématique du couple en profondeur, bien qu'il soit plus amusant et plus surprenant encore d'en profiter pour révéler la monstruosité qui peut se cacher dans une vie à deux ! Et si on rajoute de vrais monstres en plus du couple, vous obtenez, curieusement, une superbe soirée BCMG, belle, émouvante et parfois un peu violente ! C'est l'occasion de voir le récent SPLICE, un peu passé inaperçu lors de sa sortie, et de redécouvrir un des plus hallucinants films qui soit: POSSESSION, le grand chef-d'œuvre d'un cinéaste un peu méprisé: l'immense Andrzej Zulawski !
 
 

 

 

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[Photo: Isabelle Adjani va beaucoup mieux. C'est sûr, ça change de SUBWAY ou de LA JOURNEE DE LA JUPE ! Ou alors dans POSSESSION, c'est sa soeur jumelle qui joue ?]

 


19H10 : POSSESSION. Film de Andrzej Zulawski (France/Allemagne-1981). Présenté en 35mm. VF. Interdit aux moins de 16 ans. Durée: 2 h 07.
 

Avec Isabelle Adjani, Sam Neil, Margit Carstensen, Heinz Bennet, Carl Duering, Shaun Lawton, Johanna Hofer.
 

Berlin-Ouest en 1981. Après un étrange  et long "voyage d'affaire", Marc (S. Neil) revient auprès de son jeune fils Bob et de sa femme Anna (I. Adjani).  Mais le couple est au bord de la rupture : Anna, nerveusement fragile, souvent irascible ou distante, fuit régulièrement le foyer (un appartement près du funeste Mur), provoquant le désespoir et la jalousie de Marc. Il finit alors par savoir qu'Anna ne le désire plus, qu'elle l'a trompé. Marc retrouve même l'amant de sa femme, Heinrich, qui curieusement se plaint aussi de ces absences ! Marc engage alors un détective  privé pour savoir où Anna fuit si régulièrement...

 

Un film sur le couple ne devrait pas être forcément un dialogue filmé, entre deux tasses de thé à la bergamote et des petits sablés, dans un luxueux appartement parisien, en débitant des dialogues ampoulés mais creux, avec moult regards fuyants et moues boudeuses. Malheureusement, c'est souvent le cas. Mais pas avec POSSESSION ! En disséquant les sentiments d'un couple en pleine implosion, Zulawski dresse une carte inouïe du cœur humain et aligne une mise en scène sensuelle et précise qui transforme son film en une espèce de furieux opéra contemporain qui démultiplie et agrandit dans de vertigineuses proportions nos sentiments jusqu'à nous les faire redécouvrir sous un angle totalement inédit. C'est une lutte pour l'amour qui s'engage, mais aussi un combat quasi-mystique aux frontières de la jalousie, du fantasme, du sexe et de l'hystérie. C'est aussi une quête absolue de liberté qui a lieu dans un pays dévasté et schizophrène. La réalisation de ce film devenu culte n'a pas pris une ride et elle est sublimissime, construite sur des idées souvent complètement folles (le cadrage et le montage sont notamment exceptionnels). Tout est beauté, mais tout est punk ! On retrouve un Sam Neil (L'Antre de la Folie, La leçon de Piano) ahurissant, et une Isabelle Adjani fabuleuse, en lévitation et même  en transe ! Elle trouve ici, de très très loin, son meilleur rôle et fait preuve d'un état d'engagement et de grâce totale qu'on ne lui retrouvera plus jamais, hélas, par la suite. Pour ceusse qui ne peuvent pas s'empêcher, je mets le film-annonce, mais pour moi elle en dit déjà trop !regardez la première minute, ou jusqu'à 1 minute 30, ça suffit largement !

 


 

 

 

 

 

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[Photo: Sarah Polley et Adrien Brody, mes petits chouchous de l'espace ! C'est le couple de l'année, et s'ils ont des petits, je veux bien qu'on m'en mette un de côté... Euh, non finalement c'est une mauvaise idée !]

 

21H40 : SPLICE. Film de Vincenzo Natali (Canada/France/USA-2009). V.O.S.T.F.  Présenté en copie numérique HD. Durée : 1 h 44. 


Avec Adrien Brody, Sarah Polley, Delphine Chanéc, Brandon McGibbon, Simona Maicanescu, David Hewlett.


Clive et Elsa vivent en couple. Jeunes scientifiques, geeks et adulés des amateurs de science, ils se sont rendus célèbres pour avoir réussi à créer des créatures inédites et hybrides en combinant les ADNs  de différentes espèces animales. Quand le grand groupe pharmaceutique qui les finance refuse de continuer la prochaine étape de leur recherche, le couple décide de continuer clandestinement son travail. Une première décision très peu éthique qui va entraîner une découverte aussi exceptionnelle qu'inattendue : la naissance d'un hybride  humain/animal. Cette "réussite" les mettra en face des choix les plus difficiles, et sera le révélateur des rêves et désirs enfouis en eux-mêmes. Et aussi de leurs pires cauchemars...


Vincenzo Natali (le beau CUBE, et le mal-aimé CYPHER) revient ici avec un film qui marche sur les traces du genre "savants fous dépassés par leurs créatures" (cf.  LA MOUCHE de Cronenberg). Sauf qu'ici, le couple de savants fous nous ressemble ! SPLICE se détache progressivement de ses modèles du sous-genre et déploie une narration qui deviendra à la fois plus complexe et plus intime. Le fantastique révèle alors l'humanité la plus sombre enfouie en chacun de nous. Chaque décision prise entraîne des conséquences bien pires encore dans une spirale effrayante et sans fin. C'est une vraie réussite qui réussit à mêler le monstrueux et le quotidien. La mise  en scène est riche et soignée, le scénario se révèle étonnamment profond et juste. Les morceaux de bravoure sont nombreux et donnent une ampleur lyrique et émotionnelle remarquable au film, notamment à travers une scène d'amour parmi les plus dérangeantes. Et aussi par son final à la réalisation très surprenante, bel hommage au cinéma de genre. Adrien Brody, décidément très ambitieux dans ses choix de films ces dernières années, et Sarah Polley sont, comme d'habitude, absolument épatants. Vous voulez en savoir plus ? Lisez la belle (et drôle) critique de Norman Bates: cliquez ici !

 

Dr Devo.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dress-code  de la soirée (facultatif, mais il y a deux dvds à gagner pour le meilleur déguisement !) : créature hybride, monstre, détective privé, scientifique (geek ou à lunette), clochard, expert en génétique, OGM, danseuse,  institutrice, spectateurs du Majestic.


Réservations conseillées : possibles dès le  27 Janvier à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence & le site Matière Focale.com.
 

 

Contre le cinéma en dosettes, pour des cafés de tradition qui ont du goût et de la charpente, pour vous les hommes et les femmes d'exception : votez BCMG ! Le Cinéma, c'est bon. Mangez-en !

 

 

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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 11:51

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(affiche réalisée par Dr Devo. On peut cliquer pour agrandir.)

 

 

 

 

BCMG, la  soirée consacrée aux films de genre et/ou au cinéma beau et hors-norme, programmée par les projectionnistes du Majestic et l'équipe de Matière Focale, présente ce mois-ci un triple hommage à l'enfance, l'imaginaire et au cinéma lui-même ! Il s'agit deux longs métrages encore une fois très différents, ayant le bon goût de revisiter l'enfance en s'adressant à tous, petits et grands, et sans jamais prendre nos petites têtes blondes  (ou les adultes !) pour de gentils imbéciles qu'il faudrait à tout prix préserver en les inondant de films mièvres, stupides et laids. Ici, ce sera le contraire: de la grande mise en scène, de l'émotion, du rire, de la beauté  et surtout l'impression de voir des films qui n'ont jamais l'air d'être "pour enfants" (ce qui, de nos jours est assez rare). Redécouvrez PANIC A FLORIDA BEACH, le classique rare du grand Joe Dante, et ne loupez surtout pas le sublimissime THE FALL, film jamais sorti en salle, ce qui est, disons-le clairement, proprement scandaleux !

 

 

 

 

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(Une belle brochette de héros emmené par Lee Pace, très bon acteur, dans le rôle du Bandit Masqué ! Les plus gilliamiens d'entre-vous salivent déjà et ils ont raison...)

 

 

19H30 : THE FALL. Film de Tarsem Singh (USA/Inde, 2006). V.O sous-titrée. Projeté en 35mm. Durée: 1h57. 

Avec Lee Pace, Catinca Untaru, Justine Waddel, Robin Smith, Marcus Wensley, Leo Bill, Julian Beach. 

 

Los Angeles, années 20.  A la suite d'un accident, Alexandria, une petite fille de six ans originaire d'Inde,  se casse le bras et se retrouve coincée à l'hôpital. Elle rencontre alors Roy, cascadeur de cinéma, complètement immobilisé par un accident qui lui a brisé les jambes. Pour échapper à l'ennui, le jeune homme raconte, jour après jour, une saga épique, celle du Bandit Masqué et de ses cinq accolytes qui ont tous juré de se venger du gouverneur Odious. Une amitié naît entre la petite fille et le cascadeur qui n'hésite pas à modifier son histoire au gré des remarques de celle-ci. Mais le récit d'aventure va prendre une tout autre tournure et très vite, le réel va teinter l'imaginaire d'une couleur plus sombre, à moins que ça ne soit le contraire ! Un parcours initiatique étrange commence pour tous deux…

 

Les mots manquent pour décrire l'insondable beauté du méconnu THE FALL. C'est d'abord un film dont la mise en scène est à couper le souffle. Cadrages au cordeau, échelle de plans malicieuse, jeux de perspectives, gros travail sur les couleurs, effets spéciaux imaginatifs et pourtant d'un "naturel" déconcertant, montage toujours inventif, etc., c'est un émerveillement total et inédit qui met superbement en valeur un récit magnifique et très nuancé qui s'inspire des dynamiques du conte merveilleux. Tarsem Singh a su en garder la noirceur et la précision originelle, et il propose un film osant toutes les audaces. THE FALL, jamais distribué en salle en France (une fois de plus, c'est un SCAN-DALE !), est une grande saga épique, un mélodrame précis et flamboyant, jamais gnan-gnan ni sentencieux, dans lequel on trouve aussi un humour étrangement pince-sans-rire qui n'est pas sans rappeler Terry Gilliam. Il s'inscrit aussi dans la droite lignée de deux autres réalisateurs avant-gardistes et populaires : Michael Powell et Ken Russel avec lesquels Singh partage le sens du lyrisme le plus bouleversant. Sans aucun doute, c'est un des plus beaux films de cette saison BCMG...

 

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(Pas de bras, pas de cinéma ? Dieu est témoin que je déteste les enfants acteurs à peu près autant que la maladie, la guerre et Nanni Moretti, mais là, je m'incline. Elle s'appelle Catinca Untaru, et malgré cela, elle est ahurissante. Ceci dit, Tarsem Singh l'a vraiment poussé dans ses derniers retranchements. Est-ce la prochaine Fairuza Balk ?)

 

 

Comme vous le savez, je n'aime pas les bandes-annonces, mais vous, vous adorez. Comme celle de THE FALL est pas mal sans plus (et avec des coupes musicales qui font mal aux oreilles), je vous propose le sublimissime générique de début qui est le meilleur film de l'année à lui tout seul... Là, ça se voit pas trop mais la photo de  Colin Watkinson est à  tomber par terre ! Ha, et pour ceux qui peuvent pas s'empêcher d'aller sur youtube, évitez les nombreux extraits du film qui bien souvent en disent trop ! Et mettez le son assez fort...)

(Quand tu entends la cloche, tourne la page et passe au second film...)

 

 

 


 

 

 

 

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(Est-ce un être humain ? Est-ce une fourmi ? Est-ce une abomination scientifique issue d'infernales manipulations atomiques ? C'est tout ça en même temps: c'est MANT ! Avec Joe Dante le frisson est ausi dans la salle et pas que sur l'écran, à moins que ça ne soit le contraire. A noter que le film est projeté en atomo-vision!)

 

 

21H40 : PANIQUE A FLORIDA BEACH (MATINEE). Film de Joe Dante (USA-1993). V.O sous-titrée. Durée : 1 h 39. Film projeté depuis un support numérique sur projecteur HD.

Avec John Goodman, Cathy Moriarty, Simon Fenton, Kellie Martin, Lisa Jakoub, Robert Picardo, John Sayles, Dick Miller.

 

USA, 1962. La famille Loomis, emmenée par son père de famille, militaire de carrière, vient d'emménager à la base de l'U.S Navy située à Key West, en Floride. Le plus grand des deux fils, Gene, 15 ans, n'a qu'une seule passion: le cinéma ! Tous les samedis, il emmène son petit frère voir les grands chefs-d'œuvre ou les petites gourmandises bis du cinéma fantastique et d'horreur des sixties dont il se délecte avec malice ! Et samedi prochain est une grande date, car le célèbre (enfin, auprès des afficionados de cinéma de quartier !) producteur/scénariste/réalisateur indépendant Lawrence Woolsey (l'épatant John Goodman) viendra présenter sa nouvelle série B d'épouvante MANT (monstre mi-homme mi-fourmi, comme son nom l'indique), film improbablissime mais présenté avec un tout nouveau procédé: le "Rumble-Rama" qui fait bouger les sièges et trembler les murs !  Malheureusement, Key West a d'autres préoccupations: JFK vient d'annoncer le blocus envers Cuba et le papa de Gene doit embarquer en mission en première ligne pour la Baie des Cochons… Les USA ont le sentiment d'être à l'aube de l'apocalypse nucléaire et retiennent leur souffle. Lauwrence Woolsey, en bon bonimenteur, décide d'exploiter cette paranoïa fondée ou non, pour mieux vendre son film de monstre mutant atomique !

 

Malgré un titre français particulièrement débilissime et orthographiquement très indécent (décidément les distributeurs français sont des champions!), MATINEE est un film passionné et délicieux du grand réalisateur populaire Joe Dante (Gremlins, Explorers, etc.). Il rend ici hommage au cinéma de quartier et/ou bis, et au cinéma fantastique tout court dans cette comédie pourtant jamais nostalgique et qui sait, par la petite histoire, évoquer avec gourmandise la contre-culture américaine. Il dépeint aussi l'atmosphère viciée et conservatrice d'une certaine Amérique de l'après-guerre qui est en train de complètement muter. La mise en scène est élégante et alerte, et le scénario, fouillé, drôle, et délicieux comme toujours chez Dante,  sait rendre la saveur de l'adolescence. Le personnage de Woolsey, roublard sans doute, passionné sûrement, fauché toujours, mais qui essaie coûte que coûte de faire entrer l'action du film dans la salle de cinéma même, est à lui seul un hommage ému à tout un pan de cinéastes qui en tournant des films soit beaux soit un peu improbables ont donné ses lettres de noblesse au cinéma fantastique et de genre. Ils ont aussi fait entrer le cinéma populaire dans une ère plus moderne et tout simplement artistique. Un film jouissif pour tous les cinéphiles.

 

Dr Devo.

(Ouais, faut y aller avec une fille, mais si possible pas avec sa mère ! Bon, pour être honnête, cette fois-ci, la bande-annonce est vraiment très bien ! On sent que ce n'est pas un distributeur français qui l'a faite !)

 


 

Dress-code  de la soirée (facultatif) : réalisateurs, monstres à moitié humains, mutants de l'ère atomique, infirmières, professeurs fous, cascadeurs, mystiques aborigènes, bandits, princesses inaccessibles, esclaves, gremlins, cow-boys,  ou spectateurs du Majestic.

 

Réservations fortement conseillées: possibles dès le Vendredi 28 Décembre à la caisse du Cinéma Le Majestic. 

Soirée proposée par Plan-Séquence & le site Matière Focale.com.

 

 

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Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 14:07

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(Ci-dessus: une belle affiche du Dr Devo.)

 

 

BCMG, c'est la belle soirée mensuelle, programmée amoureusement par les projectionnistes du Majestic et qui honore non seulement le cinéma de genre, mais aussi le beau cinéma tout court, du moment qu'il soit sublime et surprenant. Et ce en collaboration avec la superbe association PLAN-SEQUENCE et le site pas mal non plus MATIERE FOCALE. Dans cette 21éme édition, nous verrons que la Nature, c'est bien joli, mais que le problème, c'est qu'il y a des animaux dedans, et même si ceux-ci ont l'air mignons ou gentils, ils veulent, très souvent,  notre destruction pure et simple. Nous disons donc "Méfiance !" et  illustrons notre propos avec deux films très originaux et rares au cinéma: BAXTER le chien qui pense, et PHASE 4 et ses fourmis, mises en scène par le génial Saul Bass (créateur et metteur en scène, entre autres, de la géniale scène de la douche du PSYCHOSE de Hitchcock!) Et oui ! On est comme ça ! On va chercher pour vous les meilleurs arabicas, dans les contrées les plus sauvages  !

 


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19H30 : BAXTER. Film de Jérôme Boivin (France-1989). Présenté en 35mm. Durée: 1h22.

Avec Maxime Leroux, François Driancourt, Lisa Delamare, Jean Mercure, Jacques Spiesser, Catherine Ferran, Jean-Paul Roussillon.

Baxter, un bull-terrier mâle, n'est pas un animal comme les autres. Il pense, il se demande quel est son but dans l'existence. Il observe les hommes qu'il n'aime pas, et qui souvent sont petits, peu fiables et décevants. Baxter se sent épouvantablement seul. Son parcours accidenté le guide successivement vers différents maîtres dont une vieille dame sans odeur (et donc sans intérêt), puis un couple avec qui les relations ne seront pas non plus épanouies. Mais, les choses changent quand il rencontre Charles un jeune adolescent bizarre mais qui lui porte la présence et la forte attention qu'il attend. Et aussi des règles strictes qui le rendent heureux ! Avec lui, Baxter a enfin l'impression d'exister.

Jérome Boivin, signe avec ce film co-écrit avec son comparse de l'époque (et futur réalisateur) Jacques Audiard, un long-métrage atypique et déroutant. Entièrement narré en voix-off par le chien lui-même (un peu comme SEUL CONTRE TOUS de Gaspar Noé mais avec un chien quoi !), BAXTER est un mélange étrange et fascinant, qui oscille  entre le film noir, la comédie (très très noire aussi!) et la satire sociale. C'est un film qui fascine et dérange, et qui peut être aussi émouvant  et drôle que violent ou sombre. C'est un véritable ovni, beau et étrange, une œuvre culte, courageuse et atypique dans un paysage cinématographique français très conservateur. L'interprétation, notamment la voix du chien et l'adolescent, sont superbes. Du vrai cinéma libre, drôle et enragé à redécouvrir de toute urgence, surtout  en ces temps  de frilosités artistiques. 

 

 

 

 

 

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(Ha, c'est sûr, dit comme ça, c'est moins sobre: voici la célébrissime affiche internationnale du film de Saul Bass, et comme on dit, on est trés trés loin de la réalité du film...)

21H30 : PHASE 4. Film de Saul Bass (USA-1974). V.O.S.T.F.  Durée : 1 h 33. 

Avec Nigel Davenport, Michael Murphy, Lynne Frederick, Alan Gifford, Robert Henderson, Helen Horton.

Ces derniers temps, d'étranges événements cosmiques ont lieu. Les scientifiques analysent leurs données. Des gourous annoncent la fin du Monde. En tout cas, certaines fourmis se sont regroupées en nombre important dans certains endroits éloignés. C'est le cas dans ce désert où se trouve un dôme scientifique dans lequel deux chercheurs observent un exemple de ces concentrations, près d'un site où les fourmilières ont des formes totémiques. Et leur tâche est immense : détecter, puis décoder le langage "fourmi" afin de communiquer avec elles et éventuellement comprendre ce qu'elles veulent de nous…

Saul Bass c'est notamment le génial réalisateur d'un   bon nombre de génériques mythiques : SUEURS FROIDES, WEST SIDE STORIES, SPARTACUS, CASINO et évidemment PSYCHOSE. Il est moins connu pour ce long-métrage sublimissime. A partir d'un thème simple de science-fiction, Bass met en scène un film psychologiquement renversant, mettant le doigt sur des aspects terribles des deux sociétés qui s'affrontent ici dans une étrange guerre basée sur l'effroi et l'intelligence. Sous la forme haletante d'un double huis clos (dans la fourmilière et dans le dôme scientifique), il  construit une mise en scène tout simplement à couper le souffle : photographie d'une extrême sensualité (notamment la macro), textures riches et variées, cadres précis à couper le souffle, une échelle de plans phénoménale, d'incessantes idées de mise en sons et en scène, économie du dialogue, un rythme étonnant et langoureux qui pourtant dégage un suspense terrible, etc. Le film surprend aussi par son évolution et découvre de vertigineux paradoxes qui vous glaceront d'effroi jusqu'aux derniers instants de son final noir et onirique. Un chef-d'œuvre beau et envoûtant, très rare en salle. Vous pourrez en savoir plus en lisant la critique que LJ Ghost a déjà consacréau film dans ces pages: C'est ici ! 

 

Dress-code  de la soirée (facultatif, mai il y a un dvd à gagner pour le meilleur déguisement !) : Animaux féroces, insectes monstres de l'espace, vielles dames, adolescents à problème, scientifiques, experts, spectateurs du Majestic.

Réservations conseillées : possibles dès à présent à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence & le site Matière Focale.com.

Prochain BCMG : Spéciale "Enfance et Imaginaire" (ou "L'Imaginarium du Dr Devo" si je fais une crise de mythomanie), le  Vendredi 6 Janvier avec les films THE FALL de Tarsem Singh et PANIQUE SUR FLORIDA BEACH de Joe Dante.  

 

Contre le cinéma en dosettes, pour des cafés de traditions qui ont du goût et de la charpente, pour vous les hommes d'exception, pour vous les femmes d'exception : votez BCMG !

Le Cinéma, c'est bon. Mangez-en !

 

 


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Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 16:49

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[Affiche officielle du BCMG #20 par Dr Devo.]

 

 

 


 

 

BCMG, votre soirée consacrée au cinéma de genre ou méconnu, diaboliquement préparée par les projectionnistes du cinéma Majestic, vous propose, pour sa 20ème édition, un programme 100% américain, entièrement voué au polar, mais attention, le polar adulte, urbain, fougueux et sauvage grâce à deux films parfaitement différents et complémentaires dépeignant avec beauté et violence le combat entre les flics et la pègre, entre le Bien et le Mal. L'occasion de redécouvrir deux chefs-d'oeuvre par deux des plus grands des réalisateurs américains. 

 

 

 

[Bon, là, le film-annonce ressemble plus au film!! Son seul défaut: ça sent pas assez la testotérone, alors que le film en est dopé!]

 

 

19H30 : POLICE FEDERALE LOS ANGELES (To Live And Die In L.A). Film de William Friedkin (USA-1985). V.O.Sous-Titrée. Durée : 1h56mn.Interdit aux moins de 12 ans.

Avec William Petersen, Willem Dafoe, John Pankow, Debra Fueuer, John Turturro, Dean Stockwell, Darlanne Fluegel.

Richard Chance (W. Petersen), flic des services spéciaux de Los Angeles, est spécialisé dans la lutte contre le faux-monnayage. Lorsque son partenaire est tué quelques jours avant la retraite, il tient pour responsable Rick Masters (W. Dafoe), fameux imprimeur de fausses coupures. Une lutte sans merci va avoir lieu pour mettre le gangster sous les verrous, mais très vite les conséquences de ce combat vont prendre des allures apocalyptiques !

Ha, William Friedkin est enfin à BCMG ! Le réalisateur protéiforme de FRENCH CONNECTION, CRUISING et L'EXORCISTE signe ici un polar très nerveux et totalement étonnant. La mise en scène est à la fois très rentre-dedans et magnifique, et même gourmandissime : changements d'ambiance brutaux, coupe du son au plan, utilisation de la musique, accélérations stupéfiantes, débrayages inattendus et la superbe photo du maître Robby Müller (photographe du DEAD MAN de Jarmusch, mais aussi chez Von Trier, Wenders, Jane Campion, Alex Cox !). Le montage est très libre et offre des percées poétiques ou abstraites très étonnantes. Comme chez Ferrara, Friedkin réorganise les codes du genre pour dresser un portrait nerveux de la ville. Et au fur et à mesure, dans une ambiance ultra-virile, les personnages chauffés à blanc sèment la violence, transformant le film en western hardcore, puis en véritable enfer sur terre. A noter une hallucinante scène de poursuite. Très grand film.

 

 

 

 

[Pour ceux qui ne peuvent pas s'empêcher, la bande-annonce du film. Bon, la musique pêchue et stupide n'est pas celle du film. Le thème au synthé oui! Bisous!]

 

21H45 : KING OF NEW YORK. Film de Abel Ferrara (USA-1990). V.O Sous-Titrée. Durée: 1h43mn. Interdit aux moins de 16 ans.

Avec Christopher Walken, Victor Argo, Laurence Fishburne, David Caruso, Janet Julian, Paul Calderon, Steve Buscemi, James Lorinz.

Frank White (Christopher Walken), célèbre parrain new-yorkais sort de prison après avoir purgé une peine de cinq ans pour trafic de drogue. Il retrouve ses hommes de main et immédiatement, il se lance à la reconquête de ses anciens deals, mais pas seulement. Il veut contrôler tout le marché de la drogue new-yorkais. La violence envahit la ville à mesure qu'il élimine la concurrence ! De leur côté, les policiers ayant mis White sous les verrous sont dégoûtés de le voir reprendre le contrôle de la pègre. Et parmi les flics les plus jeunes, on commence à penser à des méthodes plus expéditives pour le stopper. Mais White a changé, et il poursuit un étrange but...

 

KING OF NEW-YORK, réalisé deux ans avant le mythique BAD LIEUTENANT est le film qui a définitivement imposé Ferrara comme un des très grands réalisateurs américains. Plongée crépusculaire dans un New York hanté, c'est aussi la première et mythique collaboration du cinéaste avec Christopher Walken, ici au sommet de son art, totalement énigmatique et fantomatique. A partir d'un récit épuré, loin de toute lecture psychologique de bazar, KING OF N.Y réutilise les thématiques classiques du polar, les réinvestit pour construire un film parfois brutal et fulgurant, et bizarrement touchant. La quête de Frank White devient alors mythique, presque fantastique, et laisse une empreinte durable sur le spectateur. A noter: une photo superbe et le reste du casting très franc du collier, mais tout à fait remarquable. 

 

 

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[Et hop! L'affiche alternative qu'elle est belle!]

 

 

Réservations conseillées: possibles dès à présent à la caisse du Cinéma Le Majestic.

Dress code(Un dvd à gagner pour le meilleur déguisement!) :flics "undercover", policiers en tenue, mafieux, looks gangsta-rap, avocats véreux, peintre contemporain, agent du FBI, spectateurs du Majestic...

Prochain BCMG: Vendredi 2 Décembre, Spécial "Sales Bêtes" avec PHASE 4 de Saul Bass et BAXTER de Jérôme Boivin. 

 

 

 

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Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 19:17

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Chères Lectrices,

 

Vous êtes une femme moderne et accomplie. Sexy au bureau, battante à la maison, vous conciliez ce que le poète appelait "l'autorité et le charme", vivant à 100 à l'heure la vie hallucinante de la passionaria du XXIéme siècle, le nouvel iphone 4S dans une main, et les couches souillées de la cadette dans l'autre. Il n'est pas normal, sur un site qui se veut "culturel", de ne pas avoir de pages dédiées à nous, les battantes de l'ére supérieur (et air super-rieur). Nous sommes focaliennes après tout, et ce n'est pas nos maris qui s'en plaignent. Laissons-les découvrir leur féminité intérieure (après le match de foot, c'est souvent le moment propice), et profitons de ce moment de calme pour prendre un peu d'avance sur l'organisation de la semaine en cours en parcourant les pages de ce MATIERE FOCALE MADAME, premier du nom.

Sortons notre Filofax Hermès en cuir de petit buffle (le top de la saison d'hiver qui approche, une bonne affaire à 327 euros, recharge comprise à la maison-mère), et notons tout de suite le premier grand événement de ce numéro 1 de MFM.

 

Ça se passe encore au cinéma Majestic de Lille que les focaliennes connaissent bien pour les fameuses soirées BON CHIC MAUVAIS GENRE, co-organisées par Matière Focale, et qui sont devenues cette saison, le nec-plus-ultra des must-have-seen les plus up-to-date de tous les places-to-be au nord de Paris. (Et je ne parle pas de Nanterre ou Sartrouville là! Hihihi, quelle chipie je fais!)

C'est en effet jeudi prochain, le 13 Ocotbre à 18 heures qu'aura lieu un évènement pas habituel et original puisqu'il s'agit, tenez-vous bien, d'une vente d'affiche, jusque-là c'est très commun, aux enchères, et ça c'est déjà plus bath ! Avec un vrai commissaire-priseur et tout et tout. Il y en aura pour tous les goûts et, si j'ose, pour toutes les bourses. Côtés films de genre, les fans hardcore de BCMG ne seront pas dépaysées avec quelques pièces qui devraient les intéresser bougrement… Je vous laisse un moment avec le communiqué de presse pendant que je me prépare un bon smoothie à la fraise équitable…

 

 

 

"Cette vente se compose de 240 lots d'affiches de cinéma des années 40 à nos jours, parmi les principaux titres : "Belle De Jour" (1967) de Luis Buñuel avec Catherine Deneuve, "L'Ainé Des Ferchaux" (1963) de Jean-Pierre Melville avec Jean-Paul Belmondo, le célèbre western italien de Sergio Leone (1968) "IL Etait Une Fois Dans L'Ouest", "La Main Gauche Du Seigneur" (1956) avec Humphrey Bogart, des films d'auteurs tels Jean Luc Godard avec "La Chinoise" (1967) ou encore "Une Femme Est Une Femme" (1961) ou Federico Fellini pour 2 affiches de "La Douceur De Vivre" (La Dolce Vita) (1960).

De nombreuses affiches de films fantastiques "Nosferatu, Fantôme De La Nuit", "Les Maitresses De Dracula", "La Nuit Des Morts-Vivants" ou "Les Oiseaux" (1963) de Alfred Hitchcock.

Des affiches de Jacques Tati, Pierre Etaix, Jacques Brel, etc. et même pour rester dans l'actualité cinématographique, "Tintin Et Le Lac Aux Requins" (1972) avec une très belle affiche dessinée par Hergé.

Des affiches à tous les prix de 10 à 100 euros et plus pour continuer ou débuter une collection. "

 

Je signale enfin que le catalogue complet de la vente est disponible. Cliquez ici !

Les photos qui illustrent cet article font d'ailleurs parti de la vente!

 

 enchere devo 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

frag liech focale

Dans un autre style, on change de registre et on passe même sans transition mais avec style à quelque chose de tout à fait différent qui ne concerne pas le cinéma, mais qui devrait passionner la focalienne intérieure qui se néglige (?) en vous!

 

Parce que nous vivons une période troublée, il convient aussi, pour toute jeune femme moderne qui se respecte, d'exercer son cervelet à l'art délicat de l'analyse sociétale, et le tout dans la bonne humeur. Le grand patron, soit l'ineffable Dr Devo, est un homme qui à plusieurs cordes à son arc et des très longues flêches sur lesquelles il fait bon faire sa petite Sainte-Sébastienne, si vous me permettez ce bon mot. Destinée à tout ceux qui veulent améliorer ensemble le monde dans un grand geste participatif et éco-citoyen, ou pour ceux qui s'en fichent royalement et aiment juste s'en payer une bonne tranche (ce qui revient aux mêmes !), FRAGRANCE LIECHTENSTEIN est l'émission de radio encore underground mais plus pour longtemps, qu'il vous faut. La Bride-Jette-Jaune de demain, je vous assure, écoute déjà ce show et il ne s'agirait pas de prendre du retard, n'est-ce pas ? (et là, je ne parle pas de vous-savez-quoi, les filles!)

 

FRAGRANCE LIECHTENSTEIN, animé par le Docteur Devo et quelques grandes voix sympathisantes focaliennes (citons, entre autres, Mr Mifuneberg bien connu des amatrices de BCMG et du Club des Supportrices de Manchester United, mais aussi Carxla Brunegeld, Clita Von Bize, Stéphane XXL, Antoine, Adriano Carambar, Kevin Burne, John B. Gornow et Antoine), ce show radio a lieu une fois tous les 15 jours, dans la nuit de Dimanche à Lundi, à partir de Minuit ou OOh15 (vers minuit quoi!) jusque 03H00 du matin ce qui devrait ravir l'infirmière de garde ou l'agent de sécurité qui sommeille en vous.

L'émission est écoutable sur l'antenne de RCV Lille (99.00 FM) mais aussi partout dans le monde sur le site de la dîte radio (donc sur le site de RCV, suivez un peu, et cliquez ici !)

 

C'est une émission de débatologie très rigolote où sont abordés de grands sujets de société ou des sujets sans la moindre importance, avec le soucis constant de bien analyser les choses de travers, de façon jamais juste (surtout pas, les filles!) et en faisant le plus de mauvais calembours possibles! Trooooooop hipster, les filles !

Le tout est entrecoupé de musiques vraiment étonnantes et belles (plutôt dans la sphére rock/post-punk/disco-musette, B&B, valse concrète, i-mange-disque, déca-dance poilue et exigeante, love métal, schoenberg-FM, etc…), bien sûr, et aussi de recettes de cuisine complètement SM ( la "cuisine de 'extrême", je cite).

C'est bien entendu du libre-antennisme et les gens peuvent appeler et intervenir à tout moment.

L'émission passe ce soir, ca tombe bien, et voici la liste des débats:

-Le tuning

-La fête

-Obésité et surcharge pondérale

 

C'est de Minuit à 03h00 du matin, ce dimanche soir! Comment écouter la chose partout dans le Monde? Quels sont les détails sur les débats à savoir  ? toutes vos réponses sont sur le site Fragrance Liechtenstein: cliquez ici !

 

Moi je vais écouter, c'est sûr, pendant que mon muffle de mari ronflera comme un ours ! car une émission de radio avec des bouts de Matière Focale dedans, je sais pas vous, mais moi ça m'émoustille!

 

Allez, c'est l'heure du bain des petits, je vous laisse...

 

Sincérement Vôtre,

 

Anne Archy.

 

 

 

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Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 12:56

Publié dans : Mon Général

 

 BCMG-19-final.jpg

[Affiche réalisée par Dr Devo.]

 

 

BON CHIC MAUVAIS GENRE #19 : Spéciale Théma Zombies –TUER PLUS POUR MANGER PLUS 

 

 BCMG, la soirée consacrée aux films de genre et/ou au cinéma qui décoiffe, amoureusement préparée par les projectionnistes du Majestic, revient avec une 2nde soirée zombie où nous vous proposons de redécouvrirDELLA MORTE DELLAMORE,  film beau, drôle et sexy, un peu oublié, ainsi que SURVIVAL OF THE DEAD, dernier film de George Romero. Cette séance sera l’occasion de le voir sur grand écran, car personne en France n’a voulu sortir le film ! Oui, oui, on appelle ça une exclusivité !   

 

 

 

 


 

 

Devo-Everett-1.jpg

[Piéce à conviction No1 : Ha bah oui, ça les p'tits gars, c'est de la contre-plongée! Ci-dessus: Rupper Everett. Et comment dire sans désespérer la nouvelle génération ? Bah disons que si vous l'aimez bien depuis 10 ans, vous allez halluciner et vous demander qui est le type qui remplace Everett ces dernières années. Et aprés vous vous direz "Rendez-nous l'acteur génial des années 90 et reprenezle pantin  sous prozac!" Voilà, ça c'est dit !]


 

19H40 : DELLA MORTE DELLAMORE. Film de Michelle Soavi (Italie-France-Allemagne, 1994). V.F. Copie 35mm. Durée : 1h45.

Avec Rupper Everett, François Hadji-Lazaro, Anna Falchi, Mickey Knox.

 

Francesco Dellamorte (Ruppert Everett) est le gardien du cimetière de Bufalora, petite commune perdue du fond de l’Italie. Avec Gnaghi (F. Hadji-Lazaro), son étrange assistant mutique, il fait en sorte que l’endroit reste en paix, quitte à donner une mort définitive à la plupart des résidents qui, depuis quelque temps, reviennent à la vie sept jours après leur décès. Cette petite vie se déroule «tranquillement » jusqu’au jour où Francesco tombe amoureux d’une jeune veuve qui vient de mettre en terre son mari…

 

Les mots semblent manquer pour décrire cet incroyable film qu’est DELLAMORTE DELLAMORE. Réalisé par Michele Soavi (revenu il y a peu sur le devant la scène avec le beau ARRIVEDERCI AMORE, CIAO), assistant de Dario Argento et de Lamberto Bava, proche collaborateur de Terry Gilliam, ce film mêle de manière inattendue des tonalités très différentes : humour parfois très noir, drame, comédie, gore, érotisme, onirisme, gouffres poétiques. La réalisation, très malicieuse, parfois roublarde mais toujours inventive et magnifique (cadrages exquis, beau découpage, photo irréprochable, travail sur la vitesse de l’image, excellent travail sur la musique, jeux de mise en scène incessants, etc.) plonge le spectateur dans un univers unique et  atypique qui n’est pas dénué d’absurde, voire de mélancolie. Les personnages, totalement superbes, sont en plus servis par des acteurs étonnants : Ruppert Everett en tête (qui à l’époque était à cent coudées au-dessus de sa carrière actuelle, très comateuse), est merveilleux, et François Hadji-Lazzaro, le leader des groupes Pigalle et Les Garçons Bouchers est impeccable dans un rôle hors-normes ! Le film doit beaucoup à ce duo. Jusqu’aux derniers plans (hallucinants !), DELLAMORTE… surprend et propose au spectateur un voyage drôle, onirique et poignant. La (re-)découverte  de cette œuvre macabro-poétique s’impose !

 

 

devo everett2

[Piéce à Convictions No2: Parle-toi à ta main! Au premier plan, la délicieuse Anna Falchi ! ]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 devo-zombies-1.jpg

[Photo: Des petits nenfants tués dans un film? Pas question, vous m'entendez, pas question ! HA bah si c'est des enfants-zombies-mangeurs-de-cerveau, là d'accord, je vous prête ma Kalash !]

 

21H40 : SURVIVAL OF THE DEAD. Film de George A. Romero (USA/Canada-2009). V.O.S.T.F. Copie 35mm. Durée : 1h30.

Avec Alan Van Sprang, Kenneth Welsh, Kathleen Munroe, Richard Fitzpatrick, Athena Karkanis, Devon Bostik.

Les habitants de Plum Island, une petite île isolée au nord-ouest des côtes  américaines, voient leurs proches et amis décédés revenir à la vie, puis s'en prendre à eux, essayant de les dévorer (ils deviennent des zombies, quoi !). Pourtant, les survivants ne peuvent se résoudre à tuer ceux qui furent un jour des leurs, et cela en dépit du danger qu'ils représentent. L'un des habitants de l'île va tout de même aller à l'encontre de ce consensus et tue alors tous les zombies qu'il peut trouver... Sur le continent, un petit groupe de quatre survivants voyage bon gré mal gré sur les routes américaines, et rêve d'une oasis où pouvoir reprendre une vie paisible. En recueillant un jeune homme sur la route, ils apprennent l’existence de l’île de Plum Island. Ils décident de la rejoindre…   

Mais bon sang de bois, c’est quoi le problème avec Romero ? Réalisateur culte  et chéri, puis oublié, puis martyrisé par les studios, puis faisant un retour gagnant et adulé par des nouveaux jeunes fans, pour se faire finalement cracher dessus avec ce  SURVIVAL OF THE DEAD ? Car le film a déçu (presque)  tout le monde, y compris les fans ! Disons-le clair et net, SURVIVAL… est un des très grands films de Romero ! Sixième opus du maître consacré aux zombies, il se rapproche plus de la première trilogie, par son propos,  son pessimisme et sa noirceur  La réalisation est simplement splendide : cadre magnifique, belle photo, montage précis et nerveux, rythme diabolique et achoppé, ça se mange sans faim. Romero se renouvelle même merveilleusement, atomisant toujours plus la société dont il ne reste ici, malgré l’aspect communautariste du sujet, qu’une poignée d’individus brisés et seuls, perdus dans un monde où la logique parfois absurde rend difficile la lecture du Bien et du Mal. Romero multiplie les paradoxes grâce à des personnages ambigus et un scénario bouleversant et noir qui tente parfois d’audacieux coups de Jarnac et qui  laisse sans voix. Mais voilà qui n’empêche pas, curieusement, un lyrisme sombre et fugace d'affleurer de manière bouleversante par moment, ainsi qu'un certain humour qui met à mal l’imagerie hollywoodienne (ou proche du western) de la Justice et de l’héroïsme. L’interprétation est au cordeau. Le film n’étant pas sorti en salle, ce qui est proprement scandaleux, voici une occasion exceptionnelle de voir, enfin et sans doute avant longtemps encore, le film sur grand écran.

 

 

 


Dress-code de la soirée (faculatif): zombies,  marins, scouts, croque-morts, veuves éplorées, curés, cow-boys,  militaires, pas-vraiment-morts,  morts-vivants,  et spectateurs du Majestic.

 

Réservations plus que conseillées: possibles dès le vendredi 30 Septembre  à la caisse du Cinéma Le Majestic.


Prochain BCMG, le Vendredi 4 Novembre: Spécial "Polars Sublimes" avec KING OF NEW-YORK de Abel Ferrara et POLICE FEDERALE LOS ANGELES de William Friedkin. Yummy!
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Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 09:52

Publié dans : Mon Général

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