Mon Général

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[Affiche réalisée par Lammakian Samsenesena. Cliquer pour agrandir.]

 

 

Ce vendredi 4 Avril, BON CHIC MAUVAIS GENRE , votre belle soirée de cinéma rare, bizarre et de toute beauté, revient, en partenariat avec le site Matière Focale.com et le magazine cinok'n'roll Métaluna. Mais pour une fois, ce ne sont pas les projectionnistes du Majestic qui ont programmé les deux films qui vont nous replonger dans l'univers exquis du thriller déjanté et italien.

Nous accueillons en effet ce mois-ci, le fanzine Médusa, à qui nous avons laissé carte blanche afin de fêter son 25éme anniversaire. Entièrement dédié au cinéma de genre sous toutes des formes, Médusa est une référence incontournable dans le domaine, et sa réputation s'étend à toute la France et même au delà de nos frontières. 25 ans de passion et de travail acharné au service du genre, ça se fête donc dignement. Et pour ce BCMG très spécial, Didier Lefévre, le fondateur de Médusa (qui sera présent) a choisi deux films absolument sensationnels.

Le premier FEMINA RIDENS (connu aussi sous le titre LE DUO DE LA MORT) est une perle rare et atypique, très rare en salle, et qui flirte avec le giallo de manière complètement atypique dans une atmosphère extraordinaire baignée d'un psychédélisme pop bougrement érotique.

Ensuite, ce sera l'occasion de voir en salle le trop rare BLOODY BIRD de Michele Soavi (dont nous vous avions déjà présenté le merveilleux DELLAMORTE DELLAMORE), impressionnant thriller à l'inventivité débridée... Voilà qui promet un anniversaire sublime, sanglant et rare pour le fanzine Médusa !

 

Dr Devo.

 


 

 

 

 

19H30: FEMINA RIDENS (LE DUO DE LA MORT) de Piero Schivazappa, Italie - 1969, VF - 35mm. Durée: 1h48.
Avec: Phlippe Leroy, Dagmar Lassander, Lorenza Guerrieri, Varo Soleri, Maria Cumani Quasimodo.

Maria, une jeune journaliste, doit rendre un article sur la stérilisation masculine (!) en Inde et en Orient. C'est pourquoi elle doit rencontrer l'étrange docteur Sayer qui posséde des ouvrages très rares sur la question. Mais qui est le  docteur Sayer ? Un homme pervers aux pulsions mysogines et torturées ? Un tueur sadique ? Un artiste malsain ? Ou un homme terrifié par les femmes ?
La rencontre, en tout cas, vire vite au cauchemard. Séquestrée, Maria doit subir les jeux sado-masochistes de Sayer ! Et très vite, la situation dégénére au point qu'il est très dur qui, dans ces jeux extrêmes et pervers, est l'esclave et qui est le maître...

 

Prononcez le nom de Piero Schivazappa dans une assemblée de cinéphiles et vous aurez en retour des regards circonspects, des moues dubitatives et des toussotements polis marquant la gêne. C’est sûr, le gaillard, qui a œuvré principalement pour la petite lucarne (quoique certains téléviseurs actuels ont des tailles monstrueuses), a un patronyme moins illustre que les Lucio Fulci, Dario Argento et autres Umberto Lenzi… Pourtant, lors de l’année érotique (1969 pour les gainsbourophobes), il réalisa Femina Ridens (littéralement la femme qui rit, et j’en sais qui ajoutent "est déjà à moitié dans son lit"), sorti sous un titre passe-partout en VHS en France (Le duo de la mort), mais inédit dans les salles obscures de l’hexagone. Nous vous proposons lors de cette soirée de découvrir cette perle (le mot n’est pas galvaudé !) psychédélique (ah ces décors !), pop, érotique (ah ces tenues légères comme des pétales au vent!) ,lysérique , sado-masochiste flirtant avec le giallo et qui donne à Philippe Leroy l’un de ses meilleurs rôles au cinéma, celui du docteur Sayer, maître es-jeux pervers, complexé par la gent féminine, dont la dernière proie (Dagmar Lassander) se révélera moins soumise qu’elle n’y parait…

 

Didier Lefèvre. 

 

 

 

 

 

 

 

[Voici le flm-annonce original de BLOODY BIRD. Bon, ce n'est pas la meilleure du monde, ça sent un peu le fromage mais ça permet de se rendre compte de la superbe esthétique du film, notamment la beauté eds cadres et le soin apporté àla lumière...]

 

 21H30: BLOODY BIRD (DELIRIA) de Michele Soavi, Italie – 1987, VF – 35mm. Durée: 1h30. Interdit aux moins de 16 ans.

Avec : David Brandon, Barbara Cupisti, Robert Gligorow, Martin Philips, Ulrike Schwerk, Mary Sellers, Giovanni Lombardo Radice, Joanne Smith…

Un metteur en scène tyrannique s’enferme dans un théâtre avec sa troupe pour une nuit de répétition intensive. La pièce qu’ils répètent évoque les agissements d’un tueur en série, et c’est avec un certain sens de l’à-propos qu’un véritable tueur va s’immiscer dans le théâtre clos et offrir au spectacle une publicité morbide…

Lorsqu’il se voit offrir l’opportunité par Joe D’Amato de passer à la réalisation, Michele Soavi n’en est pour autant pas un complet débutant. Le jeune homme a en effet déjà eu l’occasion de se faire les dents aux côtés de Dario Argento qu’il a assisté sur les tournages de TENEBRAE et PHENOMENA, un partenariat qui aura fortement marqué le style de Soavi. BLOODY BIRD est un petit carrefour d’influences, outre celle très « suspirienne » d’Argento pour ce qui est des couleurs et des cadrages, celle du slasher américain se fait profondément ressentir. Et s'il est plus proche du slasher que du giallo, BLOODY BIRD n’en est pas pour autant un avatar banal d’un genre que ses codes limitent à un schéma souvent trop prévisible. Qu’il s’agisse de créer une insoutenable tension ou de susciter une béate admiration, l’aisance dans la mise en scène ne fait jamais défaut à Soavi et c’est en digne héritier de la grande classe de l’italian horror (Mario Bava qui approchait déjà le slasher avec LA BAIE SANGLANTE n’aurait certainement pas craché sur BLOODY BIRD) que se présente ce premier film baroque en diable ! Il serait injuste de ne pas citer la musique composée par l’excellent Simon Boswell qui participe activement à l’ambiance débridée ou le traitement du scénario par Luigi Montefiori, qui avant de se mettre à l’écriture s’est fait connaître sous les traits du cannibal repoussant d’ANTHROPOPHAGOUS du sieur Joe D’Amato.

Premier film étonnant à la liberté créative et à l'inventivité époustouflante, BLOODY BIRD est très une oeuvre très aboutie qu'il lui vaudra un statut culte.

Revoir BLOODY BIRD sur grand écran permet donc de retrouver toute la fougue d’un jeune réalisateur et les idées folles et magnifiques d’un cinéma de genre italien qui entamait alors son chant du cygne.

 

Pete Pendulum.

 

 

Dress-code de la soirée (1 DVD à gagner pour le meilleur déguisement !) : journaliste, docteur, prostitué(e), artiste maudit, dominateur(-trice), soumis(e), secrétaire, tortionnaire, metteur en scène, danseur, oiseau, tueur masqué, acteur(-trice) ou spectateur du Majestic.



Réservations fortement conseillées : possibles dés à présent à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par  le site Matière Focale.com et le magazine Metaluna. Tarifs: 9 euros les deux films / 1 film aux tarifs habituels.

Nota Bene : ces deux films sont totalement totalement invisibles sur les écrans de cinéma  en France et n'ont plus de distributeur. Ils n'ont donc n'a pas de visa CNC. Les cartes UGC Illimitées, exceptionnellement, ne fonctionneront pas pour ce film. Les utilisateurs de la carte se verront présenter le tarif modeste de 4,50 € (même si vous ne voyez qu'un seul film).

 

 

Prochaine Séance de BON CHIC MAUVAIS GENRE: le vendredi 9 mai.

 

 


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Lundi 31 mars 2014 1 31 /03 /Mars /2014 11:50

Publié dans : Mon Général

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[Affiche réalisée par Lammakian Samsenesena.]

 

 

Ce vendredi 14 mars, BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre belle soirée de cinéma rare, programmée par les projectionnistes du Majestic, en collaboration avec le magazine cinok'n'roll Metaluna et le site Matiere Focale.com, revient avec deux films magnifiques, très différents l'un de l'autre qui explorent et questionnent l'enfance et peut-être encore plus, la fin de l'enfance et les prémisses de l'âge adulte. C'est l'occasion de redécouvrir RUSHMORE, 2éme film hallucinant de Wes Anderson au casting exquis ainsi que le chef-d'oeuvre de Lucile Hadzihalilovic INNOCENCE passé honteusement inaperçu à sa sortie...

 

 

 

19H15: INNOCENCE de Lucile Hadzhalilovic. 

 Belgique-France-UK-Japon. 2004. Projeté en 35mm. Durée: 1h55min.

 

Avec: Zoé Auclair, Lea Bridarolli, Bérangère Haubruge Marion Cotillard, Hélène de Fougerolles et Corinne Marchand.

 

Quelle est cette mystérieuse école cachée quelque part, dans la forêt ? Là, isolées du monde, des jeunes filles de 7 à 11 ans vivent entre elles selon un code très précis où chaque élève est responsable de sa camarade immédiatement plus jeune. Il n'y a que trois adultes: deux institutrices et une servante. Les fillettes restent ici 4 ans, sans aucun contact avec l'extérieur et l'enseignement dispensé ne contient que deux matières : la zoologie et la danse ! Mais qu'y-a-t-il à la fin de ce curieux cursus ? Et quel mystère plane au-delà de l'enceinte fermée de l'école ?

 

Si une petite poignée de critiques ont reconnu, dans INNOCENCE, à la sortie du film, une espèce de PIQUE-NIQUE A HANGING ROCK à la française, ce merveilleux film de Lucille Hadzihalilovic fut majoritairement massacré par la profession, avec une violence inouïe. Considéré comme pervers, dégoûtant,  amoral et totalement injustifiable, INNOCENCE fut un désastre en terme de box-office... Ce qui est un cas d'école et un scandale total : le film est sûrement un des plus beaux films français de ces 20 dernières années !

8 ans plus tard, il y a de quoi être choqué du décalage immense entre le film réel et sa réputation critique. Hadzihalilovoc, monteuse des premiers films de Caspar Noé, signe ici un deuxième lon-métrage (après l'étonnant LA BOUCHE DE JEAN-PIERRE) étrange, subtil et doux,d'une originalité et d'une beauté plastique absolument bluffantes

Car non seulement le sujet du film est passionnant, mais sa réalisation est tout bonnement sublime :  cadres (en cinémascope) merveilleux, son inventif et sensuel, direction artistique, impeccable, photographie splendide signée Benoît Debie, direction d'acteurs surprenante, etc... C'est sans faute et la réalisatrice a, en plus, l'intelligence suprême de ne pas enfermer son film dans un système esthétique fermé et autiste mais,bien au contraire, de le libérer par un inventivité incessante qui sait exploiter les imprévus et les accidents. Si elle n'avait pas été mise au bûcher par la horde inculte des critiques de cinéma, il est évident que Lucille Hadzihalilovic aurait été considéré, à très juste titre; comme une grande réalisatrice française et européenne.

 

Un très grand film.

[Retrouvez ici : la critique du film par Le Marquis. Et ici: la critique du film par votre serviteur.

 

 

 

 

 

 


 

 

21H30:  RUSHMORE de Wes Anderson  (USA-1998). 35mm. V.O.S.T.F.  Durée: 1h33.

Avec: Jason Schwartzman, Bill Murray, Olivia Williams, Seymour Cassel, Brian Cox, Mason Gamble, Sara Tanaka, Connie Nielsen et Luke Wilson.

 

Max Fischer n'est pas un élève comme les autres. Malgré sa culture et son immense énergie, c'est le plus grand cancre de son école : Rushmore. Il devrait déjà être  au lycée, mais n'en finit plus de redoubler, de nombreuses fois, chaque classe. Bien qu'il aurait déjà du être viré plusieurs fois, le directeur, désespéré de ses performances scolaires, l'a à la bonne. C'est que Max est doué: il est à la tête  de plusieurs dizaines de club de l'école, dirige une troupe de théâtre pour laquelle il écrit des pièces effarantes et inventives, etc... Max a toujours 1000 projets en cours et dix nouveaux en tête. C'est à la fois le plus grand cancre et l'élève le plus actifs de Rushmore.

Mais la donne va changer quand il croise la route d'une superbe enseignante fraîchement débarquée dans l'établissement  et celle d'un riche industriel désabusé...

 

Pour les chanceux qui découvrirent RUSHMORE lors de sa (confidentielle) sortie, difficile alors de décrire le choc et l'enthousiasme que fut le film ! Le deuxième long-métrage de Wes Anderson  (le premier est resté inédit en France) fut en effet une vraie claque. D'apparence légère, cette comédie aux allures de faux film de collège réserve bien des surprises dont un sujet bien plus subtil qu'il n'y parait et une énergie ahurissante.

 

RUSHMORE, plus "terre à terre" en apparence que les derniers films de l'auteur, n'en est pas moins d'une extraordinaire créativité qui irrigue le film constamment. Les idées fusent à chaque minute ! Le scénario, original et bondissant, surprend  et côté mise en scène, c'est gouleyant. Les cadres sont hyper-soignés, le montage (son, image et musique) est nerveux et souvent, ils arrivent à soulever de terre des situations quotidiennes qui prennent alors un lyrisme et une émotion échevelés. Et il faut bien avouer que même en connaissant bien les films du réalisateur, on est carrément surpris de cette liberté folle qui dévore le cinéaste qu'on enferme un petit peu trop facilement dans ses choix formels qu'il est de nos jours de bon ton de parodier ou d'emprunter.

 

RUSHMORE rappelle, et son personnage principal à travers lui, le combat fantastique qu'est celui de la liberté et du passage à la vie adulte, et ce dans tous ses paradoxes. Le film est drôlissime et surprenant, mais décrit aussi la tendresse et la noirceur d'un monde bien dur pour ceux qui ont choisi de suivre leur voie au mépris des conventions. Le film dégage donc autant d'émotion que de rires, sans jamais être mélodramatique et gnangnan, et il se contruit sur une énergie totalement punk, bien au contraire !

 

Comme si cela ne lui suffisait pas d'être furieusement beau et drôle dans son esthétique et son écriture, RUSHMORE est aussi un choc en ce qui concerne son casting. S'il est maintenant très chic et branché de louer l'excellent Bill Murray, l'acteur trouve ici un rôle extraordinaire dans lequel il s'est investi avec une force remarquable. C'est encore aujourd'hui un de ses deux ou trois plus grandes performances, et de loin. On retrouve aussi les vétérans Brian Cox (vu chez Loach, Craven et bien d'autres) et Seymour Cassel que les habitués de Cassavettes connaissent bien.

Mais le choc de RUSHMORE n'est pas seulement la découverte de Wes Anderson. C'est aussi le rôle qui a révélé l'immense Jason Scwhartzman, acteur sensationnel et fidèle du réalisateur. Il vaut le déplacement à lui tout seul. Vous garderez, grâce à lui, l'image de Max Fischer très longtemps dans votre tête. Ici face à un Bill Murray au top de sa forme, le jeune acteur américain est largement au niveau de son aîné, ce qui fait s'opérer à l'écran un passage de relais tout à fait extraordinaire.

 

RUSHMORE est un film rare au cinéma et rare tout court. C'est bon. Mangez-en !

 

Dr Devo

 

 Dress-code de la soirée (2 DVDs à gagner pour le meilleur déguisement !) : Fillette, institutrice, professeur, bon(ne) à tout faire, croque-mort,  capitaine d'industrie, joueur de golf, collégien/lycéen (style anglais, uniforme...), arbre, mur, infirmier, Cousteau, grosse brute, soldat du Vietnam, ou spectateur du Majestic.




Réservations fortement conseillées : possibles dés à présent à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par  le site Matière Focale.com et le magazine Metaluna. Tarifs: 9 euros les deux films / 1 film aux tarifs habituels.


 

Prochaine Séance de BON CHIC MAUVAIS GENRE: le vendredi 4 avril. Spécial 25éme Anniversaire du fanzine Médusa, en présence de son fondateur et d'un invité mystère !

 

 


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Mardi 11 mars 2014 2 11 /03 /Mars /2014 14:09

Publié dans : Mon Général

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[Affiche réalisée par Lammakian Samsenesena, d'après la sublime affiche originale du film conçue par Gilles Vranckx !]

 

 

BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée double programme préférée se convertie exceptionnellement en "simple programme" mais c’est pour vous mettre double ration de sensations ! Et une double ration de Giallo ! C’est en effet à une avant-première miraculeuse, ce vendredi 28 février, que vous convient les projectionnistes du cinéma Le Majestic de Lille, ainsi que leur partenaires de choix : METALUNA, le mag cinock’n’roll et le site matièrefocale.com : L’ETRANGE COULEUR DES LARMES DE TON CORPS en présence de ses deux auteurs, Bruno Forzani et Hélène Cattet.

 

 


 

20H00 : L’ETRANGE COULEUR DES LARMES DE TON CORPS

Un Film d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (en leur présence). France-Belgique-Luxembourg. Durée: 102 min. Interdit aux moins de 16 ans.

Avec : Klaus Tange, Jean-Michel Vovk, Sylvia Camarda, Sam Louwyck, Anna D’Annunzio.

 

Alors qu’il rentre chez lui après un voyage d’affaire, Dan trouve la porte de son appartement fermée de l’intérieur et découvre que sa femme a disparu sans laisser de traces. Interrogeant les habitants de l’immeuble, il découvre peu à peu les secrets que recèlent la bâtisse et ses mystérieux occupants.

 

Fulgurance giallesque ahurissante, L’ETRANGE COULEUR DES LARMES DE TON CORPS d’Hélène Cattet et Bruno Forzani, le duo auquel on doit déjà le fascinant AMER, enflamme de passion rouge sang les yeux et les oreilles. Somptueux, envoutant, époustouflant, les adjectifs manquent pour donner une idée du travail effectué.

 

Couleurs, lumières, cadrages, effets sonores invitent le spectateur à se perdre dans un dédale de voluptueuse paranoïa, dont il ressort abasourdi. Les corps s’attirent, les courbes se frôlent, les épidermes se déchirent, l’œil affamé cherche fébrilement le détail, avale toutes les couleurs du vice, encaisse les échardes de l’éblouissement baroque avec délectation, l’oreille déboussolée se gorge de sonorités stridentes et de mélodies sourdes, Le grandiose se fait trivial, le grotesque se fait sublime et l’extase est atteint !

 

Si l’on doit un coup de maître aux deux réalisateurs, c’est bien L’ETRANGE COULEUR DES LARMES DE TON CORPS ! Un film sublime, à découvrir absolument en salle, dont la projection sera suivie d'une rencontre avec les réalisateurs Hélène Cattet et Bruno Forzani.

 

Pete Pendulum.

 

 

 

Réservations fortement conseillées : possibles dés à présent à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par  le site Matière Focale.com et le magazine Metaluna. 

 

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Jeudi 13 février 2014 4 13 /02 /Fév /2014 13:13

Publié dans : Mon Général

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[Affiche réalisée par Lammakian Samsenesena. Cliquez pour agrandir.]

 

Amis des bêtes, Bon Chic Mauvais Genre - votre soirée double programme concoctée par les projectionnistes du cinéma Le Majestic de Lille en partenariat avec le beau magazine METALUNA et Matière Focale .com – vous propose un échantillon de ce que le cinéma peut offrir en matière de bestioles sanguinaires ! Tapis dans l’ombre, 30 millions d’ennemis nous guettent, et les plus dangereux ne sont pas forcément ce que l’on croit…

 

 

 

 

 

 

 

19H30 : LA NUIT DES VERS GEANTS (SQUIRM) de Jeff Lieberman. Usa-1976. 35mm. 92min. VF. Interdit aux moins de 16 ans.

Avec : Don Scardino, Patricia Pearcy, Barbara Quinn, Peter MacLean, Jean Sulivan, William Newman…

Il est admis que l’on peut faire remonter des vers de terre à la surface grâce à une décharge électrique... De simples vers, inoffensifs… Mais les vers de terre de Fly Creek n’ont rien d’inoffensif, et lorsqu’une tempête abat les lignes électrique et que le courant attire à la surface ces tueurs grouillant, la petite ville se retrouve en fâcheuse posture. Le massacre peut commencer.

Jeff Lieberman futur réalisateur du magnifique et perturbant BLUE SUNSHINE, et du slasher culte SURVIVANCE, choisit pour son premier long métrage d’illustrer un sujet alors inédit : le ver de terre comme tueur d’homme ! Que le sujet soit inédit est une chose, mais qu’il soit traité avec humour et passion en est une autre et c’est ce qui fait la force de ce film qui prend son statut de série bis très au sérieux ! Lieberman voit les choses en grand, développant à outrance avant son grand final, allant jusqu’à parodier la scène de la douche de PSYCHOSE dans une séquence d’anthologie, déversant des tonnes d’invertébrés sur son casting qui surjoue la terreur, s’immobilisant face à un amas gluant et menaçant. Techniquement, la peloche bouclée en 24 jours n’affiche aucune prétention aux oscars et privilégie l’ambiance craspec et l’éclairage brut. Les effets spéciaux et les maquillages, malgré un budget très modeste, sont confiés au jeune Rick Baker (qui deviendra le génial maître des effets spéciaux qu'on connaait et à qui on doit la célébrissime transformation du LOUP-GAROU DE LONDRES!).

Le film, résolument bis, est donc aussi une ode étonnante à la débrouillardise et au système D, et reste étonnant. C'est un film d'exploitation post-DENTS DE LA MER bien sûr, mais son jusqu'au-boutisme, sa débrouillardise, son humour sous-jacent et la passion qui irrigue le tout rend LA NUIT DES VERS GEANTS (titre français particulièrement ridicule, hélas!) original et  étonnament personnel. Beau paradoxe pour un réalisateur qui se révélera atypique et passionnant et qui voulait ici refaire LES OISEAUX avec des vers de terre (si si!). Signalons l'extrême rareté de ce film au cinéma qui fait de la projection de ce film un événement exceptionnel !

 

 

 

 

 

 

[Je ne suis pas sûr que ce soit la musique orirignale du film, mais je vous mets quand même ce film-annonce récent du film de John Landis !]

 

21h30 : LE LOUP-GAROU DE LONDRES (AN AMERICAN WEREWOLF IN LONDON) de John Landis. USA-1981. 35mm. 93min-Vf.  Interdit aux moins de 12 ans.

Avec : David Naughton, Griffin Dunn, Jenny Agutter, Frank Oz, Brian Glover…

Ne vous aventurez pas sur la lande !” Tel est le conseil que deux jeunes touristes américains, David et Jack, auraient dû suivre. Mais n’accordant aucune foi aux superstitions d’une bande de poivrots du Yorkshire, ils partent en pleine nuit et se retrouvent perdus sur la lande, traqués par une créature bien plus terrifiante que le chien des Baskerville…

 

John Landis en aura certainement traumatisé plus d’un à l’aube des années 80. Il est en effet l’auteur de ce qui reste probablement le meilleur film de loup-garou jamais réalisé, LE LOUP-GAROU DE LONDRES avec lequel seul rivalise le HURLEMENTS de Joe Dante sorti la même année.

Un humour subtil, un suspens savamment orchestré (une poursuite dans les couloirs du métro londonien mémorable), une bande son lunaire et ravageuse (Blue Moon par Bobby Vinton et The Marcels, Bad Moon Rising de Creedence Clearwater Revival, Moondance de Van Morrison…) et surtout des effets de transformation absolument magnifiques ! Rick Baker est un génie et il suffit d’une seule scène du LOUP-GAROU DE LONDRES dans laquelle son travail est visible pour le prouver.

Landis, inspiré par ses prédécesseurs, George Waggner (THE WOLF MAN, 1941) et Terence Fisher (THE CURSE OF THE WEREWOLF, 1961) rend parfaitement tangible l’état de conscience de son personnage principal, condamné à tuer ses semblables sous l’apparence d’une bête féroce, et rend son couple central singulièrement attachant. Malgré quelques écarts dans la légèreté, le film ne se soustrait pas à la tragédie et convoque ainsi toute une palette d’émotion qu’un film d’horreur aujourd’hui a bien du mal à concilier. LE LOUP-GAROU DE LONDRES a tout pour nous rendre définitivement nostalgique des années 80, une époque qui avait encore à cœur d’explorer un bestiaire classique qui réservait bien des surprises. Un film sublime, drôle, désespéré et émouvant et qui montre que toute l'ambition d'un cinéma de genre qui savait alors être terriblement ambitieux et adulte.

 

Pete Pendulum.

 

 

 

 

Dress-code de la soirée (1 DVD à gagner pour le meilleur déguisement !) : Touriste, épicier, villageois redneck, chauffeur de bus, policier, business-man, patron de bar, touriste, infirmière, vers de terre, loup-garou (ou n'importe-quoi-garou), médecin, reine d'angleterre ou spectateur du Majestic.



Réservations fortement conseillées : possibles dés là présent à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par  le site Matière Focale.com et le magazine Metaluna. Tarifs: 9 euros les deux films / 1 film aux tarifs habituels.

Nota Bene : le film LA NUIT DES VERS GEANTS est totalement totalement invisible sur les écrans de cinéma  en France et n'a plus de distributeur. Ils n'ont donc n'a pas de visa CNC. Les cartes UGC Illimitées, exceptionnellement, ne fonctionneront pas pour ce film. Les utilisateurs de la carte se verront présenter le tarif modeste de 4,50 € (même si vous ne voyez que ce seul film).

Les cartes UGC illimitées fonctionnent par contre normalement pourLE LOUP-GAROU DE LONDRES.

 

Prochaine Séance de BON CHIC MAUVAIS GENRE: le vendredi 28 février, avant-première du film L'ETRANGE COULEUR DES LARMES DE TON CORPS de Hélène Cattet et Bruno Forzani. Et en présence des deux réalisateurs, s'il vous plait !

 

 


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Mardi 4 février 2014 2 04 /02 /Fév /2014 11:38

Publié dans : Mon Général

 

BCMG_42_Poster-1500px.jpg[Affiche réalisée par Lammakian Samsenesena. Cliquer pour agrandir.]

 


Bonne année et bonne santé… mentale ! C’est le vœu que charrie avec elle la première édition 2014 de votre soirée double programme préférée, Bon Chic Mauvais Genre, sous les bons hospices du site Matière Focale.com et du Mag cinok’n’roll METALUNA. Lorsque la réalité dépasse la fiction, lorsque des pages des romans, de l’esprit tourmenté des personnages, s’échappent les créatures les plus terrifiantes, débordent les univers les plus angoissants, ils se trouvent des réalisateurs de génie pour nous emmener aux confins de la paranoïa. Parmi eux, John Carpenter et David Lynch dont nous présentons ce qui pourrait être leur meilleur film : un combo chic pour une soirée de choc !

 

 

 

 


"Twin Peaks: Fire Walk With Me" Trailer par kary82

 

19H00 : TWIN PEAKS, LES SEPT DERNIERS JOURS DE LAURA PALMER (TWIN PEAKS FIRE WALK WITH ME) de David Lynch – EU – 1992 – 135 min – 35mm – Int -12 ans.

Avec : Sheryl Lee, Moira Kelly, Kyle Maclachlan, Dana Ashbrook, Ray Wise, Grace Zabriskie, Michael J. Anderson, James Marshall, Chris Isaak, Kiefer Sutherland, David Lynch, Heather Graham, David Bowie, Miguel Ferrer…

 

Alors qu’il enquêtait sur le meurtre mystérieux de Theresa Banks dans la petite ville de Deer Meadow, Chester Desmond a disparu. C’est l’agent spécial du FBI Dale Cooper qui a été envoyé pour enquêter sur sa disparition, ainsi que sur le meurtre, mais il s’avère que tous les éléments du puzzle le mènent dans une impasse. Cooper avait la certitude que le tueur frapperait à nouveau, alors laura Palmer est entrée en scène et… vous connaissez la suite.

 

Il est bien difficile de résumer TWIN PEAKS, FIRE WALK WITH ME. Cette étrange "prequel" emprunte en effet le contexte de la célèbre série réalisée par Lynch, mais l'utilise comme une variation dans une autre tonalité, comme une sorte d'univers parallèle étrange. Les réponses apportées, toujours très vagues, troubleront peut-être les fans du show télévisé. Car Lynch, en passant au grand écran a voulu son film, malgré le carcan qui posait sur le projet, le plus libre et le plus expérimental possible, et un sens TWIN PEAKS - FIRE WALK WITH ME est l'une des œuvres dont il est le plus fier.

 

Le résultat est hallucinant et magnifique : conte éprouvant et émouvant, construit sur une splendide structure dis-narrative incroyablement sensuelle et impressionniste, le film est d'une beauté esthétique époustouflante (la photo, l'incroyable montage son et le montage notamment) et donne une puissance remarquable à l'atmosphère d'onirisme et de tragédie d'un scénario qui, malgré tout, bouleverse aussi par sa compassion. TWIN PEAKS interroge aussi notre sens du réel et questionne toutes les identités (celles des spectateurs, des personnages et des acteurs) et permet à Lynch de rendre hommage à un de ses maîtres: Bergman (notamment en citant PERSONNA). Il a délivré ici, au final, une somme de ses obsessions qu’il ne fera que diluer dans ses œuvres plus tardives, une œuvre séminale, dont l’écho hante ses derniers films.

 

A noter, un casting de toute première classe au sommet duquel trônent la sublimissime Sheryl Lee (il est rarement donné de voir une actrice si abandonnée à son rôle !) et le bouleversant Ray Wise qui, à eux deux justifient amplement le déplacement. Sans oublier la bouleversante musique de Angelo Badalamenti !

 

 

 

 

 

21H30 : L’ANTRE DE LA FOLIE (IN THE MOUTH OF MADNESS) de John Carpenter – EU – 1994 – 95 min – 35mm – Int -12 ans

Avec : Sam Neil, Julie Carmen, Jurgen Prochnow, David Warner, John Glover, Frances Bay, Charlton Heston…

 

Lorsque le célèbre romancier d’horreur Sutter Cane disparaît, au moment même où son nouveau roman paraît, la maison d’édition qui fait ses choux gras des œuvres du bonhomme envoit John Trent enquêter. Lancé sur la piste de l’écrivain, le détective se retrouve à Hobb’s End, patelin paumé qui n’existait jusque-là que dans les romans de Cane…

 

Difficile de faire la part entre fiction et réalité dans L’ANTRE DE LA FOLIE, véritable tour de force de John Carpenter. Sans pour autant adapter le conteur de Providence, Carpenter s’inspire largement de l’œuvre de H.P Lovecraft et délivre une parfaite synthèse de son univers fantasmagorique. Pas la peine de tortiller, IN THE MOUTH OF MADNESS (titre original) est un chef-d’œuvre que le public de 1994 a eu tort de bouder, ignorant sans doute qu’il s’agissait là d'un de deux ou trois plus grands films de son réalisateur.

Entre une ambition visuelle jamais contrariée, une complexité narrative jamais trahie, que ce soit par une surcharge explicative ou un quelconque retournement simplificateur, tout concorde à faire du film une expérience ensorcelante. Si l’on y ajoute l’interprétation savoureuse d’un casting 5 étoiles, Sam Neil en tête (ici dans un de ses meilleurs rôle), magistral dans le rôle du détective pris dans la toile de l’imaginaire torturé de Sutter Cane, incarné lui par un Jurgen Prochnow grinçant, extension diabolique de Stephen King. Au second rang les noms ne sont pas moins prestigieux, puisqu’on retrouve le vétéran David Warner, le survivant Charlton Heston, la vamp Julie Carmen, la doyenne télévisuelle Frances Bay et le futur papa de Lex Luthor, John Glover !

 

Voyage terrifiant en terres lovecraftiennes, L’ANTRE DE LA FOLIE se paye le luxe de marier audaces scénaristiques et visuelles sans que jamais les unes n’éclipsent les autres et le film demeure encore aujourd’hui un objet cinématographique dont la valeur est honteusement sous-estimée. Car il ne faut pas se leurrer: ce film, très rare au cinéma, est véritablement un chef-d'oeuvre du réalisateur, et même pour certains un de ces meilleurs films. Un film fou, audacieux, beau et libre comme rarement, et qui à ce titre ne peut que nous rendre un peu nostalgique !

 

Pete Pendulum & Dr Devo.

 

 

 

Dress-code de la soirée (1 DVD à gagner pour le meilleur déguisement !) : Lycéens/ lycéennes, agents du FBI, style hawaïen, shérif, indien, paperboy, vieille dame / vieux Monsieur, bikers, monstre lovecraftien, Stephen King, Amélie Nothomb (ou tout autre écrivain), infirmier(e), pensionnaire d'asile psychiatrique, tueur pyschopathe ou spectateur du Majestic.



Réservations fortement conseillées : possibles dés à présent à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par  le site Matière Focale.com et le magazine Metaluna. Tarifs: 9 euros les deux films / 1 film aux tarifs habituels (et les cartes UGC illimités fonctinnent pour les deux films!).



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Mardi 7 janvier 2014 2 07 /01 /Jan /2014 10:11

Publié dans : Mon Général

BCMG_41_Poster.jpg[Affiche Réalisée par Lammakian Samsenesena. Cliquerpour agrandir.]

 

 

 

  

 

C'est déjà Noël pour les spectateurs du Majestic ! BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée mensuelle consacrée aux films de genre et/ou étranges et/ou rares et/ou oubliés, vous invite , deux ans après une immense soirée sur le même thème, à vous replonger dans la galaxie "Nanar". Co-organisé par le beau site de cinéma Matiere Focale.com et le magazine cinok'n'roll Metaluna, cette soirée va vous emmener aux frontières de l'improbable et du film fauché. Car en effet, les projectionnistes du Majestic, responsables de la programmatio de cette soirée, vous ont dégoté deux copies ultra-rares et atrocement drôles. Le premier film NINJA : AMERICAN WARRIOR est un "deux-un-un" hong-kongais de l'inépuisable Godfrey Ho mêlant kung-fu-fu et enquête policière ! Le second est un "chef-d'oeuvre" cultissime du cinéma Z : L'HOMME PUMA, film mythique ultra-rare au cinéma, pic de la Mirandole du cinéma Z italien, graal convoité des chevaliers cinéphiles en quête de cinéma déviant, et film de super-héros improbable ! Une soirée gouleyante en perspective, placée sous le signe du rire et du "port-nawak ", comme disent les jeunes gens branchés.

 

 

 

 

[Je ne vous ai trouvé qu'une bande-annonce en allemand... Et c'est très bien comme ça, au final...]

 

19H30 : NINJA : AMERICAN WARRIOR de Godfrey Ho (sous le pesudonyme de Tommy Cheng). Hong-Kong - 1987 – 75 min – VF – 35mm.

 

Avec : Joff Houston ; John Wilford, Peter Davies, Glen Carson, Julie Luke, Laura ma, Patrick To, Kennith Kam, Joan Leung.

 

Hong-Kong, années 80. "La Mégère", femme de poigne et parrain (enfin, marraine si on peut dire) local s'associe avec un vétéran de la guerre du Vietnam pour faire passer de la drogue sur tout le territoire chinois. Les forces de police U.S et hong-kongaise doivent collaborer pour stopper le fléau. On envoit un super-flic américain pour mener l'enquête. Il forme un binôme tenace et motivé avec une inspectrice asiatique qui connaît bien le terrain. Mais notre super-flic, n'est pas qu'un super-flic : il connaît ses arts martiaux sur le bout des doigts et la nuit venue, il est le Ninja Blanc...

 

Vous êtes producteur de cinéma de genre fauché et vous voulez faire un film à moindre frais ? C'est possible grâce au "deux-en-un" ! Le principe est le suivant : rachetez les droits d'un film de kung-fu déjà existant, ne gardez que la moitié des scènes et écrivez un scénario qui intégrera ces séquences ! Le résultat est épatant : vous n'avez qu'à tourner une moitié de film pour un budget misérable, 50% moins cher qu'un film aux moyens faméliques !

 

Godfrey Ho, célèbre réalisateur et producteur hong-kongais est un habitué du genre puisqu'il avait déjà tourné CLASH COMMANDO, film de ninjas "deux-en-un" que nous vous avions présenté il y a deux ans dans un BON CHIC MAUVAIS GENRE d'anthologie. Il applique ici la même formule. Le film exploite le filon du genre : film de ninjas, bien sûr, qui essaie de singer l'Occident dans un métrage plein d'actions mêlant combats et enquête policière, matiné, succès international de RAMBO oblige, d'une petite pincée de Vietnam de bon aloi.


Le résultat est splendouillet et tout à fait dans la veine des productions Godfrey Ho : acteurs improbablissimes, combats de kung-fu ultra-kitsch, dialogues hallucinants, scénario bricolé à la mode Frankentein (avec coutures apparentes), situations surréalistes, twists abracadrabantesques, musiques venus d'ailleurs, humour involontaire, etc.

C'est un régal intégral, un film bis/z improbable et hilarant qui ose tout, avec une inconscience proprement délicieuse. A noter la VF, totalement eighities, qui rehausse le film et le plaisir coupable du visionnage au rang d'expérience inoubliable. Vous croyiez avoir tout vu au cinéma ? C'est possible, mais si vous ne conaissez pas  de "deux-en-un" ou un film de Godfrey Ho, on vous certifie que vous n'avez jamais exprimenté iren de tel ! Venez rire et révisiez vos chorégraphies de combats ninjas avec BCMG !

 

 

 

 

 


 [La bande-annonce den V.O de L'HOMME PUMA. Ca vous donnera une bonne idée la chose. Si après ça vous n'avez pas envie de venir, je ne comprends plus rien... C'est irrrésistible, hein ?]

 

 

21H30 : L’HOMME PUMA de Alberto de Martino, Italie – 1980 - 90 min – VF - 35mm.

 

Avec  : Walter George Alton, Donald Pleasance, Miguel Angel Fuentes, Sydne Rome

 

L’immonde Dr Kobras a découvert un ancien masque aztèque dont il entend se servir pour contrôler l’esprit des dirigeants du monde. Il cherche à mettre son plan à exécution non sans craindre les représailles de l’Homme Puma, un demi-dieu alien (si, si!), protecteur du masque. Mais qui est l’homme puma ? Rassemblant les informations les plus pointues, Kobras apprend qu’il se cache sous l’identité d’un jeune américain vivant à Londres. Comme ça ne réduit pas significativement le champs des recherches, Kobras envoie ses hommes de main balancer tous les mecs qui correspondent à ce profil par la fenêtre (eh oui, si l’un d’entre eux est l’Homme Puma, il ne s’écrasera pas, mais s’envolera et sera ainsi démasqué, le plan est infaillible), autant dire que quelques pauvres américains vont passer par la fenêtre sans aucune chance de s’en sortir. Mais l’Homme Puma a déjà été prévenu par l’envoyé des dieux aztèques…

 

 

Attention ! Alerte à toutes les unités ! BCMG vous propose L'HOMME PUMA, un des plus cultissimes films de la galaxie Nanar dont nous avons eu la chance de retrouver une copie ! C'est clairement un événement exceptionnel de classe internationnale !


Le cinéma Bis italien s’est fait une spécialité des décalques des grands succès américains (Les Dents de la mer, Star Wars, Conan Le Barbare, Terminator, tous ont hérité de petits frères transalpins un peu malformés) et peu sont les réalisateurs à ne pas s’être prêté au jeu, que ce soit par conviction ou nécessité financière (oui, plutôt oui). Alberto De Martino est déjà l’auteur de deux excellents films d’horreur, THE ANTICHRIST, révision trash de l’EXORCISTE de William Friedkin et HOLOCAUST 2000, qui se démarque de son modèle (LA MALEDICTION) en anticipant ses suites.

 

Avec l’HOMME PUMA, c’est pour copier vilainement SUPERMAN que De Martino est engagé, et le bordel qu’il met sur la pellicule ravira pour les décennies à venir les papilles oculaires des fin gourmets du monde du nanar ! Cascades ratées, séquences de vol ahurissantes (avec de belles incohérences quant à la taille du personnage par rapport à l’arrière-plan), dialogues invraisemblables, mythologie en mousse avec temple en carton et vaisseau spatial signé par des enfants anonymes exploités par une école maternelle peu scrupuleuse (ce vaisseau est en fait l’œuvre de Giorgio Ferrari : oui, ici on dénonce !), musique diabolique qui ronge les oreilles et vrille le cerveau (Renato Serio, comment peux-tu vivre avec ça sur la conscience ?!),et que dire des costumes (sinon que Mario Giorsi et Luciana Mancini ne s’en tirerons pas à si bon compte !). A ce prix là, l’ensemble en devient monumental. L'HOMME PUMA, film de venu ultra-culte avec le temps, est une délicieuse bombe atomique de mauvais goût et de mauvaises décisions.


Mais un seul homme émerge de ce big-bang quasi-mystique : Donald Pleasance, acteur culte et savoureux, notamment connu por son rôle dans le HALLOWEEN de Carpenter ! Il y a un avant et un après PUMA MAN, et l’immense acteur a dû affronter les années 80 avec le poids d’un rôle que tout le monde aurait dû oublier. S’il est nécessaire de noyer la description du film dans un flot d’adjectifs et de superlatifs pour donner ne serait-ce qu’une vague idée de la bête, il est inutile d’en dire plus sur Donald Pleasance, sa présence au milieu de tout ça justifie pleinement le visionnage de cette œuvre affolante, et excuse tout le plaisir déviant qu’on en éprouve !

 

 

Pete Pendulum et Dr Devo.


 


[Allez, c'est comme chez le boucher : il en reste un peu et je vous le mets gratisse ! Un petit extrait pour vous rendre compte de la force surnaturelle de la version française... On appréciera la partition musicale.]

 

 

 

 

Dress-code de la soirée (1 DVD à gagner pour le meilleur déguisement !) : Super-héros, super-vilain, chat, ninja, parrain de la drogue, militaire, barbouze, mannequin pour Damart, fan de disco, dieu aztéque, Mike Brant, policier, Bruce Lee, playboy ou spectateur du Majestic.



Réservations fortement conseillées : possibles dés le lundi 2 décembre à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par  le site Matière Focale.com et le magazine Metaluna. Tarifs: 9 euros les deux films / 1 film aux tarifs habituels.

Nota Bene : le film L'HOMME PUMA est totalement totalement invisible sur les écrans de cinéma  en France et n'a plus de distributeur. Ils n'ont donc n'a pas de visa CNC. Les cartes UGC Illimitées, exceptionnellement, ne fonctionneront pas pour ce film. Les utilisateurs de la carte se verront présenter le tarif modeste de 4,50 € (même si vous ne voyez que ce seul film).

Les cartes UGC illimitées fonctionnent par contre normalement pour NINJA : AMERICAN WARRIOR.

 

 


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Samedi 30 novembre 2013 6 30 /11 /Nov /2013 19:55

Publié dans : Mon Général

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[Affiche réalisée par Lammakina Samsenesena. Cliquez pour agrandir !]

 

Votre soirée double programme préférée, accouchée dans la joie et la douleur par les projectionnistes du cinéma Le Majestic de Lille, en partenariat avec Metaluna, le magazine cinok’n’roll, et le site Matière Focale.com, vous invite, avec cette théma " l’Homme contre la nature", à reconsidérer votre idée de camping pour le week-end, et à réfléchir à une éventuelle retraite loin de la société décadente… Ne manque que Polnareff pour nous chanter L’Homme Préhistorique en jouant du tam tam tam tam tam !

 

 

 

 

 

[La bande-annonce un peu old school du film LONG WEEKEND... On notera la belle qualité du cadrage et le soin plastique général...]

 

 

19H30 : LONG WEEK ENDde Colin Eggleston. Australie – 1978 – 93 min – VF – 35 mm.

Avec : John Hargreaves, Briony Behets…

Parti camper dans un coin reculé au bord de la mer, durant un le week-end pour se ressourcer, un jeune couple dont les sentiments se sont fanés au fil du temps regrette bien vite d’en avoir eu l’idée alors que la nature semble ne pas apprécier leur présence : imperceptiblement, la plage isolé, décor idyllique, se change en véritable enfer...

Attention : LONG WEEKEND est un petit bijou cinématographique, aussi inclassable qu'atypique ! Si l’œuvre, à l’atmosphère étonnamment dérangeante, due en grande partie au score musical de Michael Carlos, magnifique, s’inscrit parmi les plus belles surprises du cinéma australien aux côtés de films comme HARLEQUIN (Robert Powell, 1980) ou de ceux de Peter Weir (LA DERNIERE VAGUE), il n’en est pas moins honteusement oublié de la mémoire des cinéphiles et des éditeurs dvd. Partant d'un postulat plutôt réaliste, le film vire, petit à petit, sans qu'on s'en rende compte vers un fantastique noire et poétique, où la nature et la vie en plein air apparaissent étouffantes comme dans le pire des huis-clos. Enfermés dehors face à une faune et une flore revanchardes, le couple de protagonistes s'enferme dans la plus cruelle solitude. La sauvagerie n'est jamais très loin.

Par petites touches et par de petits indices, toujours subtils et jamais didactiques, Eggleston montre tout l'étendue de son talent en nourrissant son film d'ambiances poussiéreuses et marquantes, et en resserrant petit à petit l'étau de cet enfer vert. Nourri des préoccupations écologiques émergentes des années 70, LONG WEEKEND, film à la beauté troublante et à la distribution impeccable, demeure une œuvre qui n'a pas pris une ride et reste aussi stupéfiante 35 après . C’est donc non sans fierté que BCMG vous propose ce film très rare, voire quasiment invisible depuis sa sortie au cinéma, qui laissera sans nul doute quelques traces indélébiles dans le cœur de ses spectateurs !

[NB: attention à ne pas confondre ce film avec son remake en 2008, avec Jim Cazeviel. Ce remake étant dépourvu de tout intérêt, contrairement à l'original !]

 

 


 

21H30 : HUMAN NATURE de Michel Gondry

France/EU – 2001 – 96 min – VOST – 35 mm

Avec : Patricia Arquette, Tim Robbins, Rhys Ifans, Miranda Otto, Rosie Perez, Robert Forster…

 

Lila, une naturaliste jeune et séduisante (mais à la pilosité exubérante !), et Nathan, un scientifique complexé et obsédé par les bonnes manières, ont perdu foi en la race humaine. Elle a trouvé le repos en allant vivre dans la forêt et en s'entourant d'animaux. Lui mène des expériences sur la sociabilisation des souris en espérant ainsi rendre les hommes meilleurs. Sur leur route, ils font la connaissance de Puff, un humain qui a grandi seul dans la forêt, et tentent de l'éduquer. Mais Lila va se battre pour préserver l'âme vierge et innocente de cet individu hors norme.

Nanti d’un casting extra pour ce premier long métrage et le début de sa collaboration avec le scénariste Charlie Kaufman (DANS LA PEAU DE JOHN MALKOVICH), Michel Gondry s’attaque au vaste sujet de la nature humaine avec un humour très incisif. Patricia Arquette et Rhys Ifans (qui trouve ici un rôle à la hauteur de son ahurissant génie comique), les deux perles du casting, évoluent dans une forêt reconstituée en studio pour accentuer le côté "conte de fée" de la farce et offrent des performances aussi inspirées que désopilantes. Le film est plastiquement superbe : décors artificiels subjuguants, montage alerte, cadrage soigné et une perpétuelle inventivité qui en font un film original et simplement magnifique. Ici, la mise en scène se renouvelle tout le temps, maline comme un singe : c'est totalement gouleyant. La rencontre de ce "jeune" Gondry et de l'hallucinant scénario de Kaufman, véritablement taillé au cordeau, est un moment de grâce, extrêmement drôle, mais aussi totalement cruel et noir. Car, sous ses aspects "à la Capra", HUMAN NATURE distille une détresse certaine et une vision assez désespérée de l'humanité ! Mais drôle !

Si vous n'aimez pas Michel Gondry, venez quand même ! En effet, le film est aussi l'occasion de retrouver le grand réalisateur qu'il a été, à mille coudées au-dessus de ces oeuvres récentes. Car, on a oublié le fantastique vent de liberté et la soif de cinéma qui habitait alors le réalisateur... De quoi finir sur une note légère et loin d'être bête cette théma spécial nature !


[Allez, un petit trailer suplémentaire pour vous convaincre et profiter de l'incroyable abattage de Rhys Ifans et Miranda Otto, elle aussi totalement fabuleuse...]

 

Pete Pendulum.

 

 

Dress-code de la soirée (1 DVD à gagner pour le meilleur déguisement !) : Animal sauvage, touriste, campeur, routier, savant, écrivain, souris, singe, oiseau, dresseur, serveur/serveuse, étudiante étrangère, esthéthicien(-ne), Robin des Bois, enfant surdoué ou spectateur du Majestic.



Réservations fortement conseillées : possibles dés le vendredi 1er novembre à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par  le site Matière Focale.com et le magazine Metaluna. Tarifs: 9 euros les deux films / 1 film aux tarifs habituels.

Nota Bene : le film LONG WEEKEND est totalement totalement invisible sur les écrans de cinéma  en France et n'a plus de distributeur. Ils n'ont donc n'a pas de visa CNC. Les cartes UGC Illimitées, exceptionnellement, ne fonctionneront pas pour ce film. Les utilisateurs de la carte se verront présenter le tarif modeste de 4,50 € (même si vous ne voyez que ce seul film).

Les cartes UGC illimitées fonctionnent par contre normalement pour HUMAN NATURE.

 

 


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Mardi 29 octobre 2013 2 29 /10 /Oct /2013 16:47

Publié dans : Mon Général

 

BCMG_39_Affiche-matfoc.jpg

[Affiche réalisée par Lammakian Samsenesena. Cliquer pour agrandir.]

 

Votre soirée double programme, concoctée par les projectionnistes du cinéma Le Majestic de Lille, effectue une nouvelle et brutale rentrée sous les bons hospices de METALUNA, le mag cinock’n’roll et bien entendu du site Matière Focale.com. Nous vous offrons pour le début de cette quatrième saison de BCMG un grand classique du film de serial-killer en version numérique restaurée suivi d’une satire féroce, drôle et étrange qui fait de la brave famille américaine le pire des cauchemars.

 

 

 

 

19H30: HENRY, PORTRAIT OF A SERIAL KILLER de John McNaughton

USA – 1986 – 83 minutes – copie numérique HD restauré

Avec : Michael Rooker, Tracy Arnold, Tom Towles, David Katz…

 

Henry Lee Lucas tue, comme d’autres font du tricot : pour s’occuper, parce qu’il n’a pas le choix, parce que ce sont eux ou lui. Il vit dans un appartement miteux avec Otis, rencontré en prison. Arrive Becky, la sœur d'Otis. Elle veut réussir et devenir quelqu'un. Elle apprécie de plus en plus Henry dont elle ignore la double vie, mais en qui elle reconnaît  un homme solitaire, comme elle, que la vie a écorché vif...

Après deux documentaires ayant relativement bien marché, John McNaughton se voit bien faire un film d’horreur, mais avec un budget de 110 000 dollars, les possibilités sont limitées. Il décide de s'inspirer très librement de la vie de Henry Lee Lucas. Les tueurs en séries sont à l’Amérique ce que les personnages de Stoker ou Shelley sont à l’Angleterre, de véritables mythes. Avec trois fois moins d’argent que William Lustig pour MANIAC, le futur réalisateur de BORROWER et SEXCRIMES perpétue la tradition et met en scène le premier candidat au classement NC-17 du MPAA de l’histoire du cinéma. Premier film non pornographique certifié "Pour Adulte", HENRY, PORTRAIT OF A SERIAL KILLER s’avère violent, profondément malsain, perturbant, mais aussi totalement bouleversant en grande partie grâce à la performance ahurissante de Michael Rooker, crûment capturée en 16mm. Le film est proposé en version restaurée permettant de (re)découvrir ce biopic fantasmé d’un monstre humain dans les meilleures conditions, soit, sur grand écran. Un très grand film, pas gore pour un sou, mais dont l'expérience en salle pourrait marquer bien des cinéphiles .

 

 

 

 

 

 

[Voici le film-annonce de PARENTS. Notez qu'il est honteusement recadré ! Le film est esthétiquement très beau, et là c'est difficile de s'en rendre compte...]

 

21H20 : PARENTS de Bob Balaban

USA – 1989 – 81 minutes – copie 35mm – VOST

Avec : Randy Quaid, Mary Beth Hurt, Bryan Madorsky, Sandy Dennis, Kathryn Grody…

Dans une banlieue proprette comme seule l’Amérique des années 50 en a connu, Le jeune Michael, enfant unique, vit avec ses parents la vie "parfaite" de millions d'américains. Enfant sensible, intelligent et solitaire, Michael est perturbé par la quantité hallucinante de viande que ses parents cuisinent du petit-déjeuner au repas du soir, et même la nuit ! Il fait des rêves étranges et dérangeants, remplis de sang, ce qui affecte sa vie sociale et sa scolarité. Quand la famille déménage dans une nouvelle ville, Michael rencontre Sheila, une fille de son âge, qui parait aussi étrange que lui...

 

Bob Balaban est plus connu en tant qu’acteur (le critique cynique de LA JEUNE FILLE DE L’EAU, le producteur dans GOSFORD PARK ou le formidable narrateur de MOONRISE KINGDOM) qu’en tant que réalisateur. Avec PARENTS, Balaban frappe un grand coup en faisant voler en éclat la façade bourgeoise immaculée derrière laquelle se trame le pire drame de l’Histoire : la famille.

Film très original, à la fois drôle et effrayant, PARENTS est magnifiquement mis en scène : un rythme impressionnant, une direction artistique impeccable, des cadrages magnifiques. Les séquences oniriques sont sublimes et valent à elles seules le déplacement.

Mais le film doit aussi beaucoup à ses acteur, notamment Randy Quaid, hallucinant dans le rôle du père, mais aussi Sandy Dennis (la petite souris de QUI A PEUR DE VIRGINIA WOOLF?) et le jeune Bryan Madorsky dont c'est bizarrement le seul film.

PARENTS est drôle mais pas tout à fait, effrayant souvent, subjectif et magnifique. 24 ans après sa sortie, il n'a pas prie une ride. Une occasion exceptionnelle de découvrir ce film trop ignoré des cinéphiles et ne repassant jamais au cinéma.

N'hésitez pas à lire le bel article de Norman bates sur le film: cliquez ici !

 

Pete Pendulum et Dr Devo.

 

 

 

Dress-code de la soirée (1 DVD à gagner pour le meilleur déguisement !) : tueur en série, policier, prisonnier, prostitué(e), psychologue/psychanalyste, instituteur(-trice), père, mère, chimiste, boucher, petite fille, tenues années 50  ou spectateur du Majestic.



Réservations fortement conseillées : possibles dés le vendredi 27 Septembre à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par  le site Matière Focale.com et le magazine Metaluna. Tarifs: 9 euros les deux films / 1 film aux tarifs habituels.

Nota Bene : le film PARENTS est totalement totalement invisible sur les écrans de cinéma  en France et n'a plus de distributeur. Ils n'ont donc n'a pas de visa CNC. Les cartes UGC Illimitées, exceptionnellement, ne fonctionneront pas pour ce film. Les utilisateurs de la carte se verront présenter le tarif modeste de 4,50 € (même si vous ne voyez qu'un film).

Les cartes UGC illimitées fonctionnent par contre normalement pour HENRY PORTRAIT OF A SERIAL KILLER

 

 


Vous pouvez inviter vos amis à cette soirée, via la page Facebook dédié à cet événement: cliquez ici !


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Vous ne connaissez pas encore le beau bimensuel décalé METALUNA ?
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Mardi 24 septembre 2013 2 24 /09 /Sep /2013 16:48

Publié dans : Mon Général

Avant-Propos :

Suite à une erreur assez monumentale du distributeur de MYSTERY MEN, nous sommes dans l'incapacité de passer ce film. Nos excuses à tout les BCMGistes qui souhaitaient découvrir ce film sur grand écran...

 

 

BCMG 38BIS matfoc2

[Affiche réalisée par Lammakian Samsenesena.Cliquer pour agrandir.]

 

 

BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée double-programme – amoureusement préparée par les projectionnistes du Majestic, en collaboration, pour la première fois avec METALUNA (le beau et décalé magazine bimensuel cinock'n'roll, récemment fondé par Jean-Pierre Putters et Rurik Sallé, tous deux ex-MAD MOVIES), et comme à l'habitude avec le site Matière Focale.com et l'association Plan-Séquence – vous invite à découvrir deux films extrêmement rares au cinéma qui vous feront entrer dans les sous-sols cachés du genre "film musical". Car ces deux longs-métrages célèbrent les noces sulfureuses du cinéma et de la musique "métal". Un mélange qui vous fera entrer dans l'univers du cinéma bis/Z et planer dans la haute-stratopshère de l'Improbable, où les notions de Bien et de Mal se confondent et pour le meilleur et pour le pire ! 

 

 

19H30 : HARD ROCK ZOMBIES (ROCK ZOMBIES) de Krishna Shah. (USA – 1985). 98 min – VF – 35 mm
Avec : E.J Curse, Geno Andrews, Mick Manz, Lisa Toothman, Jennifer Coe, Ted Wells, Jack Bliesener...

Un jeune groupe de métal parcourt les USA de scène en scène. Alors qu'ils commencent à se faire un petite réputation, leur manager leur propose de rejoindre une petite ville au milieu de nulle part nommée Grand-Guignol (en français dans le texte!) où doit avoir lieu un festival de musique rock où seront présents de grands producteurs. Une fois sur place, le groupe se heurte à deux problèmes. Primo, la population locale, violemment redneck, voit d'un très mauvais l'arrivée d'un groupe de métal qui pourrait perturber la tranquilité de la petite bourgade. D'autre part, nos hard-rockers croisent la route d'une famille du cru à côté de laquelle Charles Manson ou la famille de MASSACRE A LA TRONCONNEUSE passeraient pour de gentils beatniks. Mais tout cela n'est rien, comparé aux forces du passé qui vont ressurgir... 

Les jeunes, c'est bien connu, ont deux passions: le cinéma d'horreur et la musique métal. HARD ROCK ZOMBIES tente la synthèse avec les moyens du bord. Conçu originellement pour lancer un vrai groupe de "hard", le film aurait dû disparaitre dans les oubliettes de l'Histoire.

Krishnah Shah, réalisateur et historien du cinéma indien (si si !) nous plonge violemment dans un univers eighties remplis des clichés les plus éhontés sur le rock : manager yuppie en cravate et à l'appat du gain énorme, membres du groupe intègres et purs artistiquement, fans sexuellement déchaînées, et musique "métal-FM" du plus mauvais aloi...  Si le film a gravé d'une empreinte indélébile l'univers du nanard cinématographique, c'est par sa loufoquerie totale, où les frontières entre le volontaire et l'inconscience totale s'effacent délicieusement.

Scénario abracadabrantesque, comédiens n'y allant pas avec le dos du tractopelle, figurants à la ramasse, effets gores kistchouilles, musique faisandée, narration absurde, imprevisibilté souvent totale malgré l'avalanche de clichés éculés, jeux de mots à 1 euros et 56 cents, HARD ROCK ZOMBIES sort définitvement de la masse. Si vous aimez les coupes mulets, les pin-ups ultra-sexy et assoifées de sang, les nains/gnomes psyhopathes, les hommes à moustaches en slips kangourous, les retraités libidineux, et les mamies-garous, ce film est défintivement pour vous ! Il y a un avant et un après HARD ROCK ZOMBIES dans la vie d'un cinéphile ! C'est une promesse... A noter que le film sera présenté dans l'écrin merveilleux de sa super VF d'époque. Un must-see pour les happy-fews !

Dr Devo.

 

 


 

21H40 : KISS CONTRE LES FANTÔMES (KISS MEETS THE PHANTOM OF THE PARK) de Gordon Hessler (USA – 1978). 96 min – VF – 35 mm
Avec : Peter Criss, Ace Frehley, Gene Simons, Paul Stanley, Anthony Zerbe, Carmine Caridi, Deborah Ryan, Don Steele, Terry Lester…

Le groupe KISS est invité à se produire dans un parc d’attraction futuriste. Abner Devereaux, concepteur des robots androïdes du parc se voit le même jour mis à la retraite et décide d’assouvir sa vengeance comme tout bon savant fou. C’est sans compter sur les super pouvoirs des membres du groupe de rock, car oui, en plus de leur super maquillage, ils ont des super pouvoirs…

Gordon Hessler, si ce nom ne vous dit rien, il vous faut d’urgence vous intéresser à son cas, car il s’agit tout de même du réalisateur de LACHEZ LES MONSTRES (SCREAM AND SCREAM AGAIN, avec Peter Cushing, Vincent Price et Christopher Lee), LE CERCUEIL VIVANT (THE OBLONG BOX, une variation d’Edgar Poe qui n’a rien à envier aux films de Corman, avec à nouveau Price et Lee), LES CROCS DE SATAN (CRY OF THE BANSHE, toujours avec Vincent Price), une version peu orthodoxe de MURDERS IN THE RUE MORGUE avec Herbert Lom et du VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD (1973).

Il est amusant de constater que le nœud de cette carrière composé essentiellement de ces cinq longs métrages se concentre sur moins de quatre ans, Hessler ayant énormément travaillé à la télévision, et s’étant fait brusquement discret au cinéma après KISS CONTRE LES FANTÔMES.
Avec ce qui ne fut produit au départ que comme un téléfilm, Hessler délivre une ode au mauvais goût que rien ne viendra sauver de la nanardise dans laquelle on l’enfonce encore aujourd’hui : effets spéciaux kitschs et/ou absurdes, combats de kung-fu chorégraphiés par la section sport du club des retraités de La Bourboule, dialogues souvent stupidissimes, singes-garous, jeux d'acteurs outrancier, scénario à côté de la plaque, ect. C'est un sans faute ! Rarement outil promotionnel n’aura autant desservit le groupe pour lequel il a été conçu, mais pour autant, KISS CONTRE LES FANTÔMES a acquis un petit statut culte et son noyau de fans, dont vous faites peut-être partie, ou ferez partie une fois que vous l’aurez découvert sur grand écran, la VF d’origine, absolument savoureuse, ajoutant au charme baroque de ce musical horrifique bien peu musical, et fort peu horrifique. Parle-t-on bien dans ces cas-là de « So bad it’s good » ? A vous de nous le dire ! A noter que le film est très rare au cinéma...


Pete Pendulum.


Dress-code de la soirée (1 DVD à gagner pour le meilleur déguisement !) : zombie, musicien de hard-rock, savant fou, chanteur(-euse) de FM-Metal, loup (louve)-garou, shériff, redneck, singes-garous, maquillage ridicule, journalistes, biker, groupie,  John Lennon, Marylin Monroe, JFK, androïde, robot, dictateur ou spectateur du Majestic.



Réservations fortement conseillées : possibles dés le mardi 28 mai à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence et le site Matière Focale.com. Tarifs: 9 euros les deux films / 1 film aux tarifs habituels.

Nota Bene : ces deux films sont totalement sorti des écrans en France et n'ont plus de distributeur. Ils n'ont donc n'a pas de visa CNC. Les cartes UGC Illimitées, exceptionnellement, ne fonctionneront pas pour ces films. Les utilisateurs de la carte se verront présenter le tarif modeste de 4,50 € (même si vous ne voyez qu'un film). L


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Vendredi 31 mai 2013 5 31 /05 /Mai /2013 22:06

Publié dans : Mon Général

 

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[Affiche réalisée par Lammakian Samsenesena. Cliquez pour agrandir.]

 

 

 

BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée double-programme – importée d’une autre galaxie par les projectionnistes du Majestic, en collaboration avec Matière Focale.com et l'association Plan-Séquence - vous propose de vous pencher sur les objets volants non identifiés et leurs possibles occupants avec la loupe du 7ème art. Au sommaire, Jean-Claude Bourret nous parle de la vie, de la mort, de l’univers, du pourquoi et du comment, et Abel Ferrara revisite avec brio un classique de la série B : Il y en a pour tous les goûts !


 

 

 

 


 

 

19h15 : CONSPIRATION DE L’ENERGIE BRULANTE de Jean Christophe Sanchez (France – 2007 - durée : 84min.)

Avec: Jean-Claude Bourret, Serge Catoire, Vincent Heristchi. Film projeté en numérique. En présence du réalisateur.

 

"Les renseignements fournis par la description et par les personnes qui ont été témoins de cette apparition d’OVNI sont convergeant. Il s’agit d’un même jour, le vendredi 29 aout 1975, et de la même heure, à 6H25. La direction Nord-Sud des objets volants, séparés d’environ 6 kilomètres, provenait de la région des Nonières, pour se diriger vers Mezilhac. Le deuxième témoins était vivement surpris et même choqué par cette apparition, ainsi que A. René qui, pendant plus d’une heure après son observation, était encore en état de choc"


Voilà de quoi est faite la chair du film de Sanchez, des témoignages sur le phénomène OVNI, lus, accompagnés d’images à la signification plus ou moins évidente. Dans la brume ouateuse un panneau marqué « 5 » apparaît comme un clin d’œil à la carrière sur la chaine de Berlusconi de celui qui fait plus ou moins office de narrateur : Jean-Claude Bourret, ex-journaliste vedette et passionné par le sujet, lui consacrera de nombreux ouvrages dans les années 70 et deux autres dans les années 90. Bourret n’est pas ici tant un narrateur à la Pierre Bellemarre qu’une révision nostalgique de Rod Serling dans la série LA QUATRIEME DIMENSION ou de Bela Lugosi dans GLEN OR GLENDA de Ed Wood. Mais loin de passer pour un nanar aux accents ringardisant, cette CONSPIRATION DE L’ENERGIE BRULANTE est une expérience unique, un voyage onirique et métaphysique, presqu’un rêve que Jean Christophe Sanchez serait parvenu à fixer sur un support tangible, un objet filmique non identifié. L’humour de l’ensemble s’en ressent d’autant moins que Sanchez le fait discret, mais il est pourtant bel et bien présent, comme dans un intertitre annonçant "Une haie probablement" qui prend tout son sens à la lumière d’un témoignage à venir, ou un autre affichant la construction du film lui-même.

CONSPIRATION DE L'ENERGIE BRULANTE, film hypnotique, symphonie de textures et de sons (entre musique électronique bizarre industriello-ambiante et une émission radiophonique de libre-antenne propices à ces confidences qu'on ne peut livrer que la nuit!) nous invite, à travers une exploitation poétique du phénomène OVNI, à s'interroger de façon cocasse et touchante sur le sens de nos vies solitaires, sur le mystère suprême de notre création et celle de l'Univers.

Le film nous transforme alors en les David Vincent de notre propre existence, cherchant encore et toujours le raccourci qui nous mènerait à nos cœurs et à l'Autre, sans jamais le trouver...

Si tout cela vous semble énigmatique, c’est bien qu’il faut tenter l’expérience pour savoir de quoi il s’agit. Notez enfin que CONSPIRATION DE L’ENERGIE BRULANTE, totalement inédit, est présenté pour la première fois en salle en France. Le réalisateur Jean-Christophe Sanchez sera là pour présenter son film et rencontrer les spectateurs à l'issue de la projection.

 

 

 

 

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[Photo : La belle Gabrielle Anwar a-t-elle oublié d'essuyer ces spaghettis du visage en cortant de table ou une vérité plus menaçante se cache-t-elle dans cette image ? Bonne nouvelle: il y a une scène de douche (enfin de bain!) dans BODY SNATCHERS. N'essayez pas de regarder le film-annonce qu'on trouve partout sur internet, il est abominablement recadré !]

 

21H40 : BODY SNATCHERS d’Abel Ferrara (EU – 1993 – 84 min)

Avec : Meg Tilly, Forest Whitaker, Terry Kinney, Billy Wirth, Gabrielle Anwar…

 

Durant votre sommeil, ils s’insinuent en vous, s’emparent de votre corps ! A quoi bon résister, dans un monde où vos voisins, vos amis, ne sont plus ceux que vous avez connus, victimes des bodysnatchers ? A quoi bon résister, quand il ne reste plus que vous ? Où irez-vous vous cacher ? Personne ne viendra vous aider, Ils sont déjà partout…

 

Monument de la science-fiction paranoïaque, le roman de Jack Finney, L’INVASION DES PROFANATEURS (THE BODY SNATCHERS, 1955), donnera lieu à quatre adaptations cinématographiques mémorables. Celle de Ferrara est la troisième après celle de Don Siegel (1956) et celle de Philip Kaufman (1978) et avant celle d’Oliver Hirschbiegel (2007). Sur la base du roman de Finney, Robert Rodriguez imaginera aussi son FACULTY (1998), et la firme spécialisée dans les mockbusters en tout genre, The Asylum, nous gratifiera d’un INVASION OF THE POD PEOPLE plutôt croustillant.

Avec BODYSNATCHERS, le réalisateur de THE ADDICTION et de KING OF NEW-YORK inscrit son nom dans l’histoire de la science-fiction, ajoutant une pierre considérable à l’édifice. S’il s’agit d’un remake, Ferrara choisit cependant de considérer que son public est au courant de la mécanique qui régit la saga et ignore volontairement la cause de l’invasion, adaptant son récit au point de vue de ses personnages.

Loin de la didactique du film de Philip Kaufman (par ailleurs excellent), il laisse s’insinuer l’angoisse et distille une terreur brute qui n’a pour seul moteur que l’inexpliqué. Seul véritable point commun avec ses ainés, le film évacue le happy-end du roman et lui préfère une fin ouverte et pessimiste. Avec Stuart Gordon (réalisateur de RE-ANIMATOR et FROM BEYOND, présenté récemment à BCMG) et son comparse Denis Paoli au scénario et la superbe Meg Tilly (PSYCHOSE II, VALMONT) et Forest Whitaker au casting, BODYSNATCHERS est un sommet de mise en scène anxiogène, une œuvre puissante qui a bien mérité l’éloge qu’en a fait le regretté critique Roger Ebert ! Un très grand Ferrara.

 

Pete Pendulum.

 

 

 

 

Dress-code de la soirée (2 DVD à gagner pour le meilleur déguisement !) : Gendarme(ette), extra-terrestre, scientifique, présentateur(-trice) télé, Stephen Hawking, Hubert Reeves, frère (ou soeurs) Bogdanov, militaire, éboueur(-euse), Scully, Mulder, animateur(trice) radio ou spectateur du Majestic.

 

 

 

Réservations fortement conseillées : possibles dés à présent à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence et le site Matière Focale.com. Tarifs: 9 euros les deux films / 1 film aux tarifs habituels.

 

Nota Bene : le film CONSPIRATION DE L'ENERGIE BRULANTE n'est jamais sorti en salle et n'a jamais été distribué. Il donc n'a pas de visa CNC. Les cartes UGC Illimitées, exceptionnellement, ne fonctionneront pas pour ce film. Les utilisateurs de la carte se verront présenter le tarif modeste de 4,50 €. La carte fonctionne par contre parfaitement pour BODY SNATCHERS.

 

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Vendredi 26 avril 2013 5 26 /04 /Avr /2013 13:09

Publié dans : Mon Général

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[Affiche réalisée par Lammakian Samsenesena. Cliquer pour agrandir.]

 

 

BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée double-programme – mitonnée en cuisine par les projectionnistes du Majestic, en collaboration avec Matière Focale.com et l'association Plan-Séquence - vous propose pour cette 36èmede sonder des abîmes de la sauvagerie, qui se cache bien souvent derrière des atours séduisants, et par là de redécouvrir un chef-d’œuvre de Peter Greenaway qui comme Hellen Mirren n’a pas pris une ride, et de découvrir probablement, si le DVD ne vous a pas fait les yeux doux, l’inédit en salle RED STATE du larron Kevin Smith. Marier Greenaway et Smith le temps d’une soirée, vous vous dites, il fallait oser, eh oui, sauvages on vous dit !

 

19H15 : LE CUISINIER, LE VOLEUR, SA FEMME ET SON AMANT (THE COOK, THE THIEF, HIS WIFE AND HER LOVER) de PETER GREENAWAY.

France/UK. 1989. V.O sous-titrée. Durée :124 min. Projeté en 35mm. Interdits aux moins de 12 ans.

Avec : Richard Bohringer, Michael Gambon, Hellen Mirren, Allan Howard, Ciaran Hinds…

Albert Spica, gangster anglais d’opérette a fait du restaurant Le Hollandais son repaire. Un soir, alors qu’il force sa femme Georgina à l’accompagner lui et sa bande à dîner, cette dernière remarque un client du restaurant plongé dans un livre. Sous le nez de son époux, elle en fait son amant, et avec la complicité du chef Borst, ils se retrouvent aussi souvent qu’ils le peuvent dans tous les coins du restaurant…

Voilà probablement un film qui risque d’en dérouter plus d’un, car si Greenaway signe ici probablement son film le plus raffiné et élégant, il signe du même coup l’une de ses œuvres les plus choquantes, violentes, voire scatologiques. C’est dans cet écart de ton et de forme que Greenaway insert une note issue de la tragédie grecque, avec les rencontres secrètes de Georgina (Hellen Mirren) et Michael (Allan Howard), et pousse à son paroxysme un romantisme déviant qui ne trouvera plus jamais une si grande place que dans ce ballet sublime mêlant le vaudeville à l’horreur. Car il s’agit bien d‘horreur, lorsque à l’issue funeste du métrage, l’un des protagonistes est forcé de s’adonner, dans le délicat décorum d’un restaurant de luxe aux éclairages tamisés, à l’impensable, un impensable qu’on pensait réserver aux heures glorieuses du bis italien. Ajoutez à ce discours acide, le velouté d’un casting époustouflant (Ne reculez pas au nom de Bohringer, il est parfait), d’une mise en scène furieusement baroque, et d’une musique composée par le grand Michael Nyman, dont le Memorial final risque de vous hanter pour longtemps. Préparez-vous, il s’agit bien d ‘un monument du cinéma.

 

 


 

21H40 : RED STATE de Kevin Smith.

USA. 2011. V.O sous-titrée. Durée 88 min. Projection d'après un support numérique sur projecteur cinéma HD.

Avec :John Goodman, Melissa Leo, Michael Angarano, Kim Coates, Kerry Bishé, Nicholas Braun…

Un groupe d’adolescents du Midwest répondent à une annonce libertine sur un site internet, mais ils vont vite déchanter lorsque se jetant dans le traquenard, ils se retrouvent enlevés des fondamentalistes religieux qui ont préparé un programme bien moins réjouissant…

Kevin Smith a bien brouillé les pistes, lui qui nous avait habitué jusqu’ici à des comédies enlevées et un brin potaches, qui ont fait de lui un des plus populaires réalisateur indépendants américains. Le voilà qui tout à coup déboule avec un propos qui ne prête pas forcément à rire, voire même pas du tout. Le réalisateur culte prend ici tout le monde à contre-pied, toujours pour le meilleur. Film violent, provocateur et implacable, RED STATE représente aussi pour Smith un véritable aboutissement. On le savait scénariste malin, et voilà qu'il signe pourtant son script le plus terriblement efficace et précis. Du point de vue de l'écriture, c'est renversant, audacieux et bien dés fois le spectateur aura l'impression que le sol se dérobe sous ses pieds, dévoilant des abysses proprement vertigineuses, notamment dans le final d'une intelligence rarissime. Côté mise en scène, le film est ambitieux avec ses achoppements rythmiques et ses parti-pris complètement iconoclaste dans la mise en scène de l'action, bien loin des canons du cinéma populaire américain.

En découle une ode à la contestation glaciale, qui gagne ses lettres de noblesse avec l’interprétation du toujours formidable John Goodman, ici épaulé par un Michael Parks survolté. Le film renvoie tout le monde dos à dos, brouille volontairement les pistes et installe le chaos de l'action et des âmes. RED STATE est un film courageux, frondeur et plus iconoclaste qu'il n'y paraît. Le choc est rude : c'est de très loin, le meilleur film de son réalisateur.

A noter, une de fois plus, hélas que le film est resté inédit en salle en France, ce qui est bien entendu un scandale total !

 

 

 

Pete Pendulum et Dr Devo.

 

 

Dress-code  de la soirée (1 DVD à gagner pour le meilleur déguisement !) : Cuisinier(e), commis de cuisine, gangster, libraire, chérubin, chien, prêtre, imam, rabbin, pape, prédicateur, agent des forces spéciales, policier, shérif, femme cougar ou spectateur du Majestic.

 

 

 

Réservations fortement conseillées : possibles dés à présent à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence et  le site Matière Focale.com. Tarifs: 9 euros les deux films / 1 film aux tarifs habituels.

 

 

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Mardi 26 mars 2013 2 26 /03 /Mars /2013 21:30

Publié dans : Mon Général

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[Affiche réalisée par Lammakian Samsenesena. Cliquer pour agrandir.]

 

 

 

BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée double-programme – dont le secret a été ramené de l’Au-delà (from beyond, carrément) par les projectionnistes du cinéma Majestic de Lille (from Lille, la classe), en collaboration avec l'association Plan-Séquence et Matière Focale.com – vous propose tout simplement une programmation d’Enfer (from hell, tout à fait), au sens propre, rien que ça, eeeeeeh ouais !

 

 

 


 

19H30 : HELLRAISER de CLIVE BARKER.  UK–1987. Interdit aux moins de 12 ans. Version française. projeté en 35 mm. Durée : 94 min.

Avec : Doug Bradley, Andrew Robinson, Claire Higgins, Sean Chapman, Ashley Laurence… 

Frank Cotton fait l'acquisition d'un étrange cube-puzzle. Ce cube lui ouvre les portes d'un monde où la jouissance et la douleur ne font plus qu'un. Frank est désormais prisonnier de l'enfer des Cénobites.

Adaptant sa propre nouvelle, THE HELLBOUND HEART, Clive Barker lâchait, en 1987, une petite bombe dans le paysage cinématographique fantastique. Plus de 25 ans après HELLRAISER demeure un sommet du genre, dont les excès rendent parfaitement l’univers torturé et ruisselant de sexe d’un auteur qui a façonné toute une mythologie et s’est même approprié l’horreur dans les années 80. Preuve que Stephen King n’avait pas tort en consacrant Barker « le futur de l’horreur », les œuvres de l’auteur continuent d’être adaptés (MIDNIGHT MEAT TRAIN, BOOK OF BLOOD, DREAD…) et si HELLRAISER reste à ce point d’actualité, c’est qu’il touche à ce qu’il y a d’éternel et d’universel dans la conception du désir et de la souffrance, et du plaisir associés aux deux. L’esthétique splendide de l’ensemble est accompagnée d’une musique sublime composé par un Christopher Young touché par la grâce, simple dans sa mélodie, infiniment beau et terrifiant dans sa noirceur. Le film connut plusieurs suites, bien médiocres (à deux exceptions prés !) et imposa une nouvelle figure mythique du cinéma d'horreur : l'effarant Pinhead (joué par Doug Bradley). Un film atypique, très rare au cinéma qui a marqué une génération de cinéphiles en imposant un style sombre, déchirant et résolument adulte...

 

 

 

 

21H30 : FROM BEYOND (AUX PORTES DE L'AU-DELA) de STUART GORDON. USA-1986. Interdit aux moins de 12 ans. Version française. Projeté en 35 mm. Durée : 80 min.

Avec : Jeffrey Combs, Barbara Crampton, Ken Foree, Ted Sorel, Carolyn Purdy-Gordon…

Le Dr Pretorius et son assistant Crawford Tillinghast, mettent au point un appareil, le "résonator" censé stimuler la glande pinéale. Lors de la première expérimentation, d'étranges entités apparaissent et entrainent Pretorius dans leur dimension. Interné suite au traumatisme, Crawford se tourne vers une jeune psychiatre qui lui demande de retourner dans la maison du Dr Pretorius afin de reconduire l'expérience.

Que reste-t-il de la nouvelle de Lovecraft dans cette nouvelle appropriation de Stuart Gordon des écrits de son auteur favori ? Pas grand-chose, mais heureusement nous sommes là devant du pur Gordon, admirable réalisateur, auteur entre autre du délirant et jouissif RE-ANIMATOR, toujours épaulé par son compère Brian Yuzna (qui réalisera en 1990 un très sympathique BRIDE OF RE-ANIMATOR) et son scénariste Dennis Paoli (qui écrira le scénario du beau BODY SNATCHERS pour Ferrara en 93, film dont nous reparlerons bientôt). L’équipe délivre la marchandise dans une frénésie cauchemardesque et grotesque arborant tout le panache de la série B des années 80, et ce d’autant plus que le métrage est produit par Charles Band (fondateur de la cultissime compagnie de production Full Moon) et bénéficie d'un score de son génie musical de frère, Richard Band (si vous n’êtes pas convaincu, écoutez donc le thème principal de HOUSE ON SORORITY ROW, ou la variation du thème de PSYCHO en ouverture de RE-ANIMATOR).

Au casting, les habituels (et géniaux) Jeffrey Combs et Barbara Crampton évitent tout dépaysement et achèvent de lier entre eux les films de Gordon comme une sorte de saga quasi familiale. Ballet bisseux, coloré, original et savoureux, FROM BEYOND, fruit d’une équipe passionnée, demeure injustement privé de DVD ou de BLU-RAY dans nos contrés et à disparu depuis bien longtemps de nos écrans de cinéma,ce qui transforme ce BON CHIC MAUVAIS GENRE en l'ultime occasion de le voir en salle et de le voir tout court.

 

Pete Pendulum.

 

 

 

Dress-code  de la soirée (1 DVD à gagner pour le meilleur déguisement !) : Créature transdimensionnelle, scientifique, inspecteur(-trice) de police, chirurgien(-ne) du cerveau, assistant(e) de professeur fou, soumis(e), dominateur(-trice), pratiquant(e) SM, fakir,  ou spectateur du Majestic.

 

 

 

Réservations fortement conseillées : possibles dés à présent à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence et  le site Matière Focale.com. Tarifs: 9 euros les deux films / 1 film aux tarifs habituels.

 

Nota Bene : ces deux films n'ayant plus de visa auprès du CNC, les cartes UGC Illimitées, exceptionnellement, ne fonctionneront pas pour ces deux séances. Les utilisateurs de la carte se verront présenter le tarif modeste de 4,50 € par film. (La rareté, voire l'impossibilité de voir ces films en salle, nous a poussé à les programmer malgré cette limitation, au vu du caractère expcetionnel des deux oeuvres.)

 

 

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Jeudi 28 février 2013 4 28 /02 /Fév /2013 21:36

Publié dans : Mon Général

BCMG_34_Poster-devo.png[Affiche réalisée par Lammakian Samsenesena. Cliquer pour agrandir.]

 

 

 

 

BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée double-programme – enrichie en fibres et en minéraux par les projectionnistes du cinéma Majestic de Lille, en collaboration avec l'association Plan-Séquence et Matière Focale.com – se la joue chauvine et vous propose d’explorer, ce vendredi 8 février, les terres de mystère du cinéma français, avec deux films fleuretant avec l’absurde et l’érotisme.

 

 

 

 


 

 

[Allez, hop, un petit extrait de merci la vie. Attention: ça cadre, ca éclaire et ça monte sévère ! On notera la musique  de Philip Glass qui ne gâche rien.]


 


19H15 : MERCI LA VIE. Un film de BERTRAND BLIER. France – 1991. Durée : 117 minutes. Copie 35mm.

Avec : Charlotte Gainsbourg, Anouk Grinberg, Michel Blanc, Jean Carmet, Annie Girardot, Catherine Jacob, Jean Louis Trintignant, Gérard Depardieu, Thierry Frémont, Yves Renier…


Allez, hop, un petit extrait de merci la vie. Attention: ça cadra, ca éclaire et ça monte sévère ! On notera la musique  de Philip Glass qui ne gâche rien.]Deux jeunes filles se rencontrent sur une route. L'une pousse un chariot de supermarché surmonté d'un goéland, l'autre, en robe de mariée, vient d'être battue puis abandonnée par un homme. Désormais amies, elles vont vivre des aventures rocambolesques.


« Elle est arrivée par la gauche, côté Porte de Clermont, et elle est venu s’immobiliser frileusement devant les lumières de ma vitrine… ».Un film de Bertrand Blier est toujours une expérience étrange et poétique. Le réalisateur des VALSEUSES et de PREPAREZ VOS MOUCHOIRS a donné avec MERCI LA VIE un film déroutant et que le public n’a jamais su appréhender. Les nominations ont eu beau pleuvoir, aucun prix n’a été reçu (sauf un césar du meilleur second rôle pour Jean Carmet), et aujourd’hui même pour les fans du réalisateur, MERCI LA VIE est vu comme un spectacle lourdingue et vain. C'est pourtant l'exact contraire et c’est oublier que Blier, à travers le prisme de l’absurde traite de sujets sombres, associant le souvenir de l’occupation à la crainte grandissante du SIDA, mélangeant les époques dans un anti-vaudeville acerbe et bouleversant. La construction du film et sa narration particulière par les acteurs eux-mêmes en train de jouer leurs rôles, le rend d’autant plus passionnant que le casting très riche est tout à fait excellent, en particulier Anouk Grinberg qui joue à fleur de peau son rôle de "mariée". En dehors de son propos et du jugement que l’on peut avoir sur la démarche du réalisateur qui signe sans doute ici son plus grand film, MERCI LA VIE aligne de pur moments de poésie baignés dans la noirceur sourde d’un récit dépressif, deux éléments restés malheureusement trop longtemps occultés par ce que l’on pense toujours avoir décelé en premier lieu chez Blier : un imposant majeur levé vers la critique.

 

 

 

 

 

 

 

robbe.jpg[Pas d'extraits pour LE JEU AVEC LE FEU. Mais une belle photo avec la sublime Anicée Alvina et  un Philippe Noiret qu'on ne connaissait pas comme ça !]

 

 


21H40 : LE JEU AVEC LE FEU. Un film d’ALAIN ROBBE-GRILLET. France-Italie – 1974. Durée : 101 minutes. Interdit aux moins de 16 ans. Copie 35mm.


Avec : Philippe Noiret, Jean Louis Trintignant, Anicée Alvina, Sylvia Kristel, Agostina Belli, Vernon Dobtcheff.


Georges De Saxe, riche banquier corrompu craint que l’on cherche à kidnapper sa fille Carolina, qu’il décide, sur les conseils de Franz, un détective privé, de mettre en sureté dans une maison d’un genre particulier. Pourquoi ? Qui ? Où ? Comment ? Et dans quel sens ? Autant de questions qui vous tiendront en haleine jusqu’à l’éclairage final.

 

Qu’il est innocent ce JEU AVEC LE FEU du réalisateur de GLISSEMENTS PROGRESSIFS DU PLAISIR  et LA BELLE CAPTIVE, qui nous rend ici une copie bunuelienne en diable qui décevra peut-être ceux qui s’attendent à entendre claquer le fouet se rappelant les fantasmes sadomasochistes de Robbe-Grillet. Apprécier un Robbe-Grillet est malheureusement devenu un exercice et pas un exercice facile, ces films n'étant quasiment plus jamais montrés en salle. Mais à tous ceux qui auraient peur des considérations philosophiques et intellectuelles qu’un tel nom semble imposer (encore une fausse réputation!), ils pourront se réfugier dans l’humour décalé et pour le coup réellement absurde des situations. L’érotisme ici n’est affaire que de potentialité et les meilleures scènes du film, dans le domaine, sont celles que le spectateur imaginera pour lui seul. L’esthétique est tournée vers un bon chic excessif, mais le reste du film fond dans le mauvais genre total, exposant le charme vicié de la bourgeoisie. Robbe-Grillet dénude ses actrices dans un semblant de perversion qui ne trouve de raison nulle part, et impose à ses acteurs des dialogues qui ignorent (apparement) toute logique. Si la staticité glaciale de l’ensemble a quelque chose d’angoissant, c’est bien que Robbe-Grillet a su saisir du même coup la vie et la mort, le geste érotique et l’immobilité sépulcrale. Notons enfin l'extrême beauté des cadrages, du son et du montage qui donne toute sa saveur et son énergie à ce grand film au casting parfait. Drôle, absurde, bourgeois mais punk, voilà une bonne occasion de voir ce film qui en passe plus jamais en salle !

 

 

 


Pete Pendulum

 

 

 

 

 

 

Dress-code  de la soirée (1 DVD à gagner pour le meilleur déguisement !) : Filles perdue, mauvais garçon, goêland, médecin, résistant, soldat, flic véreux, banquier, prostituée, gangsters, cheval, pin-up, richissime bourgeois(e), détective privé  ou spectateur du Majestic.

 

 

 

Réservations fortement conseillées : possibles dés à présent à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence et  le site Matière Focale.com.

 

 

Vous pouvez inviter vos amis à cette soirée, via la page Facebook qui lui est consacrée: cliquez ici !

 

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Dimanche 3 février 2013 7 03 /02 /Fév /2013 21:48

Publié dans : Mon Général

BCMG 33 Poster

[Affiche réalisée par Lammakian Samsenesena. Cliqure pour agrandir.]

 

 

 

BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée double-programme – savamment mise en œuvre  par les projectionnistes du cinéma Majestic de Lille, en collaboration avec l'association Plan-Séquence et Matière Focale.com– vous informe de l’imminence de la rentré, Que ceux qui n’ont pas encore procédé à leurs inscriptions et au choix de leurs cours se dirigent vers le Majestic pour un petit rappel de la bonne vie étudiante, avec ses émois, ses tracas, ses délires, ses hallus et sa libido incontrôlable !

 

 

 


[La bande-annonce de HARVARD STORY est tellement loin de ce qu'est le film, que nous avons préféré vous présenter un extrait mettant bien en avant le côté foufou et malicieux du montage, bien plus représentatif de l'ensemble...]

 

19H30 : HARVARD STORY (THE HARVARD MAN). Un film de James Tobak. USA, 2001. Durée: 100 minutes.

Avec : Adrian Grenier, Sarah Michelle Gellar, Joey Lauren Adams, Eric Stoltz, John Neville, Gianni Russo…

Alan, capitaine de l'équipe de basket de l'université Harvard a besoin d'argent pour aider ses parents. Poussé par sa petite amie, Cindy Bandolini, il va avoir recours à des moyens illégaux pour parvenir à ses fins et se retrouve, sans vraiment s'en rendre compte, dans une situation délicate impliquant la mafia et le FBI. Il sera aidé par son professeur de philosophie, Chesney, avec qui il entretient une relation assez particulière.

Ca s’ouvre sur du sexe (un générique sublime) et ça se termine dans un bordel inimaginable (au sens figuré). Ca met en scène Adrian Grenier (TRUE ROMANCE), Sarah Michelle Gellar (BUFFY, THE GRUDGE, SEXE INTENTIONS, qui n’aurait pas fait tache dans cette programmation), Eric Stoltz (le fil rouge de la soirée, on l’a pas fait exprès) et Joey Lauren Adams (très bonne actrice vue dans UNITED STATES OF TARA : bon elle n’y tient pas le premier rôle, mais la série est assez génialissime pour suffire comme référence). C’est par le réalisateur du sulfureux TWO GIRLS AND A GUY, avec Heather Graham et Robert Downey Jr et de BLACK AND WHITE. Ça a été mal reçu et c’est toujours considéré comme un ratage notoire. C’est déroutant, protéiforme, un peu dingue et super attachant. C’est frénétique, sans notion de bon goût mais toujours beau, et d’une inventivité remarquable, une fois passé les doutes quant à la vraisemblance du propos. Bref, pour tout bon-chiqueur et mauvais-genrien qui se respecte, il faut y goûter et c'est tout à fait gouleyant.

 

 


 

[Bon, on vous préviens ci-dessous: le film-annonce est vraiment pas le plus subtile de l'histoire du cinéma. Le film est 1000 fois plus beau...]

 

21H30 : LES LOIS DE L’ATTRACTION (THE RULES OF ATTRACTION). Un film de Roger Avary., USA/Allemagne, 2002. Durée: 110 minutes. Interdit aux moins de 16 ans.

Avec : James Van Der Beek, Ian Somerhalder, Shannyn Sossamon, Jessica Biel, Eric Stoltz, Faye Dunaway, Swoosie Kurtz…

Au Camden College, l'essentiel de la vie des étudiants ne se déroule pas pendant les cours. Dans cet univers de fêtes et de débauche, Sean Bateman n'a pas usurpé sa réputation de tombeur. Paul Denton, lui, affiche au grand jour son homosexualité, mais il a du mal à se trouver des partenaires. Lauren Hynde, pour sa part, est sublime mais  n'en abuse pas encore, trop occupée à chercher sa place dans ce monde libertaire qui obéit tout entier aux lois de l'attraction.

Débarqué en 2003 chez nous, annoncé par un film-annonce abominable, LES LOIS DE L’ATTRACTION se traine désormais un vrai statut culte. Adaptation du roman de Brett Easton Ellis -précédée au cinéma par le choc AMERICAN PSYCHO (réalisé par Mary Harron), et suivit par le moins retentissant (c’est dommage) THE INFORMERS ( de Gregor Jordan)- le film d’Avary (grand collaborateur des Tarantino de la première période et réalisateur de KILLING ZOE) subit avant sa sortie officielle les foudres du comité de censure cinématographique américain, le MPAA, qui le menaçait d’un classement R (une sorte d’équivalent américain de notre défunt X) s’il n’était pas remonté. Les chefs d’accusation ? Contenus sexuel explicite, apologie de la drogue, violence graphique et langage ordurier (diantre, ce dernier est sans aucun doute le pire, vous voilà prévenus !).

 Le tout est soutenu par un casting formidable : la vénérable Faye Dunaway partage la pellicule avec la promotion couche culotte au sein de laquelle on reconnaîtra Jessica Biel, dont on a réussi à retenir le nom qu’il n’y a quelques mois, Ian Somerhalder, dont certain(e)s n’ont jamais eu de mal à retenir le nom, et Eric Stoltz qui s’est illustré dans le film évoqué ci-dessus, vous ne serez donc pas dépaysés ! Un film drôle et poignant, beaucoup plus subtil qu'au premier abord qui s'appuie sur une mise en scène solide et inventive pour mieux laisser dans nos coeurs, in fine, l'empreinte définitive de la noirceur et de la solitude du Monde. Notons qu’Avary prépare l’adaptation d’un autre roman d’Ellis, GLAMORAMA.

Pete Pendulum.

 

 

 

Dress-code  de la soirée (1 DVD à gagner pour le meilleur déguisement !) : Etudiant(e) déluré(e), prof de fac, philosophe, agent du FBI, parent BCBG, infirmier(e) de garde, beau gosse désabusé et/ou cynique, joueur de basket ou de foot américain, dealer, drogué, pompom-girl, animal en peluche  ou spectateur du Majestic.

 

 

 

Réservations fortement conseillées : possibles à la caisse du Cinéma Le Majestic, dés le 4 janvier. Soirée proposée par Plan-Séquence et  le site Matière Focale.com.

 

 

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Mardi 1 janvier 2013 2 01 /01 /Jan /2013 18:36

Publié dans : Mon Général

BCMG_32_petit-poster-devo.jpg

[Affiche réalisée par Lammakian Samsenesena. Cliquer pour aggrandir.]

 

 

 

BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée double-programme – complotée dans le plus grand secret par une assemblée mystérieuse, tenue  par les projectionnistes du cinéma Majestic de Lille, en collaboration avec l'association Plan-Séquence et Matière Focale.com– vous invite à prendre part à la revanche des ratés, à la vengeance des laissés pour compte. Lâchez-les rats, mettez les masques !

 

 

 

[Le film-annonce de WILLARD est très bien, mais il en décoile beaucoup trop ! Préférons ce bel extrait faisant la part belle au délicieux Crispin Glover, aux beaux cadrages et à al photographie réjouissante...]

 

19H30 : WILLARD. Film de GLEN MORGAN (USA-2003). Durée: 96 minutes. Certaines scènes effrayantes sont susceptibles de heurter le jeune public.

Avec: Crispin Glover, Ronald Lee Ermey, Laura Helena Harring, Jackie Burroughs, Kimberley Patton, William. S. Taylor…

Willard Stiles est un garçon discret, qui prend soin de sa mère dans la grande et poussiéreuse maison familiale depuis la mort de son père. Véritable paillasson au travail, Willard se laisse persécuter par son patron. Socialement inadapté, il n’a aucun  ami… Jusqu’au jour où il découvre qu’une colonie de rats a élu domicile dans sa cave.

Réactualisation du classique de Daniel Mann (réalise en 1971), lui-même adapté du roman Ratman’s Notebook de Stephen Gilbert, WILLARD de Glen Morgan fait partie de ces grandes réussites du film d’horreur animalier. Mêlant efficacement une atmosphère sordide à un humour très noir, Morgan s’autorise un film d’horreur tout comme à l’ancienne, bourré de clins d’œil (à Hitchcock notamment), suffisamment différent de l’original pour nous faire regretter que l’homme ne se soit pas ensuite attaqué à faire de même avec BEN (1972), la suite directe et décevante du film de Mann (soit la vengeance de l’énorme rat insoumis, que ceux qui ne le connaissent pas, auront tout le loisir de détester). Finalement c’est sympa un rat, c’est affectueux, fidèle, intelligent… insatiable, imprévisible et ça se multiplie à une vitesse folle… Ca grignote, ça ronge, ça tue, bref c’est plus utile qu’un chien.

Morgan a très bien su rendre les rapports qui s’établissent entre Willard (joué par l'excellent et rare Crispin Glover, le plus atypique des acteurs américains, ici hallucinant, une fois de plus) et ses deux rats leaders, Socrate, son seul ami, et Ben, qui provoque à chaque apparition un malaise certain. Certes la vengeance de Willard contre ceux qui lui pourrissent la vie est assez jubilatoire, mais lorsque l’on s’improvise chef des rats, il faut craindre le coup d’état.

A noter aussi la présence au générique de Laura Elena Harring, formidable commédienne bien trop rare depuis sa prestation mémorable dans MULHOLLAND DRIVE et celle de R. Lee Ermey qui a marqué des générations de cinéphiles en incarnant le fameux sergent instructeur du FULL METAL JACKET de Kubrick...

 

 

 

 


21H30 : BRUISER. Film de GEORGE ROMERO (USA-2000). Durée: 95 minutes. Interdit aux moins de 12 ans.

Avec: Jason Flemyng, Peter Stormare, Leslie Hope, Nina Garbiras, Tom Atkins…

Henry Creedlow a toujours voulu bien faire. Il a tout accepté, il s’est toujours tu… Quand on le bouscule, c’est Henry qui s’excuse. Quand on fait une plaisanterie douteuse à ses dépens, Henry la trouve bien bonne. Même lorsque sa femme l'a trompé avec son boss, et ce presqu’en public, Henry n’a rien dit. Mais un matin, Henry s’est réveillé sans visage, sans identité. Anonyme, il peutt enfin laisser parler sa colère.

Il a fallu attendre sept ans après LA PART DES TENEBRES pour voir à nouveau un film de George Romero (le présenter serait insultant pour vous qui connaissez forcément George  –Night/ Dawn/ Day/ Land/ Diary/ Survival of the dead – Romero), et c’est un bien mauvais accueil qui a été réservé à BRUISER. Il s’agit certes d’un Romero atypique, mais il ne faudrait pas oublier qu’un "petit" Romero est toujours meilleur qu’un grand Téchiné (il dit qu’il voit pas l’rapport). Rythmé et jamais ennuyeux, BRUISER affiche un côté décomplexé qui le rend fortement attachant, servi par l’interprétation de l’excellent Jason Flemyng et la musique de Donald Rubinstein (à qui l’on doit la BO du très touchant MARTIN et du kitshissime KNIGHTRIDERS, également réalisés par Romero).Indéniablement, BRUISER a une âme, et le réalisateur a de la suite dans les idées. Il n’y a qu’à voir la variation déjantée du FANTÔME DE L’OPERA qui occupe le dernier quart d’heure pour s’en convaincre. Et quand le film sera fini, on pourra tous secouer la tête comme des malades en écoutant le remix punk de Take On Me au générique !

 

 

 

Dress-code  de la soirée (3 DVDs à gagner pour le meilleur déguisement !) : chanteur et/ou musicien de groupe hardrock et/ou métal, patron abusif, jeune cadre dynamique, vengeur masqué, rat/rongeur, chat, vieille mère acariâtre, vieux garçon, costume trois pièces et/ou stricte et/ou raie sur le côté, fantôme de l'opéra et/ou opérette, sociopathe ou spectateur du Majestic.

 

 

 

Réservations fortement conseillées : possibles dès à présent à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence et  le site Matière Focale.com.

 

 

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Dimanche 2 décembre 2012 7 02 /12 /Déc /2012 17:45

Publié dans : Mon Général

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[Affiche de Lammakian Sansenesena. Cliquez pour agrandir.]

 

 

 

 

Oui, c’est bien un second BON CHIC MAUVAIS GENRE pour ce mois de novembre ! Votre soirée double-programme – concoctée dans le plus grand secret  par les projectionnistes du cinéma Majestic de Lille, en collaboration avec l'association Plan-Séquence et Matière Focale.com d’après une recette ancestrale – vous propose un petit rodéo loin des sentiers battus. Au menu, du sable, des moines, des pistolets, des trésors et gâteau sous la cerise : Divine, qui quitte un instant John Waters pour se faire bon(ne), brute et truand(e) sous le soleil de l’ouest !

 

 


[Je vous ai mis la bande-annonce japonnaise. Tellement plus chic et plus snob ! On soulignera la beauté de la composition du cadre...]

 

19H15 : EL TOPO. Film d’Alejandro Jodorowsky (Mexique – 1970). Durée : 127 minutes. Copie en 35mm.

Avec : Alejandro Jodorowski, Brontis Jodorowsky, Robert John, Mara Lorenzio, David Silva, Paula Romo…

Un pistolero, El Topo, se laisse mettre au défi par sa maîtresse de tuer les quatre grands maîtres du désert. Une grande quête métaphysique va commencer pour lui...

Derrière ce pitch énigmatique se cache un western contemplatif et mystique, langoureux, visuellement sublime et totalement désarmant. Ce n’est pas John Lenon qui aurait dit le contraire, lui qui fasciné par le film facilita la production du suivant de Jodorowski (LA MONTAGNE SACREE, 1973). L’atmosphère générale et les thématiques du film (l’amour, la rédemption, l’héritage…) furent et demeurent des sources d’inspiration pour des artistes totalement différents tels Peter Gabriel, Bob Dylan, Donovan, Marilyn Manson et Jarvis Cocker. Une fois happé par la langueur solaire d’EL TOPO, il est impossible de délaisser la quête du personnage central. Le soleil mexicain n’est plus qu’une nébuleuse aveuglante, le paysage ne souffre plus de limite comme si la ligne d’horizon s’était évaporée, et il s’en faut de peu que la vision du film se transforme en véritable trip. Et si on vous demande "raconte-moi El Topo !", j’aimerais bien vous y voir !

 


 

 

[Ha, on est bien loin des films-annonces narratifs et sans mystère ! Un conte moral vous dit le monsieur, et il a bien raison !]

 

21H45 : LUST IN THE DUST. Film de Paul Bartel (USA – 1985). Durée : 84 minutes. copie en 35mm.

Avec : Divine, Tab Hunter, Lainie Kazan, Cesar Romero, Geoffrey Lewis, Henry Silva, Courtney Gains…

Dans la ville de Chili Verde, au cabaret de Marguerita Ventura, se murmure l’histoire d’un trésor, dont la carte pour y accéder serait tatouée sur les fesses de deux chanteuses… Une histoire qui aguiche bien des appétits peu scrupuleux.

Oui, c’est l’histoire de deux filles de bordel qui ont chacune la moitié d’une carte au trésor sur l’arrière train, oui ! Avec l'acteur travesti Divine dans le rôle de l’une d’elles, on aurait pu penser que John Waters n’était pas loin, mais ce dernier refusa le poste de réalisateur, arguant qu’il n’avait pas l’habitude de réaliser des projets dont il n’était pas l’auteur. C’est donc Paul Bartel, réalisateur culte de LA COURSE A LA MORT DE L'AN 2000 et EATING RAOUL (deux superbes satires sociales), qui se charge de mettre en scène le scénario de Philip John Taylor. Mélange déluré de culture mainstream et underground, LUST IN THE DUST se joue des clichés bas du front et expose toute l’élégance trash de son univers bâtard et bancal, entre détournement du western classique et adoration du modèle italien où plane forcément l'ombre de Sergio Leone. En plus de situations cocasses, le film nous gratifie d’un numéro de cabaret par Divine, qui interprète la chanson "These lips were made for kissin" : un nouveau titre à ajouter à votre I-pod. Autant de raison de ne pas louper ce film, très rare au cinéma !

 

Pete Pendulum.

 

 

Dress-code  de la soirée (2 DVDs à gagner pour le meilleur déguisement !) : Cowboy, pistolero, danseuse/chanteuse de saloon, cheval, indiens, shériff, bandit de grand chemin, gérant de saloon, travesti(e), fanatique religieux, John Wayne ou spectateur du Majestic.

 

 

 

Réservations fortement conseillées : possibles dès à présent à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence et  le site Matière Focale.com.

 

 

Vous pouvez inviter vos amis à cette soirée, via la page Facebook qui lui est consacrée: cliquez ici !

 

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Samedi 10 novembre 2012 6 10 /11 /Nov /2012 12:55

Publié dans : Mon Général

  BCMG 30 Poster devo[Affiche réalisée par Lammakian Samsenesena. Cliquez pour agrandir.]

 

 

 

 

BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée double-programme – amoureusement préparée et servie par les projectionnistes du cinéma Majestic de Lille, en collaboration avec l'association Plan-Séquence et Matière Focale.com  - se pare pour cette soirée spéciale de la 3D. A l’occasion de la restauration d’un monument du cinéma fantastique, il vous sera offert la possibilité de le (re)découvrir avec les yeux ébahis des spectateurs de 1954, c’est qu’on vous gâte dites-donc ! Et restez pour la suite : l’infiniment petit nous démontrera une fois de plus que le cinéma peut être infiniment grand !

 

 

 

 

 

 

 

19H30 : L’ETRANGE CREATURE DU LAC NOIR (THE CREATURE FROM THE BLACK LAGOON). Film de Jack Arnold (USA–1954).Diffusé en numérique HD et en 3D. Durée: 1h19.


Avec Richard Carlson, Julie Adams, Richard Denning, Antonio Moreno, Nestor Paiva.

 

Dans les années 1950, une expédition en Amazonie découvre les traces fossiles d’un chaînon manquant entre l’homme et ses ancêtres amphibies. Une seconde expédition financée par un ichtyologiste de renom rejoint la première, pour découvrir un véritable massacre. Ils vont, pour en découvrir les causes s’enfoncer dans le lagon, qui abrite une créature étrange, qui se révèlera sensible au charme de Kay, la compagne de l’ichtyologiste.

 

1954 marque la pose de la dernière pierre à l’édifice"universal monsters", avec L’ETRANGE CREATURE DU LAC NOIR de Jack Arnold. Ce dernier n’est alors vraiment connu que pour un film de science-fiction, LE METEORE DE LA NUIT (IT CAME FROM OUTER SPACE, 1953) qui préfigure la saga des BODY SNATCHERS. Il réalisera plus tard les films qui feront sa renommée, principalement la pièce maîtresse de son œuvre : L’HOMME QUI RETRECIT. Avec L’ETRANGE CREATURE, Jack Arnold revisite LA BELLE ET LA BETE version aquatique, une sorte de KING KONG avec des écailles, et développent un érotisme discret (Julie Adams ne se prive pas de nager en tenue sexy dans le fameux lagon) au sein d’une histoire qui laisse le temps à son monstre d’inspirer la pitié après la terreur. Le design de la créature (que l’on doit à Millicent Patrick et au maquilleur Bud Westmore) marquera durablement les esprits, et naîtront 2 suites : REVENGE OF THE CREATURE et THE CREATURE WALKS AMONG US. Pour l’anecdote, L’ETRANGE CREATURE DU LAC NOIR aura été le seul film à connaître une diffusion télé en 3D, dans les années 80, dans le cadre de l'émission "La Dernière Séance" d’Eddy Mitchell. Le film sera diffusé dans une copie totalement restaurée et en 3D, comme lors de sa sortie !

 

 


 

 

 

21H30 : L’HOMME QUI RETRECIT (THE INCREDIBLE SHRINKING MAN). Film de Jack Arnold (USA– 1957). Film diffusé en copie 35mm. Durée: 1h21.


Avec Grant Williams, Randy Stuart, Paul Langton, Raymond Baley, April Kent, William Schalbert.


À quelques semaines d’intervalle, Scott Carey entre en contact direct avec un pesticide, puis avec un mystérieux brouillard radioactif lors d’une sortie en bateau. Peu de temps après, il constate qu’en plus de perdre du poids, il perd significativement en taille. Scott perdant des centimètres chaque jour ; s’engage alors une course contre la montre et une série de tests médicaux pour tenter d’inverser le processus…


La soirée ne serait pas complète sans un deuxième exemple de l’apport considérable de jack Arnold au cinéma fantastique. C’est donc L’HOMME QUI RETRECIT qui viendra clore cette programmation en beauté. Adapté de son propre roman métaphysique par le grand écrivain Richard Matheson (plus qu’un brillant auteur dans le domaine du fantastique, l’homme est une véritable garantie pour le cinéma, bon nombre de succès l’ont démontré jusqu’à présent), le film est devenu l’œuvre signature de Jack Arnold qui y insuffle la grandeur qui convient. Scott Carey (Grant Williams) n’affronte pas ici des créatures d’un autre monde, mais bien ce qui, dans notre monde n’apparaît jamais comme une menace (sauf bien entendu s’il y a des arachnophobes dans la salle). Le long chemin de Scott vers l’infiniment petit donne lieu à des séquences d’anthologies parfois ponctuées d’humour, comme cette maison de poupée, qui est la seule demeure à convenir à Scott et qu’a aménagé pour lui sa femme. Il serait malvenu de trop en dire sur cette petite perle dont le final, aussi majestueux que le héros est minuscule, achève une œuvre de toute beauté.

 

Pete Pendulum.

 

 

 

[Notez bien dans vos agendas qu'il n'y aura pas une mais deux soirées BON CHIC MAUVAIS GENRE au mois novembre.

Vendredi 16 Novembre, en effet, nous vous proposerons une soirée spéciale Théma "Western Hors-Piste" avec le magnifique EL TOPO de Alejandor Jodorowski (à 19h15) et le rare et drôle LUST IN THE DUST de Paul Bartel (à 21h40) dans lequel on retrouve le délicieux comedien Divine que les fans de John Waters connaissent bien !]

 

 

 

 

 

 

Dress-code  de la soirée (1 DVD à gagner pour le meilleur déguisement !) : Amphibiens, créatures mutantes, scientifiques, nageurs(-geuses) en bikini, monstres irradiés, docteurs, chats, araignées, hommes et femmes des années 50, Eddy Mitchell ou spectateur du Majestic.

 

 

 

Réservations fortement conseillées : possibles dès le vendredi 2 Novembre à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence et  le site Matière Focale.com.

 

 

Nota Bene : Le cinéma Majestic utilise pour la 3D un système de lunettes actives. Ces lunettes vous sont loués au prix de 2 euros. Voilà pourquoi, le tarif pour les deux films est  exceptionnellement de 11 euros et non de 9 euros, comme habituellement. Ce prix de location s'applique aussi aux spectateurs qui n'iront voir que L'ETRANGE CREATURE DU LAC NOIR (le prix de leur habituel +2 euros, ou carte d'abonnement Majestic + 2 euros) ainsi qu'aux détenteurs de cartes UGC illimités (qui eux ne paieront que deux euros, bien sûr. Suivez un peu!).

 

 

 

 

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Mardi 30 octobre 2012 2 30 /10 /Oct /2012 10:20

Publié dans : Mon Général

BCMG 29 Poster 2-01 version ob

[Affiche réalisée par Lammakian Samsenesena. Cliquez pour aggrandir...]

 

 

 

BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée double-programme - savoureusement programmée par les projectionnistes du Majestic, en collaboration avec l'association Plan-Séquence et Matière Focale.com  - vous invite à découvrir ces excroissances parfois surprenantes que sont les suites qu’engendrent presqu’immanquablement les grands succès de l’horreur. Gore maison et masques de cuir sont à l’honneur de cette première soirée de l’année avec deux massacres orchestrés par Tobe Hooper !

 

 

 

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[Photo: pour bien commencer la 4éme saison de Bon Chic Mauvais Genre, comme une soirée de retrouvailles entre amis entre verres de vin et saucisson de pays, rien ne vaut un chouette massacre à l'ancienne...]

19H30 : MASSACRE A LA TRONCONNEUSE  (THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE). Film de Tobe Hooper (EU – 1974). V.F. Interdit aux moins de 16 ans. Durée : 1h24. Avec Marilyn Burns, Paul Partain, Edwin Neal, Jim Siedow et Gunnar Hansen.

Dans une chaleur étouffante, Sally et Franklin Hardesty sillonnent le Texas en minibus accompagnés de trois amis. A l’aspect malsain des lieux qu’ils traversent s’ajoute le comportement d’un auto-stoppeur glauque au possible qui ne tarde pas à se faire menaçant. S’ils parviennent à se débarrasser de l’inquiétant personnage, ils ne sont pas au bout de leurs peines. Parvenus à la maison d’enfance de Sally et Franklin, ils décident d’aller frapper à la porte d’une ferme isolée… Mauvaise idée.

1974, l’année où le nom de Tobe Hooper fut connu du monde entier, avec l’apparition dans le paysage cinématographique d’un objet devenu mythique. Loin d’être un monument à la gloire du gore, MASSACRE A LA TRONCONNEUSE affiche un parti pris très sobre qui se révèle être aujourd’hui son aspect le plus surprenant. Misant tout sur l’ambiance, Hooper touche au sublime en poussant la glauquitude à son paroxysme et en développant une ambiance sonore et visuelle inventive et proprement "industrielle" (au sens musical du terme) . A l’heure où la monstration à outrance de toutes les formes de barbarie dans les médias en minimise l’atrocité, il fait bon leur redonner leur sens premier, en écoutant la leçon de Mr Hooper. Il y a peut-être bien une étincelle de génie dans cette tentative pamphlétaire au budget anémique, sur laquelle plane l’ombre du serial-killer Ed Gein, ne serait-ce qu’au regard de Leatherface, qui vole la vedette aux personnages principaux (et pour nous distraire de Marilyn Burns, il en faut !). Bien avant que Freddy et Jason ne tracent leur route sur le grand écran, arpentant des franchises interminables, le coquet boucher issu de l’imagination de Tobe Hooper semblait déjà annoncer un retour. Définitivement, en 1974, un monstre est né, ou osons les mots : a star is born !

Et pour ceux qui veulent en savoir plus, voici l'article que le Marquis avait publié sur Matière Focale il y a quelques années. Et pour ceux qui ne peuvent pas s'empêcher, voici le film-annonce (mais si vous l'avez jamais vi ne regardez pas plus de 20 secondes !)

 

 

 

 

 massacre-2-devo.jpg

[Photo: une des affiches de film les plus drôles de l'histoire. Elle parodie celle du beau BREAKFAST CLUB de John Hugues, teen-movie ayant cartonné à l'époque. On voit bien qu'on a changé d'ambiance...]

 

21H30 : MASSACRE A LA TRONCONNEUSE 2 (THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE PART 2). Film de Tobe Hooper (EU – 1986). Durée : 1h41. V.F.  Interdit aux moins de 12 ans.

Avec Dennis Hopper, Caroline Williams, Jim Siedow, Bill Moseley et Bill Johnson.

Deux yuppies décérébrés traversent le Texas pour un week-end de folie à Dallas. Alors qu’ils harcèlent Stretch, animatrice sur la radio locale, par téléphone, leur route croise celle de Leatherface. Stretch, médusée ne peut qu’écouter le carnage qui s’en suit…

Merveilleux cas que celui de la Cannon, firme que ses créateurs, Menahem Golan et Yoram Globus rêvaient de voir devenir une nouvelle major. S’il n’en fut rien, il ne faudrait pas oublier que c’est à l’initiative de Meme et Yoyo que Tobe Hooper a réalisé ses plus couteuses séries B (dont LIFEFORCE et L'INVASION VIENT DE MARS). Car c’est bien d’une série B qu’il s’agit ici : pour satisfaire ses producteurs, Hooper choisit de mettre l’accent sur l’humour noir à côté duquel, affirme-t-il, le public de 1974 est passé. Exit l’atmosphère lourde et le style ultra-réaliste, le retour de Leatherface s’opère dans la joie et la bonne humeur ! Plus besoin de nous servir une entrée en matière élaborée, une réjouissante boucherie en guise d’ouverture est une porte bien suffisante pour entrer dans l’univers de la famille texane la plus glauque de l’histoire du cinéma. De bourreau monolithique, la figure de Leatherface se voit changée en puceau pitoyable, dont la possible impuissance sexuelle est vaguement évoquée, alors qu’il pointe sur l’entrejambe de sa conquête féminine une tronçonneuse qui rechigne à redémarrer. Souvent reniée pour cette trop grande différence de ton qui fait table rase de l’ambiance et du discours du premier opus, cette suite décomplexée devient le produit américain jouissif par excellence, matiné çà et là de la verve satyrique de son auteur dont l’humour est bien l’attrait le plus séducteur. Ajoutez à cela la partition d’un Dennis Hopper halluciné et épatant, un scénario franc du collier, une bonne dose de chili con carne et vous obtenez un film inclassable des plus funs, déroutant et excessif, dont le final se joue tronçonneuse contre tronçonneuse !

 

Pete Pendulum. 

 

[Un film-annonce made in Cannon plutôt rigolo mais d'une inconscience commerciale rare: il n'y a aucune image de la star du film Dennis Hopper !]

 

 

 

Dress-code  de la soirée (facultatif : 5 DVDs à gagner pour le meilleur déguisement !) : Paysans malsains, yuppies stupides, vacanciers inconscients du danger, shériff, animateurs radio, psychopathes violents, bouchers, charcutiers, cuisiniers , tueurs masqués ou spectateur du Majestic.

 

 

 

Réservations fortement conseillées : possibles dès le vendredi 28 septembre à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence et  le site Matière Focale.com.

 

Vous pouvez inviter vos amis à cette soirée, via la page Facebook qui lui est consacrée: cliquez ici !

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Vendredi 21 septembre 2012 5 21 /09 /Sep /2012 19:13

Publié dans : Mon Général

bcmg28.jpg[Cliquez sur l'affiche pour l'agrandir !]

 

 

 

BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée double-programme, savoureusement programmée par les projectionnistes du Majestic, vous propose ce mois-ci de venir avec vos mamans découvrir deux films mêlant horreur, féminité et progéniture maléfique ! L'occasion de voir BABY BLOOD, le beau film culte français très rare en salle, et  l'anglais THE CHILDREN, sorti il  y a une poignée d'années sans rencontrer le succès et auquel il  fallait  donc donner une seconde chance... Frissons, effroi et beauté sont au programme de cette dernière séance de la saison...  

 

 

 


 

 

the-children-photo-13-petit-format.jpg [De droite à gauche : Que nous apprend cette photo du film THE CHILDREN ? 1-Faire des mêches mauves, c'est mal... 2-Les propriétaires de sapins désodorisants méritent d'être sévérement châtiés !]


19H30 :  THE CHILDREN. Film de Tom Shankland (Angleterre-2008).V.O.S.T.F.  Durée : 1h24. Film projeté en copie 35mm. Interdit aux moins de 12 ans.

Avec Eva Birthistle, Stephen Campbell Moore, Jeremy Sheffield, Rachel Shelley, Hannah Tointon.


C'est une réunion de famille comme les autres. Chloé a invité sa soeur Elaine à venir passer les fêtes de Noël avec mari et enfants, dans son superbe cottage isolé dans la campagne anglaise. L'occasion pour tous les enfants de passer du bon temps entre cousins. La maisonnée s'emplit de rires et de jeux. On fait de la luge ou des bonshommes de neige. Mais progressivement, la situation devient un peu étrange, et sans que l'on puisse mettre le doigt dessus, et les enfants paraissent avoir des réactions de plus en plus inquiétantes. Sans le savoir, la plus sordide des horreurs a déjà commencé...


En partant d'une base assez classique, Tom Shankland - dont c'est ici le deuxième long-métrage après le passionnant WAZ - construit consciencieusement un film dont les aboutissants sont étonnamment originaux, subtils et cruels. La mise en scène est directe et très maîtrisée. Le montage insuffle un rythme assez troublant, privilégiant un suspens sourd qui joue avec nos nerfs, et il devient alors presque palpable que deux partitions sont en train de se jouer en même temps. Rien que pour ça, THE CHILDREN vaut le déplacement. Puis, le film distille son poison: les disparités psychologiques et sociales, même minimes, deviennent insupportables. Le spectateur, seul témoin de la situation complète, s'aperçoit avec horreur que les personnages n'ont qu'une idée partielle de la vérité qui est pourtant là, sous leurs yeux. Toute la violence de l'âme humaine fait surface, même si, délicieux paradoxe, rien d'extraordinaire ne s’est encore passé. Après une scène de repas sublime et effarante, le sang peut commencer à couler. THE CHILDREN révèle alors son double héritage (celui de G.Romero et de N. Ibanez Serrador, réalisateur du film magnifique LES REVOLTES DE L’AN 2000), et compose une toile d'araignée anxiogène faite de violence et  de manipulations subtiles où les survivants, divisés, vivront le plus solitaire et le plus noir de tous les enfers.

 

Pour lire la critique du film par Norman Bates sur Matière Focale (et la photo illustrant l'article est très gouleyante !): cliquez ici.

 

[Il existe une trés bon film-annonce de THE CHILDREN que je mettrais aps en ligne ici car il montre quasiment tout le film !]

 

 

 

 

 

emmanuelle-escourrou.jpg

[La photo: "La maman du Baby Blood/ Elle est bien gentille-euh/ La maman du baby blood, moi je l'aime-euh bien/ avec beaucoup de sang!" La voluptueuse Emmanuelle Escourou, avant que des hectolitres de sang ne l'éclaboussent...]


21H30 : BABY BLOOD. Film de Alain Robak (France-1990).  Durée : 1 h 29. Film projeté en 35mm. Interdit aux moins de 12 ans

Avec  Emmanuelle Escourrou, Christian Sinniger, Alain Robak, Jean-François Gallotte, François Frappier, Alain Chabat, Jacques Audiard, Jean-Yves Lafesse, Yann Piquer.


Yanka, 23 ans, est la jeune maîtresse du directeur d'un cirque itinérant, un homme colérique et brutal. Un jour, un léopard en provenance d'Afrique est accueilli comme nouveau pensionnaire au sein de la ménagerie. La nuit même, l'animal est retrouvé dans sa cage sous la forme d’un tas informe de chair sanguinolente. Alors qu'une battue s'organise pour retrouver le responsable du forfait, la mystérieuse forme de vie qui habitait les entrailles du fauve s'introduit dans le corps de Yanka. Le lendemain, la jeune femme se retrouve enceinte. MAIS DE QUOI ? Une chose est sûre, la créature implantée dans l'utérus de Yanka est assoiffée de sang...


Alain Robak (qui faisait alors partie de la bande à Jacques Audiard et Jérôme Boivin dont nous vous avions déjà présenté le beau BAXTER) réalise avec BABY BLOOD ce qui sera le film français le plus gore jusqu'alors. Il mêle avec une énergie hallucinante, pas si éloignée d'un Frank Henenlotter, d'un Stuart Gordon ou d'un Brian Yuzna,  des éléments hétéroclites : érotisme, humour noir, peinture sociale cruelle, féminisme farouche, et du sang, du sang et encore du sang ! La mise en scène est inventive et les effets spéciaux  (signés par le regretté Benoit Lestang) sont d'une efficacité redoutable. Le ton déjanté, à la fois grotesque, poétique, glauque, souvent d'une grande noirceur fait de ce film un objet beau et étrange. BABY BLOOD est en effet un superbe accident et un des très rares films français à défendre farouchement  sa  volonté de faire un cinéma vivant, inventif, dérangeant parfois et  généreux toujours. Quelle belle occasion, donc, de pouvoir voir ce film oublié et bien rare en salle...

 

On peut lire la belle critique de Norman bates dans ces page en cliquant ici !

 


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Baby Blood - Bande annonce par moidixmois


 

 

 

Dress-code  de la soirée (facultatif : 4 DVDs à gagner pour le meilleur déguisement !) : enfant, maman, femme enceinte, créature mutante, dompteur, panthère, artiste de cirque, routier, sportif ou spectateur du Majestic.

 

Réservations fortement conseillées : possibles dès le vendredi 1er juin à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence et  le site Matière Focale.com.

 

 

 

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Vendredi 1 juin 2012 5 01 /06 /Juin /2012 18:29

Publié dans : Mon Général

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[Affiche réalisée par Dr Devo et Landry.]

 

 

 

BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée double-programme, savoureusement programmée par les projectionnistes du Majestic, vous propose de redécouvrir le genre archi-rebattu du serial-killer à travers deux films extrêmement cultes, originaux et prenants: le film-choc SCHIZOPHRENIA et le jouissif ANGOISSE, deux chefs-d'oeuvre oubliés du genre...

 

 

 

 

 

 

angst_vhs_devo.jpg

[Affiche du film pour la sortie vhs... ]

19H30 : SCHIZOPHRENIA. (ANGST). Film de Gerald Kargl (Autriche-1983). Durée: 1h24. Film projeté en copie 35mm.Interdit aux moins de 16 ans.

 Avec Erwin Leder, Silvia Rabernreither, Edith Rosset, Rudolf Götz, Renate Kastelik.

Condamné à quatre ans de réclusion pour homicide, un psychopathe sort de prison une fois sa peine effectuée. Mais très vite, ses pulsions de meurtre le rattrapent. Il échoue à tuer un conductrice de taxi puis découvre une grande maison moderne cachée dans les bois, habitée par une vieille femme et ses deux enfants...

SCHIZOPHRENIA (connu aussi sous son titre original ANGST) est un ovni total. Narré par une voix-off omniprésente, le film nous plonge dans l'intimité dérangeante d'un tueur compulsif, certes, mais d'une manière inhabituelle. Le ton est âpre et rêche, mais - ô magnifique paradoxe ! - la mise en scène est, malgré un budget microscopique, sensuelle, magistrale et étrangement baroque. Le montage est aiguisé comme un scalpel, le travail sur le son remarquable, mais c'est surtout le cadrage et les mouvements de caméra qui sont proprement hallucinants. On est bluffé par le travail purement génial et ultra-original du chef-opérateur (et co-scénariste) Zbigniew Rybczynski. Sur le fond, si le ton est rude et violent, le film est aussi fort et bizarrement poignant, notamment grâce à la performance fabuleuse de l'acteur principal: on découvre un tueur embourbé dans un Présent infernal et sans fin, à des millions d'années-lumière du reste des êtres vivants. C'est exactement là, au coeur de la plus sombre humanité, à l'épicentre du plus autiste des cauchemars que Kargl, sans psychologisme de pacotille ni discours moraliste met le doigt sur la Tristesse infinie du Monde. Un film choc, violent certes, mais magnifique dont Caspar Noé, entre autres, s'est beaucoup "inspiré" (pour ne pas dire plus!). A noter la musique du film, composé par Klaus Schulze (Tangerine Dream).

Pour lire la critique du film par  Dr Devo: Cliquez ici !

 


[Film-annonce très long, mais non narratif. Une petite minute  et trente secondes suffisent pour avoir une idée de la chose...]

 

 

 


angnvd

[Belle affiche mettant en valeur l'inquiétante Zelda Rubinstein...]

21H30 : ANGOISSE (ANGUISTA). Film de Bigas Luna (Espagne-1987). V.O.S.T.F. Durée : 1 h 21. Film sur support numérique projeté sur projecteur de cinéma HD.

Avec Michael Lerner, Zelda Rubinstein, Talia Paul, Angel Jové, Clara pastor, Isabel Garcia Lorca, Nat Baker. Interdit aux moins de 16 ans.

"John (M. Lerner), ophtalmologiste et vieux garçon vient de perdre son travail et devient progressivement aveugle. Sa mère (Z. Rubinstein) utilise sur lui ses pouvoirs d'hypnose afin qu'il puisse se venger des responsables de son licenciement et du reste du monde dans un geste de folie meurtrière !"Voici le pitch de THE MUMMY, le film d'horreur que regardent Patty et Linda, deux jeunes étudiantes, dans un cinéma de Los Angeles. Au cours de la séance, elles s'aperçoivent qu'un véritable serial-killer est dans la salle pour tuer un à un les spectateurs. Les choses se compliquent encore lorsque John, le personnage tueur du film THE MUMMY, entre lui aussi dans un cinéma pour tuer le public !

Réalisateur chouchouté par la critique dans les années 90, Bigas Luna n’a pas marqué les esprits avec ANGOISSE, film pourtant totalement superbe et atypique dans sa filmographie. C'est un film de genre sincère et passionné qui ne fait pas qu'utiliser le procédé du film-dans-le-film, mais le sublime, le pousse dans ses dernières extrémités et se transforme en long-métrage nerveux, au suspens monstrueusement prenant, allant jusqu’aux limites du film expérimental. Le résultat est bluffant: en exploitant totalement les ressorts du genre, Luna accouche du plus original des résultats possibles. Les niveaux de réalité ne cessent de se compléter et de se mélanger dans une ode parfaite à la terreur. Au fur et à mesure de la projection, le spectateur ressentira un sentiment étrange d'immersion et d'inattendu qui prend tout son sens dans le cadre d'une salle de cinéma, chose rare, ce film n'étant plus jamais projeté en salle, hélas... La mise en scène est belle, ample et précise et le son opère comme un élément totalement diabolique. En évoquant les fantômes du PSYCHOSE de Hitchcock, des giallos italiens, mais aussi un certain héritage surréaliste (Bunuel aussi pour la beauté de certaines images abstraites), ANGOISSE est un film superbe et jouissif, souvent teinté d'humour noir jamais cynique, et à la poésie baroque. Remarquons la présence au générique de Michael Lerner, grand acteur américain à la carrière trop discrète (C'est lui, notamment, le producteur dans BARTON FINK) et l'étrange Zelda Rubinstein (personnage récurrent de la série POLTERGEIST). Voilà qui ne gâche rien !

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[Maman sait ce tu as fait ! Pas de bande-annonce décente pour ANGOISSE, mais une belle photo en prime!]

 

 

[NB: ANGOISSE n'ayant plus de visa au CNC, les cartes illimitées UGC ne pourront pas fonctionner pour ce film. Les utilisateurs se verront proposer le tarif préférentiel de 4,50€.

La carte UGC Illimitée fonctionne comme à l'accoutumée pour le film SCHIZOPHRENIA.]

Dress-code de la soirée (facultatif : 3 dvds à gagner pour le meilleur déguisement !) : serial-killer, mère abusive, hypnotiseur, policier, infirmier(-ère) ou spectateur du Majestic

Réservations fortement conseillées : possibles dès le vendredi 4 mai à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par Plan-Séquence et le site Matière Focale.com.

 

 

 

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Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 11:02

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